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Paroisse de Leuze-en-Hainaut

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UNITE PASTORALE DE LEUZE-EN-HAINAUT
Unité pastorale refondée
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Une Parole … Une Prière

TEMPS ORDINAIRE – 3ÈME DIMANCHE
…LE ROYAUME DES CIEUX EST TOUT PROCHE… VENEZ À MA SUITE…


« Quand Jésus apprit l’arrestation de Jean le Baptiste, il se retira en Galilée. Il quitta Nazareth et vint habiter à Capharnaüm, ville située au bord de la mer de Galilée, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali. C’était pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : ‘Pays de Zabulon et pays de Nephtali, route de la mer et pays au-delà du Jourdain, Galilée des nations ! Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort, une lumière s’est levée.’ À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. » Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer ; car c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
De là, il avança et il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque avec leur père, en train de réparer leurs filets. Il les appela. Aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent.
Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans leurs synagogues, proclamait l’Évangile du Royaume, guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

»
Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 4, 12-23
Illustration : Codex Aureus Epternacensis, folio 20, recto, c.1020-1030,
Musée National Germanique, Nuremberg, Allemagne.
Cet Évangéliaire a été réalisé à l’Abbaye d’Echternach. Le manuscrit est appelé Livre d’or car ses lettres sont écrites en or. La figure de Jésus est celle du jeune imberbe, qui remonte à l’Antiquité chrétienne.)


Méditation du Pape Léon XIV

PAPE LÉON XIV
Audience générale - Catéchèses
Salle Paul VI, Rome - 7 janvier 2026


LE CONCILE VATICAN II À TRAVERS SES DOCUMENTS.
Frères et sœurs, bonjour et bienvenue !
Après l’Année jubilaire, durant laquelle nous avons médité sur les mystères de la vie de Jésus, nous entamons une nouvelle série de catéchèses consacrées au Concile Vatican II et à une relecture de ses documents. C’est une précieuse occasion de redécouvrir la beauté et l’importance de cet événement ecclésial. Saint Jean-Paul II, à la fin du Jubilé de l’an 2000, déclarait : « je sens plus que jamais le devoir d'indiquer le Concile comme la grande grâce dont l'Église a bénéficié au vingtième siècle» (Lettre apostolique Novo Millennio Ineunte, 57).
En 2025, nous avons commémoré, parallèlement à l'anniversaire du
Concile de Nicée, le soixantième anniversaire du Concile Vatican II. Bien que le temps qui nous sépare de cet événement soit relativement court, il est tout aussi vrai que la génération d'évêques, de théologiens et de fidèles de Vatican II n'est plus parmi nous. Aussi, tout en nous sentant appelés à ne pas éteindre sa prophétie et à continuer de chercher les moyens de mettre en œuvre ses enseignements, il sera important de le redécouvrir, non pas par ouï-dire ou à travers les interprétations qui en ont été données, mais en relisant ses documents et en méditant sur leur contenu. En effet, c'est le Magistère qui demeure aujourd'hui le phare qui guide le chemin de l'Église. Comme l'a enseigné Benoît XVI : « Au fil des ans, les Documents conciliaires n'ont pas perdu leur actualité; leurs enseignements se révèlent même particulièrement pertinents au regard des nouvelles exigences de l'Église et de la société actuelle mondialisée » (Premier message après la messe avec les cardinaux électeurs, 20 avril 2005).
Lorsque le pape saint Jean XXIII ouvrit le Concile le 11 octobre 1962, il le présenta comme l'aube d'un jour de lumière pour toute l'Église. L'œuvre des nombreux Pères réunis, issus des Églises de tous les continents, ouvrit véritablement la voie à une nouvelle ère ecclésiale. Après une riche réflexion biblique, théologique et liturgique qui s'étendit sur tout le XXe siècle, le Concile Vatican II redécouvrit le visage de Dieu comme Père qui, dans le Christ, nous appelle à être ses enfants. Il envisagea l'Église à la lumière du Christ, lumière des nations, comme un mystère de communion et un sacrement d'unité entre Dieu et son peuple. Il initia une importante réforme liturgique en plaçant au centre le mystère du salut et la participation active et consciente de tout le Peuple de Dieu. Dans le même temps, il nous a aidés à nous ouvrir au monde et à saisir les changements et les défis de l'ère moderne par le dialogue et la coresponsabilité, en tant qu'Église qui souhaite ouvrir ses bras à l'humanité, faire écho aux espérances et aux angoisses des peuples et collaborer à la construction d'une société plus juste et plus fraternelle.
Grâce au Concile Vatican II, « L'Église se fait parole ; l'Église se fait message ; l'Église se fait conversation. » (Saint Paul VI , Lettre encyclique Ecclesiam). suam , 67), s'engageant à rechercher la vérité par la voie de l'œcuménisme, du dialogue interreligieux et du dialogue avec les personnes de bonne volonté.
Cet esprit, cette disposition intérieure, doivent caractériser notre vie spirituelle et l’action pastorale de l’Église, car nous devons encore pleinement mettre en œuvre la réforme ecclésiale de manière ministérielle et, face aux défis d’aujourd’hui, nous sommes appelés à demeurer des interprètes attentifs des signes des temps, des hérauts joyeux de l’Évangile, des témoins courageux de justice et de paix. Mgr Albino Luciani, futur pape Jean-Paul Ier, alors évêque de Vittorio Veneto, écrivait prophétiquement au début du Concile : « Comme toujours, il est nécessaire de créer non pas tant des organismes, des méthodes ou des structures, mais une sainteté plus profonde et plus répandue. […] Il se peut que les excellents et abondants fruits d’un Concile se manifestent des siècles plus tard et mûrissent au prix d’un travail acharné pour surmonter les conflits et les situations difficiles. » [1] Redécouvrir le Concile nous aide donc, comme l’a déclaré le pape François, à « redonner la primauté à Dieu, à l'essentiel : à une Église folle d'amour pour son Seigneur et pour tous les hommes, aimés par Lui » ( Homélie pour le 60e anniversaire du début du Concile Vatican II, 11 octobre 2022).
Frères et sœurs, les paroles de saint Paul VI aux Pères conciliaires à la fin de leurs travaux demeurent pour nous un principe directeur aujourd’hui. Il affirmait que le temps était venu de partir, de quitter l’assemblée conciliaire pour aller à la rencontre de l’humanité et lui apporter la Bonne Nouvelle de l’Évangile, conscient d’avoir vécu un temps de grâce où passé, présent et futur se condensaient : « Le passé: car c’est, ici réunie, l’Eglise du Christ, avec sa tradition, son histoire, ses Conciles, ses Docteurs, ses Saints... Le présent: car nous nous quittons pour aller vers le monde d’aujourd’hui, avec ses misères, ses douleurs, ses péchés, mais aussi ses prodigieuses réussites, ses valeurs, ses vertus... L’avenir est là, enfin, dans l’appel impérieux des peuples à plus de justice, dans leur volonté de paix, dans leur soif, consciente ou inconsciente, d’une vie plus haute: celle que précisément l’Eglise du Christ peut et veut leur donner » (Saint Paul VI, Message aux Pères conciliaires, 8 décembre 1965).
Il en est de même pour nous. En nous penchant sur les documents du Concile Vatican II et en redécouvrant leur portée prophétique et leur pertinence, nous embrassons la riche tradition de la vie de l'Église et, simultanément, nous interrogeons le présent et renouvelons la joie d'aller à la rencontre du monde pour lui apporter l'Évangile du Royaume de Dieu, un royaume d'amour, de justice et de paix.
________________________
[1] A. Luciani – Jean-Paul Ier, Notes sur le Concile, dans Opera omnia, vol. II, Vittorio Vénétie 1959-1962. Discours, écrits, articles, Padoue 1988, 451-453.

