Une Parole … Une Prière
31ÈME DIMANCHE
SOLENNITE DE TOUS LES SAINTS

« … HEUREUX … »

« En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »
Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 1, 1– 12a
Illustration : Achsah BREWSTER, Le sermon sur la montagne, Eglise Saint-Georges, 
Crécy-la-Chapelle

Le triptyque de l’église Saint-Georges vient d’être inscrit aux Monuments historiques en 2019 pour être classé. Thierry Zimmer, Conservateur général du patrimoine, nous raconte l’histoire du tableau et de son auteur, la peintre américaine Achsah Brewster.
Achsah Barlow (1879-1945) étudie l’art à New-York puis à Paris. En 1904, elle fait la connaissance du peintre et sculpteur Earl Brewster (1878-1957) qu’elle épouse en 1910. Le couple déménage en Italie où il rencontre en 1921 à Capri, David-Herbert Lawrence, l’auteur de L’Amant de Lady Chatterley, et son épouse, puis passe six années dans le sud de la France avant de s’installer en Inde en 1935. Dès 1923, le couple publie L’œuvre de E.H. et Achsah Barlow Brewster y précisant leurs principes artistiques, leurs influences et leurs objectifs. En Inde, ils fréquentent Nehru et le danseur Uday Shankar, frère de Ravi.
Stylistiquement, les œuvres d’Achsah sont principalement influencées par les peintures murales de Puvis de Chavannes et les peintres primitifs italiens. Le travail d’Achsah, comme celui de son mari, témoigne d’une spiritualité variée englobant des sujets chrétiens, bouddhistes et hindous, Elle réalise des grands formats et des peintures murales qui conduisent Maurice Denis à lui demander d’intégrer les Ateliers d’Art Sacré, mais elle refuse afin de conserver toute son indépendance. Les œuvres du couple sont surtout conservées dans des musées indiens.
Le triptyque de Crécy a été peint à Capri vers 1920, offert en 1923 au cardinal Louis-Ernest Dubois, archevêque de Paris, puis donné à la paroisse de Crécy par le chanoine Ernest-Julien Jourdain, curé de Crécy-en-Brie de 1907 à 1933. Il aurait donc été peint au moment où les Brewster ont rencontré le couple Lawrence. S’il y a une évidente influence des peintres nabis dans l’utilisation des couleurs en opposition forte, la douceur des coloris et la composition renvoient au travail de Puvis de Chavannes ainsi qu’à celui d’Alphonse Osbert. Ces toiles du couple Brewster sont, semble-t-il, les seules conservées en France. En 2018, leur indéniable intérêt artistique a justifié leur inscription au titre des monuments historiques et une demande de classement qui sera instruite en 2019.
Méditation du Pape Léon XIV
LÉON XIV
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 23 septembre 2026
Catéchèse. Les Documents du Concile Vatican II
IV. La Constitution Pastorale Gaudium et spes 6. L'engagement pour la famille dans la société d'aujourd'hui 
(GS, 47-52)

Chers frères et sœurs, bonjour et
bienvenue !
La première chose que je voudrais vous
dire, c'est merci ! Merci pour le soutien à travers vos prières. Merci à Dieu
pour sa générosité. Renouvelons tous notre confiance en la bonté et en la
miséricorde de Dieu.
La Constitution pastorale Gaudium
et spes (GS) du Concile Vatican
II, après avoir exposé, dans sa première partie, la dignité de la personne et
sa vocation dans le monde, aborde, dans la seconde partie, « fort de la lumière
de l’Évangile et de l’expérience humaine », certains problèmes contemporains
parmi les plus urgents (cf. GS, 46). L’attention se concentre en premier lieu
sur le mariage et la famille, dans la conviction que « le bien-être de chaque
personne et celui de la société tant humaine que chrétienne est étroitement lié
à la prospérité de la communauté conjugale et familiale. » (GS, 47).
À cette fin, il ne s’agit pas simplement
de réaffirmer ses valeurs et ses fins, mais de proposer une conception
renouvelée du mariage cette « communauté intime de vie et d'amour conjugal »
(GS, 48). En intégrant la dimension juridique du mariage comme contrat, le
fondement de cette union est reconnu dans le « pacte conjugal », compris comme
« l’acte humain par lequel les époux se donnent et se reçoivent mutuellement »
(ibid.). Le don réciproque de l’homme et de la femme, tel qu’ « ils ne sont
plus deux, mais une seule chair » (Mt 19, 6), motive l’exigence de la « pleine
fidélité » et de l’« unité indissoluble » des époux, trouvant une expression
vivante dans la procréation et l’éducation des enfants (cf. GS, 48). Reflet de
la Trinité divine, l’amour conjugal et parental, à travers le sacrement du
mariage, est « soutenu et enrichi par la force rédemptrice du Christ », afin
que les époux puissent s’aimer l’un l’autre « comme lui-même a aimé l’Église et
s’est livré pour elle » (ibid.).
Après avoir éclairé la réalité du
mariage à la lumière de l’amour du Christ, qui est la vérité de l’amour humain
et divin, Gaudium et spes porte son attention sur l’amour conjugal et la
fécondité matrimoniale. Sans se limiter à l’attrait érotique, qu’il intègre
pourtant en soi, l’amour conjugal engage toute la volonté des époux, ravivant
les sentiments de leur âme et s’exprimant par des sentiments et des gestes de
tendresse (cf. GS, 49). Englobant le bien de toute la personne de l’homme et de
la femme, égaux en dignité, cet amour imprègne toute la vie des époux, trouvant
son expression dans les actes propres au mariage (cf. ibid.). Tout en
signifiant l’amour intégral de personne à personne, l’intimité singulière des
époux favorise leur don mutuel et enrichit leur joie réciproque (cf. ibid.).
La fécondité de l’amour conjugal
s’exprime en outre dans la procréation des enfants, « le don le plus excellent
du mariage » (GS, 50). En transmettant et en éduquant la vie humaine, qui ne
doit jamais être rejetée, les époux deviennent « des coopérateurs de l’amour du
Dieu Créateur et comme ses interprètes » (ibid.). Appelés à cette
responsabilité humaine et chrétienne, ils sont tenus de se laisser guider par
un jugement droit concernant leur bien et celui de leurs enfants, déjà nés ou à
naître. Un tel jugement, que les époux eux-mêmes doivent, en dernière analyse,
formuler devant Dieu, exige que leur conscience se conforme à la loi divine,
interprétée par le Magistère de l’Église à la lumière de l’Évangile (cf.
ibid.).
La valorisation de la communion d’amour
et de la fécondité procréative dans le mariage conduit le Concile à exclure
qu’il puisse y avoir « une véritable contradiction entre les lois divines qui
régissent la transmission de la vie et celles qui favorisent l’amour conjugal
authentique » (GS, 51) et à affirmer, au contraire, que « lorsqu’il s’agit de
concilier l’amour conjugal avec la transmission […] de la vie », il faut «
préserver, dans un contexte d’amour véritable, la signification totale d’une
donation réciproque et d’une procréation à la mesure de l’homme » (ibid.). Il
en découle à la fois que « la vie, une fois conçue, doit être protégée avec le
plus grand soin », en évitant « l’avortement et l’infanticide » ; et que « les
actes propres à la vie conjugale, ordonnés selon la véritable dignité humaine,
doivent être respectés avec une grande estime » (ibid.).
L’enseignement de Gaudium et spes sur la
communauté conjugale et familiale met ainsi en évidence la fonction sociale de
la famille, définie comme « une école d’enrichissement humain » et « le
fondement de la société » (GS, 52), en rappelant à tous ceux qui assument des
responsabilités sociales, notamment dans les domaines politique et culturel, le
devoir de « promouvoir les valeurs du mariage et de la famille » (ibid.).
Très chers amis, cet engagement est plus
urgent que jamais. L’Église en est bien consciente, comme en témoigne la
sollicitude pastorale des Papes qui se sont succédé depuis le dernier Concile,
jusqu’à la double Assemblée synodale voulue par le pape François, sur laquelle
sont revenus, ces derniers jours, les chefs des Églises catholiques orientales
et les présidents des conférences épiscopales. Que la Sainte Famille de
Nazareth nous éclaire sur notre chemin et protège les familles du monde entier.
Pape Léon XIV
Copyright © Dicastère pour la Communication - Libreria Editrice Vaticana

