Une Parole … Une Prière
TEMPS ORDINAIRE – 5ÈME DIMANCHE
…VOUS ÊTES… POUR TOUS CEUX QUI SONT DANS LA MAISON…

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux»
Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 5, 13-16
Illustration : : Károly Ferenczy (1862–1917), Le Sermon sur la Montagne, 1896, huile sur toile, 135 x 203 cm, Budapest, Galerie Nationale. Voir plus loin notre rubrique Arts visuels

Nationale Qui est-il ? Károly Ferenczy (1862-1917) est né le 8 février
1862 à Vienne et décède le 18 mars 1917 à Budapest. Karoly Ferencz
y commence
d'abord un diplôme en droit, puis étudie l'économie à Vienne. Finalement, sur les
conseils de sa cousine (et future épouse, Olga de Fialka) il s'adonne à l'art.
Il s'inscrit en 1885 à l'Académie des Beaux-Arts de Naples, puis l'année
suivante à Munich, où il travaille avec István Csók et Simon Hollósy . Il passe
les années 1887 à 1889
à l'Académie
Julian à Paris et suit
parallèlement les cours de Jules Bastien-Lepage. Après une période
naturaliste à Szentendre (1889-1892), il retourne à Munich et évolue vers un
style personnel plus décoratif et aux couleurs éclatantes (Au jardin de Neuwittelsbach, 1894), dont les développements donnent
naissance à l'école de Nagybánya. Il est l'un des premiers à s'installer à
Nagybánya, il devint non seulement le maître le plus important de cette « école
», mais celui qui, par son talent, l'a définitivement imposée, assurant un
foyer central à la peinture hongroise renaissante. Préoccupé par les problèmes
du plein air, d'abord voilé de nuages, puis radieusement ensoleillé (les Trois Mages, 1898). Dans ce tableau
l’homme fait corps avec la nature, et l’atmosphère y est mystique et propice
aux miracles. Il cherche à traduire la lumière puissante, envahissante, de la
plaine hongroise. Sa conception synthétique s'oppose à la touche divisée de l'Impressionnisme
français, sa facture recherche de larges accents et aboutit dans sa dernière
période à un style dont la force évocatrice ne le cède en rien à l'efficacité
décorative (Double Portrait, 1908). Károly Ferenczy
développe une approche lyrique de la nature où l’homme évolue en harmonie avec
elle. Il donne à l’art un sens mystique et religieux qui le rapproche du
courant symboliste européen. Ses œuvres ne cherchent pas une interprétation
traditionnelle, elles essaient plutôt d'actualiser les sujets élaborés, mais
cela tout en restant dans l'atmosphère de la généralisation, suivant les
exemples de la littérature de l'époque surtout les œuvres d'Ibsen. La
supériorité morale et son exigence professionnelle étaient exemplaires; Károly
Ferenczy est devenu le créateur de la peinture moderne hongroise.
y commence
d'abord un diplôme en droit, puis étudie l'économie à Vienne. Finalement, sur les
conseils de sa cousine (et future épouse, Olga de Fialka) il s'adonne à l'art.
Il s'inscrit en 1885 à l'Académie des Beaux-Arts de Naples, puis l'année
suivante à Munich, où il travaille avec István Csók et Simon Hollósy . Il passe
les années 1887 à 1889
à l'Académie
Julian à Paris et suit
parallèlement les cours de Jules Bastien-Lepage. Après une période
naturaliste à Szentendre (1889-1892), il retourne à Munich et évolue vers un
style personnel plus décoratif et aux couleurs éclatantes (Au jardin de Neuwittelsbach, 1894), dont les développements donnent
naissance à l'école de Nagybánya. Il est l'un des premiers à s'installer à
Nagybánya, il devint non seulement le maître le plus important de cette « école
», mais celui qui, par son talent, l'a définitivement imposée, assurant un
foyer central à la peinture hongroise renaissante. Préoccupé par les problèmes
du plein air, d'abord voilé de nuages, puis radieusement ensoleillé (les Trois Mages, 1898). Dans ce tableau
l’homme fait corps avec la nature, et l’atmosphère y est mystique et propice
aux miracles. Il cherche à traduire la lumière puissante, envahissante, de la
plaine hongroise. Sa conception synthétique s'oppose à la touche divisée de l'Impressionnisme
français, sa facture recherche de larges accents et aboutit dans sa dernière
période à un style dont la force évocatrice ne le cède en rien à l'efficacité
décorative (Double Portrait, 1908). Károly Ferenczy
développe une approche lyrique de la nature où l’homme évolue en harmonie avec
elle. Il donne à l’art un sens mystique et religieux qui le rapproche du
courant symboliste européen. Ses œuvres ne cherchent pas une interprétation
traditionnelle, elles essaient plutôt d'actualiser les sujets élaborés, mais
cela tout en restant dans l'atmosphère de la généralisation, suivant les
exemples de la littérature de l'époque surtout les œuvres d'Ibsen. La
supériorité morale et son exigence professionnelle étaient exemplaires; Károly
Ferenczy est devenu le créateur de la peinture moderne hongroise.Le Sermon sur la
montagne La scène se déroule sur la
pente d’un coteau, comme sur cette « montagne » du bord du Lac de Tibériade.
Sur un fond de prairie et d’arbres verdoyants, une vingtaine de personnes sont
à l’écoute du Maître..

