Paroisse de Leuze-en-Hainaut

UNITE PASTORALE DE LEUZE-EN-HAINAUT
Unité pastorale refondée
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Une Parole … Une Prière



« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15, 1-8
(Illustration : Plafond peint, Cathédrale de Peterborough)




Hymne pour le Temps de Pâques
« Louange à toi, Seigneur Jésus ! »


Louange à toi, Seigneur Jésus,
L’humble chemin de ta venue
Guide nos pas jusqu’au salut,
Alléluia, alléluia, alléluia.


La mort n’a pu garder sa proie,
L’envers vaincu s’ouvre à ta voix,
L’amour triomphe par la croix
Alléluia, alléluia, alléluia.


Voici la tombe descellée,
Et ses témoins pour l’annoncer,
Sont envoyés au monde entier,
Alléluia, alléluia, alléluia.


Tu es vivant, gloire à ton nom !
Hâte le temps où nous pourrons
Vivre sans fin dans ta maison,
Alléluia, alléluia, alléluia.


(CFC (Fr. Pierre-Yves) – Claude Tassin    

Méditation du Pape François…

PAPE FRANCOIS
Année B – 5ème Dimanche de Pâques – Regina Caeli
29 avril 2015 - Place Saint-Pierre


Chers frères et sœurs, bonjour!
 
La Parole de Dieu, en ce cinquième dimanche de Pâques aussi, continue de nous indiquer le chemin et les conditions pour être une communauté du Seigneur Ressuscité. Dimanche dernier a été mise en évidence la relation entre le croyant et Jésus Bon Pasteur. Aujourd’hui, l’Evangile nous propose le moment où Jésus se présente comme la vraie vigne et nous invite à rester unis à Lui pour porter beaucoup de fruits (cf. Jn 15, 1-8). La vigne est une plante qui ne fait qu’un avec ses sarments; et les sarments ne sont féconds que parce qu’ils sont unis à la vigne. Cette relation est le secret de la vie chrétienne et l’évangéliste Jean l’exprime par le verbe «demeurer», qui est répété sept fois dans le passage d’aujourd’hui. «Demeurer en moi», dit le Seigneur; demeurer dans le Seigneur.
 
Il s’agit de demeurer avec le Seigneur pour trouver le courage de sortir de soi-même, de nos conforts, de nos espaces restreints et protégés, pour avancer dans la pleine mer des nécessités des autres et donner à notre témoignage chrétien dans le monde un vaste souffle. Ce courage de sortir de soi et d’avancer dans les nécessités des autres naît de la foi dans le Seigneur ressuscité et de la certitude que son Esprit accompagne notre histoire. L’un des fruits les plus mûrs qui jaillit de la communion avec le Christ est, en effet, l’engagement de la charité envers le prochain, en aimant nos frères avec abnégation de soi, jusqu’aux conséquences ultimes, comme Jésus nous a aimés. Le dynamisme de la charité du croyant n’est pas le fruit de stratégies, il ne naît pas de sollicitations externes, d’instances sociales ou idéologiques, mais il naît de la rencontre avec Jésus et du fait de demeurer en Jésus. Il est pour nous la vigne dont nous absorbons la sève, c’est-à-dire la «vie» pour apporter dans la société une façon de vivre et de se donner différente, qui met les laissés-pour-compte à la première place.
 
Quand on est intime avec le Seigneur, comme sont intimes et unis entre eux la vigne et les sarments, on est capable de porter des fruits de vie nouvelle, de miséricorde, de justice et de paix, qui découlent de la résurrection du Seigneur. C’est ce que les saints ont fait, eux qui ont vécu en plénitude la vie chrétienne et le témoignage de charité, parce qu’ils furent de véritables sarments de la vigne du Seigneur. Mais pour être des saints «il n’est pas nécessaire d’être évêque, prêtre, ou religieux. [...] Nous tous, tous, nous sommes appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve» (Exhortation apostolique Gaudete et exsultate, n. 14). Nous sommes tous appelés à être saints; nous devons être saints par cette richesse que nous recevons du Seigneur ressuscité. Chaque activité — le travail et le repos, la vie familiale et sociale, l’exercice des responsabilités politiques, culturelles et économiques — chaque activité, qu’elle soit petite ou grande, si elle est vécue en union avec Jésus et dans une attitude d’amour et de service, est une occasion de vivre en plénitude le baptême et la sainteté évangélique.
 
