Paroisse de Leuze-en-Hainaut

UNITE PASTORALE DE LEUZE-EN-HAINAUT
Unité pastorale refondée
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Une Parole … Une Prière



 « En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus.
Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »
Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9, 2-10
(Illustration : Giovanni Bellini, La Transfiguration du Christ, huile sur panneau, vers 1480   )
 
 
Hymne pour le 2ème Dimanche du Carême
 
La Transfiguration
 
 
Ô toi dont le chant éclaire
Le commencement du monde,
Jésus, Verbe de vie,
Sous le voile de la nuée,
Aujourd’hui tout resplendit
De ta lumière.
En toi l’univers s’offre au Père :
Prends-nous dans ta louange,
Maintiens-nous dans ta clarté.

Ô toi dont les mots rejoignent
Le balbutiement des nôtres,
Jésus, Verbe fait chair,
La Parole de Vérité
S’accomplit à découvert
Sur la montagne.
Élie et Moïse témoignent :
La Loi et les prophètes
Sont tenus dans ta clarté.

Ô toi dont les pas conduisent
Le cheminement de l’homme,
Jésus, Maître du temps,
Ton visage d’éternité
Laisse voir pour un instant
La joie promise.
Dieu parle, invitant les disciples :
« Voici celui que j’aime,
Tenez-vous dans sa clarté. »

Ô toi dont la gloire annonce
Le huitième jour du monde,
Jésus, Christ et Seigneur,
Librement, tu t’es engagé
Sur la voie du Serviteur
Mourant dans l’ombre.
L’amour a donné sa réponse :
Ton Corps se transfigure,
Il tient tout dans sa clarté.
 
 
(CFC (Sr Marie-Pierre) – A écouter avec une musique de Marcel Godard)
 

Méditation du Pape François…


PAPE FRANCOIS
 
Année B – 2e Dimanche du Carême - Angélus
25 février 2018 – Place Saint-Pierre
Chers frères et sœurs, bonjour!
L’Evangile d’aujourd’hui, deuxième dimanche de carême, nous invite à contempler la transfiguration de Jésus (cf. Mc 9, 2-10). Cet épisode doit être relié à ce qui était arrivé six jours auparavant, quand Jésus avait révélé à ses disciples qu’à Jérusalem, il aurait dû « beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, après trois jours, ressusciter » (Mc 8, 31). Cette annonce avait mis en difficulté Pierre et tout le groupe des disciples, qui n’acceptaient pas l’idée que Jésus soit refusé par les chefs du peuple, puis tué. En effet, ils attendaient un Messie puissant, fort, dominateur; au contraire, Jésus se présente comme humble, comme doux, serviteur de Dieu, serviteur des hommes, qui devra donner sa vie en sacrifice, en passant par la voie de la persécution, de la souffrance et de la mort. Mais comment peut-on suivre un Maître et un Messie dont la vie terrestre se serait conclue de cette façon? C’est ce qu’ils pensaient. Et la réponse arrive précisément par la transfiguration. Qu’est-ce que la transfiguration de Jésus? C’est une apparition pascale anticipée.
Jésus prit avec lui les trois disciples Pierre, Jacques et Jean et « les emmène seuls, à l'écart, sur une haute montagne » (Mc 9, 2); et là, pendant un moment, il leur montre sa gloire, gloire de Fils de Dieu. Cet événement de la transfiguration permet ainsi aux disciples d’affronter la passion de Jésus de façon positive, sans être bouleversés. Ils l’ont vu comme il sera après la passion, glorieux. Et ainsi, Jésus les prépare à l’épreuve. La transfiguration aide les disciples, et nous aussi, à comprendre que la passion du Christ est un mystère de souffrance, mais est surtout un don d’amour, d’amour infini de la part de Jésus. L’événement de Jésus qui se transfigure sur la montagne nous fait aussi mieux comprendre sa résurrection. Pour comprendre le mystère de la croix, il est nécessaire de savoir par avance que Celui qui souffre et qui est glorifié n’est pas seulement un homme, mais est le Fils de Dieu, qui par son amour fidèle jusqu’à la mort nous a sauvés. Le Père renouvelle ainsi sa déclaration messianique sur le Fils, déjà faite sur les rives du Jourdain après le baptême, et exhorte: « Ecoutez-le ! » (v. 7). Les disciples sont appelés à suivre le Maître avec confiance et espérance, malgré sa mort; la divinité de Jésus doit se manifester justement sur la croix, justement dans sa mort « de cette façon », à tel point qu’ici l’évangéliste Marc place sur la bouche du centurion la profession de foi: « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! » (15, 39).
Tournons-nous à présent en prière vers la Vierge Marie, la créature humaine transfigurée intérieurement par la grâce du Christ. Nous nous en remettons avec confiance à son aide maternelle pour poursuivre avec foi et générosité le chemin du carême.
(Source Texte et illustrations :  