Elles sont installées dans
l’herbe, hommes, femmes et enfants. Les costumes sont ceux de « la belle époque
», celle du peintre : hommes de la ville en complets et haut chapeau, paysans
en chemise de travailleurs, fillettes en robes blanches. On peut les détailler,
mais est-ce
là l’essentiel ? Tous les visages sont tournés vers Jésus. Ce petit
peuple est celui des disciples à qui s’adresse la Parole, pas seulement les
Galiléens d’autrefois, mais aussi les contemporains du peintre, avec leurs
interrogations, si proches de nous aujourd’hui. Jésus a seul une
large tunique bleue. Lui aussi est assis dans l’herbe, barbe et cheveux au
vent. Le geste de ses mains semble vouloir expliquer
paisiblement ses paroles. Un personnage en armure se tient dans son dos. Est-ce
un tentateur voulant contrecarrer la paix en suggérant quelque violence ? Sa
tache grise ne trouble ni la sérénité du Maître ni l’ambiance printanière du tableau.
là l’essentiel ? Tous les visages sont tournés vers Jésus. Ce petit
peuple est celui des disciples à qui s’adresse la Parole, pas seulement les
Galiléens d’autrefois, mais aussi les contemporains du peintre, avec leurs
interrogations, si proches de nous aujourd’hui. Jésus a seul une
large tunique bleue. Lui aussi est assis dans l’herbe, barbe et cheveux au
vent. Le geste de ses mains semble vouloir expliquer
paisiblement ses paroles. Un personnage en armure se tient dans son dos. Est-ce
un tentateur voulant contrecarrer la paix en suggérant quelque violence ? Sa
tache grise ne trouble ni la sérénité du Maître ni l’ambiance printanière du tableau. Jacques Lefebvre

Méditation du Pape Léon XIV
PAPE LÉON XIV 
Audience générale - Catéchèses
Salle Paul VI, Rome - 21 janvier 2026

LE CONCILE VATICAN II À TRAVERS SES DOCUMENTS (II)
I. LA CONSTITUTION DOGMATIQUE DEI VERBUM
2. JÉSUS-CHRIST, RÉVÉLATEUR DU PÈRE
Chers
frères et sœurs, bonjour, et bienvenu !
Nous poursuivons notre catéchèse sur la
Constitution dogmatique Dei Verbum du Concile Vatican II, sur
la Révélation divine. Nous avons vu que Dieu se révèle dans un dialogue
d'alliance, dans lequel il s'adresse à nous comme à des amis. Il s'agit donc
d'une connaissance relationnelle, qui ne communique pas seulement des idées, mais
partage une histoire et appelle à la communion dans la réciprocité.
L'accomplissement de cette révélation se réalise dans une rencontre historique
et personnelle où Dieu lui-même se donne à nous, se rendant présent, et nous
nous découvrons reconnus dans notre vérité la plus profonde. C'est ce qui s'est
produit en Jésus-Christ. Le document dit que la profonde vérité que cette
Révélation manifeste, sur Dieu et sur le salut de l’homme, resplendit pour nous
dans le Christ, qui est à la fois le Médiateur et la plénitude de toute la
Révélation (cf. DV, 2).
Jésus nous révèle le Père en nous
impliquant dans sa propre relation avec Lui. Dans le Fils envoyé par Dieu le
Père, « les hommes [...] peuvent se présenter au Père dans l'Esprit Saint et
sont rendus participants de la nature divine » (ibid.). Nous parvenons donc à
la pleine connaissance de Dieu en entrant dans la relation du Fils avec son
Père, en vertu de l'action de l'Esprit. L'évangéliste Luc en témoigne par
exemple lorsqu'il nous raconte la prière d’action de grâce du Seigneur : « À
l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit :
“Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as
caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu
l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père.
Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui
est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler” » (Lc 10,
21-22).
Grâce à Jésus, nous connaissons Dieu
comme nous sommes connus de Lui (cf. Ga 4, 9 ; 1Co 13, 13). En effet, en
Christ, Dieu s'est communiqué à nous et, en même temps, il nous a révélé notre
véritable identité de fils, créés à l'image du Verbe. Ce « Verbe éternel
illumine tous les hommes » (DV, 4) en leur dévoilant leur vérité dans le regard
du Père : « Ton Père, qui voit dans le secret, te récompensera » (Mt 6, 4.6.8),
dit Jésus ; et il ajoute que « le Père connaît nos besoins » (cf. Mt 6, 32).
Jésus-Christ est le lieu où nous reconnaissons la vérité de Dieu le Père tandis
que nous nous découvrons connus de Lui comme des enfants dans le Fils, appelés
au même destin de vie pleine. Saint Paul écrit : « Quand vint la plénitude des
temps, Dieu envoya son Fils, […] afin que nous recevions l'adoption filiale. Et
ce qui prouve que vous êtes des fils, c'est que Dieu a envoyé dans nos cœurs
l'Esprit de son Fils, qui crie : “Abba ! Père !” » (Ga 4, 4-6).
Enfin, Jésus-Christ est révélateur du
Père par sa propre humanité. C'est précisément parce qu'il est le Verbe incarné
qui habite parmi les hommes que Jésus nous révèle Dieu par sa propre véritable
et intégrale humanité: « C'est pourquoi, dit le Concile, le voir, c’est voir le
Père (cf. Jn 14, 9) – qui, par toute sa présence et par la manifestation qu’il
fait de lui-même par ses paroles et ses œuvres, par ses signes et ses miracles,
et plus particulièrement par sa mort et sa résurrection glorieuse d’entre les
morts, par l’envoi enfin de l’Esprit de vérité, achève en l’accomplissant la
révélation » (DV, 4). Pour connaître Dieu dans le Christ, nous devons
accueillir son humanité intégrale : la vérité de Dieu ne se révèle pas
pleinement là où l'on enlève quelque chose à l'humain, tout comme l'intégrité
de l'humanité de Jésus ne diminue pas la plénitude du don divin. C'est
l'humanité intégrale de Jésus qui nous révèle la vérité du Père (cf. Jn 1, 18).
Ce ne sont pas seulement la mort et la
résurrection de Jésus qui nous sauvent et nous rassemblent, mais sa personne
même : le Seigneur qui s'incarne, naît, soigne, enseigne, souffre, meurt,
ressuscite et reste parmi nous. Par conséquent, pour honorer la grandeur de
l'Incarnation, il ne suffit pas de considérer Jésus comme le canal de
transmission de vérités intellectuelles. Si Jésus a un corps réel, la
communication de la vérité de Dieu se réalise dans ce corps, avec sa manière
propre de percevoir et de ressentir la réalité, avec sa manière d'habiter le
monde et de le traverser. Jésus lui-même nous invite à partager son regard sur
la réalité : « Regardez les oiseaux du ciel, dit-il, ils ne sèment ni ne
moissonnent, ils n'amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les
nourrit. Ne valez-vous pas plus qu'eux ? » (Mt 6, 26).
Frères et sœurs, en suivant jusqu'au
bout le chemin de Jésus, nous arrivons à la certitude que rien ne pourra nous
séparer de l'amour de Dieu : « Si Dieu est pour nous, écrit encore saint Paul,
qui sera contre nous ? Il n'a pas épargné son propre Fils, [...] comment
pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? » (Rm 8, 31-32). Grâce à
Jésus, le chrétien connaît Dieu le Père et s'abandonne à lui avec confiance.
Pape Léon XIV
Prier avec le Pape
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - FÉVRIER 2026
« Pour les enfants
atteints de maladies incurables»
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