Que nous y aide Marie, Reine des saints et modèle de parfaite communion avec son divin Fils. Qu’elle nous apprenne à demeurer en Jésus, comme des sarments à la vigne, et à ne jamais nous séparer de son amour. En effet, nous ne pouvons rien sans Lui, parce que notre vie c’est le Christ vivant, présent dans l’Eglise et dans le monde.
 
Pape François

Source Texte et illustrations : Vatican   


Dans notre Diocèse de Tournai…
Mgr GUY HARPIGNY,
Evêque de Tournai
 
L’Eglise catholique dans la société
Une approche française
1946-1978
(VIII – 4ème partie)
- Crise du sacerdoce ministériel
Le nombre d’ordinations de prêtres diminue régulièrement pour arriver à moins de 100 en 1977. Le pourcentage des prêtres inactifs en raison de l’âge passe à 12,5% en 1975.
Au lendemain du concile beaucoup de prêtres demandent la reconduction à l’état laïc : 241 entre 1960 et 1964 ; 485 entre 1965 et 1969 ; 972 entre 1970 et 1974, dont 225 en 1972 au lendemain du synode romain de 1971 sur le sacerdoce.
En 1968, on assiste à une contestation sacerdotale organisée. Le 3 novembre 1968, 86 prêtres publient dans la presse une lettre ouverte où sont formulées quatre revendications qui tendent à aligner le statut du prêtre sur celui des autres citoyens : droit au travail salarié ; droit à l’engagement politique ou syndical ; mise en place d’instances de délibération démocratique dans l’Eglise ; possibilité d’accueillir sérieusement, avec franchise et liberté, l’éventualité de prêtres mariés. Ainsi naît le mouvement Echanges et dialogue. Quelques figures majeures se dégagent : Jean Cardonnel, Robert Davezies (1923-2007), Marc Oraison (1914-1979), Hervé Chaigne (1927-2017). En 1969, une « assemblée européenne des prêtres » se tient à Coire, en Suisse, en marge d’une rencontre des évêques sur le sacerdoce.
Les évêques ne veulent pas entrer en contact avec Echanges et dialogue ; ils ouvrent un espace de dialogue avec d’autres prêtres, tout en n’engageant pas un débat sur la théologie du ministère, ni sur le célibat.
- Liturgie, réforme, crise
La constitution sur la liturgie à Vatican II est votée à l’unanimité moins quatre voix. Les évêques veulent retourner aux sources de la liturgie, encourager la participation des fidèles à la liturgie, souligner l’importance de la Parole de Dieu, centrer l’essentiel sur le mystère pascal du Christ.
Beaucoup de groupes de catholiques sont entrés dans ce mouvement.
Des controverses apparaissent dès les années 1960. Des évêques sont informés de rituels nouveaux non reconnus ; de messes interconfessionnelles débouchant sur une intercommunion entre protestants et catholiques ; de messes sécularisées avec des « objets » divers ; de messes sans prêtre ; de prières eucharistiques improvisées en fonction de l’actualité politique.
Le 3 avril 1969, le pape Paul VI publie la constitution Missale romanum, par laquelle il approuve le nouvel ordinaire de la messe. Beaucoup accueillent le Missel et, progressivement, les autres rituels de la liturgie.
Quelques-uns contestent. Cette fois, ce sont des partisans de la mouvance intégriste.
La réception de la constitution sur la liturgie correspond aussi à la baisse régulière de la participation à la liturgie dominicale : En 1957, 37% ; 1961, 35% ; 1966, 24% ; 1975, 13,5% ; 1986, 11%.
- Dissidence intégriste
Mgr Marcel Lefebvre (1905-1991), spiritain, missionnaire, est nommé archevêque de Dakar en 1955. En raison de son opposition au processus de l’indépendance, il doit démissionner en 1962. Il participe au concile, mais il estime que c’est la plus grave tragédie que l’Eglise ait jamais connue. En 1969, il ouvre à Ecône (Suisse) un séminaire traditionaliste, qui recrute un peu partout dans le monde. Il s’oppose au Missel romain, publié par Paul VI. Malgré l’interdit posé par Rome, il ordonne les premiers prêtres d’Ecône le 29 juin 1976. Cela entraîne un décret de suspense. En février 1977, les intégristes investissent à Paris l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Le mouvement intégriste s’organise comme une « contre-Eglise ». En 1988, Mgr Lefebvre ordonne quatre évêques, ce qui entraîne l’excommunication.
Il représente la tradition intégriste qui refuse le concile, au nom du refus de toute concession à la démocratie comme au monde moderne, et il continue de voir dans la Révolution française l’événement fondateur d’un combat du libéralisme et du modernisme contre la civilisation chrétienne. Il est aussi le porte-parole d’une tradition politique d’extrême-droite, née dans le combat maurrassien au temps de l’affaire Dreyfus, qui s’est reconnue dans le régime de Vichy puis dans l’Algérie française, et qui renaît de ses cendres au milieu des années 1970 au moment de la création du Front national.
