Une Parole … Une Prière
28ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

« … TOUS CEUX QUE VOUS TROUVEREZ, INVITEZ-LES À LA NOCE … »

« En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux pharisiens, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ‘Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.’ Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : ‘Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.’ Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : ‘Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’ L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : ‘Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.’ Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »
Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 22, 1 – 14
Illustration : Les noces de l’Agneau (Apocalypse). Miniature, Trinity College, Cambridge, 13° siècle.

Méditation du Pape Léon XIV
LÉON XIV
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 26 août 2026
Catéchèse. Les Documents du Concile Vatican II
IV. La Constitution Pastorale Gaudium et spes 3. La communauté humaine

Chers frères et sœurs, bonjour et
bienvenue !
En consacrant son deuxième chapitre à la
« communauté humaine », la Constitution Gaudium et spes (GS) invite à
considérer la « multiplication des relations entre les hommes » comme « l’un
des aspects les plus importants du monde d’aujourd’hui » (n° 23). Cette réalité
doit cependant trouver son accomplissement « plus profondément au sein de la
communauté des personnes », pour laquelle est indispensable « un respect
réciproque de leur pleine dignité spirituelle » (ibid.).
Ce sont là des affirmations qui, de nos
jours, revêtent une urgence accrue. D’une part, en effet, le développement
technologique, la diffusion des mass-médias et des réseaux sociaux, le recours
toujours croissant à l’intelligence artificielle ouvrent de nouvelles
possibilités, en abattant les barrières et les distances ; d’autre part, les
relations tendent à devenir de moins en moins personnelles, de plus en plus
virtuelles, et l’on risque de s’habituer à déléguer aux algorithmes des
décisions qui ne relèvent que de la conscience humaine. Veiller à ce que les
relations sociales aient une réelle épaisseur et une profondeur personnelle
est, à cet égard, la contribution que la communauté chrétienne se propose
d’offrir.
Le Concile invite à puiser critères et
force dans le projet créateur de Dieu, qui a voulu que « tous les hommes
forment une seule famille et se traitent les uns les autres comme des frères »
; c’est pourquoi « l’amour de Dieu et du prochain est le premier et le plus
grand commandement », qui a trouvé en Christ sa pleine révélation et son
accomplissement parfait (cf. GS, 24).
Le perfectionnement de la personne
humaine et le développement de la société doivent être considérés comme
étroitement interdépendants : les opposer ou les séparer reviendrait à les
réduire à néant. L’histoire, même la plus récente, confirme clairement cette
vérité ; c’est pourquoi il ne faut pas se lasser de réaffirmer, avec les Pères
de Vatican II, que « la personne humaine, qui, par sa nature même, a absolument
besoin d’une vie sociale, est et doit être le principe, le sujet et la fin de
toutes les institutions sociales » (GS, 25).
Dans cette perspective, Gaudium et spes
affirme que la diversité des personnes et des peuples dans le monde ne doit pas
être considérée comme un danger ou une menace, mais comme un potentiel
d’enrichissement et de croissance. L’opposition, qui dégénère parfois en
violence, est le fruit du pouvoir du péché et de la manière dont celui-ci
conditionne les mentalités et les actions, à tous les niveaux, provoquant
destruction et mort. Il faut s’ouvrir toujours davantage à la logique de la
réciprocité, du partage et de la sollicitude, comme c’est le cas également
entre les différents membres du corps humain (cf. 1Co 12, 21-25).
À ce stade, la Constitution pastorale
propose également une définition concise du « bien commun », en rappelant qu’il
consiste en « cet ensemble de conditions sociales qui permettent, tant aux
groupes qu’à chacun de leurs membres, d’atteindre leur perfection d’une façon
plus totale et plus aisée » (GS, 26). Dans le même temps, reconnaissant
l’interdépendance entre les peuples, elle affirme que « chaque groupe doit
tenir compte des besoins et des légitimes aspirations des autres groupes, et
plus encore du bien commun de l’ensemble de la famille humaine » (GS, 26).
Partant de cette approche, les Pères
conciliaires indiquent ensuite certaines « conséquences pratiques d’une urgence
particulière » (GS, 27). Tout d’abord, le respect de la personne humaine.
Gaudium et spes déclare : « tout ce qui s’oppose à la vie elle-même, comme
toute espèce d’homicide, le génocide, l’avortement, l’euthanasie et même le
suicide délibéré ; tout ce qui constitue une violation de l’intégrité de la
personne humaine, comme les mutilations, la torture physique ou morale, les
contraintes psychologiques ; tout ce qui est offense à la dignité de l’homme,
comme les conditions de vie sous-humaines, les emprisonnements arbitraires, les
déportations, l’esclavage, la prostitution, le commerce des femmes et des
jeunes ; ou encore les conditions de travail dégradantes qui réduisent les
travailleurs au rang de purs instruments de rapport, sans égard pour leur
personnalité libre et responsable : toutes ces pratiques et d’autres analogues
sont, en vérité, infâmes » (ibid.).
Deuxième conséquence : le respect et
l’amour même envers les adversaires ou ceux dont les façons de penser et d’agir
diffèrent des nôtres (cf. GS, 28).
Troisièmement : l’égalité fondamentale
de tous les hommes, qui exige la justice sociale. Le Document affirme : « toute
forme de discrimination touchant les droits fondamentaux de la personne,
qu’elle soit sociale ou culturelle, qu’elle soit fondée sur le sexe, la race,
la couleur de la peau, la condition sociale, la langue ou la religion, doit
être dépassée et éliminée, comme contraire au dessein de Dieu » (GS, 29).
Enfin, les Pères conciliaires exhortent
à dépasser la mentalité individualiste et à adopter une attitude de
responsabilité et de participation (cf. GS, 30-31).
Chers frères et sœurs, cette vision de
l’humanité comme « communauté de personnes » est un héritage précieux que le
Concile Vatican II nous a laissé. Elle nous aide tous à exercer un discernement
personnel et communautaire, afin d’évaluer de manière responsable les projets
sociaux et politiques d’aujourd’hui, selon les critères de la dignité de la
personne humaine, de la justice sociale et de la libre participation à la
construction du bien commun. Car l’avenir de l’humanité dépend de l’engagement
de chacun à collaborer avec Dieu et avec ses frères pour construire un monde
plus humain (cf. GS, 30).
Pape Léon XIV
Copyright © Dicastère pour la Communication - Libreria Editrice Vaticana

