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Paroisse de Leuze-en-Hainaut

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UNITE PASTORALE DE LEUZE-EN-HAINAUT
Unité pastorale refondée
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Une Parole … Une Prière

TEMPS ORDINAIRE – 4ÈME DIMANCHE
…HEUREUX…


«  En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :
   « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
   Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
   Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
   Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
   Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.
   Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »
Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 5, 1-12a
Illustration : Claude GRUER, Les Béatitudes, bas-relief, 1996, hall de l’U.C.O. à Guingamp


Méditation du Pape Léon XIV

PAPE LÉON XIV
Audience générale - Catéchèses
Salle Paul VI, Rome - 14 janvier 2026


 
LE CONCILE VATICAN II À TRAVERS SES DOCUMENTS (II)
I. LA CONSTITUTION DOGMATIQUE DEI VERBUM  
1. DIEU PARLE AUX HOMMES COMME À DES AMIS

 
Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue!
Nous avons ouvert le cycle de catéchèse sur le Concile Vatican II. Aujourd'hui, nous commençons à approfondir la Constitution dogmatique Dei Verbum sur la Révélation divine. Il s'agit de l'un des documents les plus beaux et les plus importants du concile et, pour nous y introduire, il peut être utile de rappeler les paroles de Jésus : « Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître » (Jn 15, 15). C'est un point fondamental de la foi chrétienne, que Dei Verbum nous rappelle : JésusChrist transforme radicalement la relation de l'homme avec Dieu, qui sera désormais une relation d'amitié. C'est pourquoi l’unique condition de la nouvelle alliance est l'amour.
Saint Augustin, dans son commentaire sur ce passage du quatrième Évangile, insiste sur la perspective de la grâce, seule capable de nous rendre amis de Dieu dans son Fils (Commentaire sur l'Évangile de Jean, Homélie 86). En effet, une ancienne devise disait “Amicitia aut pares invenit, aut facit”, “l'amitié naît entre égaux, ou rend tels”. Nous, nous ne sommes pas égaux à Dieu, mais Dieu lui-même nous rend semblables à Lui dans son Fils.
C'est pourquoi, comme nous pouvons le voir dans toute l'Écriture, il y a dans l'Alliance un premier moment de distance, dans la mesure où le pacte entre Dieu et l'homme reste toujours asymétrique : Dieu est Dieu et nous sommes des créatures ; mais, avec la venue du Fils dans la chair humaine, l'Alliance s'ouvre à sa fin ultime : en Jésus, Dieu fait de nous ses enfants et nous appelle à devenir semblables à Lui dans notre fragile humanité. Notre ressemblance avec Dieu ne s'obtient donc pas par la transgression et le péché, comme le suggère le serpent à Ève (cf. Gn 3, 5), mais dans la relation avec le Fils fait homme.
Les paroles du Seigneur Jésus que nous avons rappelées – “je vous ai appelés amis” – sont reprises dans la Constitution Dei Verbum, qui affirme : « Par cette révélation, en effet, Dieu invisible (cf. Col 1, 15 ; 1Tm 1, 17), dans son grand amour, parle aux hommes comme à des amis (cf. Ex 33, 11 ; Jn 15, 14-15) et il s’entretient avec eux (cf. Bar 3, 38), pour les inviter et les admettre à la communion avec lui » (n° 2). Le Dieu de la Genèse conversait déjà avec les premiers parents, dialoguant avec eux (cf. Dei Verbum, 3) ; et lorsque ce dialogue est interrompu par le péché, le Créateur ne cesse de rechercher la rencontre avec ses créatures et d'établir à chaque fois une alliance avec elles. Dans la Révélation chrétienne, lorsque Dieu, pour venir à notre rencontre, s'incarne dans son Fils, le dialogue qui avait été interrompu est définitivement rétabli : l'Alliance est nouvelle et éternelle, rien ne peut nous séparer de son amour. La Révélation de Dieu a donc le caractère dialogique de l'amitié et, comme dans l'expérience de l'amitié humaine, elle ne supporte pas le mutisme, mais se nourrit de l'échange de paroles vraies.
La Constitution Dei Verbum nous le rappelle également : Dieu nous parle. Il est important de saisir la différence entre la parole et le bavardage : ce dernier s'arrête à la surface et ne réalise pas de communion entre les personnes, tandis que dans les relations authentiques, la parole ne sert pas seulement à échanger des informations et des nouvelles, mais à révéler qui nous sommes. La parole possède une dimension révélatrice qui crée une relation avec l'autre. Ainsi, en nous parlant, Dieu se révèle à nous comme un Allié qui nous invite à l’amitié avec Lui.
Dans cette perspective, la première attitude à cultiver est l'écoute, afin que la Parole divine puisse pénétrer nos esprits et nos cœurs ; en même temps, nous sommes appelés à parler avec Dieu, non pas pour lui communiquer ce qu'il sait déjà, mais pour nous révéler à nous-mêmes. D'où la nécessité de la prière, dans laquelle nous sommes appelés à vivre et à cultiver l'amitié avec le Seigneur. Cela se réalise tout d'abord dans la prière liturgique et communautaire, où ce n'est pas nous qui décidons ce que nous voulons entendre de la Parole de Dieu, mais c'est Lui-même qui nous parle à travers l'Église ; cela se réalise également dans la prière personnelle, qui se déroule dans l'intimité du cœur et de l'esprit. Le temps consacré à la prière, à la méditation et à la réflexion ne peut manquer dans la journée et la semaine du chrétien. Ce n'est que lorsque nous parlons avec Dieu que nous pouvons aussi parler de Lui.
Notre expérience nous montre que les amitiés peuvent prendre fin à cause d'un geste spectaculaire de rupture, ou d'une série de négligences quotidiennes qui effritent la relation jusqu'à la perdre. Si Jésus nous appelle à être amis, essayons de ne pas laisser cet appel sans réponse. Accueillons-le, prenons soin de cette relation et nous découvrirons que c'est précisément l'amitié avec Dieu qui est notre salut.
Pape Léon XIV
( :Le Saint-Siège)
Copyright © Dicastère pour la Communication - Libreria Editrice Vaticana