“ Seigneur Jésus,
Toi qui accueillais les petits dans tes bras
et les bénissais avec tendresse,
aujourd’hui, nous te présentons les enfants
atteints de maladies incurables.
Leurs corps fragiles sont signe de ta présence,
et leurs sourires, même au milieu de la douleur,
témoignent de ton Royaume.
Nous te prions, Seigneur, pour qu’ils ne manquent jamais
de soins médicaux appropriés,
d’une attention humaine et chaleureuse,
et du soutien d’une communauté qui accompagne
avec amour.
Soutiens leurs familles dans l’espérance,
au cœ ur de la fatigue et de l’incertitude,
et fais d’elles des témoins d’une foi
qui se fortifie dans l’épreuve.
Bénis les mains des médecins, infirmiers et soignants,
pour que leur travail soit toujours
une expression de compassion active
Que ton Esprit les éclaire dans chaque décision difficile
et leur accorde patience et tendresse
pour servir avec dignité.
Seigneur, apprends-nous à reconnaître ton visage
en chaque enfant qui souffre.
Que leur vulnérabilité réveille notre compassion
et nous pousse à prendre soin, à accompagner et à aimer
par des gestes concrets de solidarité.
Fais de nous une Église qui,
animée par les sentiments de ton Cœ ur
et portée par la prière et le service,
sache soutenir la fragilité
et, au milieu de la douleur, soit source de consolation,
semence d’espérance et annonce d’une vie nouvelle.
Amen.

