Paroisse de Leuze-en-Hainaut

UNITE PASTORALE DE LEUZE-EN-HAINAUT
Unité pastorale refondée
Aller au contenu
Une Parole … Une Prière


 
« En ce temps-là, parlant à la foule, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semen-ce : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. D’elle-même, la terre produit d’abord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi. Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille, puisque le temps de la moisson est arrivé. »
Il disait encore : « À quoi allons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole pouvons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences. Mais quand on l’a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de l’entendre. Il ne leur disait rien sans parabole, mais il expliquait tout à ses disciples en particulier. »
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4, 26-34
(Illustration ci-dessus : Vitrail du Sanctuaire Sainte-Anne-de-Pointe-au-Père, Parabole du grain de sénevé, nef sud, section ouest)


SUR LA PAROLE
 
Fais-nous semer ton Evangile
 
Seigneur Jésus, tu nous as dit
Je vous laisse un commandement nouveau
Mes amis, aimez-vous les uns les autres
Écoutez mes paroles et vous vivrez

Devant la haine, le mépris, la guerre
Devant les injustices, les détresses
Au milieu de notre indifférence
Ô Jésus, rappelle-nous ta parole

Fais-nous semer ton évangile
Fais de nous des artisans d'unité
Fais de nous des témoins de ton pardon
À l'image de ton amour

Tu as versé ton sang sur une croix
Pour tous les hommes de toutes les races
Apprends-nous à nous réconcilier
Car nous sommes tous enfants d'un même père

Fais-nous semer ton évangile
Fais de nous des artisans d'unité
Fais de nous des témoins de ton pardon
À l'image de ton amour


Sebastian Temple – Jean-Paul Lécot    


Méditation du Pape François…

PAPE FRANCOIS
 
Année B – 11ème Dimanche ordinaire – Regina Caeli
 
17 juin 2018 - Place Saint-Pierre



Chers frères et sœurs, bonjour!
Dans la page de l’Evangile du jour (cf. Mc 4, 26-34), Jésus parle aux foules du Royaume de Dieu et des dynamismes de sa croissance, et il le fait en racontant deux brèves paraboles.
Dans la première parabole (cf. vv. 26-29), le Royaume de Dieu est comparé à la croissance mystérieuse de la graine, qui est jetée en terre et qui ensuite germe, grandit et produit un épi, indépendamment des soins de l’agriculteur, qui au terme de la maturation s’occupe de la récolte. Le message que nous remet cette parabole est celui-ci: à travers la prédication et l’action de Jésus, le Royaume de Dieu est annoncé, il a fait irruption dans le champ du monde et, comme une graine, il grandit et se développe par lui-même, par sa propre force et selon des critères humainement non déchiffrables. En grandissant et en germant dans l’histoire, celui-ci ne dépend pas tellement de l’œuvre de l’homme, mais il est surtout l’expression de la puissance et de la bonté de Dieu, de la force de l’Esprit Saint, qui fait avancer la vie chrétienne au sein du Peuple de Dieu.
Parfois l’histoire, avec ses événements et ses protagonistes, semble aller dans le sens contraire du dessein du Père céleste, qui veut pour tous ses enfants la justice, la fraternité, la paix. Mais nous sommes appelés à vivre ces périodes comme des saisons d’épreuve, d’espérance et d’attente vigilante de la récolte. En effet, hier comme aujourd’hui, le Royaume de Dieu grandit dans le monde de façon mystérieuse, de manière surprenante, en dévoilant la puissance cachée de la petite graine, sa vitalité victorieuse. Dans les replis des événements personnels et sociaux qui semblent parfois marquer le naufrage de l’espérance, il faut rester confiants dans l’action imperceptible mais puissante de Dieu. C’est pourquoi, dans les moments d’obscurité et de difficultés, nous ne devons pas nous laisser abattre, mais rester ancrés à la fidélité de Dieu, à sa présence qui sauve toujours. Souvenez-vous de cela: Dieu sauve toujours. Il est sauveur.
Dans la deuxième parabole (cf. vv. 30-32), Jésus compare le Royaume de Dieu à une petite graine de sénevé. C’est une toute petite graine, mais elle se développe tellement qu’elle devient la plus grande de toutes les plantes du jardin: une croissance imprévisible, surprenante. Il n’est pas facile pour nous d’entrer dans cette logique du caractère imprévisible de Dieu et de l’accepter dans notre vie. Mais aujourd’hui le Seigneur nous exhorte à une attitude de foi qui dépasse nos projets, nos calculs, nos prévisions. Dieu est toujours le Dieu des surprises. Le Seigneur nous surprend toujours. C’est une invitation à nous ouvrir avec plus de générosité aux desseins de Dieu, aussi bien sur le plan personnel que sur le plan communautaire. Dans nos communautés, il faut faire attention aux petites et grandes occasions de bien que nous offre le Seigneur, en nous laissant interpeller par ses dynamiques d’amour, d’accueil et de miséricorde envers tous.
L’authenticité de la mission de l’Eglise n’est pas donnée par le succès et par la gratification des résultats, mais par le fait d’avancer avec le courage de la confiance et l’humilité de l’abandon en Dieu. Aller de l’avant en confessant Jésus et avec la force de l’Esprit Saint. C’est la conscience d’être des instruments petits et faibles qui, entre les mains de Dieu et par sa grâce, peuvent accomplir de grandes œuvres, en faisant progresser son Royaume qui est « justice, paix et joie dans l’Esprit Saint » (Rm 14, 17). Que la Vierge Marie nous aide à être simples, à être attentifs, pour collaborer par notre foi et par notre travail au développement du Royaume de Dieu dans les cœurs et dans l’histoire.