Pape Léon XIV
( :Le Saint-Siège)
Copyright © Dicastère pour la Communication - Libreria Editrice Vaticana


Prier avec le Pape
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - JANVIER 2026
« Pour prier avec la Parole de Dieu »
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Seigneur Jésus, Parole vivante du Père,
en Toi nous trouvons la lumière qui guide nos pas.

Nous savons que le cœur humain vit dans l’inquiétude,  
assoiffé de sens,
et seul ton Évangile peut lui donner repos et plénitude.

Apprends-nous à t’écouter chaque jour dans les Écritures,
à nous laisser interpeller par ta voix

et à discerner nos choix
dans la proximité de ton Cœur.
Que ta Parole soit nourriture dans la fatigue,
espérance dans l’obscurité
et force dans nos communautés.

Seigneur, que jamais ne manque sur nos lèvres  
ni dans notre cœur
la Parole qui fait de nous des fils et des frères,
des disciples et des missionnaires de ton Royaume.

Fais de nous une Église qui prie avec la Parole,
qui s’édifie en elle et la partage avec joie,
pour qu’en chaque personne renaisse  
l’espérance d’un monde nouveau.

Que notre foi mûrisse dans la rencontre avec Toi  
à travers ta Parole,
et nous pousse, du fond du cœur,
à aller à la rencontre des autres,
à servir les plus vulnérables,
à pardonner, construire des ponts et annoncer la vie.

Amen.



Parole de Mgr Frédéric Rossignol





Voilà une année qui commence sous les meilleurs auspices pour notre diocèse ! En ce premier dimanche de 2026, notre tout nouvel évêque a ordonné prêtre Étienne-Marie Bahati, de la communauté des Barnabites.

 
La paroisse Saint-Maur à Herseaux (UP des 5 Clochers) a fêté en beauté le passage à la nouvelle année. En ce dimanche 4 janvier, elle a accueilli une ordination presbytérale. La première de l’épiscopat de Mgr Rossignol. Malgré la neige, prêtres, diacres, paroissiens mais aussi amis et membres de la famille (certains venus tout spécialement d’Italie) ont répondu présent pour l’occasion… Et pour ceux qui ne pouvaient se déplacer, la célébration était retransmise en direct sur internet.
Dans l’église chauffée, chacun a troqué le froid extérieur pour une ambiance joyeuse et chaleureuse. Pour beaucoup, c’était aussi l’occasion de se retrouver et de se souhaiter une bonne année. Ceux arrivés avec un peu d’avance ont même pu profiter d’un mini concert grâce aux dernières répétitions d’une chorale au diapason.
 