Parole de Mgr Frédéric Rossignol


Ils et elles viennent de tout le diocèse de Tournai. Parfois à
peine majeurs, parfois déjà bien établis dans la vie. À quelques semaines de la
célébration de l’Appel décisif, ces dizaines de
catéchumènes sont venus à Tournai pour
rencontrer l’évêque du diocèse dans lequel ils recevront le baptême.
Chaque
année, l’Église accueille de nouveaux membres. Il y a les tout jeunes enfants,
bien sûr. Mais il y a aussi toutes celles et tous ceux –de plus en plus
nombreux– pour qui les parents n’ont pas souhaité demander le baptême et qui
entament un parcours de foi très personnel. Certains y pensent depuis des
années et ont maintenant senti que c’était le bon moment, « leur » moment, pour
répondre à l’appel du Christ dans leur vie. D’autres se sont mis en route plus
récemment. Parce qu’ils vont devenir parrain ou marraine, parce qu’ils vont
bientôt se marier, parce que des échanges avec un prêtre, avec un ami, une
compagne ou un compagnon croyant les ont touchés. Une semaine après avoir
rencontré les catéchumènes adolescents, le nouvel évêque de Tournai, Mgr
Frédéric Rossignol, a pris le temps de découvrir ces adultes pleins
d’enthousiasme, de questions, de joie. Rendez-vous avait été donné en début
d’après-midi au Séminaire de Tournai, en ce dimanche 1er février
2026. Et il fallait bien une aussi grande et belle bâtisse pour accueillir les
dizaines de catéchumènes et leurs accompagnants. Au programme, une rencontre en
groupes plus restreints avec l’évêque, mais aussi des moments de partage
d’Évangile, de prière à la chapelle, de découverte de l’Appel décisif ou encore
de réflexion autour d’un chant.
Un cadeau que l’on reçoit
Pendant
le temps de rencontre avec Mgr Rossignol, les catéchumènes se sont présentés un
à un. Ils ont donné leur prénom, celui qui sera prononcé à l’Appel décisif
devant la communauté rassemblée.
L’exercice
n’est pas toujours facile. Un peu intimidant sans doute, parce qu’il faut
parler devant un groupe, devant un évêque, pour exprimer l’indicible, un appel
mystérieux, un parcours de vie. Ils ont 18 ans tout juste, mais aussi 30, 50 et
même 71 ans. Beaucoup disent que leurs parents n’ont pas demandé le baptême
pour eux parce qu’ils voulaient laisser le choix à leur enfant.
Certains
sont très émus, quelques larmes de joie font briller les yeux. Florence, issue
d’une famille profondément anti-catholique, n’a pendant des années pas eu la
force de parler à ses proches, de s’opposer à eux. Aujourd’hui maman d’une
fille adolescente qui souhaite recevoir le baptême, elle a franchi le pas et
vit son parcours aux côtés de sa fille. Alexandra, elle, s’est rendue compte
qu’elle ne pouvait avancer
seule dans son existence et qu’elle avait besoin de
quelque chose de plus grand qu’elle. Deux jeunes étudiants en médecine,
confrontés à la souffrance de leurs patients, ont aussi découvert la paix et la
sérénité apportée par la foi.
seule dans son existence et qu’elle avait besoin de
quelque chose de plus grand qu’elle. Deux jeunes étudiants en médecine,
confrontés à la souffrance de leurs patients, ont aussi découvert la paix et la
sérénité apportée par la foi.Beaucoup
parlent de signes reçus dans leur vie, de la bienveillance ressentie en
s’approchant de l’Église, d’épreuves difficiles qui ont renforcé leur envie de
se rapprocher de Dieu, de la joie de se sentir «aligné», de vivre les choses
pleinement.
Une foi que l’on nourrit
Avec beaucoup de simplicité et de sincérité, Mgr Rossignol leur
a alors partagé sa propre expérience. S’est interrogé. «La foi est un cadeau. Pourquoi certains le reçoivent-ils
et d’autres non? C’est un peu
mystérieux.» Et il insiste: «Mais la
foi est aussi un engagement, une
responsabilité. Car si on vit sa foi de manière
très personnelle, sans
l’entretenir, il y a un risque de la voir disparaître. C’est important de
partager ensemble comment la Parole de Dieu nous aide à vivre comme chrétiens,
de nous soutenir.»
Le
101e évêque de Tournai invite tous ces futurs baptisés à trouver des
lieux pour partager leur foi après leur baptême et à rester eux-mêmes. À avoir
le courage de donner la priorité à Dieu, au-delà des distractions du monde. Et
à être persévérants. «Ce n’est pas facile
de se dire chrétien dans la société d’aujourd’hui. Il y a beaucoup de critiques
contre l’Église. Il y a les abus, bien sûr… Mais aussi beaucoup de gens qui
connaissent mal l’Église. Quand on la découvre, on voit aussi la gentillesse,
la bienveillance. La foi n’est pas quelque chose de magique, ce n’est pas parce
qu’on l’a aujourd’hui qu’on l’aura toujours, c’est comme une plante qu’on
arrose. Nous sommes appelés à être témoins de la foi dans notre vie. Ne pas
seulement voir ce que la foi m’apporte à moi, mais voir aussi comment on peut
‘servir’. La foi ne fait pas de nous des gens meilleurs que les autres, mais
elle nous fait grandir en générosité.»
Une
tradition qui se transmet
C’est
ensuite à la cathédrale toute proche que s’est poursuivi l’après-midi.
Catéchumènes et accompagnants ont pu prendre part aux vêpres dominicales.
L’occasion pour l’évêque d’expliquer la place et le sens de la cathèdre, de
parler de l’histoire de cet édifice classé au patrimoine de l’Unesco: «Une histoire de plus de 850 ans. Cela veut
dire que depuis tout ce temps, des milliers, des millions de gens sont venus
ici pour prier.» Une prière pouvant prendre tant de formes différentes;
silencieuse, chantée, s’appuyant sur des psaumes de louange, de supplication;
dans laquelle on apprend aussi à porter ce que les autres vivent.
«On n’a pas besoin d’être quelqu’un de
très instruit ou avec de grandes responsabilités pour être chrétien, la foi
s’adresse d’abord à notre cœur. On apprend, en communauté, à se regarder, à
s’écouter. Comme on l’a vu aujourd’hui avec vous, qui venez d’horizons
différents…» Avant de
se quitter et de rentrer dans leur unité pastorale, les catéchumènes se sont
levés. Autour d’eux, le reste de l’assemblée a récité le Credo. Une transmission de génération en génération du symbole de
la foi chrétienne. Comme un cadeau…
A.
Michel

Un mot du Curé…


Comme chaque année, en janvier, les responsables d’unité pastorale sont invités à communiquer à la Conférence épiscopale de Belgique, les statistiques réalisées au niveau de chaque unité pastorale. Les voici donc pour l’année 2025, placées en regard des années précédentes :Que dire de tous ces chiffres ? Après les années qui avaient dû rattraper les reports suite à la crise sanitaire, on retrouve des années « normales ». Les baptêmes se situent plus ou moins dans la moyenne des années avant Covid ; sans doute aussi, une influence de la dénatalité constatée dans nos pays. Par contre, force est de constater une érosion importante à propos de la catéchèse initiatique des plus jeunes. Sans doute un phénomène commun à celui que l’on rencontre dans les écoles : la dénatalité donne ses signes. Le nombre de mariages reste stationnaire, et c’est peu. Le nombre de funérailles à l’église a fortement diminué : ainsi, de juillet à décembre 2025 : 21. J’émets deux hypothèses explicatives : 1) un nombre en augmentation de célébrations directement au crématorium de Frasnes (très proche) ; 2) un nombre de décès en diminution (et personne ne va s’en plaindre évidemment !).
Les chiffres 2022, 2023 et 2024 de la pratique dominicale (3ème dimanche d’octobre) ne reflétaient pas la réalité habituelle, puisque le hasard des calendriers faisait qu’à cette date, une Messe de rentrée de la catéchèse était programmée ; en conséquence, on se retrouve évidemment avec une centaine de familles en plus par rapport aux autres dimanches où malheureusement, les mêmes familles ne reviennent pas. Ce qui s’est passé en 2025 : 85 participants pour 3 célébrations… Interpellant…
Par contre, les Messes de Noël, cette année, ont été particulièrement suivies, tout en sachant qu’elles font également partie du parcours catéchétique proposé aux familles cheminant en catéchèse.
Voilà quelques remarques rapides… Bien entendu, des chiffres (ne) sont (que) des chiffres ; l’important est la rencontre avec le Christ Jésus que l’on peut espérer derrière ces chiffres… Bon dimanche !
Chanoine Patrick Willocq