Pape François
Source Texte et illustrations : Vatican   


Une belle réflexion du Pape François sur le Prêtre
lors de son allocution aux prêtres
de Saint-Louis-des-Français de Rome,
qu’il a reçus en audience ce lundi 7 juin 2021
Chers frères,
Je suis très heureux de vous accueillir en tant que communauté sacerdotale de Saint-Louis-des-Français. Je remercie le recteur, Mgr Laurent Bréguet, pour ses aimables paroles.
Dans une société marquée par l’individualisme, l’affirmation de soi, l’indifférence, vous faites l’expérience du vivre ensemble avec ses défis quotidiens. Située au cœur de Rome, votre maison, avec son témoignage de vie, peut communiquer aux personnes qui la fréquentent les valeurs évangéliques d’une fraternité variée et solidaire, surtout quand quelqu’un traverse un moment difficile. En effet, votre vie fraternelle et vos divers engagements sont capables de vous faire ressentir la fidélité de l’amour de Dieu et sa proximité. Un signe, un signal.
En cette année dédiée à saint Joseph, je vous invite à redécouvrir le visage de cet homme de foi, de ce père tendre, modèle de fidélité et d’abandon confiant au dessein de Dieu. « La volonté de Dieu, son histoire, son projet, passent aussi à travers la préoccupation de Joseph. Joseph nous enseigne ainsi qu’avoir foi en Dieu comprend également le fait de croire qu’il peut agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse » (Lettre apostolique Patris corde, 2). Les fragilités ne doivent pas être laissées de côté : elles sont un lieu théologique. Ma fragilité, celle de chacun de nous est le lieu théologique de la rencontre avec le Seigneur. Les prêtres « surhommes » tournent mal, tous. Le prêtre frêle, qui connaît ses faiblesses et en parle avec le Seigneur, ça ira. Avec Joseph, nous sommes appelés à revenir à l’expérience d’actes simples d’accueil, de tendresse, de don de soi.
Dans la vie communautaire, il y a toujours la tentation de créer de petits groupes fermés, de s’isoler, de critiquer et de dire du mal des autres, de se croire supérieur, plus intelligent. Les cancans c’est une habitude des groupes fermés, aussi une habitude des prêtres qui deviennent des vieux garçons : ils vont, parlent, médisent : cela n’aide pas. Et cela nous menace tous, et ce n’est pas bon. Nous devons abandonner cette habitude et regarder la miséricorde de Dieu et y penser. Puissiez-vous toujours vous accueillir les uns les autres comme un don. Dans une fraternité vécue dans la vérité, dans la sincérité des relations et dans une vie de prière, nous pouvons former une communauté où vous pouvez respirer l’air de la joie et de la tendresse.
Je vous encourage à vivre les précieux moments de partage et de prière communautaire dans une participation active et joyeuse. Même des moments de gratuité, de rencontre gratuite… Le prêtre est un homme qui, à la lumière de l’Évangile, répand autour de lui le goût de Dieu et transmet l’espérance aux cœurs inquiets : c’est ainsi qu’il doit en être.
Les études que vous faites dans les différentes universités romaines vous préparent à vos futures tâches de pasteurs, et elles vous permettent de mieux apprécier la réalité dans laquelle vous êtes appelés à annoncer l’Évangile de la joie. Cependant, vous ne vous rendez pas sur le terrain pour appliquer les théories sans prendre en considération l’environnement dans lequel vous vous trouvez, ainsi que les personnes qui vous sont confiées. Je vous souhaite d’être « des pasteurs avec « l’odeur des brebis » » (Homélie du 28 mars 2013), des personnes capables de vivre, de rire et de pleurer avec les vôtres, en un mot de communiquer avec eux.
Cela m’inquiète, quand on fait des réflexions, des pensées sur le sacerdoce, comme si c’était une chose de laboratoire : ce prêtre, cet autre prêtre… On ne peut pas réfléchir sur le prêtre en dehors du saint peuple de Dieu. Le sacerdoce ministériel est une conséquence du sacerdoce baptismal du saint peuple fidèle de Dieu. Il ne faut pas l’oublier. Si vous pensez à un sacerdoce isolé du peuple de Dieu, ce n’est pas un sacerdoce catholique, non ; et même pas chrétien. Dépouillez-vous de vous-mêmes, de vos idées préconçues, de vos rêves de grandeur, de votre affirmation de soi, pour mettre Dieu et les personnes au centre de vos préoccupations quotidiennes. Pour mettre le saint peuple fidèle de Dieu au centre, il faut être des pasteurs.
« Non, je voudrais être seulement un intellectuel, pas un pasteur » : mais, demande la réduction à l’état laïc, cela t’ira mieux, et sois un intellectuel. Mais si tu es prêtre, sois un pasteur. Tu seras un pasteur, de tant de façons, mais toujours au milieu du peuple de Dieu. Ce que Paul a rappelé à son disciple bien-aimé : « Souviens-toi de ta mère, ta grand-mère, du peuple qui t’ont enseigné ». Le Seigneur dit à David : « Je t’ai choisi de derrière le troupeau », de là.
Chers frères prêtres, je vous invite à avoir toujours de grands horizons, à rêver, à rêver d’une Église entièrement au service, d’un monde plus fraternel et solidaire. Et pour cela, en tant que protagonistes, vous avez votre contribution à offrir. N’ayez pas peur d’oser, de prendre des risques, d’aller de l’avant car vous pouvez tout avec le Christ qui vous donne la force (cf. Ph 4, 13).
Avec lui, vous pouvez être des apôtres de la joie, en cultivant en vous la gratitude d’être au service de vos frères et de l’Église. Et le sens de l’humour va de pair avec la joie. Un prêtre qui n’a pas le sens de l’humour, ne plaît pas, quelque chose ne va pas. Imitez ces grands prêtres qui rient des autres, d’eux-mêmes et même de leur propre ombre : le sens de l’humour c’est l’une des caractéristiques de la sainteté, comme je l’ai souligné dans l’Exhortation apostolique sur la sainteté, Gaudete et exultate.
Et cultivez en vous la gratitude d’être au service de vos frères et de l’Église. En tant que prêtres, vous avez été « oints de l’huile de la joie pour oindre de l’huile de joie » (Homélie du 17 avril 2014). Et ce n’est qu’en restant enraciné dans le Christ que vous pourrez éprouver une joie qui vous pousse à gagner les cœurs. La joie sacerdotale est la source de votre agir en missionnaires de votre temps.
Enfin, je vous invite à cultiver la gratitude. Gratitude envers le Seigneur pour ce que vous êtes les uns pour les autres. Avec vos limites, vos faiblesses, vos tribulations, il y a toujours un regard d’amour posé sur vous et qui vous donne confiance. La gratitude « est toujours « une arme puissante » » (Lettre aux prêtres à l’occasion du 160e anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, 4 août 2019), qui permet de garder allumée la flamme de l’espérance dans les moments de découragement, de solitude et d’épreuve.
Je confie chacun de vous, les membres de vos familles, le personnel de votre maison, ainsi que les membres de la paroisse de Saint-Louis-des-Français à l’intercession de la Vierge Marie et à la protection de saint Louis. Je vous bénis de tout mon cœur et je vous demande de ne pas oublier de prier pour moi, car j’en ai besoin. Cette tâche n’est pas facile.
Et dans les livres de spiritualité il y a un chapitre – dans certains livres, mais pensons à Saint Alfonse-Marie de Liguori et tant d’autres – un chapitre sur un thème puis un exemple, et certains disent : « Où l’on prouve ce qui a été dit par un exemple « , et ils donnent un exemple de vie.
Aujourd’hui, avant que vous n’entriez, le père Landousies m’a dit qu’à la fin du mois de juin il quittera ce bureau ici, à la curie : il a été mon traducteur français depuis longtemps.
Mais je voudrais faire un résumé de sa personne. C’est un exemple. J’ai trouvé en lui le témoignage d’un prêtre heureux, d’un prêtre conséquent, d’un prêtre qui a su vivre avec des martyrs déjà béatifiés – qu’il connaissait individuellement – et aussi de vivre avec une maladie dont on ne savait pas ce que c’était, avec la même paix, avec le même témoignage.
Et je profite publiquement, même devant L’Osservatore Romano, tout le monde, pour le remercier de son témoignage, qui m’a fait du bien à maintes reprises. Sa façon d’être m’a fait du bien. Il va s’en aller, mais il va exercer son ministère à Marseille, et il fera tant de bien avec cette capacité qu’il a d’accueillir tout le monde. Mais il laisse ici la bonne odeur du Christ, la bonne odeur d’un prêtre, d’un bon prêtre. Alors devant vous, je lui dis merci, merci pour tout ce que tu as fait.

