Une Parole … Une Prière
7ÈME DIMANCHE DE PÂQUES
« MOI, JE PRIE POUR EUX … »

« En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 17, 1b-11a
Illustration : Arcabas, Visage du Christ

Méditation du Pape Léon XIV
PAPE LÉON XIV

Audience générale - Catéchèse
Place St-Pierre , Rome – 08 avril 2026

LE CONCILE VATICAN II À TRAVERS SES
DOCUMENTS (XV)
II. LA CONSTITUTION DOGMATIQUE LUMEN GENTIUM
8. L'ÉGLISE, PÈLERINE DANS L'HISTOIRE VERS LA PATRIE CÉLESTE
Chers frères et sœurs, bonjour et
bienvenue!
En nous attardant aujourd’hui sur une
partie du chapitre VII de la Constitution du Concile Vatican II sur l’Église,
méditons sur l’une de ses caractéristiques fondamentales : la dimension
eschatologique. En effet, l’Église chemine dans cette histoire terrestre en
restant toujours tournée vers son but ultime, qui est la patrie céleste. Il
s’agit d’une dimension essentielle que pourtant nous négligeons ou minimisons
souvent, car nous sommes trop concentrés sur ce qui est immédiatement visible
et sur les dynamiques plus concrètes de la vie de la communauté chrétienne.
L’Église est le peuple de Dieu en marche
dans l’histoire, qui a pour but de toute son action le Royaume de Dieu (cf. LG,
9). Jésus a fondé l’Église précisément en annonçant ce Royaume d’amour, de
justice et de paix (cf. LG 5). Nous sommes donc appelés à considérer la
dimension communautaire et cosmique du salut en Christ et à tourner notre
regard vers cet horizon final, afin de mesurer et d’évaluer tout dans cette
perspective.
L’Église vit dans l’histoire au service
de l’avènement du Royaume de Dieu dans le monde. Elle annonce à tous et en tout
temps les paroles de cette promesse, en reçoit un gage dans la célébration des
sacrements, en particulier de l’Eucharistie, et les met en œuvre et en
expérimente la logique dans les relations d’amour et de service. Elle sait en
outre qu’elle est le lieu et le moyen où l’union avec le Christ se réalise «
plus étroitement » (LG, 48), tout en reconnaissant que le salut peut être donné
par Dieu dans l’Esprit Saint même en dehors de ses limites visibles.
À cet égard, la Constitution Lumen
gentium fait une affirmation importante : l’Église est « sacrement universel de
salut » (LG, 48), c’està-dire signe et instrument de cette plénitude de vie et
de paix promise par Dieu. Cela signifie qu’elle ne s’identifie pas parfaitement
au Royaume de Dieu, mais qu’elle en est le germe et le commencement, car
l’accomplissement ne sera donné à l’humanité et au cosmos qu’à la fin des
temps. Les croyants en Christ cheminent donc dans cette histoire terrestre,
marquée par la maturation du bien mais aussi par les injustices et les
souffrances, sans être ni illusionnés ni désespérés ; ils vivent guidés par la
promesse reçue de « Celui qui fait toutes choses nouvelles » (Ap 21, 5). C’est
pourquoi l’Église accomplit sa mission entre le “déjà” du commencement du
Royaume de Dieu en Jésus et le “pas encore” de l’accomplissement promis et
attendu. Gardienne d’une espérance qui éclaire le chemin, elle est également
investie de la mission de prononcer des paroles claires pour rejeter tout ce
qui mortifie la vie et en empêche le développement, et de prendre position en
faveur des pauvres, des exploités, des victimes de la violence et de la guerre,
ainsi que de tous ceux qui souffrent, dans leur corps et dans leur esprit (cf.
Compendium de la doctrine sociale de l’Église, n° 159).
Signe et sacrement du Royaume, l’Église
est le peuple de Dieu en pèlerinage sur la terre qui, à partir précisément de