Prier avec le Pape
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - JANVIER 2026
« Pour prier avec la Parole de Dieu »
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Seigneur Jésus, Parole vivante du Père,
en Toi nous trouvons la lumière qui guide nos pas.

Nous savons que le cœur humain vit dans l’inquiétude,  
assoiffé de sens,
et seul ton Évangile peut lui donner repos et plénitude.

Apprends-nous à t’écouter chaque jour dans les Écritures,
à nous laisser interpeller par ta voix

et à discerner nos choix
dans la proximité de ton Cœur.
Que ta Parole soit nourriture dans la fatigue,
espérance dans l’obscurité
et force dans nos communautés.

Seigneur, que jamais ne manque sur nos lèvres  
ni dans notre cœur
la Parole qui fait de nous des fils et des frères,
des disciples et des missionnaires de ton Royaume.

Fais de nous une Église qui prie avec la Parole,
qui s’édifie en elle et la partage avec joie,
pour qu’en chaque personne renaisse  
l’espérance d’un monde nouveau.

Que notre foi mûrisse dans la rencontre avec Toi  
à travers ta Parole,
et nous pousse, du fond du cœur,
à aller à la rencontre des autres,
à servir les plus vulnérables,
à pardonner, construire des ponts et annoncer la vie.

Amen.