Une célébration particulière
Lorsque les portes se sont ouvertes pour accueillir la procession d’entrée, un vent plus solennel a soufflé sur l’assemblée. Autour de Mgr Rossignol se trouvaient le père Étienne Ntale, supérieur général des Barnabites et le père Vincente Guitierez, supérieur provincial pour la Belgique et l’Espagne.  Parmi les célébrants se trouvaient également M. l’abbé Olivier Frölich, vicaire général du diocèse de Tournai, M. l’abbé Michel Vermeulen, doyen de Mouscron et le père Emmanuel Barhakomerwa, curé de l’UP des 5 Clochers.
« Nous célébrons aujourd’hui la solennité de l’Epiphanie du Seigneur, c’est-à-dire la manifestation du Christ au monde », a rappelé dans son mot d’accueil le père Emmanuel Barhakomerwa. « L’Épiphanie, c’est le mystère de la manifestation du Seigneur dans un petit bébé, de manière apparente. Personne ne peut imaginer que l’on a devant soi le fils de Dieu et pourtant ça nous est révélé. Ça nous est donné comme un don de la Foi de reconnaître en l’Enfant Jésus la présence de Dieu luimême », a renchérit Mgr Rossignol. En ce jour qui rappelle l’amour de Dieu pour les hommes, l’ordination d’un nouveau prêtre barnabite en était un symbole de plus. « Dans une ordination presbytérale, le prêtre est invité à vivre de nouveau cette Épiphanie à chaque fois qu’il célèbre l’Eucharistie », a rajouté notre évêque.
Cette célébration était toute particulière car il s’agissait non seulement de la première ordination de Mgr Rossignol mais de la première pour la communauté barnabite d’Herseaux. Elle aurait dû avoir lieu en RDC mais les circonstances ne l’ont pas permis.
Un parcours varié
Dès le début de la célébration, le père Emmanuel a présenté le futur prêtre. Né dans la province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo en 1982, ÉtienneMarie Bahati « a ressenti le besoin de se consacrer à Dieu » lors de ses études secondaires dans un collège Barnabite. Il a alors « commencé à s’impliquer dans la vie pastorale de sa paroisse, ce qui l’a amené à s’engager dans l’aide aux enfants et aux jeunes ». Après avoir fait l’expérience de la vie communautaire comme aspirant dans deux communautés religieuses, il a tenté d’intégrer une autre communauté religieuse puis est entré au séminaire diocésain de Murhesa (archidiocèse de Bukavu) afin de rejoindre le clergé diocésain.
Après avoir reçu le ministère de l’acolytat puis quitté le séminaire, il s’est tourné vers l’enseignement dans différentes écoles secondaire de Goma. Après quelques hésitations, c’est finalement chez les Clercs réguliers de Saint-Paul, aussi appelés Barnabites, qu’il s’est engagé définitivement.
Le 30 juin 2025, il a prononcé à Bologne (Italie) ses vœux solennels devant le nouveau supérieur général, le père Étienne Ntale. Le 7 juillet suivant, il était ordonné diacre à Lodi (Italie). Quelques semaines plus tard, il arrivait en Belgique, dans l’UP des 5 Clochers, pour exercer son diaconat et se préparer au presbytérat.
Une ordination religieuse
Durant la célébration, un prêtre était chargé d’en décrire les grandes étapes et les différents rites de l’ordination et d’en expliquer la symbolique. Des explications bienvenues qui ont permis à l’assemblée de mieux comprendre et apprécier ce qui allait se passer devant eux. À l’appel de son nom, le futur prêtre s’est avancé vers l’autel, accompagné de ses parents, « signe que la foi et la vocation naissent en premier en famille ». Mgr Rossignol s’est ensuite tourné vers le supérieur provincial des Barnabites afin que soit lue aux fidèles la demande officielle du supérieur général de conférer le sacrement de l’ordination presbytérale.
Mgr Rossignol, lui-même religieux et membre de la Congrégation du Saint-Esprit (Spiritains), a rappelé dans son homélie qu’il fut formateur pendant de nombreuses années. « Je connais bien la joie de mes confrères religieux quand nous avons un membre qui est ordonné prêtre », a-t-il expliqué. Il a rappelé que la formation des prêtres est une formation longue, et plus encore pour les religieux. Il a également insisté sur l’importance de garder du temps pour soi, dans et en-dehors de sa communauté.

Joie et applaudissements
Une ordination est toujours un moment solennel mais aussi très joyeux. Des applaudissements aux chants, tout était empli de cette joie intérieure. Celle-ci se reflétait particulièrement dans les sourires lors du baiser fraternel donné par les prêtres à leur nouveau confrère à la fin de la liturgie de l’ordination. Elle était également présente lors des deux chants d’action de grâce mais aussi dans les échanges qui ont suivi la célébration, durant le verre de l’amitié.
Si la mission future du nouveau prêtre n’a pas encore été annoncée – malgré un appel du pied d’un membre de l’EAP lors d’un des messages de clôture -, sa prochaine action est très claire : le vendredi 9 janvier, il célébrera une messe d’action de grâce dans la paroisse Sainte-Famille de Bagira-Bukavu en RDC.
Félicitations, père Étienne-Marie, et bonne route !
Marie Lebailly
(: Diocèse de Tournai)
 

Un mot du Curé…
A QUAND  
LES « ÉGLISES NO KIDS » ?


Ce titre volontairement provocateur n’a d’autre but que d’attirer l’attention sur un phénomène de société de plus en plus présent dans nos pays, et interpellant… même inquiétant… Exemples puisés sur la « toile » :
 
Site RTBF Actus – 06 07 25 : « Le "no kids" ou lorsque les enfants sont non admis, indésirables, en vacances »
 
Site Cathobel – 02 01 26 : « Phénomène ‘no kids’ : Quand l’enfant se voit exclu de nos lieux de loisirs »  
 
Site FranceInfo – 27 05 25 : « "No kids zone" : d'où vient cette tendance des commerces interdits aux enfants ? »
 
Site LaLibre – 01 11 25 : « La tendance "no kids friendly" va-telle trop loin ? "Les enfants seraient plus acceptés s'ils se comportaient comme les enfants d'avant" »
 
Site RadioFrance – 11 07 25 : « No kids : Sommes-nous en train de bannir les enfants de l'espace public ? »
 
Site TFIInfo – 19 05 25 : «"Si on disait : lieux interdits aux vieux, ne serait-ce pas choquant ?" : les espaces "no kids", une tendance qui divise »
 
Site Moustique.be – 25 06 25 : « Silence, pas d’enfants : le succès controversé des espaces "No Kids" réservés aux adultes » Site LeMonde.fr – 25 02 24 : « Les espaces « no kids » se multiplient : pourquoi ne supporte-t-on plus les enfants ? »
 
…et je pourrais en citer des dizaines de même facture.
 
Qu’est-ce que ce phénomène « no kids » ?
 
L’I.A. vous formule une explication assez ahurissante (c’est moi qui souligne) : « La tendance « no kids » (sans enfants) désigne la demande croissante, surtout dans les loisirs et le tourisme (hôtels, restaurants, avions, magasins), de créer des espaces réservés aux adultes pour échapper au bruit et au désordre des enfants, reflétant un changement sociétal où l'enfant est parfois perçu comme une nuisance et où l'individualisme prime, soulevant des questions de discrimination et de vivre-ensemble malgré les lois de l'inclusion, tout en permettant à certains de retrouver une parenthèse "adult-only". » « …où l’enfant est parfois perçu comme une nuisance… » : hallucinant !!!
 