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Intentions de prière pour la semaine

+ Dieu notre Père, regarde ton Eglise, inspire-la pour qu’elle transmette sans cesse au monde la saveur de ton amour. Soutiens les pasteurs que tu appelles à son service, évêques et prêtres, pour qu’ils diffusent la lumière de l’Evangile par la prédication de la Parole et la célébration des Sacrements.
Entends notre prière.
+ Dieu notre Père, regarde tous ceux qui, au nom de l’Evangile, sont présents auprès des pauvres et des laissés pour compte. Soutiens en particulier les diacres de ton Eglise et ceux qui oeuvrent à l’entraide dans nos paroisses. Donne-leur de travailler à la lumière de l’Evangile de ton Fils pour que le monde devienne plus juste.
Entends notre prière.
+ Dieu notre Père, regarde ceux qui donnent leur vie pour te rendre gloire dans le silence de la prière, en particulier les moines et moniales,
religieux et religieuses. Permets que leur prière éclaire le monde d’espérance et de joie.
Entends notre prière.
+ Dieu notre Père, regarde notre communauté assemblée devant toi. Ravive en elle l’esprit de foi pour qu’elle atteste de la saveur de ton
amour dans sa vie quotidienne.
Entends notre prière..
CONTACTS
M. le Chanoine Patrick Willocq, curéResponsable de l’Unité pastoraleCuré de tous les clochers de l’entité de LeuzeTour Saint-Pierre 157900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.030479/62.66.20M. le Diacre Jean-Marie BourgeoisPastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaireGrand-Rue 567900 Leuze-en-Hainaut0470/100 340M. le Diacre Michel HubletMise à jour du site internetAvenue de la Croix-Rouge 447900 Leuze-en-HainautRèglement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,Curé - Adresse : voir plus hautDélégué à la protection des données :Secrétaire général de la Conférence épiscopale belge -Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1, 1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -Mail : ce.belgica@interdio.beAutorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -Secrétariat décanalTour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.03Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen
Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes
- Le samedi 07 mars, à 14h30, en l’église de Thieulain, Paul-Antoine Vandekeere, enfant de Caroline Latour et Mathieu Vandekeere
- Le samedi 21 mars, à 14h30, en l’église de Leuze, Aitana Cunningham, enfant de Amandine Cantraine et Corentin Cunningham ;
Célian Her, enfant de Célimène De Temmerman et Anthony Her
- Le dimanche 22 mars, à 10h00, Louis Mary, enfant de Adeline Moreau et Quentin Mary
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.
Mariages
Le samedi 14 février, à 13h00, en l’église de Pipaix : Sophie De Wulf et Cédric Defer
-
Que tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !
Funérailles
+ Mme Odette Mol demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles a eu lieu en l’église de Leuze le 04 février 2026 2026.
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…
« FAITES CECI EN MÉMOIRE DE MOI… »
PETITE CATÉCHÈSE HEBDOMADAIRE POUR (RE)DÉCOUVRIR LA MESSE
Durant quelques semaines, je vous propose de prendre deux ou trois minutes chaque semaine, pour redécouvrir ce qui est le cœur de la vie du Chrétien : la Messe.
1 - DÈS AVANT QUE LA MESSE NE COMMENCE…

La Messe : son sens - La Messe ou Eucharistie est la réponse du peuple des enfants de Dieu à cette demande de Jésus lors de son dernier repas avec ses disciples : « Faites ceci en mémoire de moi… ». Elle est célébrée pour que tous les baptisés puissent communier au Christ Jésus, c’est-à-dire s’unir à lui dans sa Pâque (sa mort et sa résurrection) et recevoir de lui le sens et le dynamisme de leur vie.
La Messe : l’origine de notre façon de célébrer - La première description (dans ses grandes lignes) de la Messe remonte aux environs de l’an 150, sous la plume de saint Justin, dans son Apologie pour les chrétiens ; pour ce qui est de l’essentiel, elle n’a pas été modifiée jusqu’à aujourd’hui : des textes issus de la Bible qui constituent la « Liturgie de la Parole », puis la « Liturgie eucharistique » au sens strict : la préparation des dons, la grande Prière eucharistique et la communion, ces deux parties étant entourées par des rites initiaux et des rites de conclusion.
Les cloches sonnent… - L’appel est lancé, Dieu envoie sa convocation* à chacun de ses enfants… Le mot « Eglise » ne veut signifier rien d’autre** : l’Eglise est la « convoquée par Dieu ». Chacun qui se reconnaît enfant de Dieu quitte son « chez soi », se met en marche et vient ainsi se rassembler avec d’autres dans le bâtiment qui est là pour accueillir chacun tel qu’il est. Si lors du baptême, chacun reçoit sa « vocation » (son appel à vivre en enfant de Dieu), lors de chaque Eucharistie, chacun reçoit sa « convocation » (cet appel à vivre en enfant de Dieu avec d’autres). Participer à la Messe, ce n’est donc pas s’échapper du monde pour quelques minutes, mais c’est, ensemble, prier « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ».
Ainsi, ce peuple qui se rassemble venu « des quatre coins de l’horizon »***, c’est la grande caractéristique de la Messe telle que redécouverte par le Concile Vatican II. La Messe n’est plus « la messe privée du prêtre » (le prêtre qui « disait sa messe »), mais « la célébration qui rassemble tout le peuple de Dieu », peu importe le nombre des participants. Autrement dit, vivre une relation de foi avec Dieu ne peut jamais oublier la relation aux autres.
L’une des premières dimensions importantes au début de la Messe, c’est donc l’accueil : chacun est appelé à saluer son voisin, sa voisine… à demander quelques nouvelles… Les évêques, prêtres, diacres, enfants de chœur (qui sont eux-mêmes des membres de l’assemblée) ne restent pas isolés dans la sacristie, mais se trouvent près de la porte pour accueillir, saluer, demander des nouvelles de la santé, de la famille… C’est déjà la Messe qui commence quand nous nous accueillons ainsi les uns les autres… Cet accueil par chacun n’est rien d’autre que le très beau signe du Christ Jésus qui s’approche de tous ceux qu’il rencontrait sur sa route… qu’il rencontre sur sa route aujourd’hui encore… (à suivre).
Chanoine Patrick Willocq
* Vient du latin : cum, « avec » et vocare, « appeler » : la convocation, c’est « être appelé avec d’autres »
** ἐκκλησία en grec, un substantif dérivé du verbe ἐκκαλέω, littéralement
« appeler (καλέω) hors de chez soi (ἐκ) », ou « convoquer »
*** Pour reprendre un chant de mon enfance 