- Une nouvelle étape ?
Les nouveaux évêques, nés après la guerre 14-18 et ordonnés prêtres après la guerre 39-45 n’ont pas été confrontés, comme évêques, aux évolutions politiques d’avant 1950. Roger Etchegarray (1922-2020), Gabriel Matagrin (1919-2004), Robert Coffy (1920-1995) donnent un nouveau souffle à la Conférence des évêques de France. Albert Decourtray (1923-1994), un des premiers à soutenir le mouvement charismatique, et Jean-Marie Lustiger (1926- 2007) cherchent, eux aussi, à mettre en application le concile.
Les évêques renoncent à la doctrine du mandat, en 1975, en constatant l’épuisement du modèle d’Action catholique spécialisée. Bon connaisseur des sciences humaines et très engagé aux côtés des militants laïcs, Gabriel Matagrin est chargé de condamner officiellement le marxisme, en 1976, au moment où le gauchisme s’étiole et où le modèle soviétique ne fait plus rêver, trois ans après la traduction en français de L’Archipel du Goulag d’Alexandre Soljenitsyne (1918-2008).
La déception suscitée par l’évolution du régime cubain, la découverte des ravages de la révolution culturelle en Chine (Jean Pasqualini, Prisonnier de Mao, 1975), le génocide cambodgien (François Ponchaud, Cambodge année zéro, 1977) alimentent la « crise des utopies » dont témoigne aussi le succès des « nouveaux philosophes », derrière André Glucksmann (1937-2015) et Bernard-Henri Lévy (né en 1948).
IV. Deux papes aux prises avec des questions nouvelles
Paul VI meurt le 6 août 1978. Le conclave élit le cardinal Luciani, patriarche de Venise, qui prend le nom de Jean-Paul Ier.  
1. Qui est Jean-Paul Ier ?
Albino Luciani est né le 17 octobre 1912 à Canale d’Agado (Belluno, Italie). Ordonné prêtre le 7 juillet 1935 pour le diocèse de Belluno, il est envoyé parfaire sa formation à l’Université Grégorienne à Rome, où il est promu Docteur en théologie. Professeur de théologie dogmatique au Séminaire de Belluno, il est appelé à devenir évêque de Vittorio Veneto en 1958. Il est ordonné par le nouveau pape Jean XXIII. Le 15 décembre 1969, le Pape Paul VI le nomme patriarche de Venise. Il est créé cardinal en mars 1973. Après la mort de Paul VI, il est élu pape le 26 août 1978 et il prend le nom de Jean-Paul Ier. Il meurt le 28 septembre 1978.
Le conclave élit Karol Wojtila, cardinal-archevêque de Cracovie, qui prend le nom de Jean-Paul II.
2. Qui est Jean-Paul II ?
Karol Jozef Wojtyla est né le 18 mai 1920 à Wadowice (Pologne). Etudiant en philologie, il fait du théâtre. Il entre au séminaire clandestin de Cracovie en 1942. Ordonné prêtre le 1er novembre 1946 par le Cardinal Adam Stefan Sapieha (1867-1951), archevêque de Cracovie, il est envoyé à Rome pour y compléter sa formation à l’Angelicum, où il est promu Docteur en théologie en 1948. De retour à Cracovie, il est nommé professeur à l’Université. Il rédige une thèse en philosophie. Il est promu Docteur en philosophie en 1953 et est nommé à la Faculté de Théologie de l’Université Jagellon. En 1954, il est nommé à l’Université de Lublin.
Le 28 septembre 1958, le Pape Pie XII le nomme évêque auxiliaire de Cracovie. Il est ordonné évêque par Mgr Eugeniusz Baziak (1890-1962). Le 30 décembre 1963, Mgr Baziak étant décédé, Wojtyla est nommé archevêque de Cracovie. Il est créé cardinal le 26 juin 1967.
Après la mort de Jean-Paul Ier le 28 septembre 1978, le conclave élit le cardinal-archevêque de Cracovie, le 16 octobre 1978.
Avec Jean-Paul II, il y a comme un arrêt brutal des orientations intellectuelles en France, au plan théologique et pastoral. Au plan européen, les regards se portent sur la situation des régions aux prises avec l’Union Soviétique. Jean-Paul II connaît parfaitement la situation des Eglises locales au plan théorique et au plan pratique. Au plan international, la situation de la théologie et de la pastorale en Amérique latine suscite des débats.
Les catholiques de France sont invités à regarder « ailleurs » les enjeux de l’annonce de l’Evangile. Le pape polonais a un jugement tout à fait neuf sur l’intégration de l’Eglise dans une société sécularisée. Il a en tête le modèle communiste athée, et pas la Révolution française.
Jean-Paul II est canonisé le 27 avril 1014.
Denis PELLETIER, Les catholiques en France de 1789 à nos jours, Editions Albin Michel, 2019, p. 213-275.
John W. O’MALLEY, L’événement Vatican II, Traduit de l’américain par Marie-Raphaël de Hemptinne, o.s.b., et Isabelle Hoorikx-Raucq et revu par Simon Decloux, s.j., Paul Tihon, s.j. et Benoît Malvaux, s.j., Collection La part-Dieu, 18, Bruxelles, Editions Lessius, 2011.
(à suivre)
(Source : Eglise de Tournai, avril 2021, p.250-254)