Dans notre Diocèse de Tournai…

 
Mgr GUY HARPIGNY,
Evêque de Tournai
 
 
L’Eglise catholique dans la société
Une approche française
1905-1939
(VI – 4ème partie)
 
IV.                 Période politique troublée (1926-1939)
La situation financière de la France étant très grave en 1926, on fait appel à Raymond Poincaré (1860-1934) pour former un cabinet d’Union nationale avec les radicaux, mais sans la participation des socialistes. Après le départ des radicaux du gouvernement, en 1928, Poincaré doit s’appuyer sur le centre et la droite.
La crise économique mondiale de 1929 bouleverse le monde politique. Des scandales financiers, dont l’affaire Stavisky, provoquent des troubles. Homme d’affaires français d’origine russe, Serge Alexandre Stavisky (1886-1934) a détourné plusieurs dizaines de millions, des bons émis par le Crédit municipal de Bayonne et gagés sur des bijoux volés ou faux. L’affaire arrive au grand jour fin 1933. Plusieurs personnalités sont impliquées dans ce scandale. Les ligues d’extrême-droite accusent le gouvernement d’avoir fait disparaître Stavisky, qu’on a retrouvé à Chamonix avec une balle dans la tête. Des manifestations de grande ampleur contre le gouvernement sont organisées en février 1934. On compte 20 tués et 2.300 blessés.
En juin 1936, le premier gouvernement du Front populaire (juin 1936-juin 1937), présidé par Léon Blum, accomplit beaucoup de réformes. Les gouvernements se succèdent en raison de la crise internationale provoquée par la politique d’Adolf Hitler en Europe.
La reculade des démocrates européens, qui signent les Accords de Munich en 1938, permet à Hitler de continuer sa politique d’annexion des territoires où on parle l’allemand. La guerre éclate en 1939.
-       Les catholiques des années 1930
La génération qui arrive à maturité dans les années 1930 est née au début du XXème siècle ; elle est appelée « génération 1905 ». Elle a grandi à l’ombre de la guerre 1914-1918 et elle s’est formée dans les années 1920, au moment où, en Europe, surgissent deux alternatives à la démocratie libérale : le communisme en Union Soviétique et le fascisme en Italie. Cette génération s’interroge sur le libéralisme des « Lumières », qui a conduit à la boucherie de 14-18. Y aurait-il un jour une société de « l’homme nouveau » qui aurait rompu avec les illusions de la culture bourgeoise et du progrès ?
Emmanuel Mounier (1905-1950) est la figure majeure de cette génération, parmi les catholiques. Les figures « laïques » sont Jean-Paul Sartre (1905-1980) et Raymond Aron (1905-1983). Mounier est né à Grenoble et il arrive à Paris en 1927 pour passer l’agrégation de philosophie. Il y rencontre Maritain, publie dans le « Roseau d’Or » une étude sur Charles Péguy et fréquente Meudon. Il est marqué par la personnalité de Nicolas Berdiaev (1874-1948), acteur de la renaissance orthodoxe russe du début du siècle avec Vladimir Soloviev (1853-1900) et Sergueï Boulgakov (1871-1944). Berdiaev a publié au « Roseau d’Or » un livre intitulé : Un nouveau Moyen Âge (1927), consacré à la révolution russe et à sa signification. Il professe un christianisme eschatologique, marqué par la tradition spirituelle russe, méfiant à l’égard de la raison thomiste de Jacques Maritain. La révolution russe est le symptôme d’une crise profonde des sociétés issues de la Renaissance. Berdiaev voit dans le christianisme et le communisme deux mystiques en concurrence. Mounier retient d’Un nouveau Moyen Âge la nécessité de dépasser la démocratie libérale par une révolution spirituelle. En 1932, avec Georges Izard (1903-1973), André Déléage (1903-1944) et Jean Lacroix (1900-1986), il fonde la revue Esprit.