Sur le site « Les adultes de demain », on peut lire : « Le terme désigne des espaces, des services ou des pratiques qui excluent ou mettent à distance les enfants : hôtels réservés aux adultes, compartiments silencieux dans les trains, restaurants sans poussettes, voire quartiers résidentiels où la présence d’enfants est implicitement découragée. Mais ce qui frappe, selon l’anthropologue et sociologue Jean-Didier Urbain, c’est moins l’existence de cette tendance que le fait de la nommer publiquement. ‘’Ce qui choque dans cette affaire, c’est qu’on nomme la pratique, alors que cette pratique existe déjà depuis longtemps.’’ Nommer, c’est rendre visible — et ce dévoilement nous interroge sur la place que nous accordons réellement aux enfants dans nos vies collectives (…) Pendant des décennies, la séparation entre espaces d’enfants et espaces d’adultes se vivait sans être formulée : colonies de vacances, séjours scolaires, clubs enfants dans les villages vacances, ou simplement la salle de jeu séparée des adultes dans les maisons familiales. Cette séparation tacite était largement acceptée, car elle prolongeait la division du travail éducatif : les parents déléguaient, la société accompagnait.
 
Aujourd’hui, le changement tient à la prise de conscience collective : on dit “no kids”, on l’affiche, on l’écrit. Ce passage du non-dit au nommable modifie profondément la perception du phénomène. »
Que penser ?
 
Je ne vais certainement pas apporter ici une réponse définitive, mais quelques simples réflexions pleines de questions…
 
Une première réflexion : accepter qu’un enfant soit un enfant et non pas un adulte en miniature…
J’ai parfois l’impression que le temps de l’enfance est en train de disparaître. On habille les enfants comme des adultes : costume cravate dès le jour du baptême, robe du soir et maquillage à la première communion, quand on ne tombe pas dans des tenues aussi provocantes que celles que portent certains de leurs aînés… On leur confie très jeunes des objets d’adultes, GSM et autres smartphones sophistiqués, même quand ceux-ci ne sont que des jouets… « pour être comme papa ou maman »… On leur organise des « soirées »… Et je pourrais continuer longtemps… Autant d’attitudes, de lieux, de manières d’adultes que ceux-ci tentent de proposer à l’enfance comme si l’enfant devait vivre ce que les « grands » vivent, devait ressentir ce que leurs aînés ressentent… On ne considère plus l’enfant comme un enfant, même pas comme un adulte en devenir, mais plutôt comme déjà devenu. Ne soyons pas étonnés alors que l’enfant ne vienne copier les attitudes d’adultes, mais sans le nécessaire recul que l’âge et l’expérience auront normalement appris aux aînés…
 
Une deuxième réflexion : Reconstruire du lien dans notre société.
 
Ce que ce concept « no kids » évoque aujourd’hui, n’est-ce pas aussi ce que nous vivons avec les personnes âgées ? Or, une société ne se bâtit pas sur la ségrégation, mais est par définition la coexistence des âges. « Le risque n’est pas la multiplication des hôtels “adults only”, mais l’acceptation durable d’une société où les générations vivent séparées. Car comme le rappelle Jean-Didier Urbain : ‘’En principe, une société, c’est un tout, où chacun a sa place.’’ Pour les enfants d’aujourd’hui, l’avenir réside dans la communication intergénérationnelle, la circulation des récits, des expériences, des sensibilités.  ‘’La communication n’est pas une dimension de la vie sociale, elle est la vie sociale même. » » — Claude LéviStrauss, cité par Jean-Didier Urbain. Cette phrase résonne puissamment : communiquer, c’est tisser, transmettre, relier. C’est accepter que les enfants d’aujourd’hui deviendront les adultes de demain — et les anciens d’après-demain. Peut-être que l’enjeu n’est pas de condamner la tendance no kids, mais de comprendre ce qu’elle nous révèle de nos fragilités collectives : notre difficulté à accueillir ensemble ceux qui ne produisent pas encore et ceux qui ne produisent plus. » (Site Les adultes de demain).
 
Enfin, une troisième réflexion basée sur mon expérience de vie : la nécessaire auto-discipline.  
 
Aujourd’hui, ce qui est reproché par une série de personnes, de lieux ou d’organisations, c’est le bruit que peut causer un enfant, c’est le désordre qu’il peut mettre dans les rayons d’un magasin quand il touche à tout, quand il court partout…
 
Je vais vous raconter une partie d’histoire personnelle : quand j’étais enfant (oui, je sais, ce n’est pas hier…), le samedi après-midi, c’était le moment du grand nettoyage hebdomadaire de la maison ; on faisait « le samedi », comme on disait chez nous. Maman nous installait, mon frère et moi, dans le grand divan du salon, parfois avec la télévision allumée (il y avait des émissions pour enfants tout l’après-midi), parfois avec un « Tintin » ou un « Spirou » à lire. Et interdiction formelle de quitter le divan tant que le « samedi » n’était pas terminé ! Mon frère et moi, on obéissait… Cela ne nous a pas traumatisés… « On n’en est pas mort », comme on dit…
 
De même, quand on allait faire des courses, on devait rester près de papa ou de maman : pas question de courir dans le magasin ou de toucher à tout dans les rayons !
 