la promesse finale, lit et interprète à la lumière de l’Évangile les dynamiques
de l’histoire, dénonçant le mal sous toutes ses formes et annonçant, par la
parole et par les œuvres, le salut que le Christ veut réaliser pour toute
l’humanité et son Royaume de justice, d’amour et de paix. L’Église, donc, ne
s’annonce pas elle-même ; au contraire, en elle, tout doit renvoyer au salut en
Christ.
Dans cette perspective, l’Église est
appelée à reconnaître humblement la fragilité humaine et le caractère éphémère
de ses propres institutions qui, bien qu’étant au service du Royaume de Dieu,
portent l’empreinte fugace de ce monde (cf. LG, 48). Aucune institution
ecclésiale ne peut être absolutisée ; au contraire, puisqu’elles vivent dans
l’histoire et dans le temps, elles sont appelées à une conversion continuelle,
au renouvellement des formes et à la réforme des structures, à la régénération
constante des relations, afin qu’elles puissent véritablement correspondre à
leur mission.
Dans la perspective du Royaume de Dieu,
il faut également prendre en compte la relation entre les chrétiens qui
accomplissent aujourd’hui leur mission et ceux qui ont déjà achevé leur
existence terrestre et se trouvent dans un état de purification ou de béatitude.
Lumen gentium affirme en effet que tous les chrétiens forment une seule Église,
qu’il existe une communion et une participation aux biens spirituels fondée sur
l’union avec le Christ de tous les croyants, une sollicitude fraternelle entre
l’Église terrestre et l’Église céleste : cette communion des saints qui se vit
en particulier dans la liturgie (cf. LG, 49-51). En priant pour les défunts et
en suivant les traces de ceux qui ont déjà vécu en tant que disciples de Jésus,
nous sommes nous aussi soutenus dans notre cheminement et nous renforçons
l’adoration de Dieu : marqués par l’unique Esprit et unis dans l’unique
liturgie, avec ceux qui nous ont précédés dans la foi, nous louons et rendons
gloire à la Très Sainte Trinité.
Soyons reconnaissants aux Pères
conciliaires de nous avoir rappelé cette dimension si importante et si belle de
l’être chrétien, et efforçonsnous de la cultiver dans notre vie.
!Pape Léon XIV
Prier avec le Pape
PRIER AVEC LE PAPE
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - MAI 2026
« Pour une alimentation pour tous »
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Seigneur de la création,
tu nous as donné la terre féconde
et, avec elle, notre pain quotidien,
comme signe de ton amour et de ta providence.
Aujourd’hui, nous reconnaissons avec douleur
que des millions de frères et sœurs
souffrent encore de la faim,
tandis que tant de nourriture et de bien
sont gaspillés sur nos tables.
Éveille en nous une conscience nouvelle:
que nous apprenions à rendre grâce pour chaque aliment,
à consommer avec simplicité, à partager avec joie,
et à prendre soin des fruits de la terre
comme d’un don venant de toi, destiné à tous,
et non à quelques-uns seulement.
Père bon,
Rends-nous capables de transformer
la logique de la consommation égoïste
en une culture de solidarité.
Que nos communautés promeuvent des gestes concrets:
campagnes de sensibilisation, banques alimentaires,
et un style de vie sobre et responsable.
Toi qui nous as envoyé ton Fils bien-aimé Jésus,
pain rompu pour la vie du monde,
donne-nous un cœ ur nouveau,
affamé de justice et assoiffé de fraternité.
Que personne ne soit exclu de la table commune,
et que ton Esprit nous apprenne à regarder le pain
non comme un objet de consommation,
mais comme un signe de communion et de soin.
Amen.