(Traduction de travail de Zenit, Anita Bourdin
Texte original en italien : )


Intention de prière
du Pape François
pour le mois de juin 2021


Prions pour les jeunes qui se préparent au mariage avec le soutien d’une communauté chrétienne : qu’ils grandissent dans l’amour avec générosité, fidélité et patience.
La vidéo du Pape pour le mois de juin 2021
La beauté du mariage (cliquer sur l’image)


Dans notre Diocèse de Tournai…
Mgr GUY HARPIGNY,
Evêque de Tournai
L’Eglise catholique dans la société
Une approche française
1978-2019
(IX – 3ème partie)
Que signifie devenir minoritaire ?
On dit que la République française s’est construite sur la confrontation entre catholiques et non-croyants. En 1961, 85 % des Français se disent catholiques et 11 % se disent « sans religion ». En 1987, 75 % se disent catholiques et 21 % sans religion. En 2016, l’Institut Montaigne évalue le nombre de « chrétiens » (protestants, etc., compris) à 51 % et le nombre de « non-croyants » à 39 %. Quel que soit le sondage, avec des questions très différentes, le résultat est le même : la part des catholiques oscille autour de 50 %. L’appartenance à l’islam augmente : 4 % en 2010 ; 6 % en 2017. Les protestants sont 3 % et les Juifs 1 %. On en déduit que la France est une société multi-confessionnelle (60 % de la population sont « croyants »), alors que le gros bloc des non-croyants représente 40 %. Cela signifie qu’on est dans l’ordre du « ressenti » et non pas de la statistique.
De plus, la « pratique religieuse » des non-catholiques est importante : en août 2009, une enquête IFOP montre que 23 % des musulmans fréquentent la mosquée le vendredi et que 70 % observent le jeûne du ramadan. Chez les protestants, une enquête de 2010 aboutit à des résultats analogues : 26 % se rendent au temple au moins une fois par semaine, 39 % au moins une fois par mois. Et chez les catholiques, 8 % vont à la messe une fois par mois !
Dans l’espace public, l’appartenance se base sur la pratique dans les lieux de culte. Même si l’Eglise catholique a encore des relais dans l’espace public et le monde politique, le défaut de visibilité dans les lieux de culte entraîne des questions nouvelles. Faut-il adopter une stratégie de minorité visible afin de mieux défendre ses convictions et ses droits ? Ou faut-il insister sur l’aspect patrimonial du catholicisme dans le monde politique afin de garder la France dans « la civilisation chrétienne » ?
Les questions éthiques
La question de séparation entre l’Etat et les religions a pris un nouveau tournant dans les années 1970. L’irruption au cœur du débat public de problématiques du genre, d’une part, et de politiques de la vie, d’autre part, a brouillé la frontière entre la sphère intime et la sphère politique.
Problématique du genre
Les étapes sont connues : libéralisation de la contraception par la loi Neuwirth en 1967 ; légalisation de l’avortement par la loi Veil en 1975 ; pacte civil de solidarité (PACS) qui rend possible l’union civile de personnes de même sexe, sous le gouvernement Jospin en octobre 1999 ; ouverture du mariage aux personnes de même sexe, par la loi Taubira en mai 2013.
Politiques de la vie
Les débats apparus au début des années 1980 aboutissent à la création du Comité consultatif national d’éthique en 1983, auquel sont associés des représentants des religions. Les experts abordent les questions de génomique et de biomédecine, la brevetabilité du vivant, l’assistance médicale à la procréation. La loi adoptée en 1994 est révisée en 2004 et en 2011. Au même moment, une controverse sur la fin de vie oppose les partisans des soins palliatifs et les partisans de l’euthanasie. En avril 2005, la loi relative aux droits des malades et à la fin de la vie, dite loi Leonetti, est promulguée ; elle est complétée par une seconde loi en février 2016.
Ceci constitue une étape importante. Ce qui relevait de l’intime, du for intérieur, de l’autorité parentale et du magistère de l’Eglise glisse vers la République de l’intime, qui gouverne à la fois la conception de la famille et la place prise dans la sphère publique par des enjeux autrefois réservés à la sphère privée.
Les évêques français ont combattu cette évolution au nom de la défense d’un ordre naturel. Ils ont mobilisé les sciences humaines bien plus que la théologie, au service du droit des enfants à disposer d’un père et d’une mère. Les évêques ont été assistés, devancés par certains réseaux militants ; on a assisté à une remobilisation politique d’une partie des catholiques.
Entre décembre 2008 et le printemps 2009, à l’approche des Etats généraux de la bioéthique, organisés à l’initiative de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé (2007-2010) du gouvernement Fillon (2007-2012), les évêques lancent un grand débat public destiné à armer philosophiquement les militants catholiques et supporté par les médias catholiques au premier rang desquels le quotidien La Croix.
Les mobilisations de la base, avec les relais politiques au sein d’une droite qui se recompose en 2002 autour de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) de Nicolas Sarkozy, n’hésitent pas à organiser de grandes manifestations. En 2011, l’introduction de la problématique du genre au sein des manuels scolaires de sciences de la vie et de la terre suscite une mobilisation multiforme. Les Associations familiales catholiques et la communauté de l’Emmanuel, le média Famille chrétienne, 80 députés de droite se préparent pour la rentrée scolaire de septembre 2011.  
L’ouverture du mariage aux personnes de même sexe passe au parlement après l’élection de François Hollande comme président de la République en mai 2012. Le collectif « La Manif pour tous » (LMPT) est fondé en mai 2012. On y trouve de tout : la mouvance familialiste catholique ; la mouvance « pro-vie » engagée depuis les années 1970 dans le combat contre l’avortement ; des organisations d’autres horizons confessionnels ; des associations chrétiennes de juristes et des professionnels de la santé. Des évêques y participent. Il existe des relais au plan paroissial. Les associations de parents d’élèves de l’enseignement libre (APPEL) et les réseaux de l’Emmanuel prévoient la logistique.
La Manif pour tous désigne la conviction d’être les derniers dépositaires de valeurs morales et politiques qui ont fait la France et dont l’effacement menace son identité.
Au plan politique, La Manif pour tous a donné naissance au parti Les Républicains (en 2015), le mouvement « Sens commun », qui a soutenu la candidature de François Fillon lors de la primaire de la droite en 2016, puis dans la mobilisation au premier tour de l’élection présidentielle. La Manif pour tous comprend enfin une nébuleuse de petits collectifs, comme les Veilleurs, les Altercathos, les Antigones, les Hommen.
Enfin, parmi les composantes de La Manif pour tous, nous trouvons l’engagement en faveur d’un catholicisme identitaire qui nourrit le mythe du grand remplacement, selon lequel l’identité catholique de la France est menacée par la montée de l’islam.
Une fois la loi votée en avril 2013, beaucoup de catholiques se sont progressivement éloignés de La Manif pour tous, en un réflexe de respect de la loi républicaine qui témoigne de leur adhésion à la laïcité et à la démocratie. En 2014, un sondage montre que 54 % de catholiques sont favorables à la loi Taubira, contre 61 % de l’ensemble des Français ; 37 % des catholiques pratiquants sont favorables ; 51 % des pratiquants occasionnels.