Aujourd’hui, on me dit que demander de tels comportements aux enfants est devenu impossible, que ceux-ci ne savent plus rester assis tout un après-midi… que c’est normal qu’ils touchent à tout ce qui est à leur portée dans un magasin… et que c’est bien leur droit de s’exprimer même si ce sont des cris colériques… Je le constate parfois quand je vais dans certaines écoles ou lors de rencontres de catéchèse : les enfants se déplacent sans cesse, quittent leur chaise pour aller voir un copain, une copine trois rangées plus loin… comportement inimaginable « à mon époque » ! On le voit aussi dans nos églises : quand des enfants sont présents, c’est considéré « normal » qu’ils gigottent dans tous les sens, quittent leur chaise pour courir au fond puis revenir « en faisant la course », et on les regarde, le sourire béat, parfois même avec de petits applaudissements… Mais est-ce vraiment « normal » ? Je pense qu’on pourrait éviter ces mots si pénibles à entendre : « adult only » ou « no kids », si un minimum d’auto-discipline était retrouvée par les enfants, puis les adolescents, puis les adultes. Car bien sûr, ces enfants grandissent et on constate parfois/souvent chez les jeunes adultes des attitudes semblables : l’année dernière, une étudiante quitte précipitamment mon cours ; « peut-être un malaise ou un besoin pressant », me suis-dit… Mais non ! Elle reviendra quelques minutes plus tard avec un café tiré au distributeur du couloir : « Je n’en pouvais plus, il me fallait mon petit kawa ! », dit-elle en rentrant en classe... Sans parler de ces étudiants qui sortent leur salade de pâtes pour déguster pendant le cours ! Je n’aurais jamais osé une telle attitude durant les cours que j’ai pu suivre durant ma longue vie d’étudiant ; mes enseignants ne l’auraient jamais acceptée, et… je ne l’accepte pas non plus. De même, je suis étonné de voir des adultes dans nos églises, lors de funérailles ou des célébrations de confirmation, prendre une chaise pour aller s’installer à côté de tel ou telle et ensuite quitter l’église sans remettre la chaise en place ! Ne soyons pas étonnés du comportement des enfants quand les adultes, parfois leurs propres parents, montrent un tel exemple !
 
Bien sûr ! l’auto-discipline n’est pas innée ; cela s’apprend. Ne faudrait-il donc pas revenir à un réel apprentissage de la discipline : il y a des comportements qui sont à proscrire parce qu’ils ne permettent pas une vie en société de bonne harmonie ; il y a des comportements qui sont à éviter parce qu’ils troublent la vie commune. Apprentissage qui dépend de tous : l’école, les mouvements de jeunes, mais
 
aussi et d’abord les parents…  Je sais qu’il faut être prudent quand on écrit ce genre de propos car on est vite taxé de « pas accueillant des personnes » ou de « rigoriste » ou de « fermé aux jeunes générations » ou « n’y connaissant rien aux nouvelles théories de la psychologie des enfants », quand tout cela n’est pas connoté « harcèlement ».  Ceux qui me connaissent savent que ce n’est absolument pas mon point de vue, mais en même temps, je reste convaincu qu’une auto-discipline acquise dès le plus jeune âge ne pourra qu’apporter un meilleur bien-être heureux pour tous, et d’abord pour l’enfant. Un enfant est un enfant, écrivais-je plus haut, et il est bien sûr normal qu’il joue, court, crie… mais il y a des moments et des lieux où il doit apprendre à maîtriser ces comportements et découvrir que sa liberté doit aussi dépendre de celle d’autrui… Et cela s’apprend dès le plus jeune âge !
 
Un mot de la fin
 
Je laisse le mot de la fin à JeanDidier Urbain : « ‘La tendance no kids ne disparaîtra pas par décret, ni par indignation.’ Elle ne diminuera que si nous parvenons à réinventer des espaces sociaux où les âges se rencontrent vraiment, sans assignation, sans cloisonnement, sans hiérarchie. Ce travail ne relève pas que des politiques publiques : il appartient à chacun de nous, parents, éducateurs, citoyens, voisins, passants. Car au fond, comme le dit si simplement Jean-Didier Urbain : ‘Il ne s’agit pas de condamner pour faire disparaître un phénomène. Il faut comprendre d’où il vient’. »
 
Et bien sûr, n’oublions pas l’Évangile : « Laissez les enfants venir à moi ! » Vous aurez compris, j’espère, que je suis tout-à-fait opposé à une « église no kids », ce serait par définition contraire à ce que signifie le mot « Eglise » et contraire à l’Évangile !  
 
Mais nous avons sans doute tous à travailler
 
+ pour redécouvrir l’enfance et laisser chaque enfant la vivre à son rythme sans en faire des
 
adultes avant l’heure,  
 
+ pour retisser les liens qui définissent une société en laquelle chacun a sa place et respecte celle de l’autre, « enfants compris »,
 
+ pour qu’une réelle autodiscipline vienne réguler quasi instinctivement et dès le plus jeune âge, une vie sociale respectueuse de tous.
 
Je vous laisse avec ces réflexions en espérant que bientôt les affiches « no kids » disparaîtront de tous nos lieux de vie et surtout, qu’elles n’entreront jamais dans nos églises où tous doivent être les bienvenus, et en particulier les familles : adultes, adolescents et enfants de tous âges et ensemble !!!

 
 
Bon dimanche !
Chanoine Patrick Willocq


Intentions de prière pour la semaine

+ Dieu de lumière et de gloire, nous te rendons grâce pour ta présence constante aux côtés de ton peuple.  
Nous te prions pour tous nos frères et sœurs humains qui habitent le pays de l’ombre, et pour nous-mêmes, que tu envoies leur porter ta lumière…
+ Dieu de sagesse et de paix, nous te bénissons pour l’Esprit d’unité que tu révèles à tes Églises en tout temps et en tout lieu.
Nous te prions pour les communautés et les familles chrétiennes : qu’il n’y ait pas de division entre nous pour rendre crédible l’annonce de l’Évangile et le salut par la Croix du Christ…
+ Dieu, notre Père, nous te louons pour le Royaume des cieux dont tu as manifesté la présence au milieu de nous.  
Nous te prions pour tes communautés et pour nous tous : convertis nos cœurs à ta présence dans nos vies ; affermis notre foi en toi pour qu’elle en soit lumineuse…
CONTACTS

M. le Chanoine Patrick Willocq, curé
Responsable de l’Unité pastorale
Curé de tous les clochers de l’entité de Leuze
Tour Saint-Pierre 15
7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
0479/62.66.20

M. le Diacre Jean-Marie Bourgeois
Pastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaire
Grand-Rue 56
7900 Leuze-en-Hainaut
0470/100 340

M. le Diacre Michel Hublet
Mise à jour du site internet
Avenue de la Croix-Rouge 44
7900 Leuze-en-Hainaut

Règlement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018


Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,
Curé - Adresse : voir plus haut
Délégué  à la protection des données :
Secrétaire général de la Conférence  épiscopale belge -
Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1,  1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -
Autorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -

Secrétariat décanal
Tour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00
En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen

Nous porterons dans notre prière ...