Prier avec le Pape
PRIER AVEC LE PAPE
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - OCTOBRE 2026
« Pour la pastorale de la santé mentale »
Cliquez sur l'illustration pour avoir accès à la vidéo
(n’oubliez pas d’activer les sous-titres en français)
Dieu de la vie,
Tu connais les profondeurs les plus intimes de nos cœurs,
la lumière et les ombres qui nous habitent,
les blessures silencieuses que parfois personne ne voit.
Aujourd’hui, nous te présentons nos frères et sœurs
qui font face à des difficultés liées à leur santé mentale,
qui souffrent dans la solitude de l’anxiété,
de la dépression ou de toute autre maladie mentale.
Tu les appelles chacun par leur nom, avec tendresse,
et en Toi, ils trouvent leur dignité et leur espérance.
Pardonne-nous les fois où nous avons détourné le regard,
alimentant la stigmatisation et la discrimination
envers les personnes atteintes de maladies mentales.
Fais de ton Église une maison ouverte,
un lieu sûr où chacun a sa place,
une communauté qui accompagne et n’exclut jamais,
qui écoute sans juger et se fait proche sans crainte.
Nous te prions, Seigneur, pour ceux qui prennent soin:
professionnels, proches, bénévoles,
hommes et femmes qui, avec patience et amour,
construisent des ponts de compréhension et de réconfort.
Donne-leur la force et la compassion nécessaires
pour soutenir ceux qui en ont besoin.
Envoie sur nous ton Esprit,
afin que nous apprenions à accueillir et à intégrer le soin de la santé mentale
dans la vie et la mission de nos communautés et de toute l’Église,
et qu’ainsi nous devenions un signe vivant de Ta miséricorde,
Toi qui n’abandonnes jamais personne
et qui relèves toujours ceux qui tombent.
Amen.

Beaucoup, dans l’Eglise mais pas uniquement, encouragent à lire la première Encyclique du Pape Léon XIV (voir aussi notre rubrique « Lecture du soir… Lecture du matin… »). C’est pourquoi nous allons la publier petit à petit dans notre Chronique. Bonne lecture !