Parole de Mgr Frédéric Rossignol






Au Séminaire de Tournai, des adolescents se sont pressés pour assister à une journée organisée par le service du catéchuménat. Pourquoi donc un rassemblement en ce samedi 23 janvier 2026 ? Loin d’être seulement des adolescents, ces jeunes sont en chemin vers le baptême qu’ils vont recevoir cette année.
Une chouette surprise était prévue pour accueillir chacun : un chant avec une chorégraphie digne de ce nom pour se mettre en mouvement et un bingo à remplir. Le principe ? Chercher dans la foule des personnes correspondant à différents critères, certains plus faciles (être gaucher ou aimer la cuisine), d’autres plus difficiles (avoir un prénom qui commence par la même lettre que le mien ou encore courir 5 km par jour). Les plus rapides étaient salués par l’assemblée et remerciés pour leurs efforts. Un bon moyen d’aller vers les autres et de faire connaissance à un âge où ce n’est pas toujours facile.
Vu le nombre de participants, les adolescents étaient répartis en tranches d’âge afin d’ajuster au mieux les activités de la journée. En effet, un enfant de 11 ans n’a pas les mêmes besoins et ne va pas communiquer de la même manière qu’un adolescent de 17 ans. L’occasion de se rendre aussi compte qu’on n’est pas seul à cheminer et de nouer des liens avec des enfants de leur âge.
Des cartes de jeux étaient éparpillées sur la table pour les 12-14 ans, chaque tas étant représenté par un dessin. Un échange en grand groupe permettait aux enfants de mettre des mots sur les goûts et les forces de chacun mais aussi de prendre conscience de leur vocation. Chez les plus grands, le partage était tout aussi riche. Trois tas étaient mélangés entre passages bibliques, messages écrits par des jeunes et inspirations diverses (écrivains, théologiens, philosophe, etc.). Les réactions pouvaient se faire sur les phrases écrites ou sur l’illustration.
Rencontre avec l’évêque
La rencontre avec Mgr Rossignol était au cœur de la journée. Pour pouvoir la vivre au mieux, il convient de la préparer en amont. Chaque groupe était donc invité à aborder la question. Afin de mieux appréhender le rôle de l’évêque, les adolescents devaient donc piocher une carte avec une phrase à son sujet. Les propositions étaient variables de « l’évêque est le successeur des apôtres » à « l’évêque remplace les prêtres dès qu’ils sont malades ». Les jeunes devaient ensuite prendre position en affirmant si la phrase leur semblait vraie ou fausse et justifier ensuite leur réponse. Puis, un moment d’intériorité était proposé où les adolescents devaient répondre sur un bout de papier à deux questions : Qu’est-ce que j’ai découvert dans mon chemin de foi ? Qu’est-ce que j’ai besoin le plus aujourd’hui pour continuer mon chemin de foi ?
L’après-midi, c’était le moment pour ressortir son bout de papier. Par groupe, chaque participant avait la possibilité de rencontrer l’évêque et de lui poser des questions. Les questions posées en matinée faisaient ressortir d’un nuage de mots avec certains plus présents que d’autres. « On a tous un point commun. On aime tous la même personne et on croit tous en lui », confie l’un des jeunes du groupe des 11-13 ans.
Mgr Rossignol accueillait chacun chaleureusement et répondait parfois avec une touche d’humour pour aller chercher derrière une réponse anodine ce qui se cache au fond d’eux. « Vous avez un rapport avec saint Nicolas ? », a posé un enfant de 12 ans. « Justement, j’ai une petite anecdote à ce sujet. Une fois, j’ai rencontré saint Nicolas au supermarché et je lui ai dit sur le ton de l’humour : « Vous êtes un faux évêque, moi, je suis le vrai.» Le rapport entre saint Nicolas et moi, c’est que nous sommes (ou avons été) tous les deux évêques. » a-t-il répondu.
Soyez généreux
L’évêque de Tournai tenait à faire passer un message aux jeunes : soyez persévérants et généreux. Être généreux une fois de temps en temps, tout le monde peut le faire, mais être généreux toute sa vie, ça demande de la persévérance. « Ce qui marque un chrétien, c’est qu’il est persévérant », ajoute Mgr Rossignol.
Il  leur a aussi donné des clés pour les aider à prier. « Pour être sûr de ne rien oublier dans sa prière, il faut penser à dire :
      Merci à Dieu pour ces bienfaits pour nous et pour les autres
      Pardon à Dieu pour nous et pour les autres
      S’il vous plaît à Dieu pour nous et pour les autres.»
En parallèle de cette rencontre qui est un moment-clé dans leur parcours, des ateliers avaient lieu, dont un passage à la chapelle et une lecture guidée de la Bible. La journée s’est clôturée à la Cathédrale, siège épiscopal du Diocèse de Tournai, avec en point d’orgue la Tradition du Credo. Ce « Je crois en Dieu » qui est dit depuis mille sept cents ans est une foi en Dieu annoncée et exprimée. Un moment fort de transmission qui devra les guider dans leurs futures vies de chrétiens. Une parole de Mgr Rossignol lors de l’échange avec les adolescents semble bien conclure cette journée : « Vous serez toujours gagnants si vous avez confiance en Dieu ».