Parole de Mgr Frédéric Rossignol


Fraternité, approfondissement du contenu
de la foi, célébration des sacrements de l’Eucharistie et de la Réconciliation,
vie de foi personnelle, appartenance à une communauté de croyants, engagement
social concret qui découle de la foi, voilà les maîtres-mots de la foi d’un
chrétien ! Et derrière toutes ces réalités, il y a la joie d’être chrétien et
le désir de partager cette foi avec ceux qui ne connaissent pas encore le
Christ. La clé dans tout cela, c’est de comprendre que foi rime avec fidélité
et approfondissement. On ne naît pas chrétien, on le devient ! La foi implique
une vraie quête à la fois intellectuelle, spirituelle et pratique. Enfant, nous
apprenons des choses simples sur Dieu et sur l’Église : « Dieu aime tout le
monde, Dieu est mon ami, l’Église est la maison où Dieu habite et où chacun est
le bienvenu ». Des mots simples pour des cœurs innocents. Mais grandir dans la
foi, c’est laisser les certitudes enfantines faire place à des questionnements
d’adulte : Pourquoi la souffrance dans le monde ? Comment vivre sa sexualité
dans l’harmonie ? Quel est le sens du
travail ? Faut-il accepter la persécution ou défendre la foi avec courage ? La
Bible est-elle cohérente ? Que dit l’Église sur les grandes questions morales
et sociétales contemporaines ? Comment dialoguer avec les gens d’autres
religions ou les agnostiques ? Qu’est-ce que la vie éternelle ? À cette quête
de sens correspond un appel à la fidélité. Je découvre que la foi ne se limite
pas à exprimer mes attentes envers Dieu (Dieu aide-nous… Dieu, fais ceci, fais
cela… Dieu, j’ai besoin de toi !) mais que Dieu a des attentes envers moi. Il
est exigeant et il m’envoie comme témoin en me demandant une cohérence de vie,
le socle de ma crédibilité de croyant.
Il
me demande d’avoir un impact sur la vie des autres, de créer du sens et des
relations harmonieuses avec mon entourage.
Croyants de longue date, nouveaux
croyants ou recommençants, nous avons à découvrir que derrière la joie de
connaître l’Évangile, il y a des exigences et que pauvres pécheurs, nous ne
pouvons avancer sur le chemin qui nous mène à Dieu que si Dieu Lui-même nous
prend par la main et nous guide, dans la confiance. Que l’Esprit Saint nous
guide sur le chemin qui mène à Dieu et à nos frères et sœurs. Sainte montée
vers la Pentecôte à tous.
Votre frère et pasteur,
+ Frédéric Rossignol

Un mot du Curé…

CETTE PAGE D’EVANGILE
QUE J’EMPORTERAIS
SUR MON ÎLE DÉSERTE…
Ce dernier dimanche avant celui qui clôture la Pentecôte, comme
chaque année, nous entendons un extrait du chapitre 17 de l’Evangile selon
saint Jean : la prière de Jésus à quelques heures de sa mort, souvent appelée «
Prière sacerdotale de Jésus » :
« En
ce temps-là,
Jésus
leva les yeux au ciel et dit :
« Père,
l’heure est venue… »
Cette page, chaque année, je la médite lors de la Prière au Reposoir, le Jeudi Saint…
Cette page, quand rien ne va et que tout va mal, je la reprends
et la prie inlassablement… Sur mon
Calice d’Ordination, cadeau de mes chers parents et de mon cher frère reçu en
ce dimanche du 28 juin 1998, j’ai fait graver les derniers mots du verset 26 de
ce chapitre de saint Jean:
« Ut
dilectio qua dilexisti me in ipsis sit…
»
« Pour
que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux… ».
Ces mots m’accompagnent
depuis ce jour de mon Ordination : « pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en
eux… »
Je les revois chaque fois que je dépose cette Coupe sur l’Autel
du Christ le dimanche, pour le présenter à notre Père, et
célébrer
l’Eucharistie… A chaque célébration, ces
mots me redisent pourquoi le prêtre que je suis est là… pourquoi et pour quoi
j’ai un jour répondu à l’appel de notre Dieu et de l’Eglise… quel témoignage
j’ai à vous apporter… Pas d’abord être là comme un animateur de groupes ni un
organisateur de rencontres, ni un gestionnaire d’affaires ou un gardien du
passé… Le prêtre que je suis, il est là (du moins, il essaie…)
« pour que l’amour dont le Père m’a aimé
soit en vous… »
Cela est mon unique objectif parmi vous, comme cela l’est dans
les autres missions qui me sont confiées par l’Eglise et que j’essaie, tant
bien que mal, de réaliser : révéler et offrir cet amour infini de notre Père
pour chacun/e de vous… Le reste n’est, à mes yeux, que bavardage…
« …pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux… »
Bon dimanche !
Chanoine
Patrick Willocq