Pèlerinages diocésains de Tournai
Le nouveau catalogue est sorti !
Découvrez les propositions des Pèlerinages diocésains pour 2021 :
Banneux… Paris : Médaille Miraculeuse… Lourdes…
Terre Sainte : Israël et Palestine… Grèce : Sur les pas de saint Paul… Lisieux… Castille : trésors spirituels…
Le Louvre : le monde de la Bible… Colmar et Bâle : Noël
Pour plus de détails, il suffit de cliquer sur l’image ci-dessous :

Quelques exemplaires du catalogue papier sont disponibles dans les églises.
Dans l'Eglise de Belgique…

 
Célébrations religieuses publiques
pour 50 personnes maximum à partir du 8 mai :
en plein air et sous certaines conditions
 
Le Comité de concertation du Gouvernement a décidé le 14 avril 2021, qu'à partir du samedi 8 mai, les célébrations religieuses pourront avoir lieu avec un maximum de 50 personnes. Cette décision est assortie de conditions spécifiques : les célébrations doivent avoir lieu à l’extérieur, il faut également qu’à cette date, 70 pourcents au moins des plus de 65 ans de notre pays aient été vaccinés et que la situation des soins intensifs soit durablement améliorée.
 
Une nouvelle communication des Evêques est prévue lorsque la décision d’entrée en vigueur à la date du 8 mai sera confirmée.
 
Actuellement, les célébrations peuvent se poursuivre dans les églises en présence de 15 personnes maximum, sauf pour les funérailles où la participation de 50 personnes est admise.
 
 
Le service de presse de la
Conférence des Evêques de Belgique
( Cathobel)

Un mot  du Curé…
 
Mois de Mai… Mois de Marie…
Selon une ancienne et belle tradition, le mois de Mai, on se rassemble, dans une église, une chapelle ou à la maison, pour prier le Chapelet ou le Rosaire… L’occasion de nous tourner vers Marie pour lui confier notre vie, nos familles, notre Eglise, notre Monde. On peut le prier seul aussi chez soi ou en promenade…
 
Comment prier le chapelet ? Très simplement : On commence par la Croix de Notre Seigneur (« Je crois en Dieu le Père tout-puissant… »)
 
et on avance, grain après grain, selon le petit schéma ci-contre.
 
De façon plus déployée, on peut aussi prier le Rosaire en méditant les mystères de Notre Seigneur. Le Rosaire est composé de vingt "mystères" (= événements, mo-ments significatifs) de la vie de Jésus et de Marie, divisés, d’après la Lettre apostolique du Saint Pape Jean-Paul II  Rosarium Virginis Mariae , en 4 groupes : les Mystères joyeux (lundi et samedi) ; les Mystères lumineux (jeudi) ; les Mystères douloureux (mardi et vendredi) ; les Mystères glorieux (mercredi et dimanche).
 
La pratique du chapelet, individuelle ou collective, est une forme de spiritualité à la portée de tous, qui associe l’usage d’une formule courante de prière à une méditation personnelle sur le Salut proposé par Dieu aux hommes en Jésus-Christ. Une belle invitation pour ce mois de Mai… N’hésitons pas à rejoindre Marie dans une de nos églises ou chapelles pour méditer la belle prière du Chapelet ou du Rosaire…

Une lecture partagée…
En complément de mon petit « Mot » hebdomadaire, je vous partage cet article rencontré par hasard cette semaine… Un partage qui donne à penser, du moins à mon humble avis… Bonne lecture… et bon dimanche

Chanoine Patrick Willocq

 
Le christianisme sociologique est-il voué à disparaître ?
 