Prier avec le Pape
PRIER AVEC LE PAPE
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - OCTOBRE 2026
« Pour la pastorale de la santé mentale »
Cliquez sur l'illustration pour avoir accès à la vidéo
(n’oubliez pas d’activer les sous-titres en français)
Dieu de la vie,
Tu connais les profondeurs les plus intimes de nos cœurs,
la lumière et les ombres qui nous habitent,
les blessures silencieuses que parfois personne ne voit.
Aujourd’hui, nous te présentons nos frères et sœurs
qui font face à des difficultés liées à leur santé mentale,
qui souffrent dans la solitude de l’anxiété,
de la dépression ou de toute autre maladie mentale.
Tu les appelles chacun par leur nom, avec tendresse,
et en Toi, ils trouvent leur dignité et leur espérance.
Pardonne-nous les fois où nous avons détourné le regard,
alimentant la stigmatisation et la discrimination
envers les personnes atteintes de maladies mentales.
Fais de ton Église une maison ouverte,
un lieu sûr où chacun a sa place,
une communauté qui accompagne et n’exclut jamais,
qui écoute sans juger et se fait proche sans crainte.
Nous te prions, Seigneur, pour ceux qui prennent soin:
professionnels, proches, bénévoles,
hommes et femmes qui, avec patience et amour,
construisent des ponts de compréhension et de réconfort.
Donne-leur la force et la compassion nécessaires
pour soutenir ceux qui en ont besoin.
Envoie sur nous ton Esprit,
afin que nous apprenions à accueillir et à intégrer le soin de la santé mentale
dans la vie et la mission de nos communautés et de toute l’Église,
et qu’ainsi nous devenions un signe vivant de Ta miséricorde,
Toi qui n’abandonnes jamais personne
et qui relèves toujours ceux qui tombent.
Amen.

Beaucoup, dans l’Eglise mais pas uniquement, encouragent à lire la première Encyclique du Pape Léon XIV (voir aussi notre rubrique « Lecture du soir… Lecture du matin… »). C’est pourquoi nous allons la publier petit à petit dans notre Chronique. Bonne lecture !

La valeur du travail
148.
Depuis
la naissance de la Doctrine sociale, avec Rerum
novarum, l’Église a attiré l’attention sur la protection des travailleurs
et sur la nécessité de lutter contre toute forme d’exploitation. Mais, surtout,
le Magistère a reconnu dans le travail « la clé essentielle » [150] pour
comprendre l’ensemble de la question sociale, car c’est à travers lui que la
personne développe de nombreuses dimensions de son existence. C’est dans cette
perspective que l’on comprend également la grande intuition de saint Benoît de
Nursie, qui a uni la prière et le travail en indiquant l’activité quotidienne
comme partie de la réponse de la personne à l’appel de Dieu. Créés à l’image du
Créateur, par nos œuvres nous prolongeons les siennes, nous contribuons au
progrès de la société et à la construction du bien commun, nous mettons à
profit les capacités reçues, nous améliorons et embellissons le monde, nous
soutenons nos familles, nous entrons dans des relations de coopération et nous
apprenons à construire ensemble, dans l’écoute et le dialogue, quelque chose
que personne ne pourrait réaliser seul.
149.
C’est
pourquoi le travail n’est pas un simple instrument, mais il exprime et renforce
la dignité de notre vie. Il est une exigence inscrite dans la condition
humaine, un chemin ordinaire vers la maturité, le développement et
l’épanouissement personnel. Dans cette optique, les aides économiques aux
pauvres restent parfois nécessaires dans les situations d’urgence, mais elles
ne peuvent devenir la seule réponse, car l’objectif est de permettre à chacun
de vivre dignement grâce à son travail. [151]
150.
Aujourd’hui,
l’imbrication entre l’automatisation, la robotique et l’IA transforme
rapidement la structure même du travail. Selon certains, cela apportera de
grandes améliorations pour tous. En réalité, les “nouvelles façons” de
travailler ne sont pas nécessairement meilleures « alors que l’IA promet de
stimuler la productivité en prenant en charge des tâches ordinaires, les
travailleurs sont souvent contraints de s’adapter à la vitesse et aux exigences
des machines, au lieu que ces dernières soient conçues pour aider ceux qui
travaillent. Ainsi, contrairement aux avantages annoncés de l’IA, les approches
actuelles de la technologie peuvent paradoxalement déqualifier les
travailleurs, les soumettre à une surveillance automatisée et les reléguer à
des tâches rigides et répétitives. La nécessité de suivre le rythme de la
technologie peut éroder le sentiment d’autonomie des travailleurs et étouffer
les compétences innovantes qu’ils sont appelés à apporter à leur travail ».
[152] C’est précisément pour éviter cette dérive qu’il faut concevoir des
systèmes centrés sur la personne et non seulement sur la performance.
Le problème du
chômage
151.
Saint
Jean-Paul II a rappelé que le chômage est un mal grave qui, surtout lorsqu’il
prend des proportions massives, peut devenir une véritable calamité sociale,
qui interpelle tout particulièrement la responsabilité de l’État. [153]
Aujourd’hui, dans la quatrième révolution industrielle, cette préoccupation
s’accentue car l’innovation n’est souvent accueillie qu’en fonction de la
réduction des coûts et de l’augmentation des profits. [154] Dans certains
contextes, il est réaliste de craindre une contraction significative et rapide
des emplois disponibles, avec un effet domino qui touche profondément les
familles, les jeunes et les économies locales. Dans de nombreux secteurs, cela
se traduit déjà par de nouvelles formes de précarité et d’inégalité, avec des
rémunérations très élevées pour une minorité hautement spécialisée et des
salaires de plus en plus bas pour une grande partie de la population active.
152.
Il
est certes souhaitable que la technologie soulage l’homme de certains travaux
particulièrement pénibles, répétitifs ou dangereux et qu’elle apporte un
soutien intelligent à l’activité humaine, mais la règle générale doit rester la
protection des emplois et du rôle irremplaçable de la personne. La recherche
d’un profit plus élevé ne peut justifier des choix qui sacrifient
systématiquement l’emploi, car la personne humaine est une fin et non un moyen,
et l’ordre économique doit rester soumis à sa dignité et au bien commun.
153.
Parallèlement
nous devons reconnaître que chaque transition réelle s’opère par à-coups : elle
est inégale, fragmentaire, parfois conflictuelle. Il n’existe donc pas de
modèle de changement unique ni de solution globale : il existe des territoires
et des histoires qui exigent des réponses différentes. Compte tenu des
inégalités qui caractérisent notre monde, la diffusion de l’IA et des systèmes
informatiques produit des effets différents selon les lieux. Les sociétés
riches s’automatisent rapidement et de manière chaotique, réduisant le besoin
de maind’œuvre, ce qui engendre des zones de chômage et des frictions
institutionnelles. De vastes régions du monde, en revanche, restent
prisonnières d’économies hybrides où le travail humain sous-payé et des technologies
partielles coexistent sans jamais vraiment se transformer. Ces territoires
deviennent des réservoirs de maind’œuvre précaire et des foyers d’instabilité
et de migrations forcées. Les solutions doivent donc être trouvées aux niveaux
national et local, en impliquant les communautés intermédiaires. Il faut des
outils capables de s’adapter : des modèles articulés, des expérimentations
locales, des redistributions progressives, de nouveaux droits d’accès aux biens
essentiels. Sans rechercher une harmonie abstraite, il s’agit de construire des
formes concrètes de coexistence humaine dans cette transformation.
154.
Le
travail reste une dimension fondamentale de l’expérience humaine : non pas
seulement un moyen de subsistance, mais aussi un lieu d’expression, de
relations et de contribution à la communauté. C’est pourquoi les problèmes liés
au travail ne concernent pas uniquement le revenu nécessaire à la survie des
familles. Une société qui ne garantirait du travail qu’à une petite partie de
la population exposerait beaucoup de personnes à une situation d’inactivité
forcée, d’absence de responsabilités, de manque d’engagement et de stimuli
quotidiens, avec pour conséquence un appauvrissement humain et culturel en
contradiction avec le niveau élevé de développement technique. Nous serions
alors confrontés à un paradoxe de progrès matériel et de régression
anthropologique, dans lequel les conditions d’une paix sociale juste et stable
viendraient à manquer. C’est pourquoi la Doctrine sociale de l’Église insiste
sur le fait que l’accès au travail pour tous doit rester un objectif
prioritaire des politiques publiques et des processus économiques, un critère
d’évaluation de la qualité humaine d’un modèle de développement. [155]
D’ailleurs, dans les régions du monde où le travail tend à diminuer ou à se
transformer radicalement sous l’effet de processus technologiques et organisationnels
qui échappent au contrôle démocratique, il est nécessaire de repenser le
travail lui-même et sa relation avec la citoyenneté, afin que l’absence
d’emploi ne compromette pas la participation sociale.
155.
À
la lumière de cette conviction nous pouvons également relire l’histoire de la
Doctrine sociale de l’Église après Rerum novarum. Les initiatives nées dans ce
sillage – associations, syndicats, coopératives, œuvres caritatives – ont
contribué de manière décisive à améliorer la législation du travail, à protéger
les plus vulnérables et à promouvoir des conditions plus humaines. [156]
Aujourd’hui, cependant, ces instruments ne suffisent plus à eux seuls face aux
transformations induites par l’IA, la nouvelle organisation des marchés et une
compétitivité qui se soucie rarement de la durabilité sociale. Un nouvel effort
concerté des responsables politiques, des organisations de travailleurs, du
monde des entreprises et de la communauté scientifique est nécessaire pour
élaborer rapidement des règles et des protections adéquates et partagées, y
compris au niveau international. [157] Les organisations syndicales, que
l’Église a toujours soutenues, sont appelées à s’ouvrir aux nouvelles formes de
travail et aux nouveaux travailleurs, afin de les représenter et de les
défendre dans un contexte où, sans choix courageux, se profilent davantage de
pauvreté et d’inégalités, avec une multitude d’exclus entourés de machines et
de systèmes automatisés qui ont pris leur place.
156.
Dans
cette transition, il ne suffit pas de réagir lorsque des emplois disparaissent,
mais il faut anticiper la transformation. Une voie envisageable consiste tout
d’abord à fixer des critères sociaux pour l’innovation : toute mise en place de
l’automatisation et de l’IA devrait s’accompagner de mesures vérifiables en
matière de protection de l’emploi, de reconversion professionnelle et de
participation des travailleurs, afin que la technologie vise à libérer du temps
et des capacités humaines, et non à générer de l’exclusion. Deuxièmement, il
est nécessaire que des politiques actives rendent accessibles à tous la
formation continue et les transitions professionnelles, sans faire peser sur
les individus l’intégralité du coût de l’adaptation aux transformations. Enfin,
il faut une responsabilité des entreprises qui inclue la qualité et la dignité
du travail parmi les indicateurs de réussite. Lorsque ces conditions sont
réunies, l’innovation peut devenir l’alliée d’un travail plus sûr, plus créatif
et plus digne ; lorsqu’elles font défaut, elle tend à se transformer en une
accélération de l’injustice. (A suivre)
LEON XIV
[150]
Saint Jean-Paul II, Lett. enc. Laborem exercens (14
septembre 1981), n. 3 : AAS 73 (1981), p. 584.
[151]
Cf. François, Lett. enc. Laudato si’ (24 mai 2015), n.
128 : AAS 107 (2015), p. 898.
[152]
Dicastère pour la Doctrine de la Foi – Dicastère pour la
Culture et l’Éducation,
Note Antiqua et nova (14 janvier 2025), n. 67 : AAS 117
(2025), pp. 188-189.
[153]
Cf. Saint Jean-Paul II, Lett. enc. Laborem exercens (14
septembre 1981), n. 18 : AAS 73 (1981), pp. 622-625.
[154]
Cf. François, Lett. enc. Laudato si’ (24 mai 2015), n.
109 : AAS 107 (2015), p. 891.
[155]
Cf. Benoît XVI, Lett. enc. Caritas in veritate (29 juin
2009), n. 32 : AAS 101 (2009), p. 666.
[156]
Cf. Conseil pontifical « Justice et Paix », Compendium de
la Doctrine sociale de l’Église, n. 268.
[157]
Cf. Benoît XVI, Lett. enc. Caritas in veritate (29 juin
2009), n. 64 : AAS 101 (2009), p. 698.
LEON XIV
(
Parole de Mgr Frédéric Rossignol