 
 
Pèlerinage diocésain de juillet à Lourdes
Le service des Pèlerinages de Tournai et l'Hospitalité diocésaine ont transmis des informations sur les modalités du prochain pélerinage à Lourdes.
Chers amis Pèlerins
Il y a quelques semaines nous avons dû prendre la douloureuse décision d'annuler le TGV du mois de juillet.
De nombreux pèlerins valides et malades hésitent devant l'incertitude des conditions sanitaires. Dans la foulée, les nombreux groupes d'hospitaliers se posent aussi des questions et c'est normal. Impossible pour nous de courir le risque de partir avec un TGV à moitié vide.
Comme annoncé depuis plusieurs mois en 2021 nous n'assisterons pas les bras croisés à des annulations sans chercher des solutions.
Pour notre pèlerinage à Lourdes en juillet, nous avons donc une proposition à vous faire.
Lourdes en juillet : en car de nuit
• Du 14 juillet début de soirée au 21 juillet matin
• Les moins valides sont les bienvenus à conditions de pouvoir monter, même avec aide, dans le car (pas d'élévateur)
• Hébergement à l'hôtel
• Prix :
  • Christina : 550€ (single 120€) / Croix des Bretons 625€ (single 150€)     / Stella 605€ (single 150€) / Irlande 645€ (single 185€)
  • L'offre d'hôtels pourrait être réduite en fonction du nombre de     pèlerins.
  • Ces prix comprennent le trajet en car au départ de Tournai, les frais     d'animation, l'assurance assistance et annulation, les taxes, la pension     complète du repas de midi le 15 jusqu'au repas du soir le 20 (panier     repas), hors boissons. Les repas et boissons lors du trajet ne sont pas     compris.
  • Une navette vers Tournai sera organisée au départ de Charleroi et     Mons si nous avons environ 20 demandes : prix 25€.
  • Les hospitaliers sont priés de s'adresser au bureau des pèlerinages     pour connaitre les conditions particulières.
• Il faut min 30 pèlerins dans le car pour pouvoir assurer le départ.
Inscription auprès du Bureau des pèlerinages : 069 22 54 04 - pelerinages@evechetournai.be
Une version inédite
Nous sommes conscients que ce pèlerinage sera vécu « autrement ». C'est peut-être l'occasion, particulièrement pour les hospitaliers, de vivre le pèlerinage de manière plus personnelle.
Au programme nous prévoyons certaines activités « classiques », comme les célébrations d'Ouverture et Clôture, la messe à la Grotte, les Pas de Bernadette, etc... mais aussi des activités différentes comme une journée à Bartrès avec possibilité de redescendre à pied, une rencontre avec le bureau des constatations médicales, un échange avec la communauté du Cenacolo, une excursion dans les Pyrénées, etc.
Au plaisir de vous voir nombreux !
André Notté, Président de l'Hospitalité
Peter Merckaert, Directeur des Pèlerinages
( : Diocèse de Tournai)
Le catalogue des pèlerinages programmés .
Quelques exemplaires du catalogue papier sont disponibles dans les églises.