Le pluralisme et l’individualisme ambiants occultent le fait que c’est nécessairement au sein de la société et de sa culture que la foi se choisit et s’exprime.
Parmi les opinions reçues ces temps-ci se trouve la thèse que le « christianisme sociologique » a disparu au profit d’un « christianisme par choix » : on ne serait plus croyant et pratiquant grâce à l’histoire dont on est issu, mais parce qu’après examen, on décide de s’approprier ce donné-là, et pas forcément en totalité ni irréversiblement. Ce constat semble condamner la foi à n’être plus désormais qu’une option facultative parmi d’autres. Mais le bien-fondé de l’analyse et de la distinction durcie en opposition n’est pas évident du tout.
On n’est pas chrétien tout seul !
Il apparaît en effet arbitraire de séparer la foi collective ou ambiante de l’engagement individuel. On ne croit jamais tout seul, par illumination directe exclusivement. Il y a toujours des médiations : la notion de Dieu n’est pas innée, et encore moins celle qu’il aurait un Fils qui s’est fait homme, a été crucifié et est ressuscité. Autrement dit, ce n’est pas une idée que l’on fait sienne ou que l’on rejette. C’est l’événement historique d’une révélation et ses répercussions jusqu’au présent et même pour l’avenir, dont on prend connaissance parce que tout cela est véhiculé au sein de la culture où l’on baigne.
Pour savoir si la foi est un don de Dieu lui-même et non un produit du contexte dans lequel on le trouve, le jauge et l’accepte ou non, le critère est simple : il suffit d’avoir conscience de n’être pas l’unique ni le premier, et en même temps qu’est proposé là bien plus qu’on est capable d’absorber. Il est alors impossible de garder pour soi ce que l’on a ainsi découvert. Car ce n’est pas une acquisition dont on pourrait jouir, mais une ouverture, l’intégration dans une dynamique d’échanges de dons de soi qui est celle de la vie même du Dieu trinitaire. Concrètement, cela veut dire d’un côté savoir que l’on a beaucoup à apprendre de ceux qui font des expériences analogues ou simplement transmettent les informations sur l’offre de Dieu à laquelle on répond, et de l’autre partager ce que l’on accueille pour mieux le recevoir.
La foi marginalisée dans la culture ?
Il n’y a ainsi pas de vie chrétienne sans l’Église et, puisque celle-ci est aussi un phénomène social, il n’y a pas de christianisme qui ne soit pas « sociologique ». Mais il n’y a pas non plus de christianisme purement « sociologique » et qui ne serait pas « par choix », car les chiffres et statistiques ne peuvent définir la foi que de l’extérieur, superficiellement, et sont impuissants à mesurer l’engagement personnel sans lequel parler de « foi » est une impropriété. Ceci dit, il est clair que les expressions de la foi, non seulement à travers le culte public et les efforts d’évangélisation, mais encore dans la culture, sont indispensables pour procurer les données sur lesquelles s’exercent les choix individuels.
La question devient alors de savoir comment et pourquoi, dans les grandes nations de ce qui fut la « chrétienté » européenne, le milieu culturel est de nos jours moins porteur des informations sur la foi qui permettent soit d’y souscrire, soit de la rejeter en connaissance suffisante de cause. Il ne semble pas que les objets de croyance soient maintenant plus inaccessibles que par le passé, même si l’ignorance religieuse augmente sans doute. Le fait est plutôt que le savoir à ce sujet est concurrencé par quantité d’autres, et non pas tant des croyances différentes que les expériences d’un vécu quotidien dont la matérialité refoule le souci d’un au-delà.
À l’ère du pluralisme
