Une Parole … Une Prière
TEMPS DE NOËL – SOLENNITÉ DE L’EPIPHANIE DU SEIGNEUR 
… ILS REGAGNÈRENT LEUR PAYS PAR UN AUTRE CHEMIN…

L’Epiphanie, magnifique chapiteau polychrome du Xiè
me du chœur de Église Saint-Pierre à Chauvigny (Vienne).
me du chœur de Église Saint-Pierre à Chauvigny (Vienne). « « Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé, et tout Jérusalem avec lui. Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. Ils lui répondirent : « À Bethléem en Judée, car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant : « Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant. Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. » Après avoir entendu le roi, ils partirent.
Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant. Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à ses pieds, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.»
Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 2, 1-12

Adoration des Mages par Peter Paul Rubens, c. 1609-1629,
355,5 x 493 cm, Musée du Prado (Madrid)
Méditation du Pape Léon XIV
PAPE LÉON XIV
Solennité de la Nativité du Seigneur – Messe du
jour
Basilique St-Pierre, Rome
Homélie
25 décembre 2025

Chers frères et sœurs,
« Éclatez en cris de joie » (Is 52, 9),
crie le messager de paix à ceux qui se trouvent parmi les ruines d’une ville à
reconstruire entièrement. Même s’ils sont poussiéreux et blessés, ses pieds
sont beaux – écrit le prophète (cf. Is 52, 7) – car, à travers des routes
longues et accidentées, ils ont apporté une joyeuse nouvelle, dans laquelle
tout renaît désormais. C’est un jour nouveau ! Nous participons nous aussi à ce
tournant, auquel personne ne semble encore croire : la paix existe et elle est
déjà parmi nous.
« Je vous laisse la paix, je vous donne
ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne » (Jn 14,
27). C’est ce que Jésus a dit à ses disciples, auxquels il venait de laver les
pieds, messagers de paix qui, à partir de ce moment-là, devraient courir de par
le monde, sans se lasser, pour révéler à tous « de pouvoir devenir enfants de
Dieu » (Jn 1, 12). Aujourd’hui, donc, non seulement nous sommes surpris par la
paix qui est déjà là, mais nous célébrons comment ce don nous a été fait. En
effet, c’est dans le comment que brille la différence divine qui nous fait
éclater en chants de joie. Ainsi, dans le monde entier, Noël est par excellence
une fête de musique et de chants.
Le prologue du quatrième Évangile est
également un hymne qui a pour protagoniste le Verbe de Dieu. Le “verbe” est un
mot qui agit. C’est une caractéristique de la Parole de Dieu : elle n’est
jamais sans effet. À bien y regarder, beaucoup de nos paroles produisent elles
aussi des effets, parfois indésirables. Oui, les mots agissent. Mais voici la
surprise que nous réserve la liturgie de Noël : le Verbe de Dieu apparaît et ne
sait pas parler, il vient à nous comme un nouveau-né qui ne fait que pleurer et
vagir. Il « s’est fait chair » (Jn 1, 14) et, même s'il grandira et apprendra
un jour la langue de son peuple, pour l'instant, seule sa présence simple et
fragile parle. La « chair », c’est la nudité radicale qui, à Bethléem et au
Calvaire, manque aussi de mots ; tout comme n’ont pas non plus de paroles
beaucoup de nos frères et sœurs dépouillés de leur dignité et réduits au
silence. La chair humaine demande des soins, invoque l’accueil et la
reconnaissance, recherche des mains capables de tendresse et des esprits
disposés à l’écoute, désire de bonnes paroles.
« Il est venu chez lui, et les siens ne
l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir
enfants de Dieu » (Jn 1, 11). Voici la manière paradoxale dont la paix est déjà
parmi nous : le don de Dieu nous engage, il cherche à être accueilli et suscite
le dévouement. Il nous surprend parce qu’il s’expose au rejet, il nous enchante
parce qu’il nous arrache à l’indifférence. Devenir enfants de Dieu est un
véritable pouvoir : un pouvoir qui reste enfoui tant que nous restons détachés des