Il y a une vingtaine d’années, comme jeune prêtre, j’ai eu l’occasion de passer trois mois aux États-Unis. Comme dans toute maison américaine qui se respecte, j’avais la TV dans ma chambre… Il y avait sur une chaine un pasteur évangélique qui attirait chaque jour des milliers de gens lors de temps de prière. Il était très charismatique. Il disait en substance : « Jésus t’aime, Jésus te protège, Jésus te guérit. C’est ta foi en Dieu qui peut transformer toute ta vie ! Il ne te suffit que d’une chose, laisse-toi toucher par le Christ, accepte de renoncer au mal, convertis-toi car Dieu seul peut te libérer de tout mal. » Les deux premières fois que je l’ai entendu, je l’ai trouvé fascinant. Il avait un enthousiasme hors du commun et les gens étaient très réceptifs à ses enseignements. Et pour cause, ils avaient sincèrement le besoin de sentir le pouvoir libérateur du Seigneur. Mais la troisième fois que j’écoutai ce prédicateur, je compris qu’il manquait un élément central de la foi à sa prédication : l’appel à suivre le Christ jusqu’à la croix. Saint Paul dit en effet : « Je n'ai rien voulu savoir parmi vous, sinon Jésus Christ, et Jésus Christ crucifié. » (1 Cor 2, 2).
Il m’arrive souvent d’entendre les gens dire : « Quand nous étions jeunes, on nous parlait toujours de la foi en termes de sacrifice. Aujourd’hui, fort heureusement, on nous parle avant tout de la joie d’être aimé par le Christ. » Certes, mettre l’accent d’abord sur le fait d’être aimé inconditionnellement par le Christ, c’est le point de départ, mais cet amour inconditionnel est indissociable du sacrifice du Christ. Il n’y a pas de christianisme sans la centralité de la Croix. Si nous suivons le Christ uniquement parce qu’il est libérateur, alors nous serons vite déçus de nous découvrir encore trop souvent enchainés à nos péchés. Ou alors, nous vivons dans le déni de nos incohérences. Saint Jean écrit : « Si nous disons : "Nous n'avons pas de péché", nous nous abusons, la vérité n'est pas en nous ». (1Jn 1,8) Si nous suivons le Christ uniquement parce qu’il est libérateur, nous serons tout aussi déçus en découvrant les croix de nos frères et sœurs. Nous aurons pour seul objectif de les en libérer, en leur proposant le Christ libérateur, et ils feront la même expérience que nous, ils seront déçus dans leurs attentes.
Mais nous dit le pape François, le chemin de la sainteté passe par l’accueil des Béatitudes, avec tout ce qu’elles ont de beau et de terrible à la fois. Au fond, si nous observons les béatitudes à distance, comme sujet de réflexion, de discussion, elles sont, de fait, imbuvables. Mais c’est quand nous en faisons l’expérience, que nous comprenons la profondeur et la pertinence des Béatitudes.
Jésus, prenant la parole, les enseignait en disant : « Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils posséderont la terre. Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement contre vous toute sorte d'infamie à cause de moi. Soyez dans la joie et l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux : c'est bien ainsi qu'on a persécuté les prophètes, vos devanciers. (Mt 5, 1-12)
Qui en effet n’a pas dans sa vie expérimenté la joie de se sentir pauvre et affligé, loin de toute suffisance, reconnaissant parce que d’autres et Dieu à travers eux, lui ont tendu la main ? Qui n’a pas vécu la joie de ne pas maitriser le cours des évènements, ouvert à la Providence ? Qui n’a pas fait l’expérience d’être considéré comme quelqu’un hors du coup, et de sourire en son for intérieur ? Qui ne s’est pas senti fier d’être du côté des pauvres et des opprimés, même sans avoir de solution clé sur porte à leur offrir ? Qui n’a pas senti qu’en étant rejeté, incompris, critiqué, il faisait la même expérience que celle que le Christ a vécu en venant sur terre, en annonçant le Royaume à venir ?
Oui, nous faisons souvent cette expérience que ce qui semble absurde, dénué de sens, inutile, inconsidéré par les autres, a du sens, parce que nous recevons la grâce de rester fidèles à nos convictions, aux côtés de ceux qui souffrent l’injustice, et parce que nous sentons que Dieu reste à nos côtés. Nos chemins semés d’embuches sont le lieu même où nous pouvons nous sentir proches de nos frères et sœurs en humanité. Sans croix, il n’y a pas de compassion possible ! Certes, nous devons batailler pour trouver du sens à nos croix, les nôtres et celles de nos frères et sœurs, mais le Christ est mystérieusement à nos côtés et c’est le fait même de le savoir sur notre route qui nous rend (davantage) paisibles, confiants et mêmes heureux de vivre. En cette année jubilaire autour de saint François, demandons-lui de nous montrer le chemin vers la joie parfaite, celle des béatitudes.
Votre frère et pasteur,
+ Frédéric Rossignol