La limite, le cœur, la grandeur de l’être humain
118. Notre rapport à la vie semble aujourd’hui en crise. Tout ce qui apparaît comme une “limite” – incapacité, maladie, vieillesse, souffrance, vulnérabilité – tend à être perçu avant tout comme un défaut à corriger, plutôt qu’un espace où l’humain mûrit et s’ouvre à la relation. Or, nous devons nous rappeler que l’humain ne s’épanouit pas malgré la limite, mais souvent à travers la limite. Une vision de la réalité à la lumière de la foi aide à reconnaître ce que nous appelons la “contingence” des choses de ce monde. Si, d’une part, il est de notre devoir d’essayer d’éliminer la souffrance qui marque la vie humaine, d’autre part, il est sage de reconnaître notre finitude constitutive, sachant que « l’expérience religieuse, et en particulier la foi chrétienne, proposent d’habiter, sans simplifications, cette ambivalence entre la grandeur et la limite de l’humain, en la lisant à la lumière de la relation originelle et fondatrice avec Dieu ». [131]
119. C’est précisément dans notre nature limitée que trouvent leur place la compassion, la sincère préoccupation face aux besoins des autres, la générosité qui surprend même au milieu des ténèbres et de l’échec, l’expérience spirituelle et l’adoration de Dieu. Nous le constatons dans de nombreux moments où la limite se fait concrète dans notre vie, lorsque nous essuyons un refus, lorsque nous souffrons de la maladie ou de la mort d’un être cher, lorsque nous faisons l’expérience de l’incapacité ou de l’échec. Mystérieusement, c’est précisément dans ces moments-là que nous pouvons trouver une sagesse nouvelle, toucher de nos mains l’affection des gens et expérimenter la présence du Seigneur.
120. Même lorsque la limite se manifeste par des souffrances intérieures, la sagesse humaine nous enseigne à ne pas la refouler ni la réprimer, mais à l’intégrer. Pour éliminer totalement la douleur, il faudrait, au fond, éteindre aussi l’amour et le désir. En effet, celui qui aime et désire ne peut éviter de passer par l’épreuve et la souffrance, et c’est pourquoi, au fil des ans, nous gardons en nous des enseignements qui s’impriment comme des cicatrices, mémoire du chemin parcouru entre liberté et chutes, rêves et déceptions. Ce n’est que grâce à l’entrelacement de ces éléments que, dans le cœur, se produisent ces merveilles de l’âme qui nous font savourer la saveur la plus douce de notre humanité. [132] Renoncer à cette aventure, à la fois dramatique et splendide, au nom d’un prétendu dépassement de toutes les limites, pourrait signifier bien des choses mais pas être humain.
121. La corruption morale de notre condition de créature – le mal qui agite manifestement le cœur de l’homme – ruine la société et la vie, allant jusqu’aux extrêmes de la déshumanisation. Et pourtant, même cette forme douloureuse de limitation laisse entrevoir des lueurs de bien. Même lorsque l’être humain se déshumanise et provoque des tragédies, une petite lumière continue de briller dans l’humanité et reste capable de se rallumer, par la grâce de Dieu, sur les chemins de la conversion et de la réconciliation. Viktor Frankl disait à juste titre que dans les moments d’horreur « nous avons appris à connaître l’homme tel qu’il est réellement. Après tout, l’homme est l’être qui a inventé les chambres à gaz d’Auschwitz ; mais il est aussi celui qui y est entré debout, le Notre Père ou le Shema Israël aux lèvres ». [133]
122. La finitude, lorsqu’elle est acceptée dans la vérité, n’appauvrit pas l’être humain, mais l’ouvre à la reconnaissance du visage de Dieu et de l’autre. D’ailleurs, c’est précisément parce qu’il fait l’expérience de la limite – la vulnérabilité, la douleur, l’échec – qu’il peut reconnaître sa propre dignité et celle d’autrui comme inviolables. Et dans cette même expérience de la limite, il reste capable de percevoir une fraternité plus grande que lui-même et de reconnaître l’injustice comme un scandale.
La culture et l’art, lorsqu’ils sont authentiques, préservent cette étincelle, empêchant la normalisation du mal. Ainsi, certaines œuvres ont pris une valeur presque prophétique : la Neuvième Symphonie de Beethoven comme désir d’unité ; Guernica comme dénonciation de la déshumanisation ; La Liste de Schindler comme invitation à ne pas livrer le passé à l’oubli.
123. L’histoire n’apparaît pas seulement comme un catalogue de nos violences, mais aussi comme la preuve que l’être humain sait créer des institutions capables de protéger la vie en communauté. Au cours des deux derniers siècles, nous en voyons l’illustration dans certaines réalisations emblématiques : la fondation du Comité International de la Croix-Rouge (1863), dont la neutralité opérationnelle garantit des soins prodigués avec compassion à tous ; le long processus qui a conduit à l’abolition de l’esclavage qui n’a pas été un simple changement juridique, mais un changement de conscience ; la création de l’Organisation des Nations Unies (1945) et la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) qui ont établi un langage commun pour affirmer, au moins en tant qu’idéal partagé, que la dignité humaine est universelle ; la Convention relative au statut des réfugiés (1951) qui reconnaît un devoir de protection envers ceux qui fuient les persécutions et les menaces. Dans ces exemples, le désir de bien se traduit concrètement par des formes publiques – normes, institutions, pratiques – capables de limiter la force et de défendre les plus vulnérables. Mais rien de tout cela ne vit le jour sans se heurter à des résistances, à des intérêts mesquins et à des inerties culturelles. Les conquêtes morales prennent presque toujours la forme d’un chemin long et laborieux, marqué également par des revers : pensons aux processus de paix interrompus ou aux engagements environnementaux mis en œuvre avec lenteur. Pourtant, c’est précisément la fragilité de ces résultats qui montre à quel point la responsabilité de ceux qui les initient et les soutiennent est précieuse.