Un mot  du Curé…
 
DANS LA CRISE, L’OPPORTUNITÉ ?
L’AVENIR NOUS LE DIRA…

Se retrouver au sport ou au théâtre : « Comme cela fait du bien !... »
Ce jeudi 10 juin, le « 13 heures » de la RTBF… Parmi les sujets proposés par Ophélie Fontana, il y a une petite séquence Nature sur l’éclipse du soleil de ce jour, une autre, sportive, sur le départ d’Eden Hazard pour la Russie, une autre encore, plus politique, avec l’évocation du voyage de Joe Biden en Europe, mais également deux séquences à propos de la « reprise » suite aux nouvelles mesures de dé-confinement mises en application depuis le mercredi 09 juin…
Pour la première séquence, les journalistes avaient rejoint une salle de fitness pour un sujet intitulé « Les sportifs ont le sourire », au cours duquel quelques adeptes de la gymnastique de forme exprimaient leur joie de pouvoir reprendre leur hobby préféré en salle, parlant de celui-ci comme d’une nécessité de bien-être qui leur manquait… Et il est vrai que leurs visages, déjà transpirant d’efforts, étaient rayonnants...
Pour la seconde intitulée « Un retour sur scène apprécié », l’équipe journalistique s’était rendue dans une salle de spectacle où, dans le respect des distanciations toujours nécessaires et en veillant à un renouvellement constant de l’air ambiant, d’heureux spectateurs pouvaient applaudir un « one-man-show » ou un « seul-en-scène » comme on dit aujourd’hui quand on veut défendre notre belle langue française… Une salle bien préparée, aux éclairages agréables, des spectateurs heureux du spectacle et de pouvoir se retrouver ensuite autour d’une table, et un artiste comblé d’avoir pu remonter sur scène… Ici également, un même discours : « Comme cela fait du bien !... »
Une constante aussi dans les différentes interviews : on sent la joie d’une reprise, et en même temps, on se rend compte qu’on n’est pas encore dans un espace totalement « libéré » et que la reprise de ce que l’on faisait hier n’est peut-être pas la formule à suivre, mais que quelque chose de neuf doit naître… est en train de naître…
Se retrouver à l’église : « Comme cela fait du bien aussi !... »
Ces samedis 12 et dimanche 13 juin, nous allons aussi pouvoir ouvrir plus grandes les portes de nos églises ! Il ne sera plus nécessaire de réaliser ce geste anodin en soi et qui pourtant faisait tellement mal : fermer la porte quand le quota était atteint.
En effet, de 15 personnes admissibles avec les mesures alors en vigueur, nous passons à plusieurs dizaines : plus précisément, la superficie disponible sera occupée par des groupes de 4 chaises espacés d’1,50 mètre l’un de l’autre, et avec un maximum de 100 places.
J’espère que les chrétiens de nos clochers reprendront avec la même joie que les adeptes de fitness ou les amoureux du théâtre (dont je suis…), le chemin de leur église, évoquant eux aussi ce retour comme une « nécessité de bien-être » spirituel qui leur manquait…
En même temps, comme dans les deux lieux visités par la RTBF, l’espace de nos églises ne sera pas totalement « libéré » : distanciations toujours nécessaires, masques toujours obligatoires, précautions sanitaires (gel, mouvements régulés, pas de contacts physiques…) toujours d’actualité… Nous avançons dans une crise sanitaire qui semble de plus en plus maîtrisée, et nous en sommes tous heureux et soulagés, mais ces règles toujours en vigueur nous rappellent, si besoin était, à la fois le drame qui a été traversé et qu’on ne pourra jamais oublier, et la fragilité de la situation actuelle qui imposera sans doute une « autre façon » de regarder l’avenir.
« Comme avant », est-ce le bon chemin ?
L’humain est ainsi fait qu’il va essayer de « relancer toute la machine comme avant », et sans doute aussi dans l’Église : nous allons reprendre les célébrations « comme avant », nous allons imaginer une reprise de la catéchèse et de la formation continue « comme avant », nous allons relancer nos « lieux diaconaux » (visiteurs de malades, accueil des pauvretés, accompagnement des personnes en souffrance…) « comme avant »… « Comme avant », est-ce le bon chemin ?
Crise & Opportunité : quand la tragédie grecque et la sémantique chinoise nous éclairent…
La Tragédie classique – que sans doute les Grecs avaient portée à un sommet que seul peut-être Jean Racine (1639-1699) pourra rejoindre à son tour au XVIIème siècle… – est toujours toute concentrée dans une « crise » (politique, familiale, honneur,…) et sa résolution, et cette concentration sera encore renforcée par les règles des trois unités (d’action, de temps, de lieu) inspirées de la Poétique (Περὶ ποιητικῆς) d’Aristote (384-322 avt J.-C.) et conceptualisées par Nicolas Boileau (1636-1711), dans L’Art poétique (1674). La κρισις (crisis) était donc pour les Tragiques, moment de discernement, de décision, de choix.
Puisque nous avons traversé et traversons une crise, ne devons-nous pas y percevoir cette même nécessité de discerner et de faire des choix ? Sur un site de l’Université de Poitiers, j’ai pu lire : « En Chine, le mot « crise » est décrit par deux idéogrammes signifiant conjointement danger et opportu-nité, soulignant qu’en période incertaine, mauvaises nouvelles ou situations désagréables sont autant d’opportunités de reconsidérer l’avenir autrement… Pour être précis, le mot chinois pour crise est wei ji, l’idéogramme-me wei signifiant  danger mais  ji ayant plutôt le sens de point de basculement ou de moment décisif. La crise en chinois, c’est donc le moment où on frôle le danger. Parallèlement, ji signifie opportunité de changement, dans un sens positif. Ainsi, « ce qui ne me détruit pas me rend plus fort. » Ces mots de Friedrich Nietzsche sont une ouverture à la pensée « Wei-ji », pour laquelle chaque crise possède deux constituants indissociables, le risque (wei) et l’opportunité (ji). Ainsi nous pouvons sortir plus fort d’une crise, en saisir l’opportunité pour avancer, se remettre en cause. La crise comme instrument du renouvellement : des crises naissent le courage, du courage, la décision, de la décision l’action » (Laurence Thomas, Université de Poitiers). Le Théâtre tragique et la sémantique chinoise nous invitent donc et de concert, à percevoir dans la « crise », une chance pour « autre chose ».
Dans la crise, l’opportunité…
Et si la crise sanitaire, dans sa tragédie inoubliable, devenait finalement opportunité pour un discernement, opportunité pour un changement positif ?… et aussi dans notre Église, dans nos clochers ?…
Crise… Sortie de crise… Retour à la « normale », mais laquelle ?... Celle d’avant ? Ou plutôt discernement ? Opportunité de nouveauté ? Remise en perspective ?... L’avenir nous le dira, mais… quel avenir ?... A nous d’avoir le courage des décisions et des actions…
Bon dimanche !
Chanoine Patrick Willocq
 

Intentions de prière pour la semaine

+ Nous te prions pour tes disciples qui forment l’Église partout dans le monde… Renforce leur courage d’annoncer l’Évangile.

+ Nous te prions pour tous les semeurs de la Parole de Dieu… Donne-leur l’audace nécessaire pour affronter l’indifférence de notre temps.

+ Nous te prions pour les parents soucieux de transmettre l’Evangile à leurs enfants… Soutiens-les de ton Esprit d’amour…

+ Nous te prions pour notre communauté soucieuse de te plaire… Rappelle-lui sa vocation d’annoncer le Royaume à venir.
Nous porterons dans notre prière ...


Baptêmes
 
- Le samedi 12 juin, à 14h00, en l’église de Thieulain, sera baptisé Ilann Manteau, fils de Charline De Keukeleire et Guillaume Manteau.
 
- Le samedi 12 juin, à 15h00, en l’église de Leuze, sera baptisé Léo Menart, fils de Nancy Moucheron et Jérôme Menart.
 
- Le dimanche 13 juin, à 14h00, en l’église de Leuze, sera baptisé Enzo Helinck, fils d’Aurélie Auboste et Djeson Helinck.
 
- Le samedi 19 juin, à 14h00, en l’église de Leuze, sera baptisée Léa Ingendorn, fille de Marie Lebailly et Serge Ingendorn.
 
- Le dimanche 20 juin, en l’église de Willaupuis, à 14h00, sera baptisé Tiago Giraldi, fils de Melissa Frenkel et Romano Giraldi.
 
- Le dimanche 27 juin, en l’église de Pipaix, à 14h00, sera baptisé Zéphyr Taminiaux, fils de Cécile Picavez et Charles-Emile Taminiaux.
 
- Le samedi 03 juillet, en l’église de Tourpes, à 14h30, sera baptisé Luca Colinet, fils de Julie Jandrez et Vincent Colinet.
 
