Une Parole … Une Prière
DIMANCHE DE LA TRINITE
« DIEU A TELLEMENT AIMÉ LE MONDE… »

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. »
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 3, 16-18
Illustration : Leuze, Collégiale Saint-Pierre
L’Autel du transept nord est surmonté également d’une Trinité verticale ou « Trône de grâce » - peintre inconnu ?)
Méditation du Pape Léon XIV
PAPE LÉON XIV 
Audience générale - Catéchèse
Place St-Pierre , Rome – 20 mai 2026

LE CONCILE VATICAN II À TRAVERS SES DOCUMENTS (XVIII)
II. LA CONSTITUTION DOGMATIQUE « SACROSANCTUM CONCILIUM »
(
:Le Saint-Siège)
1. LA LITURGIE DANS LE MYSTÈRE DE L’EGLISE
Chers frères et sœurs, bonjour et
bienvenue !
Nous commençons aujourd’hui, une série
de catéchèses sur le premier Document promulgué par le Concile Vatican II : La
constitution sur la sainte liturgie, Sacrosantum
Concilium (SC).
En élaborant cette Constitution, les
Pères conciliaires ont voulu non seulement entreprendre une réforme des rites,
mais aussi amener l’Église à contempler et à approfondir ce lien vivant qui la
constitue et l’unit : le mystère du Christ. La liturgie, en effet, touche au
cœur même de ce mystère : elle est à la fois l’espace, le temps et le contexte
dans lesquels l’Église reçoit du Christ sa propre vie. En effet, dans la
liturgie, « s’exerce l’œuvre de notre rédemption » (SC, 2), qui fait de nous
une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s’est
acquis (cf. 1 P 2, 9).
Comme l’a montré le triple renouveau –
biblique, patristique et liturgique – qui a traversé l’Église au cours du XXe
siècle, le Mystère en question ne désigne pas une réalité obscure, mais le
dessein salvifique de Dieu, caché depuis l’éternité et révélé en Christ, selon
l’affirmation de saint Paul (cf. Ep 3, 3-6). Voici donc le Mystère chrétien :
l’événement pascal, c’est-à-dire la passion, la mort, la résurrection et la
glorification du Christ, qui nous est rendu sacramentellement présent
précisément dans la liturgie, de sorte que chaque fois que nous participons à
l’assemblée réunie « en son nom » (Mt 18, 20), nous sommes plongés dans ce
Mystère.
Le Christ lui-même est le principe
intérieur du mystère de l’Église, peuple saint de Dieu, né de son côté
transpercé sur la croix. Dans la sainte liturgie, par la puissance de son
Esprit, il continue d’agir. Il sanctifie et associe l’Église, son épouse, à son
offrande au Père. Il exerce son sacerdoce absolument unique, lui qui est
présent dans la Parole proclamée, dans les Sacrements, dans les ministres qui
célèbrent, dans la communauté rassemblée et, au plus haut degré, dans
l’Eucharistie (cf. SC, 7). C’est ainsi que, selon saint Augustin (cf. Serm.,
277), en célébrant l’Eucharistie, l’Église « reçoit le Corps du Seigneur et
devient ce qu’elle reçoit » : elle devient le Corps du Christ, « demeure de
Dieu par l’Esprit » (Ep 2, 22). Telle est « l’œuvre de notre rédemption », qui
nous configure au Christ et nous édifie dans la communion.
Dans la sainte liturgie, cette communion
se réalise « par les rites et les prières » (SC, 48). La ritualité de l’Église
exprime sa foi – selon le célèbre adage lex orandi, lex credendi –, et façonne
en même temps l’identité ecclésiale : la Parole proclamée, la célébration du
sacrement, les gestes, les silences, l’espace, tout cela représente et donne
forme au peuple convoqué par le Père, Corps du Christ, Temple du Saint-Esprit.
Chaque célébration devient ainsi une véritable épiphanie de l’Église en prière,
comme l’a rappelé saint Jean-Paul II (Lettre apostolique Vicesimus quintus
annus, 9).
Si la liturgie est au service du mystère
du Christ, on comprend pourquoi elle a été définie comme « le sommet vers
lequel tend l’action de l’Église et, en même temps, la source d’où jaillit
toute son énergie » (SC, 10). Il est vrai que l’action de l’Église ne se limite
pas à la seule liturgie, mais toutes ses activités (la prédication, le service
des pauvres, l’accompagnement des réalités humaines) convergent vers ce «
sommet ». À l’inverse, la liturgie soutient les fidèles en les plongeant sans
cesse dans la Pâque du Seigneur et, par conséquent, à travers la proclamation
de la Parole, la célébration des sacrements et la prière commune, ils sont
fortifiés, encouragés et renouvelés dans leur engagement de foi et dans leur
mission. En d’autres termes, la participation des fidèles à l’action liturgique
est à la fois « intérieure » et « extérieure ».
Cela signifie également qu’elle est
appelée à se déployer concrètement tout au long de la vie quotidienne, dans une
dynamique éthique et spirituelle, de sorte que la liturgie célébrée se traduise
en vie et exige une existence fidèle, capable de concrétiser ce qui a été vécu
dans la célébration : c’est ainsi que notre vie devient « un sacrifice vivant,
saint et agréable à Dieu », réalisant notre « culte spirituel » (Rm 12, 1).
Ainsi, «la liturgie édifie chaque jour ceux qui sont au-dedans pour en faire un
temple saint dans le Seigneur » (SC, 2), et forme une communauté ouverte et
accueillante envers tous. Elle est en effet habitée par l’Esprit Saint, elle
nous introduit dans la vie du Christ, elle fait de nous son Corps et, dans
toutes ses dimensions, elle représente un signe de l’unité de toute l’humanité
en Christ. Comme le disait le pape François, « le monde ne le sait pas encore,
mais tous sont invités au repas des noces de l’Agneau (Ap 19, 9) » (Lettre
apostolique Desiderio
desideravi, 5).
Très chers, laissons-nous façonner
intérieurement par les rites, les symboles, les gestes et surtout par la
présence vivante du Christ dans la liturgie, que nous aurons encore l’occasion
d’approfondir lors des prochaines catéchèses.
Copyright © Dicastère pour la Communication - Libreria Editrice Vaticana