124. Certains événements nous aident à comprendre que l’histoire peut changer dès lors qu’un seul homme ou une seule femme prend vraiment au sérieux la dignité de chacun : le mouvement des droits civiques aux États-Unis d’Amérique, lié notamment au témoignage de Martin Luther King Jr., ou la fin de l’apartheid en Afrique du Sud après la libération de Nelson Mandela et son choix de ne pas abandonner l’avenir à la haine. Dans des contextes différents, des femmes courageuses et généreuses se sont également distinguées, telles que sainte Laura Montoya, sainte Thérèse de Calcutta, Dorothy Day, Marie Skłodowska-Curie, Maria Montessori, Elisabeth Elliot, Wangari Maathai, Benazir Bhutto et tant d’autres, sur tous les continents, qui, par leur engagement, ont contribué à rendre l’histoire plus humaine. 125. À côté de ces signes publics, il existe une trame plus cachée mais décisive : les communautés religieuses qui choisissent des lieux pauvres et dangereux ; les martyrs de la fraternité et de la justice comme saint Maximilien Marie Kolbe, saint Oscar Romero et le bienheureux Enrique Angelelli, ainsi que des témoins qui ont incarné, dans des conditions difficiles et souvent inhumaines, l’espérance de l’Évangile et la dignité de l’homme, comme le vénérable FrançoisXavier Nguyễn Văn Thuận. Et, surtout, les “martyrs du quotidien” qui soignent, éduquent, accompagnent, consolent sans faire de bruit, comme les parents, les infirmiers, les médecins, les bénévoles, les personnes qui restent aux côtés d’une personne âgée ou d’un exclu. Leur témoignage montre que le bien ne se fait pas de manière automatique, mais qu’il exige de la persévérance, de la mémoire et une conversion qui rend capable de recommencer même après les défaites. 126. C’est précisément cette imbrication d’institutions justes, de témoignages crédibles et de fidélités quotidiennes qui entretient l’espérance et indique une direction : faire progresser la technique sans faire régresser le cœur. C’est pourquoi l’humanité – magnifique et blessée – ne doit être ni remplacée ni dépassée : elle peut accueillir les progrès de la technique pour soulager les souffrances et ouvrir de nouvelles possibilités, à condition de ne pas renier ce qui fait d’elle ce qu’elle est, c’est-à-dire la capacité de relation et d’amour. À ce stade, une question décisive s’impose : s’il existe un authentique “plus qu’humain”, où se trouve-t-il ? La foi chrétienne y répond en indiquant un accomplissement qui ne découle pas d’une divinisation technologique, mais de l’opération de la grâce de Dieu reçue dans le Christ.
Le véritable “plus qu’humain” : grâce et humanisme chrétien 127. L’expression “plus qu’humain” n’appartient pas seulement au langage des promesses techniques. Depuis des siècles, la tradition chrétienne affirme que l’être humain n’est pas enfermé dans les limites de sa propre nature, mais qu’il est appelé à se transcender : non pas pour fuir la réalité ou par mépris des limites, mais pour s’épanouir dans l’amour. La foi connaît un “au-delà” qui naît du don de Dieu. Cette transformation est l’œuvre de l’Esprit Saint. Comme l’enseignait saint Thomas d’Aquin, ce processus d’élévation et de transformation « dépasse les facultés naturelles », [134] car il existe une distance infinie [135] entre notre nature et la vie de Dieu. Cependant, il est possible de nous insérer au sein de cette vie inépuisable, tandis que nous marchons dans les limites de ce monde. Et celui qui rend ce chemin possible ne peut être que l’Infini qui se donne : c’est Dieu lui-même qui surmonte la disproportion “infinie”. [136] C’est ainsi qu’a lieu la recréation de l’humain : « Si donc quelqu’un est dans le Christ, c’est une création nouvelle : l’être ancien a disparu, un être nouveau est là » ( 2 Co 5, 17).
128. Lorsque nous acceptons cette possibilité de nous transcender par la grâce de Dieu, nous ne nous renions pas, nous ne devenons pas moins humains. Au contraire, comme l’expliquait le Pape François, « nous parvenons à être pleinement humains quand nous sommes plus qu’humains, quand nous permettons à Dieu de nous conduire au-delà de nous-mêmes pour que nous parvenions à notre être le plus vrai ». [137] C’est là que réside la différence radicale par rapport aux rêves prométhéens : ce qui sauve l’humain, ce n’est pas une autosuffisance renforcée, mais une relation qui libère, une communion qui transforme. Face à cela, une technologie qui classe et optimise ce qui existe déjà peut devenir, sans le vouloir, un obstacle au changement et à la croissance. Pour un algorithme, l’erreur est quelque chose à corriger ; pour une personne, elle peut être le début d’un changement profond. L’avenir d’une personne n’est pas prévisible, mais dépend de sa liberté portée par la grâce divine inépuisable, et des liens qu’elle cultive. (A suivre)
LEON XIV
[131] Commission Théologique Internationale, Quo vadis, humanitas? Réfléchir à l’anthropologie chrétienne face à certains scénarios sur l’avenir de l’humanité (9 février 2026), n. 3.
[132] « Si le cœur est dévalorisé, alors parler avec le cœur, agir avec le cœur, mûrir et prendre soin du cœur est également dévalorisé. Lorsque la spécificité du cœur n’est pas prise en compte, sont perdues les réponses que l’intelligence à elle seule ne peut donner, perdue la rencontre avec les autres, perdue la poésie. Et nous passons à côté de l’histoire et de nos histoires, car la véritable aventure personnelle est celle qui se construit à partir du cœur. À la fin de la vie, c’est tout ce qui comptera » : François, Lett. enc. Dilexit nos (24 octobre 2024), n. 11 : AAS 116 (2024), p. 1372.
[133] V. Frankl, Man’s Search for Meaning. An Introduction to Logotherapy, Boston 1963, p. 213.
[134]Saint Thomas d’Aquin, Summa Theologiae, I-II, q. 112, a. 1, co. ; q. 114, a. 5, co. : ed. Leonina, VII, Roma 1892, pp. 323 et 349.
[135] Cf. ibid., q. 114, a. 1, co. : ed. Leonina, VII, p. 344.
[136]Cf. Id., Super Boetium De Trinitate, q. 1, a. 2, ad 3 : éd. Leonina, L, Rome 1992, 96 ; Summa Theologiae, I, q. 7, a. 1, ad 3 : éd. Leonina, IV, Rome 1888, p. 72.
[137] François, Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 8 : AAS 105 (2013), p. 1022.