Pour les familles… les jeunes… les enfants …
Dans notre Diocèse de Tournai…









Dans l’Église de Belgique…

Du côté catholique, ont participé :
l'archevêque Terlinden, les évêques Hoogmartens, Delville, Bonny, Aerts et
Rossignol, l'évêque auxiliaire Kockerols, le secrétaire général Bruno Spriet et
les porte-parole Tommy Scholtes et Geert De Kerpel. Du côté orthodoxe : le
métropolite Athénagoras, métropolite du patriarcat œcuménique (Constantinople),
l'archevêque Dositée, du patriarcat de Géorgie, les évêques auxiliaires Marc du
patriarcat de Roumanie et Joachim du patriarcat œcuménique, ainsi que le
secrétaire de Mgr Athenagoras, le Père Evangelos Psallas. © Tommy Scholtes
Jeudi dernier, 29 janvier, nos évêques
ont eu une rencontre chaleureuse avec une délégation de leurs confrères
orthodoxes. Dans une atmosphère de grande affection, ils ont fait connaissance,
discuté du dialogue entre les deux Églises, évoqué quelques initiatives
œcuméniques récentes et expliqué l'histoire de l'Église orthodoxe dans notre
pays. Cette belle après-midi s'est terminée en priant ensemble les vêpres et en
partageant un repas. Geert De Kerpel, porte-parole néerlandophone de la
Conférence épiscopale, nous en propose le compte rendu.
La
réunion a eu lieu au doyenné de Bruxelles, en face de la cathédrale. Après un
long moment d’échanges mutuels, l'archevêque Luc Terlinden a expliqué trois
initiatives œcuméniques récentes. Ce sont autant d'exemples concrets de la
recherche de l'unité entre les Églises chrétiennes chez nous. Ainsi, à la fin
du mois de septembre de l'année dernière, on a célébré les 100 ans des
Conversations de Malines entre catholiques et anglicans. Au programme
figuraient un congrès international en collaboration avec la KU Leuven et
l'UCLouvain, un concert, un office du soir et l'inauguration d'une plaque
commémorative dans la cathédrale de Malines.
Peu
après, les évêques catholiques et orthodoxes belges se sont rendus, ensemble,
en pèlerinage à Constantinople. Les moments forts ont été l'accueil chaleureux
du patriarche œcuménique Bartholomée, la célébration orthodoxe qu'il a présidée
et à laquelle nos évêques ont participé, ainsi que la célébration présidée par
l'archevêque Terlinden et à laquelle les évêques orthodoxes ont participé.
Cette année marque le centenaire du Prieuré et de l'Abbaye de Chevetogne. La
communauté bénédictine de Chevetogne (voir notre Chronique 359), née à Amay-sur-Meuse, est très attachée à la promotion de
l'œcuménisme, en particulier entre les Églises orthodoxe et catholique romaine,
comme le souhaitait le fondateur Dom Lambert Beauduin. La liturgie y est
célébrée dans les deux rites, tant latin que byzantin.
Dialogue théologique international
L'évêque
Johan Bonny a ensuite esquissé les principales étapes franchies à ce jour dans
le dialogue théologique international entre l'Église catholique et l'Église
orthodoxe. Mgr Bonny participe lui-même à ce dialogue et, avant d'être nommé
évêque d'Anvers, il était membre du Conseil pontifical pour la promotion de
l'unité des chrétiens, au sein duquel il suivait en particulier les relations
avec les Églises monophysites. Un premier document important a été publié en
1982 à Munich et traitait du mystère de l'Église et de l'Eucharistie à la
lumière du mystère de la Trinité. Cinq ans plus tard, un deuxième document
commun a été publié à Bari : Foi, sacrements et unité de l'Église. À peine un
an plus tard, en 1988, le document de Valamo (Finlande) a suivi : "Le sacrement de l'ordre dans la structure
sacramentelle de l'Église, en particulier l'importance de la succession
apostolique pour la sanctification et l'unité du peuple de Dieu".
En
1989, le mur de Berlin tombe, le rideau de fer se déchire et les peuples
d'Europe de l'Est, ainsi que les Églises qui s’y trouvent, recouvrent leur
liberté après des décennies d'oppression. Mais très vite, l'Église orthodoxe de
Moscou, en plein renouveau, met à l'ordre du jour la question de la présence
des Églises catholiques orientales dans le monde orthodoxe, qu'elle considère
comme un problème majeur. À partir de ce moment-là, le dialogue devient très
difficile.
Néanmoins,
en 1993, une nouvelle étape importante est franchie à Balamand (Liban) avec le
document commun sur l'uniatisme. Pour l'Église orthodoxe russe, les Églises
catholiques orientales restent toutefois un problème majeur. Depuis lors, trois
autres publications conjointes ont suivi : Ravenne 2007 sur les conséquences
ecclésiologiques et canoniques de la nature sacramentelle de l'Église, Chieti
2016 sur la synodalité et la primauté au cours du premier millénaire et
Alexandrie 2023 sur les mêmes thèmes, mais au cours du deuxième millénaire et
aujourd'hui.
En
conclusion, Mgr Bonny a également mentionné les communiqués du comité de
coordination du dialogue entre catholiques et orthodoxes, publiés à Bari en
2024 et à Rethymnon en 2025. Ces deux communiqués de presse montrent une fois
de plus à quel point l'infaillibilité du pape et le Filioque sont et restent
des thèmes centraux de la discussion (ndlr : Filioque, latin pour "et le