Prier avec le Pape
PRIER AVEC LE PAPE
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - MAI 2026
« Pour une alimentation pour tous »
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit.
Amen.
Seigneur de la création,
tu nous as donné la terre féconde
et, avec elle, notre pain quotidien,
comme signe de ton amour et de ta providence.
Aujourd’hui, nous reconnaissons avec douleur
que des millions de frères et sœurs
souffrent encore de la faim,
tandis que tant de nourriture et de bien
sont gaspillés sur nos tables.
Éveille en nous une conscience nouvelle:
que nous apprenions à rendre grâce pour chaque aliment,
à consommer avec simplicité, à partager avec joie,
et à prendre soin des fruits de la terre
comme d’un don venant de toi, destiné à tous,
et non à quelques-uns seulement.
Père bon,
Rends-nous capables de transformer
la logique de la consommation égoïste
en une culture de solidarité.
Que nos communautés promeuvent des gestes concrets:
campagnes de sensibilisation, banques alimentaires,
et un style de vie sobre et responsable.
Toi qui nous as envoyé ton Fils bien-aimé Jésus,
pain rompu pour la vie du monde,
donne-nous un cœ ur nouveau,
affamé de justice et assoiffé de fraternité.
Que personne ne soit exclu de la table commune,
et que ton Esprit nous apprenne à regarder le pain
non comme un objet de consommation,
mais comme un signe de communion et de soin.
Amen.

Beaucoup, dans l’Eglise mais pas uniquement, encouragent
à lire la première Encyclique du Pape Léon XIV (voir aussi notre rubrique «
Lecture du soir… Lecture du matin… »). C’est pourquoi nous allons la publier
petit à petit dans notre Chronique. Bonne lecture !