- Le dimanche 04 juillet, en l’église de Willaupuis, à 14h00, sera baptisé Matthew Grahame, fils de Melissa Frenkel et Lambert Grahame.
 
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.


Profession de Foi – Confirmation – Eucharistie

Le dimanche 06 juin, en l’église de Leuze, lors de l’Eucharistie dominicale de 10h30, ont fait profession de Foi et ont reçu les Sacrements de la Confirmation et de l’Eucharistie : Victoria Dhaeyer, Cassie Tourneur.
 
Que ces enfants vivent désormais en disciples du Christ Jésus, habités de l’Esprit de sainteté et invités à l’Eucharistie source de la Vie.

Mariages

 
- Le 03 juillet 2021, à 11h30, en l’église de Grandmetz : Céline Verpoest et Johan Labeeuw.
 
- Le 17 juillet 2021, à 10h00, en l’église de Thieulain : Laetitia Detez et Nicolas Dechevres.
 
- Le 17 juillet 2021, à 12h30, en l’église de Leuze : Elodie Vilain et Kevin Van Der Stichelen

 
Que tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !
 
Funérailles

 
- Madame Marie-Louise Péricard demeurait à Leuze. L’Eucharistie des Funérailles a été célébrée le lundi 07 juin 2021 en l’église de Leuze.
 
- Madame Joséphine Bottequin demeurait à Leuze. L’Eucharistie des Funérailles sera célébrée le mardi 15 juin 2021 à 11h00 en l’église de Pipaix.
 
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
 
 
 

Lire la Bible  





Dans l'unité pastorale…


Un métier pas comme les autres : Curé…

Le vendredi 28 mai après-midi, j’avais été invité par la classe de 2ème année primaire de l’Ecole Fon-damentale CESP Rue de Tournai, dans le cadre d’un projet sur la découverte des métiers : après une archéologue, une pharmacienne et un avocat, le… curé à qui les enfants demandaient de « partager un peu votre vie avec nous ».
Comme toujours, quand je me retrouve ainsi au milieu d’une classe, c’est toujours un peu magique… Tellement de souvenirs remontent à la mémoire… Et même si je suis plutôt habitué à des « grands » et à des adultes, ces regards d’enfants vous font un peu oublier tant de soucis…
L’accueil fut plein d’enthousiasme. Entraînés par leur institutrice, également maîtresse de religion, les enfants avaient préparé la venue ; les questions étaient prêtes tantôt sur l’église, tantôt sur le baptême, tantôt sur le prêtre et sa vie…
Puis pour terminer, une petite activité dessin autour de l’église : dessiner une église comme on la rêve… Tout un programme auquel je me plierais bien si… je savais dessiner…
Un moment plein de simplicité, mais ce sont les meilleurs…
Merci à Mme Aurélie et merci aux enfants pour leur spontanéité, leur écoute et leurs sourires…                                            
Chanoine Patrick Willocq
Curé des 10 clochers de l’UP Leuze-en-Hainaut
La beauté du papillon

Ce samedi 5 juin, une partie de la communauté de la Maison du Pain de Leuze-en-Hainaut a fait sa sortie annuelle d’un jour. La destination : Tournai, la ville aux 5 clochers. Nous avions fixé un rendez-vous à Leuze et nous sommes partis avec différentes voitures vers Tournai.
Matinée pluvieuse mais chaleureuse par les retrouvailles. Le matin, nous avons réalisé un jeu de piste, grâce à des photos, dans la ville de Tournai. Après cette activité, nous nous sommes dirigés vers la « Marmite » pour y prendre notre dîner. Quelques jeux de table et nous sommes repartis vers le centre de Tournai.
Après-midi éducative : dans un premier temps, une visite du musée d’Histoire naturelle et Vivarium. Nos yeux ont été éblouis par la beauté de ces animaux nous rappelant la beauté du monde qui nous entoure. Bien souvent, nous sommes tellement pris par le quotidien que nous oublions la valeur de ce qui est à la portée de nos yeux. Nous avons particulièrement aimé la serre dans laquelle se trouvaient différentes espèces de papillons.
Le papillon, un être à la fois fragile et beau… Ses ailes sont magnifiques et pourtant un petit rien pourrait l’anéantir… Cette beauté et cette fragilité nous rappellent que les membres de nos communautés sont comme des papillons… Ils sont fragiles dans leur être mais ils sont beaux par ce qu’ils sont intérieurement.
Fragilité et beauté de la personne handicapée. Elle nous apporte beaucoup de richesses et nous renvoie à notre humanité.
Fin de l’après-midi, nous nous sommes rendus à la cathédrale où Louis nous a expliqué certains éléments de la cathédrale. De nouveau, la beauté de ce que l’homme crée en relation avec Dieu… Un espace de lumière et de prière pour rejoindre Dieu avec ce que nous sommes. Nous avons terminé cette visite par un temps de prière. Autant une cathédrale a besoin de différentes pierres pour être belle, autant une communauté Foi et Lumière a besoin de ses différents membres pour être belle et chaleureuse.
Enfin, nous avons terminé cette belle journée par une glace sur la Grand’Place de Tournai. Un peu plus de soleil… Enfin, un retour dans la joie des retrouvailles et de l’émerveillement. Cette journée nous a donné un petit air de vacances…
M. Jean-Marie Bourgeois, diacre
Aumônier de « La Maison du Pain » à Leuze
Photo : Notre petit groupe dans la serre des papillons : Debout de gauche à droite : Maurice, Bernadette, Louis, Marie, Mariette, Patrick, Jean-Charles, Marie, Jean-Marie. Sur le banc de gauche à droite : Marc Vianney, Nathalie, Bérengère, Michel

Dans l’Eglise de Belgique…
Une lettre de l'Instance
 
à destination des maîtres de religion catholique
 
 
 
 
Mgr Guy Harpigny, évêque référendaire pour le cours de religion catholique, et les membres de l'Instance ont tenu à adresser un courrier (voir pages suivantes) aux maîtresses de religion catholique de l'enseignement officiel.  
 
 
En cette fin d'année scolaire 2020-2021 perturbée par la Covid-19 mais aussi par les inquiétudes qui planent sur le cours de religion catholique, principalement dans le réseau officiel, Mgr Harpigny et les membres de l'Instance témoignent de leur soutien aux enseignants.
 
 
Ils comprennent le sentiment d'abandon ressenti par certains enseignants mais ils tiennent à partager les démarches et les actions mises en place par l'Instance : suivi rigoureux des travaux du groupe de travail parlementaire suite à l'extension possible à 2h de CPC (cours de philosophie et de citoyenneté) ; insistance pour une désignation des conseillers pédagogiques en religion ; avancée des programmes de religion dans le libre catholique et dans la foulée dans l'officiel.
Enfin, cette lettre se termine sur une note plus légère, à l'approche d'un été qui sera - l'espèrent les signataires - beau et ressourçant.
 