Intentions de prière pour la semaine

+ Seigneur Jésus, toi qui pries pour les hommes…
Nous
te prions pour ton Eglise et pour ses pasteurs, le pape Léon, notre évêque
Frédéric et tous les évêques, les prêtres et les diacres qui veulent rester fidèles
à leur mission de révéler le vrai visage de Dieu à tous les hommes… Donne-leur
le courage et l’audace de poursuivre cette belle mission…
+
Seigneur Jésus, toi qui as été élevé dans la gloire du Père…
Nous
te prions pour notre monde : donne aux baptisés d’être le levain dans la pâte
en faisant découvrir la Bonne Nouvelle de ton Evangile à tous les hommes… Donne
à notre pays des responsables politiques intègres, qui feront passer l’intérêt
de tous avant le leur particulier… qui sauront respecter les plus petits…
+
Seigneur Jésus, toi qui as vaincu la mort…
Nous
te prions pour tous ceux qui souffrent et peinent, pour tous ceux qui te
cherchent, pour tous ceux qui désespèrent : permets que ta lumière de vie et de
paix puisse naître dans le cœur de tous les hommes…
CONTACTS
M. le Chanoine Patrick Willocq, curéResponsable de l’Unité pastoraleCuré de tous les clochers de l’entité de LeuzeTour Saint-Pierre 157900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.030479/62.66.20M. le Diacre Jean-Marie BourgeoisPastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaireGrand-Rue 567900 Leuze-en-Hainaut0470/100 340M. le Diacre Michel HubletMise à jour du site internetAvenue de la Croix-Rouge 447900 Leuze-en-HainautRèglement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,Curé - Adresse : voir plus hautDélégué à la protection des données :Secrétaire général de la Conférence épiscopale belge -Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1, 1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -Mail : ce.belgica@interdio.beAutorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -Secrétariat décanalTour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.03Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen
Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes
- Le samedi 16 mai, à 14h30, en l’église de Thieulain, Milena Guerlus, enfant de Annalya Denhaerinck et Orry Guerlus
- Le samedi 30 mai, à 14h30, en l’église de Leuze, Jeanne Desmecht, enfant de Sindy Willocq et Arnaud Desmecht ; Raphaël Delbecq, enfant de Florine Duelz et Benjamin Delbecq
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.
Mariages
- Le samedi 27 juin, à 15h00, en l’église de Leuze : Vinciane Fontaine et Thierry Devigne
Que tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !
Funérailles
- Mme Jeannine
Willame demeurait à Leuze. La Liturgie des Funérailles est prévue le
mercredi 20 mai à 11h00 en l’église de Leuze.
- M. William
Saudemont demeurait à Leuze. La Liturgie des Funérailles est prévue le
jeudi 21 mai à 11h00 en l’église de Leuze.
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…