INTRODUCTION
1.
La
magnifique humanité créée par Dieu se trouve aujourd’hui face à un choix
décisif : ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et
l’humanité habitent ensemble. Chaque génération reçoit en héritage la tâche de
façonner son époque : faire mûrir l’histoire comme un lieu où la dignité de
toute personne est préservée, la justice promue et la fraternité rendue
possible. Mais sur chaque époque pèse le risque de construire un monde inhumain
et plus injuste. Là où l’humanité court le danger de perdre son visage, nous,
chrétiens, nous levons les yeux vers le Dieu qui s’est fait chair, sachant que
« le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe
incarné ». [1] Cette magnifique humanité devient en Jésus-Christ le Chemin, la Vérité
et la Vie, ouvrant à chacun de nous la voie vers la plénitude.
2.
Fondés
sur le Christ, pierre vivante, nous faisons l’expérience de l’action puissante
et mystérieuse de l’Esprit Saint, et nous croyons que tout effort humain
authentique visant à coopérer avec Lui pour le bien sera béni par le Père
céleste en qui nous plaçons notre espérance. C’est pourquoi nous pouvons
participer activement à toutes ces initiatives qui construisent un monde plus
juste, et nous pouvons appeler d’autres personnes à collaborer avec nous dans
la promotion du développement intégral de chaque être humain. Nous souhaitons
entrer en dialogue avec tous les hommes et toutes les femmes de notre temps
avec lesquels nous partageons les événements, les questions et les aspirations
de l’humanité. [2] Nous voulons trouver, avec eux, de nouvelles voies pour le
bien commun et la promotion d’une vie digne pour tous. Cette attitude de
dialogue fait partie intégrante de la vocation de l’Église, car celle-ci,
constituée « dans le Christ, en quelque sorte comme le sacrement […] de l’union
intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain », [3] reconnaît dans
l’histoire le lieu où l’Évangile interpelle et accompagne l’expérience humaine.
3.
C’est
dans cet esprit qu’en 1891, Léon XIII a publié l’Encyclique
Rerum
novarum
dont nous célébrons
cette année, avec une profonde reconnaissance, le 135 e
anniversaire. Par ce document, mon bien-aimé Prédécesseur a donné une impulsion
à cette réflexion sur la société, sur l’économie et sur la politique que nous
appelons aujourd’hui la Doctrine sociale de l’Église. Et lorsque certains
objectaient que l’Église ne devait pas gaspiller son énergie en questions
mondaines mais se préoccuper de communiquer un message de vie éternelle, il
répondait avec réalisme et sagesse que l’annonce de l’Évangile ne peut oublier
la vie concrète des peuples. [4] De nombreuses décennies se sont écoulées
depuis, et le Magistère, les pasteurs, les théologiens comme les fidèles ont
continué à réfléchir aux questions sociales à la lumière de l’Évangile.
Aujourd’hui, la Doctrine sociale de l’Église est un patrimoine de sagesse où
nous trouvons des principes pour penser, des critères pour discerner ou juger
et des orientations concrètes pour agir. Elle se fonde sur l’Écriture Sainte et
sur la Tradition. Ainsi en dialogue avec les sciences, elle nous aide à
analyser avec lucidité les défis du présent, en identifiant les voies
appropriées pour vivre un témoignage chrétien authentique, dans la joie et au
service du monde. Ce n’est pas un ensemble statique de concepts, mais un corpus vivant de vérités qui préserve et
interprète la vocation de l’humanité à une vie pleine et juste. À cette
tradition vivante, je désire donc ajouter ma voix, en invoquant l’aide de
l’Esprit de sagesse qui habite le monde depuis son commencement (cf. Pr 8, 22-31).
Les res novae
de notre époque
4.
Si,
en son temps, Léon XIII parlait de « questions nouvelles » ( rerum novarum), nous ne pouvons pas
aujourd’hui nous contenter de répéter ses précieux enseignements, mais nous
devons demander à Dieu la sagesse nécessaire pour interpréter les grandes
tendances de notre époque, en particulier les progrès de la technique. Ces
dernières années, il est apparu de plus en plus évident combien la
numérisation, l’intelligence artificielle (IA) et la robotique sont en train de
transformer rapidement et profondément notre monde. La technique ne doit pas
être considérée, en soi, comme une force antagoniste par rapport à la personne
: au contraire, elle est enracinée dans notre histoire depuis le commencement,
en tant que « réalité profondément humaine, liée à l’autonomie et à la liberté
de l’homme ». [5] Au fil des siècles, le développement technologique a
contribué à une amélioration significative des conditions de vie de l’humanité
; en même temps, chaque étape du progrès a également révélé la face ambiguë
d’outils susceptibles de causer du tort lorsqu’ils ne sont pas mis au service
du bien. Cependant aujourd’hui, nous sommes confrontés à une situation
nouvelle, où la puissance et l’omniprésence des technologies émergentes
s’inscrivent dans le tissu de la vie quotidienne, façonnent les processus
décisionnels et marquent profondément l’imaginaire collectif. Auparavant, «
jamais l’humanité n’avait eu autant de pouvoir sur elle-même ». [6] Les
nouvelles technologies ouvrent un horizon étendu vers des directions que, bien
qu’intuitives, nous ne pouvons pas encore pleinement prévoir. Cela rend plus
complexe l’évaluation de leur impact et de leurs effets à long terme sur la
dignité des personnes et sur le bien commun.
5.
Maintenant
c’est à nous de relever avec lucidité et responsabilité les défis de notre
époque. Il est nécessaire d’adopter des instruments réglementaires adaptés,
capables de préserver la justice et de limiter les effets perturbateurs du
pouvoir technologique. Mais la question ne se limite pas à la réglementation.
Comme l’a souligné le Pape François, il faut se demander avec réalisme qui
détient aujourd’hui ce pouvoir et à quelles fins il l’utilise : « Nous ne
pouvons pas ignorer que l’énergie nucléaire, la biotechnologie, l’informatique,
la connaissance de notre propre ADN et d’autres capacités que nous avons
acquises […] donnent à ceux qui ont la connaissance, et surtout le pouvoir
économique d’en faire usage, une emprise impressionnante sur l’ensemble de
l’humanité et sur le monde entier ». [7] Par le passé, c’étaient surtout les
États qui guidaient et orientaient l’innovation. Aujourd’hui, en revanche, les