Parole de Mgr Frédéric Rossignol


Chers frères et sœurs,
Plus nous avançons sur le chemin de la foi, plus nous découvrons que la dimension communautaire de l’expérience de foi est essentielle. Il est vrai qu’on ne peut chercher Dieu qu’en étant un « Je » à la recherche du « Tout-Autre ». Et nous faisons souvent l’expérience d’un certain étonnement et désarroi lorsque nous nous trouvons seuls croyants dans nos familles et notre entourage. Certes, nous ne pouvons pas forcer nos frères et sœurs à faire l’expérience de la présence de Dieu dans leurs vies. Mais tout en respectant la liberté de nos frères et sœurs d’accueillir ou non le Christ comme leur Sauveur, nous ne pouvons jamais nous satisfaire d’une foi qui nous apporterait la vie en abondance sans que cette vie ne rejaillisse d’une manière ou d’une autre sur la vie de nos frères et sœurs. Notre foi, notre espérance, nos actes d’amour doivent être à l’exemple du Christ, orientés dans un même mouvement vers le Père pour l’adorer et vers notre prochain pour l’inviter à découvrir que Dieu a donné sa vie pour lui. Qui pourrait en effet se satisfaire d’aller au Ciel sans avoir entrainé préalablement ses frères et sœurs à y aller avec lui ?
Dans son encyclique « Gaudete et Exultate » (Réjouissez-vous et exultez)[1], le pape François nous dit que si, dans notre cheminement de foi, nous ne pouvons cheminer seul, c’est non seulement parce que nous avons à donner notre vie très concrètement pour les autres, mais aussi parce que les autres ont un rôle essentiel à jouer pour faire grandir notre foi. Il met en garde les chrétiens contre une foi purement subjective, dans laquelle chacun construirait sa foi comme il l’entendrait, en fonction de ce que l’on ressent, en choisissant ce qui est appréciable et en rejetant ce qui ne plaît pas. Au fond, ce serait se créer un faux dieu pour plusieurs raisons. La première, c’est que Dieu est toujours le Tout-Autre, l’insaisissable, l’innommable. À Moïse qui Lui demandait son nom, Dieu répond « Je suis celui qui est » que l’on peut aussi traduire par « Je suis celui qui serait ». Définir qui est Dieu, c’est l’enfermer. On ne définit pas Dieu tout comme on ne définit pas son prochain parce que Dieu tout comme le prochain échappent toujours à nos définitions. Deuxièmement, Dieu est toujours le Dieu des surprises. Il nous emmène souvent sur des chemins inattendus qui nous remettent en question. Se forger des réponses à tout, c’est refuser de se laisser guider par Dieu, c’est vouloir que Dieu nous suive plutôt que l’inverse.
Lorsque quelqu’un a réponse à toutes les questions, cela montre qu’il n’est pas sur un chemin sain, et il est possible qu’il soit un faux prophète utilisant la religion à son propre bénéfice, au service de ses élucubrations psychologiques et mentales. Dieu nous dépasse infiniment, il est toujours une surprise et ce n’est pas nous qui décidons dans quelle circonstance historique le rencontrer, puisqu’il ne dépend pas de nous de déterminer le temps, le lieu et la modalité de la rencontre. Celui qui veut que tout soit clair et certain prétend dominer la transcendance de Dieu. (GE 41)
(à suivre)
[1] Gaudete et Exultate (GE), exhortation apostolique du Pape François, sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel, 2018. Je m’inspire de cette exhortation comme trame de mes éditoriaux depuis le mois passé.
Votre frère et pasteur,
+ Frédéric Rossignol