Un mot du Curé…


L’histoire
Dans les premiers temps de l’Eglise, le culte des saints était souvent situé près de leur tombeau ; petit à petit, celui-ci va se déployer bien au-delà : ainsi, c’est l’Eglise entière qui célèbre les saints Pierre et Paul dès le milieu du IVème siècle ; un peu plus tard, c’est le culte des saints Jean-Baptiste, Etienne, Laurent, Vincent… qui va être reçu dans toute l’Eglise.
Un des facteurs qui vont accentuer la dispersion du culte des saints est la translation et le partage de leurs reliques apparus dès la fin du IVème siècle pour se déployer au VIIIème siècle. Chaque église possédant les reliques d’un saint devenait un nouveau lieu de culte de ce saint et la diffusion de ces reliques multipliait ces lieux de culte.
Un autre facteur qui va aider à la dispersion du culte des saints est sans aucun doute la littérature : les écrits dont les saints étaient les auteurs (en réalité ou par attribution), les Actes des martyrs, les récits de leur Passion, les Vies des saints, même les Légendes…
Un troisième facteur sera sans doute la mise en place des pèlerinages vers des lieux qui, par tradition, étaient liés à tel saint, telle sainte : la Terre Sainte et Rome bien sûr, mais aussi le Mont-Saint-Michel, Saint-Jacquesde-Compostelle, Tours et St Martin, Vézelay et sainte Marie-Madeleine,…
Un facteur moins évident de la diffusion du culte de tous les saints sera sans doute la naissance des fêtes de l’Epiphanie (en Orient) et de Noël (à Rome), fêtes qui venaient répondre aux hérésies des IVème et Vème siècles (Arius, Nestorius, Eutychès). A la suite de ces nouvelles fêtes célébrant le mystère du Christ vrai Dieu et vrai homme, vont se mettre en place les fêtes de tous les saints du Nouveau Testament, c’est-à-dire ceux qui avaient été d’une façon ou d’une autre serviteurs de celui qui était le Verbe fait chair que ces nouvelles fêtes de la Nativité voulaient mettre en évidence : sainte Marie, la Mère de Dieu affirmée à
Ephèse en 431, saint JeanBaptiste dont la Nativité était célébrée six mois avant celle du Christ Jésus, mais aussi tous les saints célébrés dans les jours suivant la Nativité : saint Etienne, saint Jean, les Enfants massacrés sous l’ordre d’Hérode (Saints Innocents),…
Une étape supplémentaire dans la diffusion du culte des saints se réalisera au VIIIème siècle quand le pape Grégoire III (731-741) décide l’établissement dans la basilique Saint-Pierre à Rome, d’un autel en l’honneur du Christ, de sa Mère et de « tous les saints martyrs et confesseurs et des justes parvenus à la perfection reposant dans le monde entier » : le culte des saints s’affranchissait ainsi de tout support matériel car il est évident que cet autel ne pouvait disposer d’une relique de tous les saints évoqués dans son titre. Tous ces éléments vont conduire l’Eglise à célébrer collectivement tous les Saints. En Orient, cette célébration sera d’abord liée à la fête de Pâques : le calendrier de Nicomédie (IVème siècle) prévoyait la fête de « tous les saints confesseurs » le vendredi de l’octave pascale ; à Rome, le pape Boniface IV (VIIème siècle) dédie le Panthéon à « sainte Marie et tous les saints Martyrs », dédicace célébrée au 13 mai. C’est au VIIIème siècle qu’une nouvelle solennité apparaît en Angleterre avant de se répandre dans l’Empire carolingien au IXème siècle : LA SOLENNITÉ DE TOUS LES SAINTS, LA TOUSSAINT.
Au XIème siècle, le lendemain de cette solennité sera consacrée à LA COMMÉMORATION DE TOUS LES FIDÈLES DÉFUNTS : « Né du culte des défunts, le culte des saints y conduit à nouveau, car il n’y a qu’une Cité des vivants » (Pierre JOUNEL, dans Aimé Georges MARTIMORT, L’Eglise en prière –
Introduction à la Liturgie, IV. La Liturgie et le temps, Desclée, 1983, p. 133 – Cet ouvrage a été notre source principale dans ces rapides rappels historiques).
La Toussaint : une fête qui nous offre tout à la fois une famille, des modèles et une vocation...
Une famille, d’abord... Fêter les saints de notre Église, c’est reconnaître que nous sommes les enfants d’une même famille, que nous sommes les héritiers de la même histoire… une « histoire sainte »… une histoire dans laquelle nous entrons en recevant l’eau du baptême et qui continue aujourd’hui, une histoire qui continuera demain avec nos enfants…
Des modèles aussi... et nous avons tous besoin de modèles… Voyez St Martin, l’évangélisateur de nos régions : il est synonyme pour nos régions du souci du plus pauvre, de l’Evangile vécu dans la charité, dans le partage, dans le respect même et surtout des plus petits… Porter le nom de Martin, c’est être encouragé à, comme lui, désigner le Christ comme celui qui se tourne vers les plus petits.
Une vocation enfin... "Soyez saints car je suis Saint", disait Dieu dans la Première Alliance… La vocation de tout être humain, notre vocation à chacun/e est de participer à la sainteté de Dieu. Et là, il faudrait qu’une fois pour toutes nous cessions de confondre sainteté et perfection. Car les saints, ce ne sont pas d’abord des personnes parfaites, qui auraient vécu une vie sans anicroches, ou des super théologiens… Relisez la vie des plus grands, et vous verrez : saint Augustin a eu cette jeunesse dissolue qui faisait pleurer sa mère… saint François d’Assise était ce soldat mondain et fêtard avant de rencontrer le lépreux sur la route et de vivre une réelle conversion… sainte Bernadette Soubirou ne savait ni lire ni écrire… « La sainteté chrétienne n’est pas synonyme de perfection humaine, écrivaient un jour les Evêques de Belgique ». Et ils poursuivaient : « Les Saints ne sont pas d’éternels et ennuyeux premiers de classe en religion. La sainteté est le signe de l’œuvre de l’Esprit Saint dans une vie humaine. Est saint celui qui rayonne de la vie de Dieu par tout son être. »
Les Saints, ce sont des hommes et des femmes comme vous et moi, comme tous ceux que nous avons connus et qui pour nous, sont “saints”... ce sont des êtres qui ont été brûlés au feu de l’amour et qui ont transmis la flamme et la chaleur du feu de l’Evangile à ceux qu’ils côtoyaient au quotidien, et c’est pour cela, et uniquement pour cela, qu’ils sont « saints »… Et ils nous appellent à leur suite…Il y a ceux qui figurent sur nos calendriers et dont nous portons les noms… ceux à qui nous avons confié nos enfants en leur donnant leur prénom… Il y a ceux que l’on a élevés sur les autels de nos églises et dont on vénère les images : sainte Marie… tous les saint François, sainte Rita, sainte Thérèse, saint Roch, sainte Catherine de Sienne… saint Pierre et saint Paul et tous les saints Apôtres sur qui repose notre foi… saint Eleuthère, l’un des premiers responsables de notre Eglise diocésaine… saint Martin, saint Pierre, saint Lambert, saint Denis, saint Michel, saint André, les saints patrons de nos communautés ici, chez nous… Et puis il y a les autres, cette foule d’anonymes qui ont pris l’Evangile au sérieux jusque dans les plus humbles gestes de la vie quotidienne… Ils sont plus nombreux qu’on ne croit, eux justement que nous célébrons aujourd’hui globalement, parce qu’ils ont vécu cachés, ignorés, anonymes, ayant échappé aussi bien aux célébrités humaines qu’aux canonisations ecclésiastiques. Ce sont nos parents, nos amis qui nous ont quittés… tous ceux-là qui ont disparu et dont nous faisons mémoire le 02 novembre… En cette fête de Toussaint, nous pensons bien sûr à eux… Avec le visionnaire de Patmos, nous les imaginons, debout devant le trône, purifiés dans le sang de l’Agneau. Et puis, il y a… nous… Nous tous, petits ou grands, jeunes ou âgés… tous baptisés… tous donc appelés à la même sainteté… A nous de suivre l’exemple qu’ils nous ont donné… en essayant de vivre ces Béatitudes qu’ils nous confient comme une ligne de vie… C’est Charles Péguy qui écrivait : « Il ne faut pas sauver son âme comme on sauve un trésor... Il faut la sauver comme on perd un trésor. En la dépensant. Il faut se sauver ensemble... Il faut penser un peu aux autres. Il faut travailler un peu les uns pour les autres. Qu’est-ce qu’il nous dirait si nous arrivions les uns sans les autres ? » (Charles PEGUY, œuvre Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc, 1910)
L’Eglise de la Terre monte vers la Jérusalem céleste : la foule des pauvres de cœur, des doux, des affligés de multiples maux, ceux qui ont faim et soif de justice, les miséricordieux, les cœurs purs, les artisans de paix, les persécutés pour la justice, ceux qu’on a insultés et calomniés à cause du Christ et de l’Evangile, tous ces hommes et ces femmes qui n’auront jamais leurs noms dans le calendrier mais qui sont déjà aujourd’hui à la première place dans le Livre de Vie de Dieu...
Alors…
Bonne fête à vous tous, les Saints et Saintes de Dieu...
Chanoine Patrick Willocq
Les Béatitudes – Nana Peradze Nana Peradze est née en Géorgie, dans une famille religieuse. Elle a reçu une formation musicale en piano et chant, puis, parallèlement, une formation théologique. Elle a été lauréate des concours nationaux de piano. Pendant la difficile période communiste, elle a participé activement à la renaissance de la vie ecclésiale en Géorgie, créant des chœurs dans de nombreux monastères et églises, et formant au chant choral un grand nombre d’enfants et d’adolescents. Elle a enseigné la musique dans plusieurs établissements religieux, et a exercé la fonction de chef de chœur à l’église Saints-Pierre-etPaul et à l'église de Kashveti de Tbilissi, ainsi que dans plusieurs églises de la région de Margveti. En 1999, elle est venue en France pour poursuivre des études de direction chorale au Conservatoire national de Paris. Elle a créé alors le chœur religieux de l’église géorgienne de Paris avant de prendre, en 2001, la direction du Chœur Saint-Siméon à la cathédrale serbe Saint-Sava de Paris. En 2006, elle crée l’Ensemble Harmonie Géorgienne.
Dans ton Royaume, souviens-toi de nous, Seigneur,
lorsque tu viendras dans ton Royaume…
Bienheureux les pauvres en esprit,
car le Royaume des cieux est à eux…
Bienheureux les affligés, car ils seront consolés…
Bienheureux les doux, car ils hériteront la paix…
Bienheureux les affamés et assoiffés de justice,
car ils seront rassasiés…
Bienheureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde…
Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu…
Bienheureux les pacificateurs,
car ils seront appelés les fils de Dieu…
Bienheureux les persécutés pour la justice,
car le Royaume des cieux est à eux…
Bienheureux serez-vous lorsqu’on vous outragera,
et qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement
de vous toutes sortes de mal à cause de moi…
Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse
car votre récompense sera grande dans les cieux.