Mounier représente la génération non conformiste, qui cherche une troisième voie entre le libéralisme et le socialisme, tout en ne partageant pas du tout les objectifs des démocrates-chrétiens qu’il juge complices du système qu’ils prétendent combattre. Il rêve d’une révolution personnaliste et communautaire. La personne humaine est un concept aisément compatible avec le christianisme, parce qu’il dote l’individu d’une transcendance. La communauté, si on la réfère à la communitas de Thomas d’Aquin, peut prendre la forme que prend l’Eglise. Mais la communauté est aussi un lieu commun très en vogue dans les milieux fascistes, et la Volksgemeinschaft, la communauté du peuple, est au cœur de la révolution conservatrice allemande avant d’être reprise par Hitler (1889-1945), parvenu au pouvoir en 1933.
Mounier est hostile au régime parlementaire, mais il demeure un démocrate parce qu’il pense que la personne humaine peut faire rempart à la tentation totalitaire. Il se différencie, par-là, de deux intellectuels catholiques restés proches de Maurras : Jean-Pierre Maxence (1906-1956) et Jean de Fabrègues (1906-1983). Membres du groupe de la Jeune droite, ils finiront par se rallier au Parti populaire français de Jacques Doriot (1898-1945), véritable parti fasciste.
Après les émeutes du 6 février 1934, les catholiques sont séduits par la ligue des Croix-de-Feu conduite par le colonel François de La Roque (1885-1946), qui s’inspire de l’héritage de René de La Tour du Pin (1834-1924), ancien compagnon d’Albert de Mun à la tête de l’œuvre des cercles catholiques fondée en 1871. D’autres catholiques sont attirés par les Chemises vertes d’Henri Dorgères (1897-1985), qui s’adressent aux milieux agrariens par leur programme de « défense paysanne ». La menace du Front populaire inquiète beaucoup de catholiques.
En mars 1936, l’Assemblée des cardinaux et archevêques pose la question suivante : Faut-il condamner les ligues d’extrême-droite, comme le souhaitent les plus jeunes, ou revenir à la stratégie de « défense catholique », à la veille d’élections qui s’annoncent difficiles, comme le soutiennent les plus anciens ?
Peu avant le scrutin, Maurice Thorez (1900-1964), secrétaire général du Parti Communiste Français, tend la main aux chrétiens. Les catholiques refusent cette main, à l’exception des quatre députés de la Jeune République et d’un petit groupe de socialistes chrétiens, protestants et catholiques, regroupés autour du journal Terre nouvelle, animé par Jean Laudrain, parmi lesquels figure le jeune Paul Ricoeur (1913-2005). Rome inscrit Terre nouvelle à l’Index en 1936. Mais beaucoup d’intellectuels catholiques s’interrogent sur la possibilité d’un dialogue avec la pensée de Marx : le jésuite Gaston Fessard (1897-1978), Jacques Maritain (Humanisme intégral, 1936), Paul Vignaux (revue Politique), Louis Lebret (1897-1966), à la tête d’un syndicalisme chrétien des marins-pêcheurs.
Les grèves de 1936, auxquelles beaucoup d’ouvriers catholiques ont participé, interpellent les dirigeants, y compris les responsables de la pastorale. L’Eglise a-t-elle perdu la classe ouvrière et, si oui, comment ? « Par notre faute », répond l’historien Henri Guillemin (1903-1992) en 1937 dans La Vie intellectuelle. Une relance de la mission intérieure est envisagée, dirigée spécifiquement vers le monde ouvrier.
-       La guerre d’Espagne