pleurs des enfants et de la fragilité des personnes âgées, du silence
impuissant des victimes et de la mélancolie résignée de ceux qui font le mal
qu’ils ne veulent pas.
Comme l’a écrit le bien-aimé Pape
François, pour nous ramener à la joie de l’Évangile : « Parfois, nous sommes
tentés d’être des chrétiens qui se maintiennent à une prudente distance des
plaies du Seigneur. Pourtant, Jésus veut que nous touchions la misère humaine,
la chair souffrante des autres. Il attend que nous renoncions à chercher ces
abris personnels ou communautaires qui nous permettent de nous garder distants
du cœur des drames humains, afin d’accepter vraiment d’entrer en contact avec
l’existence concrète des autres et de connaître la force de la tendresse »
(Exhort. ap. Evangelii
gaudium, n. 270).
Chers frères et sœurs, puisque le Verbe
s’est fait chair, c’est désormais la chair qui parle, qui crie le désir divin
de nous rencontrer. Le Verbe a établi parmi nous sa fragile tente. Et comment
ne pas penser aux tentes de Gaza, exposées depuis des semaines à la pluie, au
vent et au froid, et à celles de tant d’autres réfugiés et déplacés sur chaque
continent, ou aux abris de fortune de milliers de personnes sans-abri dans nos villes ? Fragile est la chair des populations
vulnérables, éprouvées par tant de guerres en cours ou terminées, laissant
derrière elles des ruines et des blessures ouvertes. Fragiles sont les esprits
et les vies des jeunes contraints de prendre les armes, qui, sur le front,
ressentent l’absurdité de ce qui leur est demandé et le mensonge dont sont
imprégnés les discours grandiloquents de ceux qui les envoient mourir.
Lorsque la fragilité
d’autrui pénètre notre cœur, lorsque la douleur d’autrui brise nos certitudes
granitiques, alors la paix commence déjà. La paix de Dieu naît d’un vagissement
accueilli, d’un pleur entendu : elle naît parmi les ruines qui appellent une
nouvelle solidarité, elle naît de rêves et de visions qui, comme des
prophéties, inversent le cours de l’histoire. Oui, tout cela existe, car Jésus
est le Logos, le sens à partir duquel tout a pris forme. « C’est par lui que
tout est venu à l’existence, et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans
lui » (Jn 1, 3). Ce mystère nous interpelle depuis les crèches que nous avons
construites, il nous ouvre les yeux sur un monde où la Parole résonne encore,
“à maintes reprises et de bien des manières” (cf. He 1, 1), et nous appelle
encore à la conversion.
Certes, l’Évangile ne
cache pas la résistance des ténèbres à la lumière, il décrit le chemin de la
Parole de Dieu comme une route impraticable, semée d’embûches. Jusqu’à
aujourd’hui, les authentiques messagers de paix suivent le Verbe sur cette
voie, qui finit par atteindre les cœurs : des cœurs inquiets, qui désirent
souvent précisément ce à quoi ils résistent. Ainsi, Noël motive de nouveau une
Église missionnaire, la poussant sur les chemins que la Parole de Dieu lui a
tracés. Nous ne servons pas une parole autoritaire – elles résonnent déjà
partout – mais une présence qui suscite le bien, en connaît l’efficacité, n’en
revendique pas le monopole.
Voici le chemin de la
mission : un chemin vers l’autre. En Dieu, chaque parole est une parole
adressée, une invitation à la conversation, une parole qui n’est jamais la
même. C’est le renouveau que le Concile Vatican II a promu et que nous ne
verrons fleurir qu’en marchant ensemble avec l’humanité tout entière, sans
jamais nous en séparer. Le contraire est mondain : avoir soi-même pour centre.
Le mouvement de l’Incarnation est un dynamisme de conversation. Il y aura la
paix lorsque nos monologues s’interrompront et que, fécondés par l’écoute, nous
tomberons à genoux devant la chair nue de l’autre. La Vierge Marie est
précisément en cela la Mère de l’Église, l’Étoile de l’évangélisation, la Reine
de la paix. En elle, nous comprenons que rien ne naît de la démonstration de la
force et que tout renaît de la puissance silencieuse de la vie accueillie.
Pape Léon XIV
Parole de Mgr Frédéric Rossignol