Fils", est un ajout théologique au Credo de Nicée-Constantinople qui
affirme que le SaintEsprit procède du Père et
du Fils. Cet ajout, qui renforce la divinité du Fils, est rejeté par les
Églises orthodoxes).
L'orthodoxie en Belgique
Dans
une troisième et dernière contribution à la partie réunion, le métropolite
Athénagoras a brièvement retracé l'histoire de la présence de l'Eglise
orthodoxe dans notre pays. Un premier signe de cette présence remonte au
mariage, en 1816, de la princesse Anna Pavlovna, fille du tsar Paul Ier, avec
le prince héritier Guillaume II des Pays-Bas. La princesse a pu conserver sa
foi orthodoxe et la pratiquait effectivement à la Cour royale. Une première
chapelle orthodoxe est créée en 1862 à l'ambassade de Russie à Uccle, destinée
au personnel. À la fin du XIXe siècle, une chapelle fut construite
rue des Chevaliers à Bruxelles pour tous les orthodoxes. Une première paroisse
voit le jour en 1900 à Anvers, dans la Jan van Gentstraat, où se réunissent
principalement des Grecs qui viennent y célébrer leur arrivée au port ou leur
installation définitive dans les environs..
Une
véritable première vague de croyants orthodoxes arrive dans notre pays à la
suite de la révolution russe (1917). En 1926, une paroisse est créée pour les
Grecs à Bruxelles et d'autres paroisses voient le jour à cette époque,
notamment à Gand et à Liège, toutes dépendant du patriarche œcuménique de
Constantinople. Après la Seconde Guerre mondiale, ce sont principalement des
Ukrainiens issus des camps de concentration qui viennent chez nous. Plus tard,
des mineurs grecs suivent, ce qui entraîne la création de paroisses dans le
Limbourg, le Borinage, Liège et Verviers. À cette époque, quatre jeunes prêtres
sont également envoyés, dont Panteleimon, qui deviendra plus tard métropolite
de Belgique. Ils sont chaleureusement accueillis par un prêtre catholique de
Mons qui, de sa propre initiative, met son église à disposition.
La
reconnaissance officielle de l'Église orthodoxe dans notre pays remonte à 1985
et a beaucoup changé les choses : une représentation claire auprès des pouvoirs
publics, des cours de religion orthodoxe dans l'enseignement communautaire, des
aumôniers dans l’armée et les prisons, la création de fabriques d'église, etc.
Parallèlement à la perestroïka, de nombreux nouveaux croyants orthodoxes
arrivent en Belgique, notamment des Roumains, des Bulgares et des Russes. Une
nouvelle vague de migration vient de Grèce avec la crise financière de 2011.
Actuellement,
il y a des paroisses orthodoxes dispersées dans toute la Belgique, plusieurs
patriarcats (œcuménique, russe, serbe, bulgare et géorgien) et deux monastères
(Pervijze et Vedrin). L'Église orthodoxe est en pleine croissance. Selon le
métropolite Athénagoras, l'un des principaux défis aujourd'hui est l'importance
de l'intégration et de la lutte contre les fanatismes qui se propagent, en
particulier via TikTok. Le métropolite Athénagoras a conclu en se prononçant
très fermement en faveur du dialogue œcuménique et de la coopération, y compris
la prière commune et la bénédiction commune des fidèles. Il a explicitement
apprécié la cordialité fraternelle des relations et le fait que l'Église
catholique ait cédé plusieurs bâtiments d'église à des communautés orthodoxes
au cours des dernières années.
Après
la partie réunion, nous nous sommes rendus du doyenné à la cathédrale. Dans une
chapelle latérale, les délégations catholique et orthodoxe ont célébré les
vêpres ensemble. Dans cette magnifique église qui venait d'être fermée au grand
public, la prière et les chants étaient particulièrement émouvants. La journée
s'est terminée par un repas et une visite à Luminiscence, l'impressionnant
spectacle son et lumière actuellement proposé plusieurs soirs par semaine dans
la cathédrale Saint-Michel-et-Sainte-Gudule.
Sur
le chemin du retour, après cette belle rencontre, les paroles prophétiques du
cardinal Mercier sur l'œcuménisme résonnaient encore : "Pour ne faire
qu’un, nous devons nous aimer ; pour nous aimer, nous devons apprendre à nous
connaître ; pour apprendre à nous connaître, nous devons nous rencontrer".
📍 La rencontre
entre les délégations catholique et orthodoxe faisait suite à une première
réunion qui s'était tenue au palais archiépiscopal de Malines il y a quelques
années. Du côté orthodoxe, ont participé cette fois-ci le métropolite
Athénagoras, métropolite du patriarcat œcuménique (Constantinople),
l'archevêque Dositée, du patriarcat de Géorgie, les évêques auxiliaires Marc du
patriarcat de Roumanie et Joachim du patriarcat œcuménique, ainsi que le
secrétaire de Mgr Athenagoras, le Père Evangelos Psallas. Du côté catholique,
ont participé : l'archevêque Terlinden, les évêques Hoogmartens, Delville,
Bonny, Aerts et Rossignol, l'évêque auxiliaire Kockerols, le secrétaire général
Bruno Spriet et les porte-parole Tommy Scholtes et Geert De Kerpel. Le diacre
Koen Jacobs était également présent. Il est membre de la Commission nationale
des catholiques orthodoxes.
Geert De Kerpel