Face à l’alternative entre les fascismes et le communisme, les catholiques s’inquiètent également devant la montée des périls internationaux. La guerre est redevenue possible. L’invasion de l’Ethiopie par les troupes de Mussolini est l’occasion d’un premier affrontement en 1935. Le 4 octobre 1935, Le Temps publie un Manifeste pour la défense de l’Occident, dont le texte a été rédigé par Henri Massis ; il est notamment signé par Mgr Baudrillart, créé cardinal en 1935, Jean de Fabrègues, Jean-Pierre Maxence, Henry Bordeaux (1870-1963), Gabriel Marcel. On y défend l’Occident chrétien et la supériorité du civilisé sur le barbare. On retrouve les débats qui ont précédé et suivi la condamnation de l’Action Française. Le 19 octobre 1935, La Vie catholique publie un manifeste signé par des intellectuels catholiques proches d’Esprit, des éditions du Cerf et de la démocratie chrétienne, dont Jacques Maritain, Emmanuel Mounier, Etienne Borne (1907-1993) et Henri-Irénée Marrou, pour dénoncer le sophisme de l’inégalité des races qui est du paganisme pur.
La guerre d’Espagne approfondit le fossé entre partisans de la démocratie et zélateurs de la défense de l’Occident face à la menace communiste, fût-ce au risque d’une alliance avec le fascisme, voire avec le nazisme.
Dans un premier temps, les violences du Frente Popular contre les prêtres et les religieuses en Espagne mobilisent l’opinion catholique en faveur du général Franco. François Mauriac, académicien depuis 1933, dénonce l’internationale de la haine afin de décourager Léon Blum d’envoyer l’armée française en Espagne.
Quelques semaines plus tard, la reconquête par les troupes franquistes de la ville de Badajoz au prix d’un massacre provoque les premiers retournements. Mauriac change d’avis. Mounier suggère que mieux vaut une Eglise souffrante qu’une Eglise abritée à l’ombre de l’épée. Mais c’est le bombardement de Guernica, au pays basque, par l’aviation allemande, le 26 avril 1937, en plein marché et au prix de 1.500 morts civils, qui cause en France une émotion d’autant plus intense que le Pays basque républicain est une région catholique.
Dans La Croix du 8 mai 1937 paraît la pétition Pour le peuple basque que signent une vingtaine d’intellectuels catholiques, dont Mauriac, Maritain, Mounier, Stanislas Fumet (1896-1983), Gabriel Marcel, Paul Vignaux, ainsi que vingt-huit élèves de l’Ecole normale supérieure. Un Comité pour la paix civile et religieuse en Espagne se constitue, dont le secrétaire général est Claude Bourdet (1909-1996), qui fondera L’Observateur en 1950.
La gauche laïque se mobilise autour du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes. Dans le bimensuel Occident, Paul Claudel, Henri Massis, Henry Bordeaux et Francis Jammes, aux côtés de Léon Daudet (1867-1942), Abel Bonnard (1883-1968) et Pierre Drieu La Rochelle (1893-1945), signent en décembre 1937 le Manifeste aux intellectuels espagnols, qui reprend la thématique de la défense de l’Occident chrétien contre la menace communiste.
-       A la fin des années 1930, la question de l’alternative est devenue : plutôt Hitler ou Staline (1879-1953) ?
Des intellectuels catholiques, qui viennent de la droite, revoient leurs positions traditionnelles sur la guerre d’Espagne. Parmi eux, François Mauriac et Georges Bernanos (1888-1948).
A quelques mois du déclenchement de la deuxième guerre mondiale (1er septembre 1939), les catholiques français sont divisés sur bien des points en politique.
Le 30 septembre 1938, Pie XI condamne l’antisémitisme. L’entourage du pape travaille à une encyclique sur le sujet. Le pape Pie XI meurt le 10 février 1939. Le texte reste en suspens.
Denis PELLETIER, Les catholiques en France de 1789 à nos jours, 2019, Editions Albin Michel, pages 147-181.
(à suivre)
(Source : Eglise de Tournai, février 2021, p.102-106)
 