Chers frères et
sœurs,
Le
6 janvier se clôturera à Rome l’année jubilaire. Elle a traditionnellement lieu
tous les 25 ans au moins, le pape étant libre d’ajouter entre ces jubilés
d’autres années jubilaires, comme l’a fait le pape François avec le jubilée de
la miséricorde en 2015. Le jubilé qui se termine nous invitait à être «
pèlerins d’espérance ». Dans un monde très souvent marqué par la peur de
l’avenir, liée à la crise économique que nous traversons, à la guerre en
Ukraine et ailleurs dont les conflits pourraient s’élargir encore, aux
difficultés que tant de gens traversent (notamment du point de vue de la santé
physique et mentale), aux conflits vécus dans le cercle familial, professionnel
ou sociétal, notre espérance ne se réduit pas à de l’optimisme, à voir le verre
plutôt à moitié plein qu’à moitié vide. Notre espérance est liée à la
conviction que Dieu est le Seigneur de l’Histoire. Il est Celui qui nous guide
malgré notre difficulté et celle de nos contemporains à le suivre en toute
chose, à être artisans de paix autour de nous. Tant de fois dans l’Histoire de
l’humanité, l’avenir était bien sombre, le désespoir semblait prendre le dessus
sur toute chose. Mais ceux qui mettent leur confiance en Dieu savent que même
au milieu des Croix les plus lourdes de l’existence, Dieu est présent, agit,
libère et envoie en mission.
Au
cours de cette année jubilaire, nous avons été invités à plusieurs démarches.
Certains sont partis en pèlerinage, parfois même jusqu’à Rome. Beaucoup se sont
confessés, ont communié, ont prié aux intentions du Saint-Père, ont fait une ou
plusieurs œuvres de charité, et ont en conséquence reçu l’indulgence plénière,
c’est-à-dire un pardon qui non seulement permet de repartir à nouveau dans la
vie chrétienne mais qui donne de surcroit une grâce particulière de ne pas
sentir le poids de la culpabilité et des conséquences des péchés d’autrefois
(sur le sens des indulgences, je vous invite à vous tourner vers vos prêtres
pour en comprendre davantage la signification). Ces démarches ont parfois été
personnelles, mais elles furent encore plus fortes lorsque nous les avons
vécues en famille ou en communauté chrétienne.
Alors
que nous sommes au terme de cette année jubilaire, nous comprenons que notre
vie chrétienne se nourrit de temps forts qui sont complémentaires de la vie
ordinaire. Dieu se révèle dans notre quotidien mais il est bon d’avoir des
moments forts en communauté, où nous sortons de nos habitudes et où nous
faisons une expérience plus tangible de l’amour de Dieu et de l’importance de
nous sentir proches les uns des autres, tous en chemin. Aussi, j’invite les
communautés chrétiennes à réfléchir à ces temps forts que nous pouvons établir
au cours de l’année, des temps de sortie de nos paroisses, des temps de
réception du sacrement de la réconciliation, des moments où nous nous engageons
en communauté ou individuellement au service des pauvres, des malades, des
personnes isolées, de ceux qui n’ont jamais entendu parler de l’Evangile ou se
sentent loin de l’Eglise. Être une Eglise pèlerine nous invite à nous remettre
en question, à laisser de côté des initiatives prises il y a longtemps mais qui
ont perdu de leur sens pour aujourd’hui et à s’engager dans de nouveaux
projets. Merci pour votre enthousiasme, votre créativité et votre courage, Dieu
nous attend aujourd’hui, Dieu nous envoie aujourd’hui ! Puissions-nous répondre
à ses appels.
Votre frère et pasteur,
+ Frédéric Rossignol