 
(Source : Diocèse de Tournai)



 
 
 
 
La grande majorité des parents
en faveur du cours de religion
Dans une carte blanche signée auprès de nos confrères du quotidien « Le Soir », Mgr Guy Harpigny, évêque de Tournai, référendaire pour le cours de religion catholique et Claude Gillard, délégué épiscopal, président de l’Instance pour le cours de religion catholique souscrivent le maintien d’un cours de religion ou de morale dans le cursus des élèves.
Une semaine après l’envoi d’un courrier aux maîtres-ses de religion de l’enseignement officiel, Mgr Harpigny cosigne, cette fois, une carte blanche à l’attention du grand public.
Le propos du message de ces deux documents est sensiblement identique. « Nous plaidons pour que la dimension religieuse de l’éducation, et dans celle-ci de la religion catholique, soit considérée comme incontournable, notamment dans une perspective citoyenne, pour que tous les efforts faits par les maîtres de religion afin de se former soient pris en compte, pour que le dialogue interconvictionnel apparaisse comme essentiel pour construire une société inclusive. » Si la lettre adressée aux professeurs de religion relevait les apports d’un dialogue interconvitionnel, la carte blanche revient sur la nécessité impérieuse de maîtriser ses racines culturelles. « La pratique du dialogue interconvictionnel permet aux élèves de rencontrer l’autre en vérité en dépassant jugements et préjugés, sans renier pour autant ses convictions. Pour favoriser ce dialogue, il importe pour chaque élève de connaître sa culture, son héritage, ses Ecritures fondatrices. »
Face à la menace des replis identitaires, Mgr Harpigny et Claude Gillard rappellent combien « le cours de religion aide chaque élève à construire un rapport intelligent et critique au religieux ». Et à l’heure où plus de 80% des parents se positionnent en faveur d’un cours de religion ou de morale, ils estiment indispensable le maintien d’un cours de religion ou de morale intégré dans l’horaire obligatoire des élèves.
Angélique Tasiaux (Cathobel)

Carte blanche: plus de 80% des parents soutiennent l’organisation d’un cours de religion ou de morale
Les responsables des cultes reconnus en Belgique continuent à demander le maintien d’un cours de religion ou de morale intégré dans l’horaire obligatoire des élèves.
Le cours de religion contribue utilement à construire la citoyenneté, le vivre ensemble, le « construire ensemble ». Cela est d’ailleurs explicitement prévu dans les référentiels des cours de religion des différents cultes. La pratique du dialogue interconvictionnel vise à apprendre aux élèves, par l’organisation d’activités communes, à se forger une identité personnelle, dans l’ouverture et la compréhension d’autres manières de penser et de vivre. Lieux de questionnement, de recherche et de découvertes, avec un maximum de connivence, ces activités deviennent des laboratoires de citoyenneté où se rencontrent des personnes, où se brassent des idées et des cultures, où se croisent des regards pluriels qui honorent la richesse des différences et évitent des cloisons qui séparent. La pratique du dialogue interconvictionnel permet aux élèves de rencontrer l’autre en vérité en dépassant jugements et préjugés, sans renier pour autant ses convictions. Pour favoriser ce dialogue, il importe pour chaque élève de connaître sa culture, son héritage, ses Ecritures fondatrices. Rappelons encore, à ce sujet, les recommandations du Conseil de l’Europe d’éduquer au dialogue interreligieux et la réponse positive des états membres suite à cette recommandation.
Un cours au choix et obligatoire
On sait que les parents qui le souhaitent peuvent demander que leur enfant soit dispensé du cours de religion ou de morale. Et les chiffres sont éloquents : entre 80 et 90 % des parents des élèves de l’enseignement officiel refusent cette dispense et inscrivent explicitement leur enfant à un cours de religion ou de morale. Il y a là un signe citoyen qu’il ne faut certainement pas négliger. Nous voulons croire que les membres du groupe de travail parlementaire qui étudient actuellement un éventuel passage à deux heures du cours de philosophie et citoyenneté seront attentifs et réceptifs à cette demande citoyenne. Par ailleurs, nous sommes convaincus que l’organisation d’un cours facultatif ne rencontrera absolument pas ce souhait d’une telle majorité des parents.
Outiller les élèves contre les replis identitaires
Un cours de religion qui est ainsi soutenu par un tel nombre de parents n’est pas un cours d’histoire des religions. Dans ces démarches-là, le religieux est pris comme un objet extérieur à l’élève. La question religieuse – dont l’actualité montre combien elle reste tellement importante aujourd’hui – n’est pas alors considérée comme une question spécifique. Les éclairages apportés par un professeur de religion, formé au sein d’institutions d’enseignement supérieur reconnues, ont, auprès des élèves, un crédit que n’obtiendra jamais une approche externe des questions religieuses. Par ailleurs, alors même que l’on voit combien des replis identitaires menacent çà et là le vivre-ensemble de notre société, le cours de religion aide chaque élève à construire un rapport intelligent et critique au religieux. Il contribue ainsi à la mise en œuvre de convictions personnelles éclairées par le travail de la raison et le dialogue avec d’autres positions philosophiques et religieuses.
En plus de la liberté de choix garantie par la Constitution, l’article 2 du premier protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’Homme qui consacre le droit des parents au respect de leurs convictions religieuses et philosophiques, et l’article 18, §4, du pacte international relatif aux droits civils et politiques, proclament la liberté des parents de faire assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs propres convictions.
Pour toutes ces raisons, auxquelles s’ajoute le respect de l’article 24 de la Constitution, les responsables des cultes reconnus en Belgique continuent à demander le maintien d’un cours de religion ou de morale intégré dans l’horaire obligatoire des élèves.
Mgr Guy Harpigny, Evêque de Tournai,
référendaire pour le cours de religion catholique
Claude Gillard, Délégué épiscopal,
président de l’Instance pour le cours de religion catholique
: Le Soir


Le samedi 19 juin entre 9h et 16h30 aura lieu la prochaine journée interdiocésaine pour la catéchèse et le catéchuménat, animée par Isabelle Morel et Henri Derroitte par téléconférence.
Il s'agit d'un temps de formation pour les personnes engagées dans la catéchèse liée à l'initiation chrétienne des enfants, le catéchuménat, ou la catéchèse des adultes – prêtres, diacres, religieux ou laïcs.
Cette journée est organisée avec le soutien et la participation de Mgr Harpigny – évêque référendaire pour la catéchèse en Belgique francophone.