Un mot  du Curé…
2ème dimanche de Carême
TRANSFIGURATIONS DU QUOTIDIEN
 
 
La transfiguration du banal – Une philosophie de l’art (Essais, Édition Points, 2019, 408p.) est le titre d’un ouvrage du philosophe et critique d’art américain Arthur Danto (1924-2013) qui fut notamment professeur de philosophie à l’Université Columbia à New-York.
La transfiguration du banal… Dans ce titre, ne pourrait-on pas trouver l’essence même de ce nous sommes appelés à réaliser en tant qu’être humain, et plus particulièrement en tant que chrétien ?... Car n’est-ce pas finalement ce que Jésus a réalisé et qui nous est conté tout au long des pages des évangiles ? Transfigurer le quotidien quand il rencontrait le lépreux sur le chemin, quand il guérissait l’enfant du centurion de Capharnaüm, quand il appelait Matthieu à son bureau de collecteur d’impôts, quand il multipliait les pains et les poissons pour nourrir la foule, quand il mettait en garde contre le danger dans l’usage des richesses, quand il racontait les paraboles à propos des choses les plus banales de la vie : un figuier, le grain semé, le levain de la ménagère, le filet du pécheur, et même quand il prenait le pain et le vin du repas de Pâques…
Dans les Évangiles, la plupart du temps, Jésus essaie de nous révéler qui il est au plus profond de lui-même et ce qu’il est venu réaliser au milieu de nous : le Fils bien-aimé du Père, habité de l’Esprit d’amour, un amour qui n’aspire qu’à se donner totalement à tous les humains, et pour nous révéler cela, c’est par la médiation du quotidien le plus banal de la vie qu’il passera. Mais pour que ses disciples -et nous également- comprennent, il faudra qu’il passe par cet événement de la Transfiguration…
Car, à travers cet événement, Jésus essaie de nous dire non seulement qui il est mais également ce que nous sommes appelés à être (notre « vocation ») : les enfants bien-aimés du Père, habités du même Esprit Saint reçu notamment dès notre Baptême, appelés à aimer comme lui, du plus grand amour jusqu’au don de soi…
Certains baptisés me disent parfois qu’ils voudraient pouvoir témoigner de Jésus Christ plus qu’ils ne le font, mais qu’ils « ne sont pas capables de faire toutes ces grandes choses comme on voit à la télévision ou dans les livres », et chacun de me citer St François d’Assise, Ste Thérèse ou plus près de nous le Pape François, Sœur Emmanuelle, l’Abbé Pierre… Comme je dis souvent : c’est le danger des « grands » : involontairement, ils peuvent nous décourager car on se dit qu’un Abbé Pierre ou une Sœur Emmanuelle, il n’y en a eu qu’un, qu’une… et que moi… Qu’est-ce que, moi, je pourrais bien faire de sensationnel comme eux, ici, aujourd’hui ?...  
Et on oublie que c’est dans vie la plus banale… quand des parents veillent leur enfant toute une nuit parce qu’il est souffrant… quand un grand frère aide sa petite sœur à rouler à vélo… quand des amis au boulot forment une équipe vraiment soudée pour résoudre une difficulté… quand un voisin donne un peu de son temps pour aller briser une solitude quelque part… c’est dans la vie la plus quotidienne que le disciple de Jésus peut témoigner de la transfiguration par laquelle le Christ se révèle à travers lui, que la transfiguration se réalise aujourd’hui encore… la transfiguration du banal…
Il ne faut pas être pape, évêque, prêtre, diacre, religieux, religieuse, moine, moniale, ermite… pour témoigner de la lumière de l’amour de Dieu… C’est dans la vie -apparemment- la plus banale que cette lumière de l’amour de Dieu que nous avons reçue au jour de notre Baptême peut passer à travers nous jusqu’aux yeux du cœur de ceux vers qui nous nous sommes tournés… Oh ! bien sûr ! notre visage ne clignotera pas d’une lumière étrange, mais Jésus non plus : la Transfiguration, ce n’est pas du (mauvais) cinéma de science-fiction ; c’est la belle réalité de l’amour infini de Dieu qui se révèle comme parfois lorsqu’on dit de quelqu’un : « Il rayonne la bonté, cela se voit sur son visage »…
C’est vrai : un Pape François, il n’y en aura qu’un… une Mère Térésa, il n’y en aura qu’une… N’essayons pas de les imiter : nous ne serions plus nous-mêmes, et ce n’est pas la solution… Mais des papas et des mamans… des grands frères… des baptisés qui simplement font le bien dans la vie de tous les jours… des « simples gens » qui aiment au jour le jour à l’invitation du Christ Jésus et qui ainsi sont transfigurés par la lumière de l’Évangile… il y en a plein autour de nous… Regardez leur visage… Ce seront peut-être des visages fatigués, des visages marqués par les soucis, des visages peut-être qui auront pleuré… mais ces visages, ils seront transfigurés par l’amour de Dieu qu’ils ont vécu, qu’ils ont donné dans les plus petits gestes accomplis auprès de ceux qu’ils ont soutenus, portés, aimés… Ces visages de papas et de mamans, de grands frères, d’infirmières ou de voisins, de baptisés… on ne fera pas la file pour les applaudir… ils ne passeront pas à la télévision… Mais comme ils sont beaux, ces visages fatigués d’avoir tout donné… comme ils sont transfigurés de la lumière invisible de l’Amour de Dieu offert par leurs mains…
Oui ! Merveilleuse transfiguration du banal à laquelle nous sommes tous appelés… Merveilleuse vocation de celui qui accepte de mettre ses pas dans ceux de Jésus… Et découvrir cela peut, comme pour les trois disciples sur la montagne, nous faire tomber à la renverse, tellement ce projet est beau… tellement ce projet est grand…
Bon dimanche ! Et heureuse transfiguration du banal de vos (nos) vies…   