Pour les familles… les jeunes… les enfants …





Le 27 avril dernier, un nouveau document
est paru sur le site du Vatican. Il invite les familles à repenser leur
quotidien et à adopter des comportements durables au sein de leur vie
familiale, afin de relever les défis environnementaux actuels et de promouvoir
le développement intégral de chaque personne.
En
réponse aux appels du Pape François et du Pape Léon XIV à écouter le cri des
pauvres et de la Terre, ce document, de 84 pages, vise la transmission, au sein
des familles, du souci de la Création et de la vie humaine. Il s’inspire des
enseignements de l’encyclique Laudato si
et des principes de l’exhortation post-synodale Amoris laetitia, qui fête ses 10 ans cette année.
Pendant
plusieurs semaines, théologiens, consultants et couples mariés ont participé
aux côtés du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral et du
Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, à l’élaboration de ce document,
disponible gratuitement en cinq langues sur les sites web officiels des
dicastères.
Création et vie familiale, un lien étroit
« Les valeurs qui prennent forme et
grandissent au sein de la famille constituent le terreau fertile d’où jaillit
la vie de la société. Les familles sont donc fondamentales pour développer et
transmettre la valeur du soin de notre maison commune et de chaque personne », écrivent dans leur introduction les
cardinaux Michael Czerny et Kevin Farrell, préfets des deux dicastères.
Car
les familles sont au cœur même de la vie. Elles pourraient devenir le point de
départ d’un profond changement culturel permettant d’influencer positivement la
collectivité et les politiques publiques. « L’écologie intégrale dans la vie de
la famille » propose des idées et des indications pour s’engager pleinement
dans cette sauvegarde de la planète et de l’essence même de la vie.
Une
vraie source d’inspiration
Ce
texte, qui promeut un monde plus durable et équitable où la dignité humaine est
assurée, constitue une source d’inspiration réelle pour les familles, et tout
un chacun. Il présente, dans un premier temps, des concepts fondamentaux, basés
sur les écrits les plus significatifs du Pape François. Et dans un deuxième
temps, des chapitres thématiques, divisés en 4 sections (explication du thème,
implications du thème, liste de questions pour la réflexion et la discussion,
et enfin liste d’actions proposées). Ces chapitres, traitant entre autres du
prendre soin, de la nécessité de faire de l’intergénérationnel ou encore de
l’amour de son prochain et de la Création, sont au nombre de 7, et ne sont pas
sans rappeler les différents chapitres de l’encyclique Laudato si. Ainsi, l’on retrouve donc :
•
écouter
la clameur de la Terre (sensibilisation au langage de la nature)
•
écouter
la clameur des pauvres et des vulnérables
(accompagnement
et réflexion sur la dignité)
•
adopter
et promouvoir l’économie écologique (décisions et investissements éthiques)
•
adopter
des modes de vie écologiques (sobriété)
•
l’écologie
intégrale et l’éducation (rôle des familles dans l’éducation consciente)
•
la
spiritualité écologique dans la famille (culture de la foi en famille)
•
la
participation des familles à la vie de la communauté (capacité de tisser des
réseaux)
L’amour
prend patience et l’écologie aussi
Parents,
enfants, acteurs pastoraux en quête d’activités, ou tout simplement personnes
voulant contribuer à la préservation de la vie sous toutes ses formes, «
L’écologie intégrale dans la vie des familles » en ravira plus d’un par les
multiples conseils et écogestes faciles à mettre en place, que ce document
propose.
« […]
L’écologie sociale est nécessairement institutionnelle et
atteint progressivement les différentes dimensions qui vont du groupe social
primaire, la famille, en passant par la communauté locale et la Nation, jusqu’à
la vie internationale. […]
»
(LS142)
Notre
mode de vie est instable et fragile mais des solutions sont toujours possibles
et s’offrent à nous car la grâce trouve sa place même au cœur des fragilités.
Nous ne sommes pas tout-puissants, mais comme nous le rappelle ce texte, un
changement est possible. Et ce changement prend du temps, de la patience, et
surtout plusieurs générations, il n’y a pas d’âge pour améliorer ses relations
avec les autres, Dieu et la Création !
« […]
Nous sommes des créatures, nous ne sommes pas tout-puissants. La
Création nous précède et doit être reçue comme un don. En même temps, nous
sommes appelés à sauvegarder notre humanité, et cela signifie avant tout
l’accepter et la respecter comme elle a été créée. » (AL 47)
« […]
Plus nous reconnaîtrons que tout est lié dans le monde naturel,
mieux nous comprendrons le lien entre l’environnement humain et l’environnement
naturel. Après tout, les êtres humains font partie de la nature, il est donc
nécessaire qu’ils aient une juste relation avec elle.
[…] » (L’écologie
intégrale dans la famille, p. 10)
Bibliographie
:
L’écologie
intégrale dans la vie de la famille, site du Dicastère pour le Service du Développement Humain Intégral,
27/04/2026 [consulté le 05/05/2026].
L’écologie
intégrale dans la vie de la famille, site du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, 27/04/2026,
[consulté le 05/05/2026]. Pape François, Amoris
Laetitia, site du Vatican, 19/03/2016, [consulté le 05/05/2026].
Pape
François, Laudato Si, Namur,
Fidélité, 2015, 205 p.
Publication
au Vatican d’un document pour vivre l’écologie intégrale en famille, site de Vatican News, [consulté le 05/05/2026].
Dans notre Diocèse de Tournai…