Pour participer
* Par Zoom, de chez vous – y compris un temps de partage en petits groupes l'après-midi
* Un accueil en présentiel à Mesvin pour la journée - pour un groupe d'environ 25 personnes (les premiers inscrits) selon les conditions sanitaires en vigueur ce jour-là – en connexion avec Wavre.
Quel que soit votre choix, il est indispensable de vous inscrire (dès que possible pour l'organisation générale)
Si vous souhaitez rejoindre Mesvin – contactez Christine Merckaert.
Participation gratuite
Info sur la journée : catechesebe@gmail.com
Inscription requise et info Covid-19 sur www.catechese.be

SOS sinistrés de Goma
Comment soutenir les personnes déplacées suite à l'éruption volcanique du 22 mai 2021 à Goma ?
Plusieurs ONG se sont mobilisées pour fournir une aide humanitaire à la population de la ville de Goma, le chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo), touchée par une éruption volcanique qui a provoqué un exode massif des habitants.
« Depuis l'éruption du volcan Nyiragongo à Goma, qui a entraîné un déplacement massif et impréparé des populations, celles-ci se retrouvent complètement démunies et vivent dans des conditions sanitaires insoutenables. Les besoins sont immenses sur place, l'aide insuffisante et une aide humanitaire d'urgence sont impératives. Les femmes, les jeunes filles et les enfants sont particulièrement affectés », ont souligné les responsables de plusieurs associations de la diaspora congolaise dans un communiqué adressé à l'agence Belga.
Selon l'ONU, au total, « près de 416.000 personnes ont été déplacées par l'éruption » soudaine du Nyiragongo le 22 mai à Goma. Les personnes déplacées se sont réparties dans plus de dix zones dans deux provinces des Kivu, mais également au Rwanda voisin.
(Sources : RTBF et agence Belga)
Pour faire un don
Outre les collectes de biens de première nécessité organisées par le monde associatif et centralisées par l'Ambassade de RDC à Bruxelles, l'ONG Caritas International travaille également sur place et fait appel à votre solidarité :
• Pour en savoir plus et faire un don, rendez-vous sur le site de Caritas International
Photo : © Une équipe de la Caritas Goma évalue l'ampleur des dégâts
causés par l'éruption volcanique du 22 mai 2021 (ph. Caritas)
(: Diocèse de Tournai)
Deux initiatives pour fêter les grands-parents
Les services pastoraux des Familles et de la Santé du diocèse de Tournai s'associent pour proposer outils et initiatives en cette année où nous fêterons la première journée mondiale des grands-parents et des personnes âgées.
Cette journée instituée par le pape François aura lieu le quatrième dimanche de juillet. Cette année, ce sera donc le 25 juillet, veille du jour où nous ferons mémoire des grands-parents du Christ.
Il y a longtemps que l'on se demandait si l'Eglise soulignerait de façon officielle non la place de la personne âgée (c'est déjà le cas) mais les rôles intenses et primordiaux qu'elle joue dans nos communautés familiales, dans nos vies tout simplement. C'est chose faite en cette année « Famille Amoris Laetitia ».
Les personnes âgées, les grands-parents ne sont-ils pas notre mémoire, l'apprentissage de la sagesse et le rappel que la force physique ne fait pas l'humain ? Elles sont le trait d'union entre des générations et elles ont une capacité de s'acclimater, aujourd'hui plus encore que jadis, à un monde fulgurant qui change sans cesse. Vieillir, c'est apprendre aux autres, c'est devenir pédagogue malgré soi.
La Bible nous dit des merveilles de ce temps béni : Syméon sait, il voit au-delà du petit enfant qu'on lui apporte. Sarah, pleine d'humour, choisit un nom sage, qui rappelle le rire pour son fils qu'elle mettra au monde dans sa vieillesse. Noémie élève son presque petit-fils parce que déjà à l'époque, la Famille ce n'est pas un concept uniforme. Vieillir c'est décidément, la Bible nous le dit, un temps de maturation, de réflexion, de sagesse. Il y a de quoi célébrer ce grand âge plus que tout autre.
Des initiatives à venir… A très bientôt donc !
Services Pastoraux des Familles et de la Santé
du diocèse de Tournai
( : Diocèse de Tournai)

Pour les familles… les enfants

Un chant à écouter
Pour les plus jeunes et les aînés
La parabole du greain de moutarde

Lecture du soir… ou du matin…
« UN DES SOMMETS DE LA POÉSIE DU MOYEN AGE »
GRANUM SINAPIS – GRAIN DE SÉNEVÉ
DE MAÎTRE ECKHART



L’Art qui conduit à la Transcendance

Une image pour nous guider : L’art au service de la Foi…

COMMENT PEUT-ON REGARDER LE FILM
« CONTAGION »
DE STEVEN SODERBERGH AUJOURD’HUI ?



Quand la musique nous conduit aussi…
* Dans l’univers des Cantates de Bach…
LA CANTATE BWV 29
« WIR DANKEN DIR, GOTT, WIR DANKEN DIR »
« NOUS TE RENDONS GRÂCES, Ô DIEU,
NOUS TE RENDONS GRÂCES »

* Douceurs et tremblements de l’Orgue…

JEAN-SÉBASTIEN BACH ET CONSORTS…
LA « SINFONIA » DE LA CANTATE BWV 29 :
QUELQUES TRANSCRIPTIONS

UN CONCERT D’ORGUE (XI)

Concert « Orgue Grenzing Bruxelles 20 ans »
Xavier Deprez & Bart Jacobs
Cathédrale de Bruxelles



* Pour le plaisir de l’oreille…
PIOTR ILITCH TCHAÏKOVSKI (1840-1893)
LES SAISONS (ВРЕМЕНА ГОДА), OP. 37A
DOUZE PIÈCES DE CARACTÈRE POUR PIANO


CONTACTS

M. le Chanoine Patrick Willocq, curé
Responsable de l’Unité pastorale
Curé de tous les clochers de l’entité de Leuze
Tour Saint-Pierre 15
7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
0479/62.66.20

M. le Diacre Jean-Marie Bourgeois
Pastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaire
Grand-Rue 56
7900 Leuze-en-Hainaut
0470/100 340

M. le Diacre Michel Hublet
Mise à jour du site internet
Avenue de la Croix-Rouge 44
7900 Leuze-en-Hainaut

Règlement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018


Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,
Curé - Adresse : voir plus haut
Délégué  à la protection des données :
Secrétaire général de la Conférence  épiscopale belge -
Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1,  1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -
Autorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -

Secrétariat décanal
Tour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00
En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen

Dans la région…

Des sites internet aussi
 
(cliquer sur les logos ci-dessous)

L’unité pastorale de Leuze  
                                         
Le diocèse de Tournai
               
Retourner au contenu