Intentions de prière pour la semaine

+ Pour tous les chrétiens qui entendent
aujourd’hui l’évangile des Béatitudes… Que cette Parole de Jésus soit une Bonne Nouvelle
pour tous, prions le Seigneur…
+
Pour tous ceux qui gouvernent les
peuples…
Qu’ils soient d’authentiques artisans de paix, de justice et les ardents
défenseurs des droits de tout homme, prions le Seigneur…
+ Pour ceux qui se
découragent face aux injustices et aux violences… Que l’Esprit les réconforte
et les renouvelle dans leurs combats, prions le Seigneur…
+
Pour ceux qui sont opprimés, bafoués dans leur dignité, persécutés à cause de
leur foi… prions le Seigneur…

CONTACTS
M. le Chanoine Patrick Willocq, curéResponsable de l’Unité pastoraleCuré de tous les clochers de l’entité de LeuzeTour Saint-Pierre 157900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.030479/62.66.20M. le Diacre Jean-Marie BourgeoisPastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaireGrand-Rue 567900 Leuze-en-Hainaut0470/100 340M. le Diacre Michel HubletMise à jour du site internetAvenue de la Croix-Rouge 447900 Leuze-en-HainautRèglement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,Curé - Adresse : voir plus hautDélégué à la protection des données :Secrétaire général de la Conférence épiscopale belge -Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1, 1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -Mail : ce.belgica@interdio.beAutorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -Secrétariat décanalTour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.03Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen
Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes
- Le samedi 07
novembre, à 14h30, en
l’église de Leuze : Tizéo Genevrier,
enfant de Cyrielle Van Snick et Brandon Genevrier.
- Le dimanche 15
novembre, à 14h30, en l’église de Leuze : Mia
Delavallée, enfant de Klaudia Mierzejewska et Mickaël Delavallée.
- Le samedi 21
novembre, à 14h30, en l’église de Leuze : Gabriella
De Peter, enfant de Nora Holans et Maxime De Peter.
- Le dimanche 29
novembre, à 14h30, en l’église de Thieulain : Livia Denhaerinck, enfant de Valentine Bonizec et Lorenzo
Denhaerinck.
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.
Funérailles
Madame Monique François demeurait à Leuze. La
Liturgie des Funérailles a été célébrée en l’église de Leuze le mercredi 28
octobre 2021.
Madame Berthe Delhez demeurait à Leuze. La
Liturgie des Funérailles a été célébrée en l’église de Leuze le 29 octobre
2026.
Madame Claude Rosier demeurait à Tournai. La
Liturgie des Funérailles a été célébrée en l’église de Tourpes le samedi 31
octobre 2026.
Madame Ghislaine Cauchie demeurait à
Willaupuis. La Liturgie des Funérailles sera célébrée en l’église de Willaupuis
le 03 novembre 2026 à 9h00.
Monsieur Jean Hayette demeurait à Ligne. La
célébration des Funérailles sera célébrée el l’église de Blicquy le 03 novembre
2026 à 11h00..
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…




Cette semaine, j’ai reçu plusieurs messages de personnes étonnées de l’horaire des Messes de recommandations qui se déroulent jusqu’en décembre. Voici donc l’explications de cette organisation.
Tout d’abord, je me permets de rappeler que, quand je suis arrivé à Leuze, comme je l’avais toujours fait dans mes paroisses précédentes, j’ai proposé de célébrer les recommandations pour toutes les paroisses lors de la messe du 02 novembre, ce qui était une façon de rassembler tous les clochers dans une même et belle célébration de mémoire. Nous avons pratiqué de cette façon deux ou trois années. On évitait ainsi ce problème de l’éloignement de la date puisque les recommandations étaient célébrées le jour officiel de la commémoration des défunts, et les fidèles répondaient à cette invitation. Ensuite des paroisses ont demandé de ne plus fonctionner ainsi mais de remettre les recommandations dans chaque clocher. Nous l’avons fait même si je n’étais pas favorable. La conséquence était que les recommandations étaient célébrées le jour où le calendrier plaçait une messe dans la paroisse. Forcément, pour certains clochers, la célébration se trouvait éloignée du 02 novembre.
Je rappelle que
-la fête de la Toussaint n’est pas le « jour des défunts » : ici, un bel article de synthèse sur cette question :https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-lafoi/les-grandes-fetes-chretiennes/toussaint/. C’est un jour de fête marqué par la couleur blanche des fêtes et où l’on célèbre l’appel à la sainteté de tous, et surtout des vivants.-les deux messes de la Toussaint (cette année, Thieulain et Leuze) ne sont pas des messes propres à ces clochers mais que ces messes doivent rassembler toute l’unité pastorale : il ne serait pas normal que l’on recommande à une messe destinée à toute l’unité pastorale, les défunts d’une seule paroisse. Les autres paroisses seraient en droit de réclamer la même chose.
Voici qui, j’espère, répond aux questions. Ce que nous pouvons discuter en EAP, c’est de revenir à ce qui se pratiquait au début : les recommandations de toutes les paroisses le 02 novembre. Mais pour cela, il faudrait que tous les clochers soient d’accord…
Chanoine Patrick Willocq