Anaïs Marescaux
(: Diocèse de Tournai)
 

Un mot du Curé…

02 FÉVRIER - JOURNÉE DE LA VIE CONSACRÉE
MAIS QU’EST-CE QUE CELA
VEUT DIRE, LA « VIE CONSACRÉE » ?


En 1997, le Pape Jean-Paul II décide de faire du 02 février la « Journée mondiale de prière pour la Vie consacrée ». Mais qu’est-ce que la « vie consacrée » ?
Habituellement, quand on évoque la « Vie consacrée », on pense aux moines, moniales, religieux et religieuses ; pour beaucoup, les « consacrés », ce sont les religieux et les membres des instituts séculiers. Pourtant…
La vie consacrée, c’est d’abord la vie baptismale.
C’est le baptême (et plus largement les sacrements de l’initiation chrétienne : baptême, confirmation, eucharistie) qui consacre les personnes. Le Concile Vatican II (1962-1965) va beaucoup insister sur ce point :
+ Citons Lumen Gentium (Constitution dogmatique sur l’Eglise) n°10 :
« Les baptisés, en effet, par la régénération et l’onction du SaintEsprit, sont consacrés pour être une demeure spirituelle et un sacerdoce saint, de façon à offrir, par toutes les activités du chrétien, autant d’hosties spirituelles, en proclamant les merveilles de celui qui, des ténèbres, les a appelés à son admirable lumière (cf. 1 P 2, 4-10). »
+ La mention du baptême comme consécration est reprise dans Presbyterorum ordinis (Décret sur le ministère et la vie des prêtres) n° 12 :
« Certes, par la consécration baptismale, ils (= les prêtres) ont déjà reçu, comme tous les chrétiens, le signe et le don d’une vocation et d’une grâce »
+ On la retrouve encore dans le décret Apostolicam actuositatem  (Décret sur l’apostolat des laïcs) n° 3 :  
« Les laïcs tiennent de leur union même avec le Christ Chef le devoir et le droit d’être apôtres. Insérés qu’ils sont par le Baptême dans le Corps Mystique du Christ, fortifiés grâce à la Confirmation par la puissance du Saint-Esprit, c’est le Seigneur lui-même qui les députe à l’apostolat. S’ils sont consacrés sacerdoce royal et nation sainte (cf. I Pierre. II, 4-10), c’est pour faire de toutes leurs actions des offrandes spirituelles, et pour rendre témoignage au Christ sur toute la terre. »  
+ On peut voir aussi Lumen Gentium n° 44 qui mentionne la consécration baptismale au fondement de la consécration religieuse ; parlant des religieux/ses, le Concile écrit : « Le baptême déjà l’avait fait mourir au péché et consacré à Dieu… »
+ On  citera  également  le Catéchisme de l’Eglise catholique n°1535 quand il évoque les sacrements du Mariage et de l’Ordre, appelés « Sacrements du service de la communion » :
« En ces sacrements, ceux qui ont été déjà consacrés par le Baptême et la Confirmation (cf. LG 10) pour le sacerdoce commun de tous les fidèles, peuvent recevoir des consécrations particulières. »
Ainsi, si le 02 février est le jour de fête de la Vie consacrée, il est donc d’abord jour de fête pour tous les baptisés !  
Bonne fête donc à vous tous qui avez reçu la consécration baptismale !
Pourquoi cette « consécration baptismale » semble-t-elle oubliée aujourd’hui ?
Le théologien Gille Routhier (professeur d’ecclésiologie et de théologie pratique à la Faculté de théologie et de sciences religieuses de l’Université Laval dont il est le doyen. Spécialiste du concile Vatican II) répond : « Alors que Vatican II se limitait à parler de la « vie religieuse », le Code de droit canonique de 1983 a choisi de faire largement usage de l’expression « vie consacrée ». » Routhier poursuit : « On peut y voir un motif pratique et non théologique » soulignant que le Code cherchait « une catégorie générique qui soit en mesure de recouvrir » toutes les réalités de la vie religieuse (moines, moniales, instituts séculiers, vie érémitique, etc.). Puis le théologien poursuit : « La notion de « vie consacrée », introduite comme terme générique pour désigner plusieurs formes de vie liée par les vœux, s’est vue authentifiée par le Catéchisme de l’Église catholique en 1992 : « C’est la profession de ces conseils, dans un état de vie stable reconnu par l’Église, qui caractérise la “vie consacrée” à Dieu » (n°915). Il n’en fallait pas davantage pour que cette notion, privilégiée par les canonistes, entre désormais dans le discours magistériel et, du coup, dans le discours théologique. La vie religieuse se voyait subsumée dans un ensemble plus vaste, celui de la vie consacrée… » (Gilles ROUTHIER, « Vous  avez dit ‘vie consacrée’ ? », dans Revue Lumen Vitae LXXI, Université Catholique de Louvain, 2016, p.141-150).
+++
Bien sûr ! Cette vie consacrée baptismale peut se concrétiser de plusieurs façons, en autant de « consécrations particulières » :
A/On peut penser aux ministres ordonnés : évêques, prêtres, diacres. Le Code de Droit canonique précise au canon
1008 : « Par le sacrement de l’Ordre, d’institution divine, certains fidèles sont constitués ministres sacrés par le caractère indélébile dont ils sont marqués ; ils sont consacrés et députés pour servir, chacun selon son rang, à un titre nouveau et particulier, le Peuple de Dieu. »
Bonne fête donc aussi à tous les ministres ordonnés : évêques, prêtres, diacres !
+
B/On peut penser aussi aux personnes ayant reçu le Sacrement du Mariage. En effet, et conformément à l’enseignement de Vatican II, on redécouvre aujourd’hui le sacrement du Mariage comme « consécration » et donc la vie d’époux et d’épouse, comme « vie consacrée » :