Funérailles
 
+ Mme Claire Drapier demeurait à Ath. La célébration des Funérailles a eu lieu en l’église de Tourpes le 24 janvier 2026.

+ M. Jean-Marie Boisdenghien demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles a eu lieu en l’église de Leuze le 24 janvier 2026.

+ Mme Gislaine Vervaecke demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles aura lieu en l’église de Leuze le 26 janvier 2026 à 10h00
.
+ Mme Christiane Demoulin demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles aura lieu en l’église de Leuze le 28 janvier 2026 à 9h00.
 

Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…

Ce jeudi, j’ai reçu un message de Nicolas Jouret, Président de la Fabrique d’église St-Michel ; il apportait des bonnes nouvelles :
« Ce matin, j'ai rencontré Dany Garbin, l'échevin des travaux. Il m'a fait un bref retour sur le dossier des travaux à l'église de Grandmetz.
Le dossier de chantier a été approuvé par la Région Wallonne. La procédure des marchés publics a bien été respectée. Feu vert de ce point de vue-là.
Pour financer les travaux, un montant a été inscrit au budget communal (voté au mois de décembre par le conseil communal). Le budget communal a été envoyé à la Région Wallonne qui doit le valider. Nous espérons un retour positif de la Région Wallonne vers la mi-février.  
Dès que le budget communal aura été approuvé par la Région Wallonne, le collège communal (bourgmestre et échevins) pourra attribuer le marché aux entreprises sélectionnées (fin février).  
A cette date, les entreprises seront contactées pour planifier les travaux. La date de début des travaux sera connue à ce moment-là.
Encore un tout petit peu de patience mais cela avance bien. »  
De bonnes nouvelles en perspective…
Il s’agit bien sûr ici du dossier concernant les travaux du clocher, pas encore la restauration complète de l’édifice. Pour rappel, l’église St-Michel est classée pour ses parties les plus anciennes (tout sauf le clocher, la sacristie et la chapelle où se trouve le baptistère). Il y a un projet de restauration complète, mais, pour les parties classées, les démarches demandent beaucoup de temps ! Il a donc été décidé de procéder aux travaux sur le clocher sans attendre.
La photo de la page précédente montre « le beau côté » de l’église sous un beau soleil.
Ci-dessous, le même bâtiment côté cimetière et on peut voir les dégâts du clocher !!!


Merci à tous les acteurs qui travaillent sur ce lourd dossier administratif, technique et financier !
Chanoine Patrick Willocq
Pour les familles… les jeunes les enfants




Dans notre Diocèse de Tournai…



La Basilique de Bonne-Espérance avait pris des allures de fête ce 18 janvier ! Des fidèles de tout le diocèse s’y étaient en effet donné rendez-vous pour la messe d’action de grâces en l’honneur des 22 années d’épiscopat de Mgr Harpigny, notre évêque émérite.
Malgré le froid à l’intérieur des lieux, les participants n’auraient manqué ce rendez-vous pour rien au monde. C’était l’occasion pour chacun de remercier Mgr Harpigny pour toutes ces années de travail et de service à la tête du diocèse de Tournai.
En mars dernier, c’est dans cette même Basilique qu’il présidait la messe chrismale alors que tous se demandaient quand son successeur serait annoncé. Le voilà donc de retour, accompagné par celui-ci, Mgr Rossignol, pour cette célébration à l’occasion de
son départ. Dans l’assemblée se trouvaient d’anciens collaborateurs, sa famille, ses amis mais aussi des représentants des autorités civiles, tels le Gouverneur de la Province du Hainaut ou la Bourgmestre de Tournai.
« Ah, si les pierres pouvaient parler ! »
Dès son arrivée, Mgr Harpigny, tout sourire, a été accueilli chaleureusement par les personnes présentes. Les processions d’entrée et de sortie ont été l’occasion de salutations emplies d’émotion. À qui s’enquérait de sa santé, ce nouveau Montois répondait « Excellemment !»
L’émotion fut également au rendez-vous lors des différents messages au début et à la fin de la célébration. M. l’abbé Olivier Fröhlich a été le premier à prendre la parole : « Nous voici rassemblés, chrétiennes et chrétiens du Hainaut, un peu plus de 22 ans après votre ordination, pour vous dire notre chaleureux merci, et pour porter dans l’action de grâce eucharistique votre ministère et notre diocèse ».
« Ah, si les pierres pouvaient parler, elles auraient tant de choses à nous raconter… Les pierres de Bonne-Espérance pourraient raconter de nombreuses péripéties de notre histoire diocésaine », a-t-il ajouté en rappelant quelques-uns des grands moments de l’épiscopat de celui dont il fut le vicaire général.
Un homme de devoir et de service
À la suite du vicaire général, ce fut au tour de Christine Merckaert de prendre la parole. Celle qui fut pendant plusieurs années responsables des services de l’Initiation Chrétienne, et qui a pris tout récemment sa retraite, a évidemment évoqué longuement l’impulsion donnée par Mgr Harpigny au catéchuménat. Et ce, avant même de devenir évêque : « C’était au siècle passé, dans les années 90, une époque où les demandes de baptême d’adultes étaient peu fréquentes dans nos régions… Mgr Harpigny, alors directeur de l’ODER (Office Diocésain de l’Enseignement Religieux, ndla), a fait preuve de clairvoyance devant ce qui s’annonçait timidement. Mesurant les enjeux de l’accueil et de l’accompagnement de ces personnes, il a rejoint Paris pour suivre une formation. Puis, avec l’accord de Mgr Huard, a suscité un groupe de travail pour mettre en route le catéchuménat dans le diocèse de Tournai. Cette attention aux signes des temps et à la formation des accompagnateurs n’est pas sans lien avec le développement actuel du catéchuménat dans notre diocèse.
Devenu évêque, il a donné sans compter au catéchuménat qui a pris de plus en plus d’ampleur et qui aujourd’hui inspire la catéchèse et plus largement la pastorale d’ensemble dans un esprit missionnaire ».
À la fin de la célébration, Mgr Rossignol s’est adressé, non sans humour, à son prédécesseur, se demandant ce qu’était la retraite pour un évêque, lui qui découvre les nombreuses demandes et activités qui découlent de son poste.  
Mme Sylvie Paesmans, déléguée épiscopale pour le Temporel, a aussi prononcé quelques mots en offrant au nouveau retraité un bouquet de fleurs et un petit cadeau.
Des souvenirs marquants
Dans son homélie, Mgr Harpigny est revenu sur son parcours, depuis sa vocation jusqu’à sa retraite. De son épiscopat, il n’a pas souhaité faire un bilan mais en souligner sept aspects en particulier. Il a également tenu à remercier ceux qui ont collaboré avec lui et ceux qui, sur le terrain, s’acquittent de leur mission :  
« Je remercie mes collaborateurs immédiats qui, en 22 ans, ont exercé leur mission avec beaucoup de sérieux et avec le souci de correspondre à ce que, ensemble, nous avions discerné. Je pense en particulier aux membres du conseil épiscopal, des conseils presbytéraux successifs et du groupe des doyens.  
Je remercie toutes les personnes qui ont reçu l’ordination, ou une mission pastorale pour la manière dont elles l’exercent. Je remercie les personnes engagées dans la vie consacrée pour leur témoignage et leur prière. Et, surtout, je remercie les fidèles laïcs du Christ pour ce qu’ils sont, dans le peuple de Dieu, pour faire connaître le Christ à toutes les nations. »
Parmi les souvenirs évoqués par Olivier Fröhlich, Christine Merckaert et Mgr Harpigny se trouvait bien évidemment le grand chantier de son épiscopat : le synode diocésain de 2011-2013 et les deux mini-synodes (celui des Jeunes et celui des Familles) qui en ont découlé.
Messages de sympathie
Les applaudissements ont accompagné notre évêque émérite lors de sa sortie de la Basilique et nombreux sont ceux qui ont souhaité prendre une photo avec lui ou lui dire quelques mots lors du verre de l’amitié qui a suivi.
Collaborateurs, amis et paroissiens ont noirci de leurs messages de sympathie et de remerciements les pages des deux livres d’or mis à disposition à la fin de la célébration. Mgr Harpigny est ainsi reparti avec sous le bras de la lecture qui, nous n’en doutons pas, lui rappellera à chaque page combien il a marqué l’Église du Hainaut et tous ceux qui l’ont côtoyé.
Marie Lebailly
Photos Pierre-Yves Honet et Agnès Michel
(: Diocèse de Tournai)