Un mot du Curé…


Dimanche dernier, c’était la rentrée officielle de la catéchèse initiatique pour cette année pastorale 2026-2027 dans l’unité pastorale. En voici les principaux piliers :
+ une catéchèse intergénérationnelle où c’est toute la famille qui est invitée à un cheminement, et pas seulement l’enfant ;
+ une catéchèse ouverte à tous, quels que soient l’âge, l’année scolaire, le « statut » : enfants en catéchèse, parents, grands-parents, frères/soeurs,…
+ une catéchèse basée sur le dimanche et la Messe dominicale ;
+ une catéchèse où il s’agit moins « d’apprendre » qu’essayer de reconnaître Jésus ressuscité qui est présent dans « ma » vie ici et maintenant et qui me propose un chemin de vie avec lui et avec les autres…
+ Une rencontre de présentation de ce projet a été proposée à toutes les familles qui le souhaitaient le vendredi 11 septembre ; la nef centrale de la collégiale Saint-Pierre était pleine. Toujours un beau moment, car il ne s’agit pas simplement de « prendre des inscriptions » ; il s’agit bien plutôt d’annoncer que notre Dieu, ce Dieu de Jésus Christ avec lequel nous invitons enfants et familles à cheminer, est un Dieu qui veut notre joie et notre bonheur.
Cette année, après avoir dépouillé les bulletins d’inscription remis par les parents, on compte environ (il y a toujours quelques retardataires...) 104 familles qui souhaitent faire quelques pas sur ce chemin, c’est-à-dire en lesquelles un enfant et, nous l’espérons, toute sa famille vont cheminer à la découverte de Jésus et de son projet de bonheur, sa Bonne Nouvelle, son Evangile. Certains de ces enfants, environ 60, ont souhaité célébrer la première communion en mai de l’année prochaine ; 31 jeunes ont souhaité faire profession de foi, recevoir le sacrement de Confirmation et de l’Eucharistie qui achève l’Initiation chrétienne. Et les autres vont « simplement » cheminer à la rencontre de Jésus, reportant à plus tard la réception d’un sacrement, « quand ils seront prêts », me disent parfois les parents. C’est finalement un accompagnement quasi individuel que nous devons proposer car l’histoire de chacun d’entre nous est unique et l’histoire de chacun d’entre nous avec le Christ Jésus est aussi unique.
+
Pour découvrir la présence du Christ Jésus dans nos vies, l’un des chemins à proposer est sans aucun doute la lecture et la méditation de l’Evangile, ou plus largement de la Bible. Dès que les colis seront livrés, les enfants recevront chacun de quoi nourrir cette méditation en famille : les plus jeunes, une histoire de Jésus en bandes dessinées et les aînés, les pages les plus importantes de la Bible, Ancien et Nouveau Testaments, en bandes dessinées également, ou encore le « Youcat pour les enfants », un ouvrage invite à entrer dans la compréhension de la foi de l'Église Catholique.
Un autre « outil » offert aux familles est cette « Chronique des Clochers » hebdomadaire : elle comporte toujours au moins deux pages destinées à prier, méditer la Parole en famille à la maison. +
Après ce début d’année en célébration, les rencontres vont s’étaler jusque mai : 15 temps de rencontre sont prévus au calendrier remis aux familles : 5 catéchèses ou célébrations en petites équipes, 3 catéchèses tous ensemble en grande assemblée, et 7 célébrations particulières. A côté de ces rencontres spécifiques, toutes les familles sont invitées le samedi ou le dimanche à rejoindre une des célébrations eucharistiques dans un des clochers de l’unité pastorale ; chaque fois qu’un certain nombre de familles seront présentes, nous veillerons à adapter un moment de la célébration (notamment l’homélie dont le but est d’aider à entrer dans la Parole de Dieu entendue) à l’âge des plus jeunes. + Il est toujours enthousiasmant d’ouvrir cette catéchèse familiale et de la voir se dérouler durant toute une année. Car il s’agit bien d’une catéchèse « en famille », que ce soit lors des rencontres spécifiques ou lors des célébrations. Et parfois, il me revient qu’à la maison, autour du dîner ou du souper, certains enfants reviennent avec leurs parents sur telle activité ou telle découverte reçue lors d’une catéchèse. Là, c’est magnifique, car les parents deviennent alors des témoins de foi pour leurs enfants… N’est-ce pas notre souhait le plus profond ?...
Bon dimanche !
Chanoine Patrick Willocq

Intentions de prière pour la semaine

+ Voici
notre Dieu, il nous a sauvés…
Aide-nous,
Père, à dire ton amour et ton salut à tous ceux que nous rencontrons à la
croisée des chemins…
+
Mon repas est prêt, venez au repas de noces…
Aide-nous,
Père, à faire cette invitation à ceux qui te cherchent, à ceux qui hésitent au
seuil de ton Eglise…
+
Tous ceux que vous rencontrerez,
invitez-les au repas de noces… Aide-nous, Père, à élargir notre cœur, sans
juger sur les apparences, car toi seul connais le fond des cœurs…
+ Mon
ami, comment es-tu entré ici sans avoir le vêtement des noces ?...
Aide-nous,
Père, à être fidèles à notre baptême afin de révéler ton vrai visage,
accueillant à chacun mais rappelant les exigences de l’Evangile de ton Fils…
CONTACTS
M. le Chanoine Patrick Willocq, curéResponsable de l’Unité pastoraleCuré de tous les clochers de l’entité de LeuzeTour Saint-Pierre 157900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.030479/62.66.20M. le Diacre Jean-Marie BourgeoisPastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaireGrand-Rue 567900 Leuze-en-Hainaut0470/100 340M. le Diacre Michel HubletMise à jour du site internetAvenue de la Croix-Rouge 447900 Leuze-en-HainautRèglement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,Curé - Adresse : voir plus hautDélégué à la protection des données :Secrétaire général de la Conférence épiscopale belge -Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1, 1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -Mail : ce.belgica@interdio.beAutorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -Secrétariat décanalTour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.03Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen
Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes
- Le dimanche 25 octobre, à 10h00, en l’église de Leuze : Matt Ferdin Hanot, enfant de Lydie Hanot et Jason Ferdin.
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.
Mariages
- Le samedi 17 octobre, à 14h00, en l’église de Pipaix : Stéphanie Materne et Hugues Dubuisson
Que tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !
Funérailles
- Madame Josiane Baudart demeurait à Tournai. La Liturgie des Funérailles a été célébrée en l’église de Tourpes le lundi 05 octobre 2026 à 11h00.
- Monsieur Pierre Duval demeurait à Pipaix. La Liturgie des Funérailles a été célébrée en l’église de Pipaix le mardi 06 octobre 2026 à 11h00. Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…