« C’est pourquoi les époux chrétiens, pour accomplir dignement les devoirs de leur état, sont fortifiés et comme consacrés par un sacrement spécial… Cet amour, ratifié par un engagement mutuel, et par-dessus tout consacré par le sacrement du Christ, demeure indissolublement fidèle… » (Gaudium et Spes 48.49, extraits).  
Ce thème de la consécration dans le Mariage reviendra régulièrement dans la célébration du mariage elle-même ; ainsi, je peux citer :
« En cet instant où … et … se présentent devant toi, Seigneur, nous te prions : leurs cœurs sont déjà remplis d’amour l’un pour l’autre, mais ils veulent te confier cet amour et te demandent de le consacrer… » (Prière d’ouverture n°63).  
Mais surtout rappelons ici que ce qui marque les bénédictions nuptiales du (nouveau : 1991, 2005) Rituel du Mariage, c’est l’introduction d’une épiclèse soulignée par le geste de l’imposition des mains du ministre, permettant ainsi à la bénédiction nuptiale de rejoindre la catégorie des grandes prières de consécration ; pour s’en convaincre, citons l’introduction romaine à la prière universelle (RR 251) :  
« Par un don de sa grâce et de sa charité, Dieu a voulu parfaire et consacrer l’amour mutuel de … et … »
La « consécration » dans le Mariage apparaît ainsi comme une sanctification des époux en vue d’une mise en œuvre spécifique de la vocation baptismale, ce que le Catéchisme de l’Eglise catholique réaffirme dans son n°1535 déjà cité, parlant de
« consécrations particulières ». Bonne fête donc à toutes les personnes engagées dans le Sacrement du Mariage !
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Et les personnes de la « vie religieuse » : moines, moniales, religieux/ses ?...
Comme le rappelait Gilles Routhier, les textes conciliaires préfèrent parler de la « vie religieuse » plutôt que de la « vie consacrée » pour désigner les moines et moniales, religieux et religieuses. L’expression « vie religieuse » est utilisée non seulement dans le titre du décret Perfectae caritatis : « Décret sur la rénovation et l’adaptation de la vie religieuse », mais on en trouve dix autres occurrences dans le texte du décret ; par ailleurs, l’expression vita consecrata est inconnue des textes de Vatican II. Cependant, le vocabulaire de consécration n’est pas absent du discours à propos de celles et ceux qui font profession religieuses : ainsi, Lumen Gentium 44 :
« Par les vœux (…), le fidèle du Christ s’oblige à la pratique des trois conseils évangéliques susdits (= chasteté, pauvreté, obéissance) ; il est livré entièrement à Dieu, qu’il aime par-dessus tout, et ainsi il est ordonné au service du Seigneur et à son honneur à un titre nouveau et particulier. Le baptême déjà l’avait fait mourir au péché et consacré à Dieu, mais pour pouvoir recueillir en plus grande abondance le fruit de la grâce baptismale, il veut, par la profession faite dans l’Église des conseils évangélique, se libérer des surcharges qui pourraient le retenir dans sa recherche d’une charité fervente et d’un culte parfait à rendre à Dieu, et se consacrer plus intimement au service divin. Cette consécration sera d’autant plus parfaite que des liens plus fermes et plus stables reproduiront davantage l’image du Christ uni à l’Église son Épouse par un lien indissoluble. ».  
Quant au Décret Perfectae caritatis (Décret sur la rénovation et l’adaptation de la vie religieuse) 5, il synthétise le rapport entre consécration baptismale et consécration religieuse : « Ceci (= la profession religieuse) constitue précisément une consécration particulière qui s’enracine intimement dans la consécration du baptême et l’exprime avec plus de plénitude. »
La présentation de la vie religieuse comme consacrée à Dieu apparaît aussi dans Lumen Gentium 45 :  
« L’Église n’apporte pas seulement à la profession religieuse la sanction qui lui donne la dignité d’un état canonique de vie ; par son action liturgique elle-même, elle la présente comme un état de consécration à Dieu. »
En fait, les membres de la « vie religieuse » ont cette mission prophétique de rappeler à tout baptisé sa propre consécration et la vocation qui s’y attache. Bonne fête donc aussi aux personnes engagées dans la vie religieuse !
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Trois éléments pour conclure…
1-La vie religieuse apparaît donc comme une forme particulière de la vie consacrée, comme une forme particulière de consécration, forme qui n’épuise pas toutes les autres formes et, surtout, qui ne peut se substituer à la forme première de la consécration sacramentelle donnée par le baptême.  
2-La consécration est toujours une « invitation à ». On n’est pas consacré « en soi », on est toujours consacré « pour ». Il s’agit de retrouver la mission attachée à toute consécration. Chacun dans son état de consécration particulière est appelé à servir l’Évangile et à annoncer et réaliser le projet de Dieu pour le monde qui est la vocation de tous liée à la consécration baptismale.
3-Retenons enfin que tout chrétien est un consacré et que, dès lors, le 02 février est la fête de toute l’Eglise, le « peuple des consacrés », c’est-à-dire de tous les baptisés appelés, chacun dans sa vocation propre (époux, ministres ordonnés, religieux) à témoigner du projet de bonheur que Dieu veut pour le monde entier. Bon dimanche et…
BONNE FÊTE À VOUS, TOUS LES CONSACRÉS DE DIEU !
Chanoine Patrick Willocq  