Dans l’Église de Belgique…

Pour leur session annuelle, nos évêques se sont rendus en début de semaine à l'abbaye d'Averbode. Le calme de la nature qui entoure ce site séculaire, l'hospitalité généreuse de la communauté norbertine en ont fait un lieu idéal pour réfléchir de manière approfondie à l'Église d'aujourd'hui et de demain. Voici le compte-rendu établi par Geert De Kerpel et Tommy Scholtes, portes-parole des évêques.
Récollection avec Stefano Conotter
Les trois jours de nos évêques à Averbode ont commencé par une journée de réflexion. Celle-ci fut animée par le père Stefano Conotter, carmélite déchaussé et supérieur de la communauté de l'avenue de la Toison d'Or à Bruxelles. Il a souligné que la mission de l'Église consiste essentiellement à aller à la rencontre des pauvres, à se laisser surprendre par eux et à ouvrir son cœur pour se laisser évangéliser par eux (cf. Dilexit Nos et Dilexit Te).
L'importance de l'interaction est revenue à plusieurs reprises : les croyants qui prennent des initiatives pour prendre soin des pauvres, mais aussi ce que nous recevons en retour et ce que nous pouvons apprendre d'eux. Cela s’inscrit en parallèle au Christ, qui s'est fait homme pour nous sauver, et à nous qui voyons la souffrance du Christ (dans le visage de l'autre) et voulons prendre soin de Lui. Nous sommes appelés à nous laisser surprendre par le Christ et par les pauvres. Dans tout cela, nous ne devons pas perdre de vue qu'il existe des structures qui sont pécheresses et qui doivent être transformées pour parvenir à un monde plus juste.
Le soir, il y a eu un échange informel et une rencontre avec les deux nouveaux évêques, Mgr Fabien Lejeusne (Namur) et Mgr Frédéric Rossignol (Tournai).
Lumières et points de convergence
Mardi, nos évêques ont parlé longuement et franchement des priorités pastorales et des expériences qui sont actuellement mises en avant dans leurs diocèses. L'accent a également été mis sur le processus synodal en cours à l'échelle mondiale et une réflexion particulière a été menée sur les thèmes qui méritent d'être approfondis au sein de notre Église locale.
Au cours de cet échange approfondi, il est apparu que le paysage paroissial en pleine mutation demeure une question centrale. Comment et où peut-on maintenir ou créer des lieux où les communautés chrétiennes peuvent se réunir pour une liturgie (dominicale) harmonieuse, la catéchèse et la diaconie ? Où peuventelles donc être une Église missionnaire authentique, capable d'offrir à ceux qui sont en recherche une réponse vivifiante à leurs questions les plus profondes ? Et qu'en est-il des autres lieux où cela n'est plus possible ? À cela s'ajoute bien sûr la grave pénurie de prêtres dans de nombreux diocèses, qui constitue également une préoccupation majeure. Ce problème a soulevé la question du rôle de tous les baptisés dans les missions de l'Église, ainsi que celle d'une pastorale des vocations contemporaine et attrayante, et en même temps celle des conditions du ministère ordonné.
D'autres thèmes ont été abordés à plusieurs reprises : l'accueil chaleureux réservé au nombre croissant de personnes qui découvrent ou redécouvrent la foi, la pastorale des jeunes, les opportunités offertes par les pèlerinages et les lieux de pèlerinage, ainsi que la mission évangélique qui consiste, en tant qu'Église, à accorder une attention particulière à ceux qui risquent d'être oubliés dans notre société : les pauvres, les prisonniers, les étrangers, les réfugiés et tant d'autres.
Processus synodal
Les évêques ont discuté de l'avis formulé par l'Équipe synodale nationale visant à aborder une question pastorale à différents niveaux au cours de l'année 2026 par le biais de discussions synodales. Après une conversation dans l'Esprit, le thème « Une Église accueillante : que nous apprennent les nouveaux venus dans l'Église ? En quoi nous surprennent-ils ? » a été choisi. L'Équipe synodale nationale est désormais chargée de développer cette question. Pour leur part, les évêques ont convenu de continuer à travailler sur différents thèmes au sein de la conférence dans les mois à venir : la réforme des structures paroissiales, la question des ministères, les nouveaux arrivants et, à partir de Dilexi te, la première lettre apostolique du pape Léon XIV : la pauvreté et la charité, et surtout ce que les pauvres ont à nous apprendre.