Chanoine Patrick Willocq


Dans l'unité pastorale …
Fabrique d’église St-Pierre, de Leuze - Appel à candidats
Il y a quelques semaines, M. Luc Olivier, Président de la Fabrique d’église St-Pierre de Leuze, m’a interpellé sur le fait que la Fabrique d’église perdait plusieurs de ses membres, soit malheureusement emporté par la maladie, soit pour convenances personnelles, ce qui est tout-à-fait légitime après avoir servi l’Eglise durant un nombre d’années considérable. Qu’ils soient ici vivement remerciés au nom de tous les paroissiens, de leurs collègues fabriciens, de notre Evêque, de mes prédécesseurs curés de Leuze et de moi-même.
Le Conseil de Fabrique, dont la composition et le fonctionnement sont définis par la Loi de notre Pays, doit donc se compléter. Le processus d’entrée est défini par la Loi ; il se base sur une procédure stricte. J’avais dit à M. Olivier que je lancerais cette procédure comme je l’ai fait pour les Fabriques de Tourpes et de Chapelle-à-Oie. Malheureusement, les soucis liés à la crise sanitaire m’ont fait perdre de vue ce dossier. Désolé… Avec la nouvelle Année liturgique, je me dis que c’est le moment de rattraper ce temps et de lancer la procédure.
Pour être élu dans un conseil de Fabrique d’église, il faut être catholique, domicilié de préférence dans la paroisse ou au moins s’y montrer actif, avoir 18 ans, et être intéressé par l’objet du travail d’une Fabrique d’église : gérer un ou des bâtiments et leurs budgets, se tenir informé des législations, avoir un esprit d’Eglise et travailler en lien avec le Diocèse et les décisions de l’Evêque, en lien avec le Curé…
Un appel à candidature est donc officiellement lancé pour le remplacement des membres sortants de la Fabrique d’église de Leuze. Les candidatures écrites sont à envoyer à M. le Curé P. Willocq (Tour St-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut – patrickwillocq@skynet.be) pour le 01 février. Nous n’avons reçu aucune candidature ; nous prolongeons donc l’appel jusqu’au 01 mars. M. le Curé peut bien sûr être contacté pour toute question relative au rôle d’un fabricien. Ensuite, le Conseil de Fabrique se réunira pour procéder au vote parmi les candidats qui se seront manifestés ; les nouveaux membres seront alors informés et entreront immédiatement dans le Conseil de la Fabrique St-Pierre, de Leuze.
Merci déjà à ceux qui accepteront de répondre à cet appel à un beau service de la communauté chrétienne de Leuze.
 
Chanoine Patrick Willocq
Nous porterons dans notre prière ...


Funérailles
 
- Madame Thérèsa Delcroix demeurait à Leuze. L’Eucharistie des Funérailles a été célébrée le 22 février 2021 en l’église de Leuze.

 
- Monsieur Julien Ghisdal demeurait à Grandmetz. L’Eucharistie des Funérailles a été célébrée le 24 février 2021 en l’église de Leuze.

Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.


 
Intentions de prière pour notre semaine

Pour l’Eglise… Afin qu’elle soit pour tous les hommes de ce monde un témoin vivant de la lumière du Christ et qu’elle transmette au monde l’incroyable Bonne Nouvelle de la vie éternelle…

+ Pour tous ceux qui sont en quête de sens pour leur vie… Afin que leurs pas soient conduits vers la lumière de Jésus le Christ…

+ Pour les catéchumènes en marche vers le baptême et pour les enfants sur le chemin de la catéchèse, pour tous ceux qui les accompagnent… Afin que leur écoute de l’Evangile et leur cheminement viennent raviver les nôtres, jamais achevés…

+ Pour notre communauté et chacun de ses membres… Afin que chacun laisse resplendir la clarté de son baptême et se mette à l’écoute de l’Evangile…
Prier, Vivre la Messe et le Carême depuis chez soi…  