Et puis bien sûr, qui dit Chandeleur, dit… crêpes !
Mais pourquoi ces crêpes ?... Certains avancent une coutume rurale : dans le monde paysan, l’entrée en février annonce l'arrivée du printemps et donc le signal du retour au travail agricole. Les proverbes viendront alors sceller le sens : « A la Chandeleur venue, range le rouet et prends la charrue ». Les cierges bénis, quant à eux, étaient conservés dans les étables et rallumés pour protéger bétail et futures récoltes. Quant aux crêpes, leur forme ronde et leur couleur dorée pouvaient évoquer l’astre du jour, le soleil, si nécessaire à la bonne récolte ; cuire les crêpes n'était-ce pas comme une invitation lancée à l’astre du jour de revenir assurer l’avenir : « À la Chandeleur, l’hiver se passe ou prend vigueur ». Certaines explications mélangent ainsi superstition et coutume : ainsi, l’on croyait que, si les paysans ne faisaient pas de crêpes à la Chandeleur, le blé serait mauvais l'année suivante : « Si point ne veut de blé charbonneux, mange des crêpes à la Chandeleur ». Pour être assuré que la récolte sera bonne et la famille prospère, il convenait d’ailleurs de faire sauter la première crêpe de la main droite en tenant un Louis d'or dans la main gauche ; la pièce était alors déposée dans la crêpe repliée ou roulée, et le tout était solennellement déposé sur l'armoire de la chambre jusqu'à l'année suivante. A la Chandeleur suivante, on récupérait le tout et l'on donnait la pièce au premier pauvre que l'on rencontrait. Et toujours les dictons : « Celui qui retourne sa crêpe avec adresse, qui ne la laisse pas tomber à terre ou qui ne la rattrape pas sous la forme navrante de quelque linge fripé, celui-là aura du bonheur jusqu'à la Chandeleur prochaine ». Et pour les jeunes filles célibataires, la tradition préconisait de faire sauter six crêpes d’affilée et les faire retomber dans la poêle pour s’assurer d’un mariage dans l’année…
Avec moins de folklore, mais peut-être davantage de racine historique, d’autres évoquent une tradition que l’on fait remonter au Pape Gélase Ier qui faisait distribuer des galettes ou crêpes aux pèlerins venant à Rome pour célébrer la Chandeleur afin de les encourager et de les récompenser …  
En tout cas, quelle que soit l’origine des crêpes de la Chandeleur, avec un louis d’or ou une boule de glace ou du chocolat, je vous souhaite un bon appétit et surtout une lumineuse fête de la Présentation…  