Les avancées des sciences et des technologies offrent (nul ne s’en plaindra !) des libertés sans précédent, qui vont jusqu’à l’autonomie. Mais il s’ensuit qu’en dehors du pluralisme — qui n’est qu’une auberge espagnole —, idéaux communs et vérités partagées deviennent plus difficiles à formuler et assimiler. Voir les controverses actuelles sur les « valeurs de la République » et la définition de la laïcité, mais aussi sur des points aussi fondamentaux que la procréation, l’identité sexuée et la fin de vie. C’est dans ce contexte d’éparpillement et de remises en cause générales que le christianisme, qui a toujours été un choix, apparaît davantage comme tel, parce qu’il n’y a plus rien qui soit socio-culturellement dominant.
Cela ne signifie pourtant pas que la foi n’a plus de dimension sociologique. D’abord, aucune autre institution que l’Église ne réunit aussi régulièrement autant de monde. Ensuite, la croyance et la pratique ne sont pas devenues clandestines et restent collectives et publiques. Et puis, s’il y a heureusement quantité de conversions individuelles, la plupart des chrétiens le sont grâce à leur famille et leur milieu. Enfin, un christianisme socio-culturel, sans expression de foi, persiste dans l’attachement au patrimoine artistique et architectural inspiré par la foi, comme en témoignent l’émotion et la mobilisation après l’incendie de Notre-Dame de Paris.
La sécularisation en échec
Il convient dès lors de se demander si est durable et irréversible le climat pluraliste où l’adhésion de foi paraît être devenue affaire individuelle et n’est plus soutenue et alimentée par des coutumes et traditions qui entretiennent ou si besoin réveillent des convictions d’ordinaire enfouies sous les préoccupations immédiates. L’Occident sécularisé a cru que ses « valeurs » s’imposeraient infailliblement dans le monde entier. Cette ambition est battue en brèche, à la fois par le « retour du religieux » (islamique, hindouiste, bouddhiste, russe, protestant évangélique…) et par le « holisme » qui tient que l’individu n’existe que par le rôle que la société crée pour lui (exemplairement en Chine post-maoïste). La philosophe Chantal Delsol l’explique très bien dans Le Crépuscule de l’universel (Cerf, 2019).
De plus, l’industrialisation et le consumérisme, « moteurs » de l’individualisme pluraliste, sont accusés de menacer l’équilibre écologique de la planète. Et il y a pire, comme le signale également Chantal Delsol : c’est que l’humanisme justifiant la supériorité morale de l’Occident libéral (aux niveaux économique et des mœurs, et pas seulement politique) dégénère en un « humanitarisme » moralisateur, selon lequel tout désir constitue un droit qui doit être garanti par une loi dès qu’il devient techniquement possible de le satisfaire.
L’Église rend possible l’individualité
Cette « bien-pensance » avant-gardiste enferme dans un univers tellement faux qu’il écœure l’anti-héros du roman de Sébastien Lapaque, Ce monde est tellement beau (Actes Sud), et lui fait découvrir la vérité dans la foi et le style de vie des chrétiens radicaux qu’il rencontre. Dans un registre plus théorique, le sociologue allemand (et catholique) Hans Joas conteste que la sécularisation ait été inévitable et reste irréversible. Elle finit par créer un « sacré » non religieux qui impose un conformisme aussi étouffant et à la longue intenable que ceux dont elle a prétendu affranchir. « Le sentiment de se trouver à la pointe du progrès en tant que non-croyant appartient au passé, exactement comme, à l’inverse, la certitude pharisaïque d’être un homme moralement meilleur par la seule vertu de la foi », écrit-il dans La Foi comme option. Possibilités d’avenir du christianisme (Salvator). Pour lui, « l’Église est une communauté qui rend possible l’individualité ». C’est une manière de confirmer qu’on est chrétien tout aussi sociologiquement que par choix.
 