principaux moteurs du développement sont des acteurs privés, souvent
transnationaux, dotés de ressources et de capacités d’intervention supérieures
à celles de nombreux gouvernements. Le pouvoir technologique prend ainsi un
visage inédit, essentiellement privé, et donc d’autant plus difficile à cerner,
à réguler et à orienter vers le bien commun.
6.
C’est
pourquoi il faut engager un discernement commun capable de s’enraciner dans les
fondements spirituels et culturels des transformations en cours. Si nous nous
limitons aux aléas du moment, nous risquons de laisser la succession des
urgences décider à notre place de la direction à prendre. Nous vivons une phase
de transition rapide, un “tournant historique”, où – tandis que certains se
disputent l’avenir des nouvelles technologies et que d’autres s’attachent à y
réfléchir – la plupart des personnes restent dans l’expectative, observent de
loin et espèrent simplement que tout ira pour le mieux. C’est précisément pour
cette raison que des questions décisives s’imposent à notre conscience,
questions auxquelles on ne peut plus échapper : où allons-nous ? Vers quel but
souhaitons-nous nous orienter ? Quelle direction choisir en tant que communauté
humaine et en tant que peuples ?
Deux
icônes bibliques
7.
Pour
répondre à ces questions et discerner comment vivre de manière responsable à
l’ère de l’intelligence artificielle, je voudrais évoquer deux images bibliques
: la construction de la tour de Babel (cf. Gn
11, 1-9) et la reconstruction des murs de Jérusalem (cf. Ne 2-6). Dans le livre de la Genèse, le récit de Babel se situe aux
origines de l’humanité, juste après les généalogies des fils de Noé. Les êtres
humains, une fois établis dans la plaine de Sennaar, décident de construire une
ville et une tour « dont le sommet pénètre les cieux » (Gn 11, 4). Ils veulent ainsi s’assurer stabilité et pouvoir, et
surtout se faire un nom, craignant d’être dispersés sur la terre. L’entreprise
semble colossale : une seule langue, une seule technologie, une seule
direction. Cependant, le projet cache un piège profond : c’est une œuvre conçue
sans référence à Dieu, soutenue par une uniformité qui élimine la diversité et,
au lieu de la communion, choisit l’homogénéisation. Lorsque la cité est
construite sur l’orgueil et la prétention à se suffire à elle-même, la
communication se dégrade, les langues se confondent et les êtres humains ne se
comprennent plus. Le résultat n’est pas l’unité, mais la dispersion. Babel
révèle ainsi la limite de toute construction qui, aussi grandiose soit-elle,
naît de l’absolutisation de l’humain et de sa prétention à l’autosuffisance,
sacrifie la dignité des personnes à l’efficacité et aspire à atteindre le ciel
sans la bénédiction de Dieu.
8.
Le
livre de Néhémie, quant à lui, s’ouvre sur un moment de grande vulnérabilité
dans l’histoire de l’antique Israël. Après l’exil babylonien, une partie du
peuple est revenue à Jérusalem, mais la ville est encore en ruines, les murs se
sont effondrés et les portes ont été brûlées (cf. Ne 1-2). Néhémie, un juif au service du roi perse Artaxerxès,
apprend l’état désastreux de la ville de ses pères. Avant d’agir, il jeûne,
prie, intercède pour le peuple ; puis il demande au roi la permission de
retourner à Jérusalem et, une fois sur place, il examine en silence les lieux
détruits. Il n’impose pas de solutions venues d’en haut. Il convoque les
familles, confie à chacune un tronçon de mur à reconstruire, écoute les
craintes, coordonne les efforts, fait face aux oppositions. Le récit montre comment
la ville renaît non pas grâce à l’initiative d’une seule personne, mais grâce à
la responsabilité partagée de tout le peuple : prêtres, artisans, chefs de
famille, femmes et jeunes. C’est une œuvre qui a Dieu au centre et qui rétablit
les liens avant même de poser les pierres. L’ancienne Jérusalem retrouve ainsi
un langage commun, non pas celui de l’uniformité, mais celui de la communion :
l’harmonie naît lorsque chacun assume son rôle et que tout le peuple reconnaît
sa force comme venant du Seigneur.
9.
À
la lumière de ces deux icônes, l’Esprit Saint nous interpelle aujourd’hui sur
notre rapport à la technique et à la révolution numérique en cours. Les
découvertes scientifiques sont un talent confié à l’humanité afin qu’elle le
fasse fructifier (cf. Mt 25, 14-30).
La technologie peut soigner, relier, éduquer, protéger la Maison commune ; mais
elle peut aussi diviser, rejeter, engendrer de nouvelles injustices. En
théorie, elle n’est pas en soi une solution aux problèmes de l’humanité, tout
comme elle n’est pas en soi un mal ; mais concrètement, elle n’est pas neutre,
car elle prend le visage de ceux qui la conçoivent, la financent, la régulent
et l’utilisent. C’est pourquoi le premier choix ne se situe pas entre un “oui”
ou un “non” à la technologie, mais entre bâtir Babel ou reconstruire Jérusalem
; entre un pouvoir qui prétend dominer le ciel et un peuple qui, en présence de
Dieu, se met à travailler de manière unie pour relever les murs de la
cohabitation fraternelle.
10.
Évitons
donc le “syndrome de Babel” : l’idolâtrie du profit qui sacrifie les plus
faibles, l’uniformité qui gomme les différences, la prétention d’un langage
unique – y compris numérique – capable de tout traduire, même le mystère de la
personne, en données et en performances. C’est là le risque de la
déshumanisation – construire l’avenir en excluant Dieu et en réduisant l’autre
à un moyen –, une tentation ancienne et toujours nouvelle qui prend aujourd’hui
aussi un visage technique. Choisissons plutôt la “voie de Néhémie” mettant en
évidence la valeur du travail partagé pour rendre sûre la cité de Dieu pour les
exilés de retour. Reconstruire aujourd’hui, c’est reconnaître que, dans la
pluralité des voix et des visions rappelant parfois la dispersion des langues,
il existe néanmoins une possibilité lumineuse : celle de bâtir ensemble, en
transformant la diversité en ressource et en faisant de l’écoute comme du
dialogue le terrain d’entente sur lequel faire grandir la justice et la
fraternité. Au sein de cette œuvre commune, les chrétiens trouvent leur propre
manière de construire : orienter l’action vers Dieu afin que, à sa lumière, le
pluralisme ne se disperse pas dans le désordre, mais devienne, dans l’exercice
de la synodalité, l’espace où l’humanité retrouve ses fondements solides et sa