Ce jeudi 29 janvier 2026 avait lieu la
31ème journée pastorale dans les auditoires de l’UCLouvain. Elle avait pour
thème « Apprivoiser l'Intelligence Artificielle pour mieux servir ». Un sujet
d’actualité facteur de mille curiosités et mille questions.
À
Louvain-la-Neuve, plus de 300 personnes se sont retrouvées dans les auditoires
de l’Université Catholique de Louvain ce jeudi pour la 31ème journée
pastorale. Parmi les personnes présentes figurait l’archevêque de
Malines-Bruxelles, Mgr Luc Terlinden, accompagné de trois évêques, mais aussi
de nombreux prêtres et laïcs. Pour discuter technologie ? Pas seulement ! Car
il fut largement question de mission, de discernement et de responsabilité
chrétienne. La journée s’ouvrit d'ailleurs par un temps de prière, histoire de
rappeler que la première attitude chrétienne est l’écoute et le discernement -
bien avant la peur ou l’enthousiasme que peut susciter l’IA.
Un sondage dans la salle
Le
professeur Join-Lambert a introduit cette journée en montrant l’ambiguïté et
les contradictions entourant l’IA: fascinante, efficace, étonnante mais aussi
déstabilisante et dangereuse si on l’utilise à mauvais escient. Un sondage est
alors réalisé, différentes questions sont posées à l’assemblée. L'on apprend
que la majorité des participants utilisent régulièrement l’IA, dont 27%
quotidiennement. Les émotions évoquées sont la curiosité, l’angoisse et la
culpabilité, ce qui montre que cette nouvelle technologie touche avant tout
notre conscience morale.
Place
ensuite à un professeur d’éthique appliquée de la Faculté de théologie et
d’étude des religions de l’UCLouvain: Stipe Odak. Stipe Odak rappelle que
l’intelligence artificielle reste un outil conçu par des humains. Elle produit
des textes, imite le langage, propose des idées mais elle ne ressent pas, ne
comprend pas et ne croit pas. Comme le précisera Isabelle Morel, spécialiste de
la théologie catéchétique, "Intelligence" ne fait pas référence à la
capacité de raisonner mais à la capacité de puissance de calcul. Une frontière
importante demeure : l’humain est doté de la parole, de l’intelligence
(capacité de raisonner) et du vivant, et non l’IA. Pour la foi catholique,
c’est une distinction importante. Evitons de tomber dans une forme d’idolâtrie
et de confondre machine et humain.
Un changement d'époque
Pour
le philosophe Pierre Giorgini (UCLille), l’IA n’est qu’un signe parmi d’autre
d’un changement d’époque. Nos repères et nos certitudes scientifiques changent
et sont marqués par l'incertitude. La tentation peut nous guetter de chercher
des réponses spirituelles rapides.
Plusieurs
intervenants mettent en garde contre cette foi "à la carte" qui
mélange discours chrétiens, développement personnel et spiritualités diffuses,
même si l’IA générative peut générer des discours religieux plus que
convaincants.
Le temps des ateliers
Durant
l’après-midi, les participants se sont répartis dans différents ateliers :
"Découverte de l’IA", "Converser avec l’IA", "Prêcher
avec l’IA", "Faire de la catéchèse avec l’IA", "Savoir qui
est Dieu avec l’IA", "Quelles questions éthiques l’IA pose-t-elle
?", "L’IA va-t-elle transformer l’humain ?".
Dans
plusieurs ateliers, la discussion se transforme vite en débat. Selon Stanislas
Deprez, docteur en philosophie et maitre en sociologie, il existe une frontière
évidente entre l’animal et l’humain. Mais elle ne l’est peut-être plus aussi
clairement visible entre l’IA et l’humain. Les machines imitent de mieux en
mieux certaines capacités humaines, ce qui brouille assez vite notre regard.
Pas perdre de vue l'essentiel
En
fin de journée, la professeure en linguistique Marie-Catherine de Marneffe
propose une relecture simple sur ce qui a été vécu dans la journée. La manière
dont nous parlons à une IA, les questions que nous lui posons, disent beaucoup
de nous - de notre désir de contrôle, de rapidité… Il ne faut pas perdre de vue
l’essentiel : la technique peut beaucoup mais elle ne donne ni le sens, ni
l’amour.
Estelle
CRUYPENINCK
L’Art qui conduit à la Transcendance