Intentions de prière pour la semaine

+ Dieu notre Père, avec tous ceux qui ont une âme de pauvre, avec tous ceux qui ont les yeux tournés vers toi, ouvre nos cœurs à ta louange, entends notre prière.
+ Dieu notre Père, avec tous ceux qui ont un cœur d’enfant, avec tous ceux qui s’en remettent à toi dans la confiance, guide-nous sur les chemins du bonheur, entends notre prière.
+ Dieu notre Père, avec tous ceux qui gardent l’espérance au cœur de leurs souffrances, avec tous ceux qui sont fermes dans la foi, donnenous toujours le désir d’être plus près de toi, entends notre prière.
+ Dieu notre Père, à tous ceux qui sont malades et à ceux qui se dévouent pour les soigner, à tous ceux qui vivent la maladie, l’absence, l’indifférence, apporte ta force et ta consolation, entends notre prière. + Dieu notre Père, à tous ceux qui ont choisi de te suivre dans la vie religieuse, à tous ceux qui se sentent appelés à la vie religieuse, donne de trouver leur espérance et leur discernement dans une prière intense en communion avec Toi.
CONTACTS

M. le Chanoine Patrick Willocq, curé
Responsable de l’Unité pastorale
Curé de tous les clochers de l’entité de Leuze
Tour Saint-Pierre 15
7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
0479/62.66.20

M. le Diacre Jean-Marie Bourgeois
Pastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaire
Grand-Rue 56
7900 Leuze-en-Hainaut
0470/100 340

M. le Diacre Michel Hublet
Mise à jour du site internet
Avenue de la Croix-Rouge 44
7900 Leuze-en-Hainaut

Règlement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018


Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,
Curé - Adresse : voir plus haut
Délégué  à la protection des données :
Secrétaire général de la Conférence  épiscopale belge -
Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1,  1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -
Autorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -

Secrétariat décanal
Tour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00
En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen

Nous porterons dans notre prière ...

Baptêmes

- Le dimanche 01 février, à 10h00, en l’église de Leuze, Emy Dulieu, enfant de Malaury Luc et Nicolas Dulieu

Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.

Funérailles

+ Mme Nicole Nimmegeers demeurait à Blicquy. La célébration des Funérailles a eu lieu en l’église de Blicquy le 28 janvier 2026.
+ Mme Mireille Bruneau demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles a eu lieu en l’église de Leuze le 29 janvier 2026
.
+ Mme Arlette Leleu demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles a eu lieu en l’église de Leuze le 30 janvier 2026.

Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.

Dans notre Unité pastorale…


Pour les familles… les jeunes les enfants




Dans notre Diocèse de Tournai…













Dans l’Église de Belgique…

Fondée il y a cent ans, l'abbaye de Chevetogne est un monastère bénédictin de rite latin et byzantin, dans la province de Namur, en Belgique. Depuis un siècle, ses moines ont accueilli les grandes figures de l’œcuménisme, comme l’abbé Paul Couturier, oblat de l’abbaye et fondateur de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens. Pionnière dans le travail de rapprochement des Églises chrétiennes, Chevetogne poursuit son œuvre, raconte dom Lambert Vos, abbé du monastère.
Il y a cent ans, fin novembre 1925, était fondé à Amay-sur-Meuse (Wallonie) le Prieuré de l’Union des Églises qui sera transféré à Chevetogne en juin 1939. Ce monastère est la réponse apportée par dom Lambert Beauduin, moine de l’abbaye du Mont-César à Louvain (Belgique), à la lettre Equidem verba adressée le 21 mars 1924 par le pape Pie XI à l’abbé primat des bénédictins, invitant ces derniers "à prier instamment Dieu pour l’unité des chrétiens" et "à entreprendre des œuvres pour la réaliser".