Pour les familles… les jeunes… les enfants …





Chaque année, le 31 octobre, c’est
Halloween, une fête d’origine celte. N’est-ce pas, pour les catholiques, une
occasion à saisir pour redécouvrir la Toussaint ?
Cette
cérémonie festive, en l’honneur de la divinité Samain (dieu de la mort),
permettait de communiquer avec l’esprit des morts. Ce jour-là, les portes entre
le monde des vivants et celui des morts s’ouvraient : selon la légende, cette
nuit-là, les fantômes des morts rendaient visite aux vivants. Pour apaiser les
esprits, les villageois déposaient des offrandes devant leurs portes.
Cette
fête est conservée dans le calendrier irlandais après la christianisation du
pays, comme un élément de folklore, de carnaval. Elle s’implante ensuite aux
Etats-Unis avec les émigrés irlandais de la fin du XIXème siècle où elle
connaît, aujourd’hui encore, un immense succès. Halloween traversera ensuite
l’Atlantique et arrivera en France essentiellement pour des raisons
commerciales.
«
All Hallows Eve » ?
Etymologiquement,
« Halloween » vient de l’expression anglaise « All Hallows Eve »?, qui signifie
« veille de la Toussaint ». N’y a-t-il donc pas là, pour les catholiques, une
occasion de redécouvrir la Toussaint ? Il est, bien entendu, difficile de comparer
Halloween à la Toussaint. Ces deux fêtes sont en effet, si l’on y réfléchit,
totalement contradictoires.
La
« vraie lumière »
Halloween
est avant tout un prétexte pour « faire la fête » et oublier les longues
soirées automnales, souvent pluvieuses et tristes. La Toussaint, elle, est une
fête beaucoup plus recueillie, « intérieure ».
L’Eglise
nous libère de cette peur de la mort en insistant, au jour de la Toussaint, sur
l’espérance
de la Résurrection
et sur la joie de ceux
qui ont mis les Béatitudes au centre de leur vie. Elle recentre sur le Christ,
vainqueur de la mort.
Quelques
passages d’ Évangile peuvent d’ailleurs éclairer ce débat (Jn 1, 9 ; Mt 5, 14 ;
Ps 139, verset 12).
Fête
de la peur et communion
Halloween
est une fête de la peur. Les enfants « s’amusent » à se faire peur (aux autres
et à eux-mêmes). La Toussaint, au
contraire, est une fête de la communion, communion avec les saints, le 1er
novembre, et avec les morts, le 2 novembre. Communion de tous par et avec un
Dieu d’Amour. Être en communion de pensée, par la prière, c’est être en lien,
en relation, en sympathie avec les autres. A contrario, cultiver la peur, c’est
s’éloigner des autres, s’isoler d’eux, se replier sur ses peurs.
«
Négatif » et « positif »
Halloween
est une fête du négatif : la peur, la
frayeur, la mort anonyme, l’angoisse.
La
Toussaint, elle, est une fête du positif : les saints, la proximité avec les
morts de sa famille, la mémoire des autres. Les saints ont des individus qui,
soucieux de suivre l’Evangile, ont aimé les autres, se sont dévoués corps et
âme pour l’humanité souffrante. Ils sont des modèles de vie.
Alors
que faire ? Sans doute redonner éclat à la Toussaint, fêter avec plus de joie
et de dignité ce grand jour. Et expliquer à nos enfants qu’Halloween, c’est
juste pour s’amuser !
Trick
or treat
Les
enfants ont l’habitude, la nuit d’Halloween, de passer de maison en maison et
de demander des bonbons en disant “trick or treat » ? : ils échangent une
protection contre un “mauvais sort » ou contre un bonbon.
L’expression
anglaise Trick or Treat (Courir
l’Halloween en français) provient d’une vieille coutume européenne qu’on
appelait souling. Des mendiants
allaient de village en village en demandant des soul cakes (gâteaux de l’âme) qui étaient faits de morceaux de pain
carrés avec des raisins secs. S’ils recevaient beaucoup de gâteaux, ils
promettaient beaucoup de prières pour les âmes des parents défunts du donneur.
On croyait que les âmes des défunts restaient encore un moment dans leur corps
et que des prières, même par des étrangers, pourraient garantir le passage de
l’âme vers le Ciel.
Gratiane
DORLANNE,
diocèse de Valence
La Toussaint en questions
- Qu’est-ce-que la Toussaint ?

- D’où vient la fête de la Toussaint que
nous célébrons le 1er novembre ?

- Comment devient-on un Bienheureux ou un Saint ?
- Comment vivre la Toussaint en famille ?
- Qu’est-ce que la sainteté ?

- Le culte des saints est-il le même chez tous les Chrétiens ?

- Toussaint et Halloween, est-ce la même chose ?

- Que commémore-t-on le jour de prière des défunts ?

- Quelles sont les origines du jour de
prière pour les défunts ?

- Mort, deuil et espérance : quelles
différences pour les chrétiens ?








: https://www.riseuptournai.be/d-tails-et-inscription/tous-freres :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSePqtkDHeEpY5wNnn_yT87D8vjOaZphyHqJNKGb-
X_wi7q6_w/viewform
: https://diocese-tournai.be/2026/10/06/une-parenthesepleine-de-douceur-et-damour-a-bonne-esperance/
Vidéo du mois : : https://www.youtube.com/watch?v=3ZVyQO24uz8