Jean Duchesne
 
 
Ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, agrégé d'anglais et professeur de chaire supérieure en classes préparatoires scientifiques et littéraires, Jean Duchesne est l'exécuteur littéraire du cardinal Jean-Marie Lustiger, dont il fut un proche collaborateur, ainsi que du théologien Louis Bouyer. Membre de l'Observatoire Foi et Culture de la Conférence des évêques de France, Jean Duchesne est l'un des cofondateurs de l'édition française de la revue Communio lancée par Hans Urs von Balthasar, Henri de Lubac et Joseph Ratzinger.
 
(Sources :)
 

Intentions de prière pour la semaine

+ Pour l’Eglise universelle, Corps du Christ, Vigne du Père… Pour notre Eglise diocésaine et notre Eglise paroissiale… Qu’elles demeurent en toi et portent des fruits d’amour, de justice et de paix… Seigneur, nous te prions…

+ Pour les dirigeants des peuples de la terre… Qu’ils aient le souci de progresser sur le chemin de l’unité et de la paix « non pas par des paroles et des discours » mais « par des actes et en vérité »… Seigneur, nous te prions…

+ Pour les malades et tous ceux qui souffrent… Qu’ils gardent confiance en l’amour de Dieu pour tous les hommes… Seigneur, nous te prions…

+ Pour notre communauté et ses jeunes sarments, pour les nouveaux baptisés, les nouveaux confirmés, ceux qui cette année communient pour la première fois, pour les jeunes du monde entier… Qu’ils puissent découvrir l’amour de notre Dieu et devenir des témoins joyeux de l’Evangile… Seigneur, nous te prions…


Nous porterons dans notre prière ...