Cette journée intense, qui avait commencé à 7 heures par la célébration des laudes et qui avait été interrompue par la célébration eucharistique et le déjeuner, s'est terminée après les vêpres par une visite guidée passionnante de l'église abbatiale. Le père Jos Bielen, notre hôte, nous a guidés avec passion à travers ce magnifique monument séculaire. Nous avons ensuite eu une agréable rencontre informelle avec notre hôte, l'abbé Marc Fierens, et certains de ses confrères.
Cheminer ensemble
Mercredi, nous avons d'abord célébré l'Eucharistie. Mgr Jean-Pierre
Delville, évêque de Liège, a présidé la messe. Dans son homélie, il est revenu sur les discussions du mardi, en se référant à la lecture de l'Évangile sur Jésus qui parcourt la Galilée avec ses disciples (Mc 1,2939). Le message de l'Évangile est clair, selon l'évêque : Jésus nous invite à emprunter de nouvelles voies et à partir à sa rencontre, comme il nous l'a montré et continue de le faire. Nous devons aller vers les pauvres, les malades et tous ceux qui vivent en marge de la société, et cheminer avec eux. Nous devons accorder une grande attention à notre vie de prière personnelle et à celle de la communauté. Nous devons bien veiller à la liturgie qui nous nourrit et qui peut interpeller d'une manière nouvelle les jeunes et tous ceux qui sont en quête. Nous devons nous concentrer sur la proclamation de l'Évangile qui, plus que jamais, peut apporter une réponse authentique aux questions fondamentales que beaucoup se posent. Mgr Delville a également souligné que Jésus parcourait le pays avec ses disciples, de manière synodale, tout comme l'Église invite aujourd'hui chacun à participer à la mission de Jésus.
La matinée a ensuite été consacrée à la relation entre l'Église, l'État et la politique. Le professeur Louis-Léon Christians (UCLouvain) a présenté un exposé assez philosophique sur le droit entre témoignage et parole. Il a notamment souligné comment le sacré est banalisé dans notre société et comment les autorités ont du mal à comprendre qu'il pourrait y avoir plus que ce que la raison peut comprendre. Tout ce qui n'est pas mainstream est également sous pression et les émotions sont vives. Quelle est la position des religions et, en particulier, de notre Église à cet égard ?
Parler de ce qui compte vraiment
Ce fut ensuite au tour du professeur et ancien ministre Koen Geens. Il a surtout retracé l'histoire qui a conduit à la structure étatique belge complexe actuelle et a également évoqué le rôle que l'Église a joué à certains moments clés. Les évêques et l'Église doivent se demander comment ils peuvent inspirer la société et la politique aujourd'hui, en soulignant, dans un contexte polarisant, l'importance de la paix, du dialogue, de la prise en charge des plus vulnérables, etc.
Dans l'après-midi, nous avons regardé une émission de KTOtv dans laquelle le père Bernard Lorent, l'ancien abbé de Maredsous, témoigne des opportunités et des défis liés au recrutement de prêtres étrangers dans nos diocèses. Un accueil chaleureux, un parcours d'intégration et une formation supplémentaire sur mesure sont apparus, lors de l'échange qui a suivi, comme essentiels à la réussite des prêtres que nous invitons d'ailleurs à venir travailler dans nos églises et nos communautés.
C'est ainsi que se sont achevées trois journées intenses et passionnantes. Beaucoup de travail d'étude, entrecoupé de moments liturgiques marquants, avec beaucoup d'espace pour des contacts informels entre les participants. Il fut d’ailleurs agréable de constater de près comment les deux nouveaux évêques, Mgr Lesjeune (Namur) et Mgr Rossignol (Tournai), ont été immédiatement accueillis chaleureusement par le groupe et ont reçu tout le soutien nécessaire pour leur nouvelle mission, délicate, mais néanmoins passionnante.
Geert De Kerpel & Tommy Scholtes
(:Cathobel)
 

Lecture du soir… ou du matin…

ENSEIGNER LA FOI AUX JEUNES À L’AIDE DES RÉSEAUX SOCIAUX

L’Art qui conduit à la Transcendance


* ARTS VISUELS :
EVA JOSPIN ET CLAIRE TABOURET : L’ESPRIT SOUFFLE OÙ IL VEUT ET OÙ IL PEUT


* LIVRES :
ETIENNE DE MONTETY, IL Y A UNE AUTRE RIVE


* MUSIQUE :
+ JEAN-SÉBASTIEN BACH : LA CANTATE BWV 68
+ QUELQUES GRANDES MESSES DU RÉPERTOIRE (I) :
GUILLAUME DE MACHAUT, MESSE DE NOTRE-DAME

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