Les JMJ de Séoul 2027 ont désormais un
prix et un calendrier pour les jeunes francophones de Belgique : 2 850 €, du 26
juillet au 10 août. Les inscriptions ouvrent le 2 novembre.
Les
Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), grand rassemblement international des
jeunes catholiques autour du pape, se tiendront à Séoul, en Corée du Sud, du 3
au 8 août 2027. Ce seront les deuxièmes JMJ organisées en Asie, après Manille
en 1995. Le pape Léon XIV y participera. Pour les Belges francophones, le
voyage est organisé par Church4You, qui coordonne les pastorales des jeunes des
diocèses francophones.
Le
thème est une parole de Jésus tirée de l’Evangile de Jean : “Prenez courage !
Moi, j’ai vaincu le monde” (Jn 16:33). Le 22 octobre, dans une vidéo, Léon XIV
a invité les jeunes du monde entier à le rejoindre pour un pèlerinage “de foi,
d’amitié et d’espérance”.
L’essentiel : JMJ Séoul 2027
JMJ
de Séoul : du 3 au 8
août 2027
Journées
dans les diocèses coréens :
du 29 juillet au 2 août 2027
Voyage
des belges avec Church4You : du 26 juillet au 10 août 2027
Prix
: 2 850 €, tout
compris, paiement étalé possible
Age
: 18 à 35 ans
Inscriptions
: à partir du lundi 2
novembre 2026
Places
: 150 pour commencer,
plafond provisoire
Avant
Séoul : Welcome to
Paradise ou immersion en diocèse, selon préférence
Formalités
: passeport, pas de
visa, K-ETA probablement requise en 2027
En
Belgique : festival à
Beauraing pendant les JMJ, de 16 à 35 ans
Lancement
: dimanche 22 novembre
2026, Séminaire de Namur
Le programme des JMJ
Séoul 2027, des diocèses coréens à la capitale
Les
JMJ de Séoul se déroulent en deux temps. Du 29 juillet au 2 août 2027, les
“journées dans les diocèses” répartissent les pèlerins dans les quinze diocèses
de Corée du Sud, en paroisse et en famille d’accueil. Du 3 au 8 août, tout le
monde converge vers Séoul pour la semaine des grandes célébrations. Pour cette
semaine, 233 paroisses de l’archidiocèse de Séoul accueilleront les jeunes.
Le
comité d’organisation a présenté les temps forts : une messe d’ouverture
présidée par l’archevêque de Séoul, Mgr Peter Chung Soon-taick, la cérémonie
d’accueil du pape, des catéchèses, un festival de la jeunesse, un chemin de
croix, la veillée et la messe d’envoi. Tous les lieux ne sont pas encore
arrêtés. Fin 2025, la presse coréenne citait le stade de la Coupe du monde de
Séoul pour la messe d’ouverture du 3 août. Pour la veillée du 7 août et la
messe finale du 8, elle évoquait le parc olympique ou les berges du fleuve Han,
à Yeouido.
JMJ de Séoul 2027 :
le programme des Belges
Les
principales dates du programme du groupe belge francophone : 26 juillet
2027 Départ
du groupe belge francophone
28 juillet – 2 août Festival Welcome to Paradise (première route)
29 juillet – 2 août Journées dans les diocèses (seconde route)
3 août
Messe
d’ouverture des JMJ à Séoul
3
– 8 août Accueil
du pape, catéchèses, festival et chemin
de croix
7 août
Veillée
8 août
Messe
d’envoi
10 août Retour
en Belgique
Le voyage des Belges
aux JMJ de Séoul : 2.850 euros, tout compris
Church4You
propose aux jeunes francophones de 18 à 35 ans un voyage de groupe du 26
juillet au 10 août 2027. Le prix est fixé à 2.850 €, annoncé “tout compris”
pour les deux semaines. Cet été, les organisateurs avançaient encore une
fourchette de 2.500 à 3.000 €, qui dépendait surtout du prix des billets
d’avion.
Le
groupe part ensemble et reste ensemble. Il n’est pas possible de le rejoindre
après le 26 juillet : pour une destination aussi lointaine, Church4You veut
faire vivre les deux semaines complètes à tous les participants. Partir par ses
propres moyens reste possible, mais il faut alors gérer seul l’inscription, les
transports et le logement.
Une
précision pour les plus jeunes : en Corée du Sud, la majorité est fixée à 19
ans. Les participants de 18 ans seront donc soumis aux règles qui s’appliquent
aux mineurs, notamment pour l’alcool et le tabac. Pour réunir la somme, les
pastorales des jeunes suggèrent de solliciter sa paroisse, d’organiser un
repas, un concert ou une vente, ou de proposer de petits services.
S’inscrire aux JMJ Séoul 2027 : ouverture le 2 novembre
Les
inscriptions au voyage de Church4You ouvrent le lundi 2 novembre 2026. Un
premier versement valide l’inscription, et le solde peut être étalé ; le
montant de ce premier versement n’a pas encore été communiqué. Church4You a
fixé une première limite de 150 places. C’est un plafond provisoire, qui pourra
être relevé si la demande le justifie.
Mieux
vaut ne pas traîner. En août, les organisateurs comptaient entre 200 et 500
jeunes intéressés, et les inscriptions conditionnent la réservation des vols. A
titre de comparaison, quelque 2.000 Belges avaient rejoint les JMJ de Lisbonne
en 2023.
Les
informations circulent principalement par une communauté WhatsApp, par les comptes JMJ Belgique sur Instagram et Facebook, et par le service des jeunes de chaque
diocèse.
Attention,
il ne faut pas confondre ce calendrier avec celui de l'organisation
internationale. Le 22 octobre, le comité de Séoul a ouvert les inscriptions
sur son site, pour les
groupes et les pèlerins. Les participants du voyage belge, eux, passent par
Church4You et suivent son calendrier.
Welcome to Paradise
ou immersion en diocèse : deux routes avant Séoul
Avant
la semaine à Séoul, le voyage belge propose deux formules. Chacun pourra
exprimer une préférence, sans garantie qu’elle soit retenue pour tous. La
première est le festival Welcome to Paradise Asia, organisé du 28 juillet au 2 août 2027
par les communautés du Chemin Neuf et de l’Emmanuel. La seconde, avec la
délégation de la Conférence des évêques de France, mise sur l’immersion chez
l’habitant.
Welcome
to Paradise a l’allure d’un festival international : louange, messes,
adoration, ateliers de formation, soirées et rencontres. Tout s’y vit en
anglais, avec des traductions, notamment en français. La ville d’accueil doit
encore être confirmée par les organisateurs.
La
seconde route s’inscrit dans les journées dans les diocèses : logement en
famille, vie des paroisses coréennes, échanges entre francophones. En
septembre, lors de leur voyage de préparation, les responsables belges ont
rencontré à Daegu les organisateurs de ces journées. Le récit de Benita Mutoni
raconte ce qu’ils ont découvert de l’Eglise de Corée.
Passeport, K-ETA, chaleur : préparer son
départ pour la Corée Selon
le SPF Affaires étrangères, les Belges n’ont pas besoin de visa pour un séjour
de moins de 90 jours en Corée du Sud ; le passeport suffit. Ils sont aussi
dispensés de K-ETA, l’autorisation électronique de voyage coréenne, mais
seulement jusqu’au 31 décembre 2026. Sauf prolongation, cette dispense ne
couvrira pas l’été 2027 : il faudra sans doute demander une K-ETA avant le
départ.
La
demande de K-ETA se fait uniquement en ligne, sur le site
officiel keta.go.kr, pour 10.000 wons, soit quelques euros. Mieux vaut éviter
les sites intermédiaires, qui facturent beaucoup plus cher. Actuellement, une
carte d’arrivée électronique est aussi obligatoire. Elle se remplit en ligne,
au plus tôt trois jours avant le voyage. Les conseils aux voyageurs du SPF Affaires étrangères
restent la référence à
consulter avant le départ.
Août
est l’un des mois les plus chauds et humides à Séoul, avec des températures
souvent autour de 30 °C. Le décalage horaire est de sept heures en été. Enfin,
si beaucoup de jeunes Coréens parlent anglais, ce n’est pas toujours le cas de
leurs aînés. C’est à garder en tête pour les séjours en famille.
Rester en Belgique :
un festival JMJ à Beauraing
Pour
ceux qui ne partent pas, Church4You prépare un grand festival en Belgique
pendant la semaine des JMJ, à Beauraing, dans la province de Namur. Il sera
ouvert aux jeunes de 16 à 35 ans. Les dates précises, le programme et les
modalités d’inscription doivent encore être annoncés. L’idée rappelle le Festival JMJ Belgium organisé à Maredsous
en 2022 et en 2023.
Les
jeunes néerlandophones partent avec Kamino, la pastorale des jeunes de Flandre,
dont la route vers Séoul est ouverte dès 16 ans. Ses conditions et son calendrier sont
distincts de ceux du voyage francophone.
Un premier
rendez-vous le 22 novembre
Le
dimanche 22 novembre 2026, fête du Christ-Roi, l’Eglise célèbre la Journée
mondiale de la jeunesse dans les diocèses. Ce jour-là, le diocèse de Namur
annonce une journée de lancement de la route vers Séoul au Séminaire de Namur,
de 9h30 à 17h30. Elle est gratuite et ouverte aux jeunes de 16 à 35 ans.
Jean Lannoy
Dans notre Diocèse de Tournai…

L’équipe de la pastorale des couples et
des familles a rassemblé les différentes propositions de sessions de
préparation au mariage organisées par les mouvements, les associations et les
équipes de préparation au mariage.
Nous
espérons que chaque couple de futurs mariés qui pousse la porte d’un
secrétariat paroissial, qui rencontre un prêtre ou un diacre, sera informé de
ces propositions et chaleureusement invité à participer à un week-end ou à une
journée de préparation.
En
effet, ces sessions sont des temps précieux qui viennent compléter les
rencontres avec le prêtre ou le diacre qui célébrera le mariage. L’agenda
propose un choix varié de rencontres pour nourrir et consolider la vie du
couple, même lorsque les futurs mariés vivent ensemble depuis de nombreuses
années, comme c’est de plus en plus souvent le cas parmi les couples qui
demandent à se marier à l’Église.
Nous restons à votre disposition à
l’adresse familles@evechetournai.be ou au +32 489 98 77 70.
Merci
de prendre soin des couples et de les accompagner sur ce beau chemin vers le
mariage !

Dans l’Église de Belgique…

28/10/2026 – Le 28 octobre 2026,
l'Église catholique en Belgique a publié son neuvième
rapport annuel. Elle y revient sur
l'année 2025. Le rapport d'activité offre un aperçu quantitatif et qualitatif
de la vie de l'Église et des organisations qui lui sont liées. Le rapport
actuel se concentre sur la manière dont l’Evangile est annoncé aujourd’hui et
sur les différentes initiatives concrètes développées pour la promotion de la
paix.
Proclamer l’Évangile aujourd’hui
La
foi ne se transmet plus automatiquement de génération en génération. Dès lors,
l’évangélisation devient, dans notre société sécularisée et pluraliste, un défi
majeur pour l’Église d’aujourd’hui. C’est par des actions de solidarité, dans
le dialogue interreligieux, en s’engageant dans les débats éthiques et sociaux
que l’Église tente de témoigner de façon accueillante et respectueuse des
convictions de chacun, de ce en quoi elle croit.
L’Église
ne change pas de mission mais le contexte sociétal dans lequel elle évolue
l’amène à la reconfigurer. C’est tout entière qu’elle est appelée, dans un
processus de conversion, à être missionnaire.
Comment promouvoir la paix ?
Les
conflits armés se rapprochent des frontières de notre pays et de notre
continent. La doctrine sociale de l'Église catholique ne considère pas la paix
comme une simple absence de guerre. Selon l'Église, la paix est le fruit de la
justice et le résultat de la charité.
En
Belgique, l'Église entretient un réseau d’initiatives concrètes pour
sensibiliser l’opinion publique aux valeurs de justice et de tolérance par
l’action d’organisations telles que Pax Christi Vlaanderen, la Commission
Justice et Paix, Caritas International, BePax, Sant’Egidio. Outre ces missions
de sensibilisation, l'Église développe également des actions concrètes d’aide
aux personnes touchées par la guerre.
Dans
sa pratique spirituelle, l'Église s’engage pour la paix en organisant des
prières et des événements divers. Par la prière, la réflexion et la proximité
pastorale, l’Église souhaite contribuer à une culture de paix qui commence par
l’être humain lui-même et s’étend ensuite à la société et au monde.
SERVICE DE PRESSE ET D'INFORMATION
DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE BELGIQUE
Peter Haegeman