Un mot du Curé…

DEVENIR
EPIPHANIE
POUR AUJOURD’HUI…
Ce
dimanche, nous sommes invités à un grand voyage… Comme ces trois personnages venus
du lointain Orient, laissons nous guider par la lumière de l’Etoile sur les
routes parfois surprenantes de la Révélation…
Pour le départ, rendez-vous à l’Orient… L’Orient, pour l’habitant de
Judée, c’est ce point à l’horizon qui est au-delà du Jourdain… L’Orient, c’est
la terre des Païens… L’Orient, c’est nous…
Et vers où se diriger ? Comme les trois voyageurs, vers la Ville Sainte,
Jérusalem, la Ville où repose la Tradition, la Ville qui, pour le prophète Isaïe,
rayonne de la gloire de Dieu…
A
peine arrivés, les trois voyageurs s’informent : où est l’Enfant-roi ? Et
d’emblée, Hérode s’inquiète. Il interroge ses savants ; leur réponse sera
d’autant plus autorisée qu’elle s’appuiera sur l’Ecriture. C’est donc bien vers
Jérusalem qu’il fallait se diriger, là où résident le savoir (les docteurs de la Loi) et le pouvoir
(Hérode). Mais ni l’un ni l’autre ne suffise… Il ne suffit pas de « savoir »
les Ecritures ; faut-il encore en vivre… Hérode seul prend l’information au
sérieux : le pouvoir a toujours peur devant la nouveauté…
Ces
attitudes pourraient nous sembler bien naïves ou dépassées aujourd’hui : et
pourtant, le message divin suscite toujours une certaine crainte, sinon on ne
l’attaquerait pas comme on le fait, on n’essaierait pas de le faire taire comme
c’est bien souvent le cas... On craint pour son bienêtre, pour sa
tranquillité... Certains font le savant docteur, citant, analysant,
épluchant... le message de Dieu, voire même condamnant d’autres qui, eux, ne le
respectent pas, du moins à leurs yeux, mais en fait, ils sont comme les membres
du
Sanhédrin
: de savants docteurs immobiles, fermés sur eux-mêmes, de bons bibliothécaires
empoussiérés mais pas des marcheurs à l’Etoile, pas des voyageurs ayant
enfourché leur monture et marchant en suivant la lumière divine...
Pourtant
ce sont ces étranges « trois rois mages » qui nous indiquent l’issue de ce
dilemme spirituel... Ils ont trouvé certaine lumière à Jérusalem... mais ce
n’est pas suffisant... Ils doivent repartir... Oh ! Ils ne sont pas seuls...
L’Etoile est toujours là... Elle remplit leur ciel... elle est pour eux signe
de Dieu... Elle les a guidés depuis le départ : il fallait qu’ils passent par
l’éclairage des Ecritures. Elle les invite maintenant à repartir, elle les
précède et s’arrête au-dessus de la maison de l’Enfant... Là, l’Etoile laisse
leur liberté aux mages... Poursuivre la route vers d’autres lieux plus
lointains, plus prestigieux... ou même faire marche arrière devant le tableau
peu réjouissant d’une étable pour retrouver les fastes d’Hérode ou… simplement,
entrer… Et ils choisissent : ils
entrent, ils ont reconnu celui qui est au cœur de toutes les promesses...
Nous
aussi, dans nos vies, nous sommes invités à la même démarche, laissés à la même
liberté... Nous avons nous aussi à pénétrer dans la Jérusalem des Ecritures de
l’Ancienne Alliance, et puis repartir vers la nouveauté de Bethléem... Et là,
devant Dieu qui se fait l’un de nous dans la faiblesse d’un enfant, nous avons
à choisir : poursuivre vers ces paradis artificiels chers à certains, faire
marche arrière devant les exigences de Bethléem et se réfugier dans les dorures
d’une religion du paraître ou… entrer, se prosterner devant l’Epiphanie, devant
l’Enfant-Dieu... et se laisser bouleverser par Lui, se laisser transformer par
Lui… Et là, comme les mages dont on ne parlera plus dans les évangiles, notre
voyage n’est pas terminé... Il nous faut aussi repartir par un autre chemin...
quitter le récit pour retourner vers nos occupations, notre vie... éclairés non
plus par l’Etoile -elle a joué son rôle, elle peut rentrer dans les coulisses
de la foi-, mais habités par l’autre Lumière : la Clarté divine de l’Enfant de
la Crèche et de l’Homme de la Croix, car c’est le même...
Que sont
devenus les mages ? On n’en sait rien… Que deviennent ceux qui ont été touchés
par un témoignage, peut-être le nôtre ?
On
n’en sait rien et on ne doit pas le savoir… C’est l’histoire de chacun avec
Dieu… Il faut quitter ces manières de mainmise sur la vie spirituelle de nos
contemporains… Il y a une liberté dans l’Evangile à respecter.
Simplement
se rappeler qu’habités de cette Lumière divine, nous pouvons devenir à notre
tour étoiles pour le Monde, étoiles pour les Hommes : elle est simplement là
notre mission de témoin... Ainsi l’Histoire, notre histoire à chacun apparaîtra
comme une Manifestation de Dieu qui se déploie un peu plus chaque jour... une
Epiphanie pour notre aujourd’hui... C’est cela l’essentiel… enfin… je crois…
Chanoine Patrick Willocq