fin ultime. Dans l’Apocalypse, Jean voit la nouvelle Jérusalem « qui descendait
du ciel, de chez Dieu » (Ap 21, 2)
comme un don pour toute l’humanité. Et cette vision de grâce est pour nous,
chrétiens, un appel à œuvrer ensemble, en cultivant une vie commune pacifique,
juste et digne dans les “cités” d’aujourd’hui.
Édifier
dans le bien
11.
Construire
une ville fondée sur le bien commun exige donc, avant tout, de bâtir sur le roc
de la relation avec Dieu ; reconnaître que la vérité de son amour nous appelle
à une vie « en abondance » ( Jn 10,
10) et à la communion avec Lui. À l’instar de saint Augustin, nous pouvons nous
aussi dire : « Vous nous avez faits pour vous, et notre cœur est inquiet
jusqu’à ce qu’il repose en vous ». [8] Dieu, en effet, a inscrit dans notre
cœur un désir de bonheur qui embrasse toutes les dimensions de la vie et dans
le dialogue avec les hommes et les femmes de notre temps, l’Église ressent
l’urgence de préserver et d’orienter cette aspiration vers sa vérité la plus
profonde.
12.
Par
ailleurs, édifier dans le bien signifie accepter les limites et la fragilité de
l’humanité sans les considérer comme une erreur à corriger. Aujourd’hui, le
désir de plénitude de l’être humain risque d’être détourné vers des objectifs
trompeurs : l’illusion d’une technique promettant de nous libérer de toute
fragilité ou des modèles de bien-être qui laissent de côté des peuples entiers.
Il n’est pas rare que nous placions notre espoir dans un développement
illimité, dans des formes de progrès susceptibles d’exacerber les inégalités ou
dans des solutions immédiates incapables de panser les blessures des peuples.
Ainsi, tandis que certains poursuivent le rêve chimérique d’une affirmation de
soi sans limites, beaucoup se retrouvent privés du nécessaire. D’une voix
humble mais ferme, l’Église rappelle que la véritable réalisation ne naît pas
de la suppression des fragilités, mais d’une croissance harmonieuse : là où la
liberté et la responsabilité vont de pair avec une attention mutuelle et une
véritable solidarité, et où le progrès se mesure à la lumière de la dignité de
chacun et du bien des peuples.
13.
En
troisième lieu, construire un monde où chacun peut s’épanouir exige une
coresponsabilité courageuse. Aucune main ne suffit, à elle seule, à supporter
le poids des défis pesant sur le monde ; et aucune n’est si faible qu’elle ne
puisse apporter sa contribution : « La puissance se déploie dans la faiblesse »
(2 Co 12, 9). À chacun sa partie du
mur : scientifiques et chercheurs, entrepreneurs et travailleurs, éducateurs et
législateurs, société civile, mouvements populaires et communautés de foi.
Telle est la logique de la subsidiarité qui valorise la coopération entre les
générations, entre les peuples, entre les disciplines et les cultures comme
voie royale pour favoriser la stabilité, la prospérité et la paix. Les tensions
et les divergences ne doivent pas faire peur : elles peuvent devenir des
énergies créatives lorsqu’elles sont guidées par une responsabilité partagée.
14.
Enfin,
édifier dans le bien exige un langage évangélique. Évitons les mots qui
humilient ou opposent. Choisissons la lumière qui éclaire et la franchise qui
ouvre des voies. Ne bénissons pas des enthousiasmes naïfs, n’alimentons pas des
peurs stériles. Indiquons plutôt des critères de discernement – dignité de la
personne, destination universelle des biens, option pour les pauvres, soin de
la Maison commune, paix – et traduisons-les en pratiques : une approche
responsable, des évaluations d’impact humain et social, l’inclusion des plus
fragiles, une alphabétisation numérique, une recherche et une industrie
orientées vers la justice et la paix.
Rester
humains
15.
Lors
du récent Jubilé ordinaire de 2025, nous avons cheminé comme des pèlerins
d’espérance et nous avons été comblés de grâces. Forts de ces dons, nous
pouvons avancer avec un cœur confiant face aux tâches ardues et aux défis
exigeants qui se profilent à l’horizon. À l’ère de l’intelligence artificielle
où la dignité humaine risque d’être éclipsée par de nouvelles formes de
déshumanisation, nous avons le devoir urgent de rester profondément humains, en
préservant avec amour cette magnifique humanité qui nous a été donnée et
manifestée dans sa plénitude dans le Christ, mais qu’aucune machine ne pourra
jamais remplacer dans sa splendeur. Le véritable progrès naît toujours d’un
cœur ouvert à l’autre, d’une intelligence disposée à l’écoute, d’une volonté
qui cherche ce qui unit plutôt que ce qui sépare.
16.
À
tous les fidèles catholiques, à tous les chrétiens, à tous les hommes et à
toutes les femmes de bonne volonté, j’adresse un appel vibrant : ne craignons
pas de nous salir les mains sur le chantier de notre époque. Comme Néhémie,
prions, planifions avec sagesse, travaillons avec persévérance en replaçant
Dieu à l’horizon de notre action et l’être humain au centre de nos choix.
Alors, les pierres rejetées – les pauvres, les malades, les migrants, les
petits – deviendront la pierre angulaire, et sur la terre s’élèvera une demeure
commune solide et accueillante, où finalement l’amour et la vérité se
rencontrent, la justice et la paix s’embrassent (Cf. Ps 85, 11). Telle est la bénédiction que nous implorons de Dieu et
la tâche qui nous attend : être des bâtisseurs de communion et non des
architectes de Babel ; des serviteurs du Royaume à venir et non des maîtres de
donjons voués à s’effondrer. Et, avec l’âme d’un pasteur et d’un père, je
demande à tous d’arrêter le chantier d’une énième Babel et d’unir nos forces
pour édifier le bien, afin que l’humanité ne perde jamais sa beauté et que le
monde puisse reconnaître une fois encore au cœur de l’être humain, le lieu où
Dieu désire habiter. (A suivre)
LEON XIV
[1]
Conc. Œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes, n. 22
: AAS 58 (1966), p. 1042.
[2]
Cf. ibid. , n. 11 : AAS 58 (1966), pp. 1033-1034.
[3]Id., Const.
dogm. Lumen gentium , n. 1 : AAS 57 (1965), p. 5.
[4]
Cf. Léon XIII, Lett. enc. Rerum Novarum (15 mai 1891), n.
22 : AAS 23 (1890-1891), p. 648.
[5]
Benoît XVI, Lett. enc. Caritas in veritate (29 juin
2009), n. 69 : AAS 101 (2009), p.
702.
[6]
François, Lett. enc. Laudato si’ (24 mai 2015), n. 104 :
AAS 107 (2015), p. 888.
[7]
Ibid.
[8]
Saint Augustin, Confessiones, I, 1, 1 : CCSL 27, Turnhout
1981, p. 1.