Un point de contact
Dans son commentaire de la lettre pontificale paru au printemps 1925, dom Lambert Beauduin fixa les contours de la mission du nouveau monastère. Les moines devaient s’employer, dans un indéfectible attachement à l’Église romaine, "puisé dans une forte et saine formation théologique et patristique" et dans un esprit vraiment catholique, universel, œcuménique, étranger à toute étroitesse nationale et nationaliste, et à quelque particularisme que ce soit, à "étudier la langue, l’histoire, la littérature, l’art, les institutions, les écrits des Pères, et surtout […] la liturgie et la théologie" des Églises orientales et slaves. De ces Églises, il leur fallait "se rendre familiers leurs sentiments, leurs aspirations, leurs espérances, leurs amours et leurs haines". Dom Lambert désirait faire du monastère "un trait d’union et un point de contact — ce point de moindre résistance, comme il l’écrit ailleurs — où les esprits et les cœurs, dans cette atmosphère sereine de prière liturgique, de charité fraternelle et de paix que crée le monastère, loin des contestations passionnées, se rapprocheront".  
Retour aux sources
Le point névralgique de ce travail de rapprochement — qui reste la caractéristique majeure d’Amay-Chevetogne jusqu’à ce jour — est la prière liturgique célébrée selon les deux grandes traditions de l’Église (latine et byzantine), à part égale et de façon concrète et permanente. On sent là l’initiateur du mouvement liturgique (1909) dont la devise, rappelons-le, était déjà ut unum sint, "que tous soient un" ! À cela, s’ajoutera une série d’activités (conférences, semaines d’études, hôtellerie, voyages…) destinées à créer une meilleure connaissance entre l’Orient et l’Occident, et un puissant mouvement pour l’Union des Églises. Dès avril 1926, est lancée la revue Irénikon avec pour but la diffusion d’une connaissance mutuelle entre les chrétiens des différentes confessions.

Remarquons au passage que, pour dom Beauduin, ce retour aux sources en vue d’une meilleure compréhension des Orientaux, doit aussi permettre une vie monastique renouvelée, dégagée d’un certain formalisme hérité de la restauration du XIXe siècle. Par ailleurs, loin de se limiter à la seule Russie comme l’envisageait la lettre Equidem verba, dom Lambert embrasse tout l’Orient chrétien et se tourne aussi vers l’anglicanisme et vers le monde protestant. Cela à l’exclusion de tout prosélytisme, point essentiel de son programme que l’on ne saurait trop souligner. Il est bien entendu que pour lui, il ne s’agit nullement, selon une formule devenue célèbre, de "pêche à la ligne dans le vivier du voisin" et pas davantage de "pêche au filet". Cette œuvre, pionnière à bien des égards, n’a pas toujours été bien comprise au niveau des plus hautes instances de l’Ordre bénédictin et de l’Église, et a entraîné la disgrâce de son fondateur.  
Fidèles au cap
Malgré cela et les difficultés rencontrées au cours des années, les moines d’Amay-Chevetogne ont maintenu le cap et sont restés fidèles avec discrétion et efficacité à l’engagement œcuménique de leur fondateur, voyant leurs efforts finalement couronnés par le concile Vatican II et la publication du décret Unitatis redintegratio.  
Aujourd’hui, à cent ans de sa fondation, la communauté des moines d’Amay-Chevetogne, malgré ses fragilités et un certain essoufflement du mouvement œcuménique, s’efforce toujours de vivre selon ce même idéal de prière et de travail pour l’unité des chrétiens. Cela a été un défi et cela le reste. Puissent les moines agir avec l’audace et la confiance dont ont fait preuve leurs Pères, et cela en se recentrant sur l’essentiel, le Christ, pour que tous soient un !  

(: Aleteia)
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