Intentions de prière pour la semaine

+ Seigneur, Roi de justice, fais briller ton amour sur ceux qui
gouvernent et ceux qui détiennent l’autorité, nous t’en prions…
+
Seigneur Jésus, Chemin vers le Père, fais briller ton amour sur les pasteurs de
ton
Eglise et les missionnaires, nous t’en prions…
+
Jésus, Premier-né du Royaume, fais briller ton amour sur ceux qui ont souci des
faibles et des malheureux, nous t’en prions…
+
Jésus Christ, Prince de la paix, fais briller ton amour sur tous ceux qui
souffrent des conflits armés et sur l’Eglise du silence, nous t’en prions… +
Seigneur, Berger de ton peuple, fais briller ton amour sur nos communautés,
assemblées ici devant toi et sur tous nos frères et sœurs absents, nous t’en
prions…
CONTACTS
M. le Chanoine Patrick Willocq, curéResponsable de l’Unité pastoraleCuré de tous les clochers de l’entité de LeuzeTour Saint-Pierre 157900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.030479/62.66.20M. le Diacre Jean-Marie BourgeoisPastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaireGrand-Rue 567900 Leuze-en-Hainaut0470/100 340M. le Diacre Michel HubletMise à jour du site internetAvenue de la Croix-Rouge 447900 Leuze-en-HainautRèglement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,Curé - Adresse : voir plus hautDélégué à la protection des données :Secrétaire général de la Conférence épiscopale belge -Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1, 1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -Mail : ce.belgica@interdio.beAutorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -Secrétariat décanalTour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.03Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen
Nous porterons dans notre prière ...
Funérailles
Mme Jeanne Lepoivre demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles aura lieu en l’église de Leuze le 05 janvier 2026 à 9h00.
Mme Marie-Claire Cossement demeurait à Chapelle-à-Wattines. La célébration des Funérailles aura lieu en l’église de Leuze le 07 janvier 2026 à 11h00.
Madame Jeanne Bourlez demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles aura lieu en l’église de Leuze le 09 janvier 2026 à 11h00.
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…