Parole de Mgr Frédéric Rossignol


C’est dans une cathédrale en travaux que
Mgr Rossignol a célébré ce samedi 23 mai 2026 sa première Vigile de Pentecôte
dans le diocèse. Une célébration mémorable à de nombreux points de vue.
Toute
personne passant aux abords de la cathédrale ces dernières années sait qu’elle
est en travaux depuis la tornade de 1999.
Depuis quelques semaines, un nouveau
chantier a commencé : le remplacement du dallage de la cathédrale, rendant le
chœur gothique et les deux transepts inaccessibles. L’assemblée occupait donc
l’espace situé à l’entrée de la nef romane, légèrement au-delà de de la chaire
de vérité recouverte d’échafaudages.
Depuis quelques semaines, un nouveau
chantier a commencé : le remplacement du dallage de la cathédrale, rendant le
chœur gothique et les deux transepts inaccessibles. L’assemblée occupait donc
l’espace situé à l’entrée de la nef romane, légèrement au-delà de de la chaire
de vérité recouverte d’échafaudages.Malgré
cette restriction de place, la cathédrale était remplie et des écrans
retransmettaient en direct la célébration pour ceux qui étaient plus loin de
l’autel. Un soin particulier avait été accordé à la décoration dans les tons
rougeorangé. La cathédrale s’est aussi illuminée au fur et à mesure de
l’avancement de la Vigile, passant de l’ombre à la lumière au sens propre du
terme. Tout cela donnait un aspect solennel à l’événement qui a pu marquer
chaque participant de l’assemblée. Mgr Rossignol y a été particulièrement
sensible. « Je tiens à remercier tous
ceux qui ont contribué à apporter un soin pour rendre cette célébration
inspirante et priante », a-t-il confié au micro au début de son homélie.
Prendre
soin
Quarante-trois
confirmands s’étaient rassemblés pour recevoir les dons de l’Esprit Saint. Ils
étaient entourés par leurs familles et par toute la communauté chrétienne qui
se réjouissait avec eux de cette étape dans leurs parcours de chrétiens. Parmi
les fidèles se trouvaient également quelques-uns des nombreux néophytes qui ont
reçu le baptême lors de la Veillée pascale, une autre grande joie pour tout le
diocèse. Ils étaient reconnaissables à leur écharpe blanche qui a ensuite été
remise à Mgr Rossignol au cours de la célébration. Cette joie transparaissait
par le nombre de prêtres : plus d’une quinzaine étaient présents pour porter
les nouveaux confirmands, parmi lesquels les vicaires épiscopaux, des prêtres
d’unités pastorales, les chanoines de la cathédrale et même le futur doyen de
Tournai, Christophe Cossement.
L’évêque
émérite de Tournai, Mgr Harpigny, a également fait le déplacement pour
participer à cette grande première. Un témoignage de soutien envers la charge
que porte Mgr Rossignol depuis le 14 décembre 2025 et qu’il a reçue dans cette
même cathédrale. Ce fut aussi un moment particulier pour le diacre Antoine
Poivre qui était dans le cortège avec lui et qui a proclamé l’Évangile durant
la célébration. En effet, dans quelques semaines, c’est autour de lui que se
réunira le diocèse, à l’occasion de son ordination presbytérale qui se
déroulera à la Collégiale Sainte-Waudru, le 21 juin prochain.
Engendrer
par le message du Christ
Mgr
Rossignol, dans son homélie, a décidé de prendre comme métaphore la femme
enceinte pour faire comprendre le processus de conversion que tout chrétien est
amené à vivre. Quand un membre de l’Église reçoit les dons de l’Esprit Saint,
ce n’est pas la fin du parcours ou encore un super pouvoir qui nous rend
surpuissants, mais c’est plutôt un long processus de maturation. Comme la femme enfante dans la
souffrance après neuf mois de grossesse, la conversion du cœur prend du temps
et a besoin de patience et de maturation. Le salut est certes donné, mais comme
tout ce qui se fait de bien, il exige de la maturation et de la patience.
Il
ne suffit pourtant pas de se tourner vers lui pour être sauvé. Pour Mgr
Rossignol, l’appel de Dieu à suivre le Christ pousse le chrétien à réagir. En
le mettant au centre de sa vie, il se sent poussé à entendre la Parole de Dieu
(que l’on peut trouver en partie dans la Bible) et à y répondre avec
générosité. Une générosité qu’il vit en harmonie avec soi-même mais aussi avec
les autres.

Dons de l’Esprit
Comme
les apôtres ont reçu les dons de l’Esprit Saint durant la Pentecôte, les
confirmands ont eux aussi reçu ces dons lors de cette Vigile. Mais de quels
dons est-il question ? Il y en a sept dans l’Église catholique: la sagesse (qui
fait goûter la présence de Dieu), l’intelligence (qui aide à comprendre la foi
et les Écritures), la force (qui donne la persévérance dans l’épreuve), la
science (qui permet de reconnaître Dieu à l’œuvre), le conseil (qui est le don
du discernement spirituel), la piété (qui fait entrer dans l’expérience de la
paternité de Dieu, dans sa proximité) et la crainte ( qui est la conscience de
l’infinie distance entre le Tout-Autre et nous, ses créatures. ) En lien avec
la parabole des talents (Mt 25,14-30), ces dons sont donc à faire fructifier
sur Terre et sont des balises dans la vie pour pouvoir avancer dans les
épreuves.
Cette
célébration a été riche de sens, de métaphores et d’intériorité. Le rouge
présent dans plusieurs éléments de décoration, par exemple les vasques, ou
encore sur les chasubles a rappelé à chacun le feu et le souffle de l’Esprit
Saint. Cette couleur, celle de la Pentecôte, est souvent associée à l’amour.
L’amour entre deux personnes, mais l’on peut aussi étendre le sens à l’amour de
Dieu pour les hommes. Un amour qui transforme les cœurs et qui donne la force
de toujours se relever dans les épreuves de la vie.
Anaïs Marescaux

Un mot du Curé…

LE TRÈFLE À 3 FEUILLES :
LA CATÉCHÈSE DE ST PATRICK SUR LA TRINITÉ

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Intentions de prière pour la semaine

+ Nous te prions, Dieu de vérité, notre Père, pour l’Eglise.
Guide-la dans sa mission d’évangélisation. Qu’elle soit le Temple de l’Esprit.
Qu’elle trouve les mots pour
annoncer
la Bonne Nouvelle révélée par ton Fils, Jésus le Christ…
+
Nous te prions, Dieu d’amour, notre Père, pour tous les hommes en quête de paix
et de justice. Qu’ils comprennent que tu as livré ton Fils et donné l’Esprit
pour que, tous ensemble, nous bâtissions un monde nouveau…
+
Nous te prions, Dieu de vie, notre Père, pour tous les hommes qui souffrent et
pleurent. Malgré le poids des difficultés et des épreuves, ouvre leurs cœurs à
l’espérance apportée par ton Fils et renouvelée par l’Esprit…
CONTACTS
M. le Chanoine Patrick Willocq, curéResponsable de l’Unité pastoraleCuré de tous les clochers de l’entité de LeuzeTour Saint-Pierre 157900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.030479/62.66.20M. le Diacre Jean-Marie BourgeoisPastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaireGrand-Rue 567900 Leuze-en-Hainaut0470/100 340M. le Diacre Michel HubletMise à jour du site internetAvenue de la Croix-Rouge 447900 Leuze-en-HainautRèglement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,Curé - Adresse : voir plus hautDélégué à la protection des données :Secrétaire général de la Conférence épiscopale belge -Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1, 1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -Mail : ce.belgica@interdio.beAutorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -Secrétariat décanalTour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.03Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen
Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes
- Le samedi 30 mai, à 14h30, en l’église de Leuze, Jeanne Desmecht, enfant de Sindy Willocq et Arnaud Desmecht ; Raphaël Delbecq, enfant de Florine Duelz et Benjamin Delbecq
- Le dimanche 07 juin, à 10h00, en l’église de Leuze, Oscar Senelle, enfant de Laura Nys et Scotty
Senelle.
- Le samedi 13 juin, à 14h30, en l’église de Willaupuis, Léo Titelion, enfant de Sophie Denève et Paul-
Henry Titelion
- Le samedi 20 juin, à 14h30, en l’église de Blicquy, Victoire Villette, enfant de Sarah Bette et Andy Villette ; Mattia Falbo, enfant de Laura Rosier et Pietro Falbo.
- Le dimanche 28 juin, à 10h00, en l’église de Leuze, Alizée Delavallée, enfant de Elodie Lecocq et Bryan Delavallée.
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.
Mariages
- Le samedi 27 juin, à 15h00, en l’église de Leuze : Vinciane Fontaine et Thierry Devigne
Que tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !
Funérailles
Madame Anny Procureur demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles a eu lieu en l’église de Tourpes le 28 mai 2026 à 11h00.
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…
DIMANCHE DERNIER, LA PREMIÈRE «
FÊTE
À LA CHAPELLE DE
DAMERIES »
C’est
dans une chapelle comble que l’Eucharistie de Pentecôte a été célébrée dimanche
24 mai à 17h00. Toute la chapelle avait été remarquablement nettoyée par
l’équipe organisatrice ; Annie, sacristine à Grandmetz, avait préparé l’Autel ;
la Chorale de Grandmetz et son organiste, Jacques, avaient préparé la partie chantée.
De nombreux fidèles venus « des quatre coins de l’horizon » et de tous âges s’étaient
rassemblés et même certains ont dû suivre la célébration depuis l’extérieur.