© aliaksei kruhlenia - Shutterstock
Dans le XVIIIe
arrondissement de Paris, au square Suzanne Buisson, les Parisiens remarqueront
une fontaine surplombée par la statue de saint Denis tenant sa tête entre ses
mains. Réalisée en 1941, elle est l’œuvre du sculpteur Fernand Guignier. Elle
rappelle le moment où saint Denis, alors en chemin vers l'actuelle ville de
Saint-Denis, se serait arrêté un instant à un fontaine située à Montmartre pour
y laver sa tête.
Premier évêque de Paris au IIIe siècle,
célébré chaque année le 9 octobre par l'Église catholique, saint Denis reste
ancré dans les mémoires comme le saint à l’origine de la construction de la
basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France. Mais que reste-il de
son passage aujourd’hui à Paris ?
Envoyé
de Rome par le pape Clément pour évangéliser la Gaule, saint Denis et ses deux
compagnons, Rustique et Eleuthère, connurent un destin tragique. Missionnaire
au grand charisme, saint Denis, une fois arrivé à Paris, entreprit de convertir
de nombreux Parisiens. Craignant la ferveur naissante au sein de la capitale,
les autorités romaines décidèrent d'exécuter le missionnaire. Saint Denis fut
ainsi décapité à Paris au milieu du IIIe siècle, à Montmartre, près
de l’actuelle place des Abbesses.
Selon
la Tradition, une fois la tête tranchée, il resta debout et ramassa sa tête au
sol. Il marcha ensuite durant plusieurs kilomètres en direction du nord, tout
en récitant des prières, et finit par s’effondrer dans la commune qui porte
aujourd’hui son nom. C'est précisément à l’endroit il où mourut que la
basilique Saint-Denis fut construite.
Mais
outre cet édifice célèbre, davantage connu pour abriter les sépultures des rois
de France depuis le IVe siècle, quelques vestiges dispersés à Paris,
ici et là, rappellent la présence marquante de ce grand saint, aujourd’hui
patron de la capitale avec sainte Geneviève. Pour les découvrir, voici quelques
photos :

Les reliques de saint Denis, Rustique et Eleuthère
© Marie Thérèse Hébert & Jean Robert Thibault - Flickr
Si les reliques
de saint Denis et ses compagnons ont vécu une histoire mouvementée, on sait
que, dès le XIIe siècle, le roi Louis VII et la reine Aliénor d’Aquitaine
avaient disposé trois reliquaires en argent sur un somptueux autel placé dans
le chevet nouvellement construit. En pleine lumière, les pèlerins pouvaient
ainsi se recueillir plus facilement auprès du saint. Aujourd'hui, l'autel du
XIXe siècle abrite trois reliquaires plus récents contenant toujours des
ossements.
La fosse d'inhumation de saint Denis et ses compagnons
© Marie Thérèse Hébert & Jean Robert Thibault - Flickr
Dans l’immense
crypte archéologique, une fosse conserve le souvenir de l’emplacement de la
tombe et des reliques de saint Denis et de ses deux compagnons. Cette fosse a
été le centre de tous les édifices construits, de la première chapelle du IVe
jusqu’à la grande abbatiale du XIIIe siècle que l'on connaît aujourd'hui.
La crypte secrète de saint Denis à Paris
©Paris-Bise-Art
Parmi les
vestiges les plus incroyables du passage de saint Denis dans la capitale, la
crypte située dans le Ve arrondissement de Paris est sans doute la mieux cachée
de toute la capitale. Dissimulée sous un parking privé, cette crypte, baptisée
à l’époque « Saint-Denis-sous-terre » se trouvait sous l’ancienne église
Notre-Dame-des-Champs (détruite à la Révolution). C'est là que la dépouille des
souverains, morts en dehors de la capitale, était honorée pendant toute une
nuit avant d’être transférée à la basilique de Saint-Denis. La légende raconte
que c’est dans le quartier Saint-Jacques que le saint aurait commencé sa
mission avant d’être arrêté et condamné à mort. Après sa disparition, plusieurs
églises et chapelles furent érigées dans le quartier pour commémorer la mémoire
de l’évangélisateur.
La porte Saint-Denis à Paris
© Par Coyau / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0
Arc de triomphe
situé dans le Xe arrondissement de Paris, la porte Saint Denis, bien qu'elle
porte le nom du premier évêque de Paris, n'évoque pas le saint en lui-même.
Construite en 1672 par l'architecte François Blondel, elle a été conçue à la
gloire de Louis XIV. Si on lui a donné le nom de "Saint-Denis", c'est
parce que c'est à cet endroit qu'aboutit la rue Saint-Denis, route qui conduit
directement Paris à la basilique de Saint-Denis.
Saint Denis sur la cathédrale Notre-Dame de Paris
© Pixabay
En tant que
protecteur de Paris et du royaume de France, saint Denis trouve naturellement
sa place dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Son martyre est ainsi évoqué
plusieurs fois à l'intérieur et sur l'édifice. Au portail de la Vierge, à
gauche de la façade, le saint, entouré de deux anges, est reconnaissable à la
tête qu’il porte entre ses mains. Au portail sud, dédié à saint Étienne, saint
Denis est à nouveau représenté : il tient sa calotte crânienne entre ses deux
compagnons martyrs. On retrouve également le saint à l'intérieur de la
cathédrale à travers une statue de Nicolas Coustou mais aussi dans plusieurs
vitraux et sur l'ambon placé dans le chœur.
La relique de saint Denis dans le coq de Notre-Dame de
Paris
© Twitter @chanutj
Avant
l'incendie qui a endommagée Notre-Dame de Paris le 15 avril dernier, beaucoup
ignoraient que le coq qui surmontait la flèche de la cathédrale, conservait
plusieurs reliques. À l'intérieur, on trouve, en effet, un fragment de la vraie
croix mais aussi des reliques de sainte Geneviève et... saint Denis ! Par
chance, le coq a survécu à la chute, sauvant par la même occasion cette mince
relique de l'évêque de Paris.
Caroline Becker
Caroline Becker est diplômée d'un Master de recherche en
Histoire de l’art (Paris X) et un d'un Master en Management de projets
culturels (IESA). Après avoir travaillé au service des musées, elle s'est
orientée vers le journalisme culturel. Elle a travaillé pour la revue d'art Narthex avant de rejoindre la rédaction
d'Aleteia en 2016.