Pour les familles… les jeunes… les enfants …
Dans notre Diocèse de Tournai…






Dans l’Église de Belgique…

Rif Torfs, canoniste, juriste, ancien recteur de la KU Leuven
"Sa vie sans enfants avait été loin d’être
dénuée de sens"
J’avais donné, à Lierre, une conférence sur mon livre
consacré au Vatican. Dans le cadre de celui-ci, j’avais posé cette question à
de nombreux cardinaux: "Croyez-vous
en Dieu?"
Après
ma conférence, j’entamai la conversation avec une dame, juriste, la
cinquantaine. "Ces questions me font
penser à mon grand-oncle", ditelle. "Enfant, je lui demandais: Dieu existe-t-il? Qui retrouverons-nous
au ciel? Y serons-nous heureux?"
Son grand-oncle était prêtre. Qui plus est, c’était le
prêtre qui avait célébré le mariage de mes parents en 1955, comme je
l’apprendrai. Mon père parlait toujours de lui avec beaucoup de respect. "Lorsque mon grand-oncle mourut, en
1986, j’avais seize ans. Ce jour-là, je ne l’oublierai jamais. Ce fut le plus
triste de ma vie", me dit encore cette femme. Le lendemain, elle
m’envoya par courriel une copie de sa carte de prière. Notre conversation
résonnait manifestement dans sa tête. Dans la mienne aussi, assurément.
Aujourd’hui, les prêtres font l’objet de beaucoup de
critiques. C’est aussi pour cette raison que cette histoire me touche
profondément. Cette dame continuait de penser avec tendresse et admiration à
son grand-oncle, un prêtre mort voici bientôt trente ans. Signe que sa vie sans
enfants avait été loin d’être dénuée de sens. Signe, aussi, que les réponses
qu’il donnait à ses questions candides étaient, dans leur simplicité naturelle,
inoubliables.
Quelles réponses donna-t-il exactement? Je l’ignore. Je ne
le lui ai d’ailleurs pas demandé. Mais c’étaient en tout cas les bonnes.
Sœur Marie Raphaël,
Hôtelière, Monastère Notre-Dame d’Hurtebise
"La force symbolique de ce geste était un
signe d’espérance"
Le 28 novembre dernier, Léon XIV, de Rome, et Bartholomée Ier,
de Constantinople, représentant ensemble les deux poumons de l’église, ont
prononcé d’une même voix le Credo de Nicée-Constantinople, ce texte rédigé il y
a exactement 1.700 ans pour exprimer la foi de l’Eglise. Ils l’ont fait en
omettant l’ajout du terme "filioque", qui a causé tant de tensions et
de malentendus dans l’histoire de l’œcuménisme. La force symbolique de ce geste
était un signe d’espérance pour l’unité de l’Eglise. Si l’espérance est faite
de patience et de courage, elle a aussi besoin d’audace et d’humilité. Cela
m’inspire confiance !
Etienne de Callatay,
économiste, cofondateur d’Orcadia Asset Management
"Nous sommes forcés d’ouvrir les yeux"
La guerre, en Ukraine, en Palestine, au Soudan et ailleurs,
les tensions géopolitiques, les menaces, et pas que climatiques, sur
l’environnement, l’ostracisation des migrants, le délitement de la cohésion
sociale, la perte d’attrait de la démocratie, les dommages des réseaux dits
sociaux et les dérives potentielles de la mal nommée intelligence artificielle,
les raisons d’être sombre abondent. En regard, les soucis directement
économiques, tels que remontée des tarifs douaniers, enflement de la dette publique,
faiblesse des gains de productivité et desserrement des règles financières
prudentielles, apparaissent tout à coup mineurs.
Si, dans le cortège de mauvaises nouvelles il est possible
de voir une espérance, ce n’est pas que certaines d’entre elles viennent en
minorer d’autres, mais dans une prise de conscience, un décillement. C’est là
la première étape sur le chemin de l’action, la compagne de toujours de
l’espérance. Rien ne date d’hier, ni la violence russe, israélienne ou au
Darfour, ni l’insoutenabilité environnementale de nos comportements
individuels, et pas davantage le mal-être de la classe moyenne ou la mauvaise
gestion de la collectivité. Hier, nous ne voulions pas voir. En 2025, nous
sommes forcés d’ouvrir les yeux. La lumière fait parfois mal,