Un
mot d’accueil mêlant éléments historiques et évocations locales a ouvert la
célébration qui s’est ensuite poursuivie avec une belle ferveur. Un moment qui
fait partie de ceux qui réjouissent le cœur d’un prêtre…
Après
la Messe, une procession s’est mise en route vers la « Chapelle à fièvres »,
située à environ 1,5km. Là aussi, tout avait été prévu : procession pédestre pour
celles et ceux qui le pouvaient, remorque aménagée en « calèche automobile »
pour les autres…
Petit
temps de prière auprès de « Notre-Dame à fièv’ » comme on dit chez nous, ce
petit lieu perdu dans les champs et pourtant si souvent visité par des
personnes voulant confier à Notre-Dame un enfant malade, « fiévreux ».
Ensuite,
retour à la Chapelle de Dameries où la fête s’est poursuivie par un joyeux
moment de rencontre sous des tonnelles protégeant des ardeurs du soleil.
Beaucoup sont restés et ont partagé ce moment de sympathie.

Un
très grand merci à l’équipe organisatrice à la fois pour cette magnifique idée
et pour sa mise en œuvre. Les sourires éclairaient les visages rayonnants de
tous ses membres, et cela faisait aussi plaisir à voir !
Ce
dynamique comité a maintenant l’intention de tout faire pour réparer les aléas
du temps qui marquent la chapelle. La Ville de Leuze, par son Bourgmestre, a
promis son soutien. La Communauté chrétienne essaiera elle aussi d’apporter son
aide. Bon courage à tous ! Un très grand merci et à très vite !
Chanoine
Patrick Willocq



Pour les familles… les jeunes… les enfants …



Dans notre Diocèse de Tournai…


Le site des Pèlerinages diocésains de Tournai fait peau neuve. Plus clair et plus agréable à parcourir, il a été repensé pour vous permettre de trouver facilement toutes les informations utiles et de découvrir nos différentes propositions de pèlerinages. Vous pouvez également vous inscrire directement en ligne !
N’hésitez pas à aller le consulter et à nous partager vos impressions : www.pelerinages-tournai.be