Pour les familles… les jeunes… les enfants …





: https://www.riseuptournai.be/d-tails-et-inscription/tous-freres :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSePqtkDHeEpY5wNnn_yT87D8vjOaZphyHqJNKGb-
X_wi7q6_w/viewform
: https://diocese-tournai.be/2026/10/06/une-parenthesepleine-de-douceur-et-damour-a-bonne-esperance/
Vidéo du mois : : https://www.youtube.com/watch?v=3ZVyQO24uz8
Dans notre Diocèse de Tournai…


Dans l’Église de Belgique…


Président de la Conférence des évêques
de Belgique, Mgr Terlinden participe actuellement à la grande rencontre
"Dix ans après Amoris laetitia" organisée à Rome. Lors de la journée
d’ouverture, deux passages du discours de Léon XIV, consacrés à la beauté et à
la fragilité des familles, ont particulièrement marqué l’archevêque. Il nous
partage l'ambiance sur place : "Je suis curieux de voir ce que cela va
donner."
Ce
mercredi 7 octobre, le Pape a adressé un discours d'ouverture aux chefs des
Églises orientales et aux présidents des Conférences épiscopales réunis en
salle Paul VI, afin d'expliquer le sens de la démarche. Mgr Luc Terlinden en
retient deux passages en particulier :
•
Extrait 1 : « Les Actes des Apôtres nous offrent
une belle image de ce que nous nous apprêtons à faire. À la fin de leur voyage
missionnaire, Paul et Barnabé réunirent l’Église et “racontèrent tout ce que
Dieu avait fait avec eux” (Ac 14, 27). Plus tard, alors qu’ils se rendaient à
Jérusalem, ils traversèrent la Phénicie et la Samarie, relatant ce qui s’était
passé au cours de leur mission,
et
leur récit remplit de joie les frères et sœurs. Lorsqu’ils arrivèrent à
Jérusalem, ils furent accueillis par l’Église, les Apôtres et les anciens et,
une fois encore, “racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux” (15, 4).
Il
y a quelque chose de ce mouvement dans notre propre rassemblement. »
•
Extrait 2 : « Quel genre d’Église les personnes
rencontrent-elles précisément lorsqu’elles sont les plus fragiles ? Nos
communautés les aident-elles à découvrir qu’elles y ont toujours une place, une
responsabilité et des dons à offrir ? La vérité que nous proclamons peut-elle
être rencontrée à travers la patience, la proximité et la miséricorde de notre
présence pastorale ? Comment leur annoncer la plénitude de l’enseignement de
l’Évangile sur la famille ?
Au
cours de ces journées, je vous invite à accorder à ces questions toute leur
importance. L’Esprit Saint parle souvent à travers les situations mêmes qui
nous mettent au défi et nous éclaire afin que nous puissions découvrir comment
la miséricorde de Dieu et la grâce salvifique du Christ peuvent rejoindre nos
familles aujourd’hui, particulièrement dans leur fragilité et leur résilience,
dans leurs espoirs et leurs déceptions, dans leur désir de communion et leur
quête de sens. Notre tâche n’est donc pas seulement d’interpréter ces réalités,
mais de nous laisser interpeller par elles et de nous laisser pousser à assumer
notre responsabilité pastorale, afin que l’Église puisse trouver de nouvelles
manières d’annoncer l’Évangile, d’offrir les grâces sacramentelles,
d’accompagner les familles et de rendre visible la tendresse avec laquelle le
Christ continue de cheminer au milieu de son peuple... »
La beauté du mariage, mais aussi la fragilité des
familles
Après
le discours du pape, sœur Helen Alford, dominicaine de
SainteCatherine-de-Sienne et présidente de l’Académie pontificale des sciences
sociales, a proposé une méditation
à l'assemblée. Une
intervention qui a retenu toute l’attention de l'archevêque de
MalinesBruxelles.
"La méditation sur l’évangile de la
Samaritaine de la soeur Helen prolonge les paroles du pape, salue Mgr Terlinden. En mettant en évidence la fragilité de la Samaritaine et le chemin que
Jésus ouvre pour elle, nous comprenons qu’il ne s’agit pas seulement d’exalter
la beauté de la vocation du mariage mais bien de voir la grâce à l’oeuvre en
toute situation, même les plus fragiles."

Seul
représentant belge à la rencontre, Mgr Terlinden résume l’esprit de la journée
d’ouverture : "Cette première
rencontre fut conçue comme un temps de récollection et de prière. Elle nous a
certainement unis autour de Jésus et de son Évangile, en nous rendant attentifs
à la beauté du mariage mais aussi à nos fragilités."
Il
annonce la suite du programme : "Nous
allons poursuivre autour des thèmes proposés, en nous nous nourrissant des
témoignages et des conférenciers mais aussi des apports de chacun et des
réalités diverses. La méthode de la conversation dans l’Esprit nous
accompagnera. Je suis curieux de voir ce que cela va donner..."
C.L. avec SIPI


L’Art qui conduit à la Transcendance