Cette semaine, l’Eglise catholique
publie son traditionnel Rapport annuel, relatif à l’année 2025. Au-delà des
chiffres (globalement en baisse), ce document met en lumière la diversité des
engagements et des services rendus au sein de l’Eglise. Toujours au service de
l’Evangile. C'est
devenu une tradition : chaque année, depuis 2018, l'Eglise catholique belge
publie son rapport annuel au mois d'octobre. Un rapport qui dresse un était des
lieux non exhaustif de sa mission et de ses activités, en mettant en avant des
initiatives locales, qu'il s'agisse de diocèses, de paroisses, de communautés.
Dans le Rapport de 2026, une place importante est donnée à des témoignages de
chrétiennes et de chrétiens engagés sur le terrain - dont les nouveaux évêques
respectifs de Tournai et de Namur - au service de l'annonce, de la catéchèse,
des personnes les plus fragiles, ou encore en faveur de la paix ou de
l'écologie intégrale.
Au centre du Rapport
: une pastorale missionnaire
Dès
le début du document, Mgr Luc Terlinden, en tant que président de la conférence
épiscopale belge, en donne la clé de lecture essentielle - qui est aussi le
sens profond de tous les engagements concrets : "Au milieu des profondes transformations que notre société a connues ces
dernières décennies, l'Église catholique en Belgique témoigne de Jésus-Christ
comme lumière du monde. C'est ce qu'on appelle une pastorale missionnaire.
Cette mission d’annoncer l’Evangile est le rôle de tous les baptisés : laïcs, religieux
et pasteurs. Tout dans l’Eglise doit être tourné vers cette mission."
A
savoir : l’hospitalité, le dialogue interreligieux, l’amour envers les pauvres,
le témoignage, la proclamation de l’Evangile, la liturgie, les dons et les
charismes, les ministères, la gouvernance de l’Eglise...
Le
suite du document va détailler comment l'Eglise belge vit, aujourd'hui, sa
mission essentielle d'annonce, de catéchèse et d'évangélisation, en précisant
comment ces trois dimensions ont évolué ces dernières années : "En Belgique, la transmission 'automatique'
de la foi n’est plus la norme. Le paysage est sécularisé, pluraliste et marqué
par une distance critique vis-à-vis des institutions religieuses. Dans ce
contexte, l’Eglise n’abandonne pas sa mission ; elle la reconfigure. L’enjeu
n’est pas d’adopter une nouvelle doctrine, mais de déployer autrement le cœur
du message chrétien — le kérygme, c'est-à-dire l’annonce du salut offert en
Jésus-Christ — et de l’articuler avec une catéchèse adaptée et une
évangélisation crédible, respectueuse et en dialogue." (p. 11)
Le
Rapport revient ensuite, notamment, sur l'engagement des fidèles en faveur de
la paix, sur l'Année sainte 2025, la pratique des sacrements, la question
douloureuse des abus sexuels. Sans oublier ce qui est généralement le plus
attendu : les chiffres relatifs à l'Eglise belge.
Quelques chiffres
Parmi
les chiffres, on retrouve le nombre de paroisses en activité en Belgique en
2025 : 3.438
Sont également indiqués : le nombre de
prêtres, de diacres permanents, de séminaristes, de catéchises et de religieux
et religieuses :
Les personnes qui font vivre l’Église
Effectifs
des ministères, vocations et engagements dans l’Église catholique en Belgique.
Les
couleurs des cartes permettent de sélectionner les courbes.



Des sacrements
toujours moins donnés
Lorsqu'on
consulte l'ensemble des chiffres de 2025, en les comparant aux rapports des
années précédentes, on constate une tendance nette : d’année en année, le
nombre de personnes recevant les sacrements de l’Eglise diminue. 2025 n’échappe
pas à la règle. Par rapport à 2024, il y eut moins de premières communions
(29.073 pour 30.523), moins de mariages (4.122 pour 4.896) et moins de
funérailles religieuses (31.743 pour 35.515).
Évolution des
pratiques et des sacrements
Évolution
sur cinq ans des baptêmes, premières communions, confirmations et mariages
religieux. Les courbes peuvent être affichées séparément.

Les
mariages sont beaucoup moins nombreux que les autres célébrations. Pour une
comparaison des tendances sans effet d’échelle, il faut examiner chaque série
séparément.
Sources
: rapports annuels de l’Église catholique en Belgique, éditions 2022–2026.
Réalisation : CathoBel Data / JL.
De
même, là où la pratique dominicale avait marqué un léger rebond en 2024, la
tendance repart à la baisse en 2025: 155.084 personnes ont assisté à la messe
le troisième dimanche d’octobre (traditionnel point de référence) contre
173.335 un an plus tôt. Sans surprise, il y a également de moins en moins de
prêtres dans notre pays, même si la réduction est lente: 3.262 en 2025 pour
3.363 en 2024. Même constat pour les diacres permanents: 517 en 2025 pour 527
en 2024.
Toutefois,
une lueur d'espérance grandit: le nombre de baptêmes d’adultes qui poursuit sa
forte croissance. Il y en eut 362 en 2024, 534 en 2025 (et même 689 en 2026!).
Parallèlement, le nombre de personnes s’étant rendues dans les grands
sanctuaires mariaux du pays semble en hausse: 1,54 million pour 1,53 million en
2024. Ces derniers chiffres s’appuient cependant sur des estimations plus que
sur de véritables données scientifiques.
Les baptêmes en
Belgique


Le
total comprend les baptêmes d’adultes. Les autres baptêmes ne sont pas
nécessairement tous des baptêmes de jeunes enfants. Sources : rapports annuels
de l’Église catholique en Belgique (2022– 2026), données 2021–2025. Réalisation
: CathoBel Data / JL.
Vincent DELCORPS/Christophe HERINCKX

La publication du neuvième Rapport
annuel de l'Eglise en Belgique permet de donner un coup de projecteur à ces
hommes et ces femmes, innombrables, qui incarnent l'Eglise. Et annoncent
l'Evangile dans leur quotidien.
"Annoncer la
Bonne Nouvelle? Une véritable passion"
Marie Wameso, paroissienne, Woluwe-SaintLambert "La
peur du regard des autres nous empêche parfois de nous exprimer et d’assumer
notre foi comme partie intégrante de notre identité. Pour ma part, j’ai décidé
de rejeter cette peur au point qu’annoncer autour de moi la Bonne Nouvelle de
Jésus-Christ est devenu une véritable passion.
C’est
auprès de mes proches et des personnes que
je
croise dans la vie de tous les jours que je m’exprime. Souvent, les gens aiment
s’exprimer sur leurs expériences spirituelles quotidiennes. Elles parlent de ce
qui leur apporte réconfort et sens dans la vie. De très nombreuses personnes
font référence à des habitudes, des rites et des pratiques spirituelles très
éloignés d’une religion, quelle qu’elle soit. Je leur réponds en témoignant de
la place qu’a pour moi Jésus-
Christ
comme source de réconfort et de sens. »
"Ils ont
souvent une connaissance très limitée de la Bible" Bart Vleeschouwers,
diacre permanent, Kampenhout

“En
tant que diacre, je peux baptiser, célébrer des mariages et présider des
funérailles. Les deux premières occasions sont idéales pour donner aux
parents
des enfants à baptiser et aux futurs mariés quelques informations sur la Bible
et, surtout, sur le contexte des sacrements du baptême et du mariage. Souvent,
les parents ou les futurs mariés ont une connaissance très limitée de la Bible
et des fondements de la foi chrétienne. D’après mon expérience, il vaut donc
mieux s’en tenir à des récits simples et à des principes de foi fondamentaux,
sinon nous parlons un langage incompréhensible et rien ne reste ancré dans leur
esprit.”
"Nos paroles
et nos actes ont un impact insoupçonné" Mgr Frédéric Rossignol, évêque de
Tournai
L’évangélisation
dans la vie d’un chrétien dépend de la profondeur de l’accueil de l’Evangile
dans sa propre vie. Notre parole et nos actes ont un impact insoupçonné sur le
parcours de foi d’une multitude de personnes. D’autre part, il nous faut
prendre conscience que toutes les fois où nous n’accueillons pas
l’Evangile
avec profondeur, avec respect et considération, nous devenons un obstacle à
l’annonce de l’Evangile.
"Quelque
chose de grand peut se produire" Cindy Jans, aumônière catholique en
milieu carcéral 

"Marcher
à la suite de Jésus signifie donc aller à la rencontre des personnes en
difficulté. Cela signifie que nous ne nous enfermons pas dans notre cercle
familier, mais que nous nous laissons envoyer vers des lieux où la vie est
vulnérable. Les prisons sont de tels lieux, en marge de notre société, souvent
invisibles et loin de nos cœurs. C’est précisément là qu’il est important
d’être présent. Et parfois, cette
présence
peut être très simple: une visite, une conversation, une question qui rompt un
instant la routine – "Comment vas-tu?" Dans un si petit geste,
quelque chose de grand peut se produire."
Vincent
Delcorps