Prière en communion dans nos 10 clochers

PROPOSITION D’UN MOMENT
DE PRIÈRE PERSONNELLE  
OU EN FAMILLE
2e semaine du  Carême
Dans notre Diocèse…


Vivre l'Appel décisif en 2021
 
Malgré les conditions sanitaires, une trentaine de catéchumènes répondront cette année à l'appel et s'engageront vers l'ultime temps de préparation des sacrements de l'initiation chrétienne.
Malgré le contexte de pan-démie, de nombreux adultes et adolescents cheminent vers les sacrements de l'initiation chrétienne dans notre diocèse.
Malheureusement, les par-cours ont été chahutés par les conditions exception-nelles et plusieurs catéchu-mènes ont fait le choix de poursuivre leur cheminement en attendant des jours meilleurs pour célébrer les sacrements.
Mais pour une trentaine d'entre eux, le désir est tel qu'ils sont prêts à se laisser bousculer par les conditions pour le moins inhabituelles d'une célébration de l'Appel décisif en « mode Covid ». Cette année, pas de grand rassemblement, pas d'invitation largement adressée mais dans la discrétion, entourés de seulement quelques personnes, ils seront appelés par notre Evêque en ce début de Carême et inscriront leur nom au registre des futurs baptisés.
Pas moins de huit célébrations comptant chacune trois ou quatre catéchumènes sont prévues ces samedi 20, dimanche 21, samedi 27 et dimanche 28 février à 16h00 et à 17h30 en la cathédrale.
Si ces assemblées seront réduites à l'extrême pour respecter les consignes sanitaires, les nouveaux appelés pourront sans aucun doute vivre l'expérience de la communion dans la prière avec les chrétiens de leurs Unités pastorales et plus largement avec vous tous qui lisez ces lignes. Sandy, Danny, Lola, Guillaume, Amélie, Sanna, Justine, Adeline, Gloria, Dayana, Karim, Christophe, Leila, Laura, Alexandre, Kheïna, Salvatore, Kelly, Yusett, Fabian, Valdo, Elinia, Laura, Marie-Hélène, Issam, Lucas, Laetitia, Mélian et Demonia comptent sur votre prière.
A l'occasion de la préparation de l'Appel décisif, nous nous rappelons que 18 catéchumènes appelés à Lobbes le 1er mars dernier n'ont pas encore reçu les sacrements de l'initiation chrétienne. Ils vont eux aussi entrer en ce temps de Carême qui les conduira au grand passage attendu toute une année.
Nous les confions eux aussi à votre prière.
 
Christine Merckaert
Responsable du service du Catéchuménat
 
( : Diocèse de Tournai)

Photo : Célébration de l’Appel décisif présidée par notre Evêque
 
(photo d’une année précédente dans notre Diocèse)
Ouvrons notre regard plus largement encore…
 
Carême 2021 : l'entraide et la fraternité,
plus que jamais !

Quelle que soit la forme que prend la collecte cette année, les week-ends des 13-14 mars et 27-28 mars restent dédiés, au sein de l'Église de Belgique, au soutien aux projets des partenaires dans 15 pays, tous plus porteurs de vie les uns que les autres.
En cette période bousculée par la grave crise sanitaire mondiale, le chemin de conversion du Carême s'offre à toutes les personnes qui le veulent comme un temps pour se mettre encore plus singulière-ment à l'écoute de l'Esprit de Dieu - esprit de vie et de justice - et pour s'ouvrir avec le regard de la foi aux plus vulnérables des sœurs et des frères de notre grande famille humaine.
Il y a soixante ans, l'Église de Belgique lançait un appel à l'entraide et la fraternité au moment du Carême pour soulager les populations du Kasaï, en RD Congo, d'une terrible famine. Depuis lors, Entraide et Fraternité, service d'Église et organisation non gouvernementale de solidarité internationale, n'a de cesse de répondre avec vous à l'exigence évangélique de justice et d'amour du prochain.
Aujourd'hui, la faim tue toujours en RDC et ce pays, pourtant si riche en ressources naturelles, dépense davantage pour le remboursement de sa dette extérieure que pour financer le secteur de la santé ou l'éducation. Dans ces conditions, l'annulation de la dette meurtrière ne doit pas être considérée comme une option mais comme une question de survie.
Signez la pétition contre la dette des pays du Sud
C'est pourquoi Entraide et Fraternité mène une campagne pour l'annulation de la dette des pays du Sud, pour instaurer plus de justice et permettre aux citoyens et citoyennes de ces pays de faire respecter leurs droits, à commencer par le droit à l'alimentation et à la souveraineté alimentaire.
Le pape François appelait dès le début de la pandémie à soulager les pays pauvres d'une dette qui entrave l'accès des populations aux droits humains. Plus d'un demi-milliard de personnes pourraient basculer dans la pauvreté des suites de la crise du coronavirus. Face à cette situation insoutenable, les États ont un rôle essentiel à jouer pour protéger les populations, notamment en soutenant l'agriculture paysanne et en renforçant les services publics et la protection sociale. Or, ces mesures vitales apparaissent aujourd'hui, encore plus qu'hier, incompatibles avec le paiement de la dette dont le poids s'est encore alourdi avec la nouvelle crise. Signez en ligne sur www.entraide.be.  
 