Dans l’Église de Belgique…


C'est le
moment de préparer votre été ! © Adobe Stock
A l’approche de l’été, nous vous
présentons un large éventail de retraites, sessions, weekends et camps
organisés aux quatre coins de la Belgique. Cette année, offrez-vous de belles
vacances spirituelles !
Pâques
vient de nous apporter la Bonne Nouvelle du Christ ressuscité, la nature
commence à se réveiller après son temps de repos hivernal, le soleil se couche
plus tard… Autant de signes qui nous montrent que nous en sommes en route pour
l'été ! Et qui dit été, dit vacances…
Si
ces dernières sont un temps de repos et de détente bien nécessaire, elles
représentent aussi une occasion de se ressourcer de différentes manières. Et
dans cette perspective, la Belgique continue d'offrir quantité de beaux
endroits pour passer quelques jours, afin de nous déconnecter de ce qui nous
épuise pour mieux nous reconnecter à nous-mêmes et à Dieu.
Nous
avons regroupé dans ce dossier un large panel de retraites, de weekends, de
camps… organisés en différents lieux de Wallonie: des abbayes, des communautés,
des centres spirituels, des sanctuaires… Il y en a pour tous les âges et tous
les goûts: initiations à la prière ou retraites d’approfondissement, sessions
bibliques, camps pour jeunes ou en famille, exercices ignatiens…
L’initiation
à l'enluminure ou l'iconographie et le chant sont aussi au programme. De même
que la justice sociale et la préservation de notre environnement. Des
propositions de marche également, sans oublier la découverte de sites culturels
ou naturels exceptionnels.
Tour
d’horizon des camps, retraites et sessions en Belgique cet été
Abbaye Notre-Dame de Soleilmont
Retraite salésienne, du jeudi 30 juillet (soir) au vendredi
7 août (16h): retraite accompagnée pour découvrir le Dieu de bonté que nous
révèle saint François de Sales, organisée par les salésiennes de la Visitation.
Infos: annekedeconinck63@gmail.com.
📍Avenue
Gilbert 150, 6220 Fleurus. Tél.:
071/38.02.09,
sol.accueil@proximus.be / www.abbayedesoleilmont.be
Bruxelles et Ottignies
Du vendredi 10 au dimanche 12 juillet, le collectif Bâtir le Bien Commun
organise pour la cinquième fois son université
d'été sur la justice sociale. A l’occasion de cette édition-anniversaire,
l'évènement se tiendra dans différents lieux, tous impliqués dans la défense de
la solidarité et d'une révolution écologique: le café-atelier Le Nomade
(Bruxelles), le centre écospirituel Cîmes et Racines (Ottignies) et l'église
House of Compassion (Bruxelles). Différentes activités intellectuelles,
conviviales et spirituelles seront proposées tout au long du weekend sur ces
trois sites.
Informations et inscription sur le
site du collectif
: www.batirlebiencommun.com
Centre Spirituel Notre-Dame de la Justice
Rencontre "La
fraternité, bonne nouvelle par temps de tempêtes", du jeudi 16 (11h)
au dimanche 19 juillet (17h): Et si la fraternité était un chemin pour
construire des solidarités si nécessaires pour notre temps? A l'écoute de
l'Evangile, nous partagerons ressources et outils pour développer des liens de
fraternité… Une rencontre avec des temps de partage, des temps
d'approfondissement, des ateliers, des temps de relecture et de célébration. En
soirée, nous vivrons des temps de partage informel à la 'bodega' pour nous
retrouver et mieux nous connaître autour d'un verre et des spécialités
apportées par chacun et chacune.
Infos
et inscriptions (avant le 15 juin):
Françoise Martin, 0477/235.191; Juani Romera, 0487/542.745;
session2026it@gmail.com.
📍Av.
Pré-au-Bois 9 – 1640 Rhode-St-Genèse.
Tél:
02/358.24.60,
info@ndjustice.be
/ www.ndjustice.be
Centre Spirituel ignatien "La
Pairelle"
•
Retraite "Enfants
de la Terre-Enfants de Dieu", du mercredi 15 (9h30) au dimanche 19
juillet (17h): Retraite de 5 jours pour développer notre ancrage dans la Maison
commune, en tant que filles et fils de la terre, appelés à suivre Jésus. Temps
personnels et de partage pour nous permettre de réconcilier nos sens corporels
et spirituels au contact de la nature et de récits bibliques
•
Exercices spirituels à durée choisie, du vendredi 17 au mardi 28 juillet et
du vendredi 14 au mardi 25 août: trois, cinq, huit ou dix jours de retraite au
choix. Rencontre quotidienne avec un accompagnateur/accompagnatrice qui vous
aidera, d’une manière personnalisée, à cheminer dans la prière et à approfondir
la relation avec le Seigneur dans votre vie. Les repas et les temps de
prière se partagent avec les autres
retraitants. La retraite se vit en silence, repas inclus.
•
Session "Initiation
à la spiritualité ignatienne", du lundi 20 (18h15) au samedi 25
juillet (17h): Un premier pas dans la prière selon les Exercices de saint
Ignace. Vivre une expérience spirituelle fondée sur l’apprentissage de la
pédagogie d’Ignace de Loyola: prier l'Ecriture, relire sa prière et sa vie,
entrer dans un discernement spirituel, retraite en groupe et accompagnement
personnel, avec une équipe de La Pairelle. Lors de l'inscription, un bref écrit
explicitant les attentes par rapport à la retraite sera demandé.
•
Retraite de 3 jours "Mon
Dieu, si Vous êtes partout, comment se fait-il que je sois si souvent
ailleurs?", du vendredi 14 (18h15) au lundi 17 août (17h): La Parole
de Dieu n'est pas tapageuse: elle s'entend comme un "froissement de
silence" qui rejoint et libère notre désir le plus profond. Goûter et
repérer comment Dieu nous accompagne, en tout et partout… avec P. Paul Malvaux
sj, Cécile Gillet et Chantal Héroufosse.
•
Retraite "Marcher
avec Jésus: de l'inquiétude à l'espoir dans un monde en mutation!", du
mardi 18 (9h30) au dimanche 23 août (17h): Le monde change à une vitesse folle,
un certain nombre de choses ne font plus sens et l’avenir semble incertain. Et
si Jésus était notre boussole pour traverser cette tempête? Venez marcher avec
Lui et découvrir les 7 clés de la Transition à travers l’Evangile de Marc. Une
retraite pour participer à la transformation du monde à votre niveau! Avec
Benoît et Ariane Thiran-Guibert.
•
Session "Marcher
et prier", du mardi 18 (18h15) au dimanche 23 août (17h): Retraite
résidentielle de 5 jours: 3 jours de marche douce (+/- 15 km/j) entrecoupés de
2 jours de retraite à La Pairelle. Après une mise en route commune, la marche
se fait en silence et seuls jusqu’à la célébration et au partage qui clôturent
la journée… avec P. Paul Malvaux sj et Cécile Gillet.
Contact
préalable: paul.malvaux@yahoo.be.
•
Retraite "Où
est mon désir de Dieu?", du mardi 25 (18h15) au dimanche 30 août
(17h): Eclairé par le cheminement d’Ignace de Loyola, et par diverses scènes
bibliques, revisiter mon désir d’être avec Dieu dans la vie de tous les jours,
de me laisser porter, pousser, mener, conduire par Lui. Comment prendre soin de
ce désir reçu? Quelle nouvelle promesse peut naître en moi aujourd’hui? Avec P.
Jean-Yves Grenet sj et Sr Anna-Carin Hansen rsa.
•
Retraite 7 jours "Plongée
dans l'Evangile", du samedi 29 août (18:15) au dimanche 6 septembre
(17h): Un parcours évangélique de lecture attentive et priante de la parole de
Dieu pour renouveler mon rapport à l’Ecriture et à Celui qui l’inspire, seul(e)
et avec le groupe de retraitants. Animation: P. Michel Kobik sj et Sr Clara
Pavanello rsa.
📍Rue
Marcel Lecomte, 25, à 5100
Wépion. Tél.:
081/46.81.11,
secretariat@lapairelle.be
/ www.lapairelle.be
(à
suivre) (Source : https://www.cathobel.be/2026/04/retraites-pelerinagescamps-decouvrez-les-incontournables-de-lete-2026/)