Baptêmes
 
- Le samedi 08 mai, en l’église de Thieulain, sera baptisé Aril Moreau, fils de Estelle Baert et Anthony Moreau.
- Le samedi 15 mai, en l’église de Grandmetz, sera baptisé Nino Bataille, fils de Emeline Quensier et Nicolas Bataille.
- Le dimanche 23 mai, en l’église de Leuze, sera baptisée Jade Salembier, fille d’Amandine Vanheuverswijn et Pierre-Henri Salembier.
 
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.


 
Premières Communions
 
Le dimanche 25 avril, en l’église de Leuze, lors de l’Eucharistie dominicale, a communié pour la première fois : Laïa Hermant.
 
Puissent Notre-Seigneur qui aujourd’hui fait de ces enfants Sa demeure, être pour eux une source intarissable de bonheur intérieur !


 
Profession de Foi – Confirmation – Eucharistie
 
Le dimanche 25 avril, en l’église de Leuze, lors des Eucharisties dominicales de 9h00 et 10h30, ont fait profession de Foi et ont reçu les Sacrements de la Confirmation et de l’Eucharistie : Lizzie Dick, Zénobie Collie, Sofia Cordier, Lena-Lou Hermant.
 
Que ces enfants vivent désormais en disciples du Christ Jésus, habités de l’Esprit de sainteté et invités à l’Eucharistie source de la Vie.


 
Mariages
 
Le vendredi 30 avril, à 14h30, en l’église de Leuze : Mélissa Dusaiwoir et Maxime Gaudisaubois. Nathanaël fera première communion lors du mariage de ses parents.
 
Que tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !


 
Funérailles
 
- Madame Marthe Stiévenart demeurait à Thieulain. L’Eucharistie des Funérailles a été célébrée le jeudi 29 avril 2021 en l’église de Thieulain.
- Monsieur Georges Devenyns demeurait à Grandmetz. L’Eucharistie des Funérailles a été célébrée le vendredi 30 avril 2021 en l’église de Grandmetz.
 
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
 
Lire la Bible  





Dans l'unité pastorale…

Pour les familles… les enfants

Un chant à écouter
Pour les plus jeunes et les aînés
JE SUIS LA VIGNE

Lecture du soir… ou du matin…

Les églises,
ces lieux sacrés où la beauté se donne à tous



L’Art qui conduit à la Transcendance

Une image pour nous guider : L’art au service de la Foi…
« Je suis la vraie vigne »



Quand la musique nous conduit aussi…
* Dans l’univers des Cantates de Bach…
LA CANTATE BWV 175
« ER RUFET SEINEN SCHAFEN MIT NAMEN »
« IL APPELLE SES BREBIS PAR LEUR NOM »

* Douceurs et tremblements de l’Orgue…
REIMS : MUET DEPUIS DEUX ANS,
L’ORGUE DES SACRES VA RETROUVER SON SOUFFLE

UN CONCERT D’ORGUE (IV)
Jonathan Scott - 26 septembre 2020
sur l’Orgue Pascal Quoirin 2006



* Pour le plaisir de l’oreille…
SYMPHONIE N° 9
EN MI MINEUR B.178
(OP. 95, 1893)
« DU NOUVEAU MONDE »


CONTACTS

M. le Chanoine Patrick Willocq, curé
Responsable de l’Unité pastorale
Curé de tous les clochers de l’entité de Leuze
Tour Saint-Pierre 15
7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
0479/62.66.20

M. le Diacre Jean-Marie Bourgeois
Pastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaire
Grand-Rue 56
7900 Leuze-en-Hainaut
0470/100 340

M. le Diacre Michel Hublet
Mise à jour du site internet
Avenue de la Croix-Rouge 44
7900 Leuze-en-Hainaut

Règlement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018


Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,
Curé - Adresse : voir plus haut
Délégué  à la protection des données :
Secrétaire général de la Conférence  épiscopale belge -
Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1,  1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -
Autorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -

Secrétariat décanal
Tour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00
En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen

Dans la région…

Des sites internet aussi
 
(cliquer sur les logos ci-dessous)

L’unité pastorale de Leuze  
                                         
Le diocèse de Tournai
               
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