Le partage au temps du coronavirus
Nos partenaires congolais travaillent au quotidien pour pallier ce manque de moyens publics consacrés aux besoins de base de la population, en particulier l'agriculture et l'alimentation. Au cœur des projets d'agriculture paysanne soutenus par Entraide et Fraternité, l'agroécologie apparaît comme un levier de changement vers un respect du droit à l'alimentation.
Quelle que soit la forme que prend la collecte cette année, les week-ends des 13-14 mars et 27-28 mars restent dédiés au sein de l'Église de Belgique au soutien aux projets des partenaires dans pas moins de 15 pays, tous plus porteurs de vie les uns que les autres.
Vous pouvez faire votre don de Carême sur le compte BE68 0000 0000 3434 d'Entraide et Fraternité, en ligne sur www.entraide.be ou encore via les réseaux sociaux de l'ONG (Facebook et Instagram). Une attestation fiscale est délivrée pour tout don de 40 € minimum par an.
Bon et fécond Carême à toutes et à tous.
Merci pour votre solidarité généreuse.
 
Pour plus d'informations : www.entraide.be  
Message du Pape François aux membres des associations Entraide et Fraternité et Action Vivre Ensemble
Voir aussi Conférence d'ouverture de la campagne : Dette et ressources naturelles : un regard d’Eglise
Pour les familles… les enfants
LA TRANSFIGURATION

Lecture du soir… ou du matin…
LA TRANSFIGURATION :  
UNE RAISON ESSENTIELLE D’ÉCOUTER JÉSUS


L’Art qui conduit à la Transcendance

Une image pour nous guider : L’art au service de la Foi…
COUVERTURE DE MANUSCRIT EN IVOIRE, PLAQUES
DE VERMEIL ET ÉMAUX


Quand la musique nous conduit aussi…

* Dans l’univers des Cantates de Bach…
Les Passions (II)

LA PASSION SELON BACH
1. LA PASSION SELON SAINT JEAN
* Douceurs et tremblements de l’Orgue…
LA PASSION SELON SAINT JEAN TOUJOURS,
MAIS DANS LA TRANSCRIPTION POUR ORGUE ET CUIVRES
DE SON CHORAL FINAL  
* Pour le plaisir de l’oreille…
Musiques pour temps de Carême (I)
MEDITATIONS POUR LE CAREME
DE MARC-ANTOINE CHARPENTIER
CONTACTS

M. le Curé Patrick Willocq
Responsable de l’Unité pastorale
Curé de tous les clochers de l’entité de Leuze
Tour Saint-Pierre 15
7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
0479/62.66.20

M. le Diacre Jean-Marie Bourgeois
Pastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaire
Grand-Rue 56
7900 Leuze-en-Hainaut
0470/100 340

M. le Diacre Michel Hublet
Mise à jour du site internet
Avenue de la Croix-Rouge 44
7900 Leuze-en-Hainaut

Règlement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018


Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,
Curé - Adresse : voir plus haut
Délégué  à la protection des données :
Secrétaire général de la Conférence  épiscopale belge -
Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1,  1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -
Autorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -

Secrétariat décanal
Tour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00
En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen

Dans la région…

Des sites internet aussi
 
(cliquer sur les logos ci-dessous)

L’unité pastorale de Leuze  
                                         
Le diocèse de Tournai
               
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