Le dimanche 7 juin, une messe jubilaire sera célébrée pour les 250 ans de la Basilique de Bonne-Espérance.
L’actuelle église abbatiale de Bonne-Espérance célèbre cette année le 250e anniversaire de sa construction (1770-1776). Une importante exposition est organisée à cette occasion (www.chasha.be).
Les Prémontrés, qui ont fondé l’abbaye de Bonne-Espérance, ont saint Norbert comme saint patron –fondateur ; celui-ci est
traditionnellement fêté le 6 juin. Cette année, le lendemain est le dimanche du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. L’Eucharistie occupe une place centrale dans la spiritualité et l’action apostolique des Prémontrés, et les éléments décoratifs du chœur de la basilique de Bonne-Espérance en témoignent.
C’est pour célébrer ce triple événement (Dimanche du SaintSacrement, fête de saint Norbert et anniversaire de l’église) que la messe dominicale du 7 juin à 17h (précédée du chapelet prié à 16h30) sera présidée par le Père Abbé de Leffe, Christophe Monsieur, entouré de quelques membres de sa communauté. L’abbaye de Leffe est en effet la seule communauté de Prémontrés en Wallonie. Comme tous les premiers dimanches du mois (jusqu’à octobre), la messe du 7 juin sera chantée en grégorien.
Signalons que durant les dimanches de juillet et d’août, les chorales sont les bienvenues pour animer la messe de 17h.
Renseignements :
Abbé Jean-Pierre Lorette, recteur, +32 472 36 69 44,
bonaspes.basilique@evechetournai.be

Le site des Pèlerinages diocésains de Tournai fait peau neuve. Plus clair et plus agréable à parcourir, il a été repensé pour vous permettre de trouver facilement toutes les informations utiles et de découvrir nos différentes propositions de pèlerinages. Vous pouvez également vous inscrire directement en ligne !
N’hésitez pas à aller le consulter et à nous partager vos impressions : www.pelerinages-tournai.be


Les Pèlerinages de Tournai vous proposent un séjour de 7 jours au cœur du Portugal, entre Lisbonne, Fatima,
Coimbra, Porto et Braga. Un voyage qui allie rencontres spirituelles, temps de prière, richesse historique et beauté des paysages.
Ce pèlerinage sera animé par l’abbé Philippe Daloze et Antonia Selvais, directrice des Pèlerinages de Tournai.
Un itinéraire riche de sens
De nombreuses villes portugaises recèlent de
véritables trésors architecturaux et spirituels. Notre parcours débutera à Lisbonne, où églises, monastères et quartiers historiques témoignent d’une foi vivante et d’un passé fascinant.
Au cœur du pèlerinage se trouve Fatima, lieu d’apparitions mariales depuis 1917. Nous y vivrons des temps forts pour l’anniversaire de la sixième et dernière apparition.
En remontant vers le nord, nous ferons halte à Coimbra, ville universitaire emblématique, avant de rejoindre la vallée du Douro, berceau des célèbres vins de Porto. Enfin, nous terminerons notre route à Braga, l’un des plus anciens centres religieux du pays.
Les moments forts
• Visite du quartier de Belém, du monastère des Hiéronymites et de la cathédrale de Lisbonne
• Découverte d’un palais de Sintra
• Journée complète à Fatima : sanctuaire, basilique, tombeaux des voyants, procession aux flambeaux
• Visite du Couvent du Christ à Tomar
• Découverte de Coimbra, l’université, sa bibliothèque et le Carmel de sœur Lucie
• Porto : cathédrale, Ribeira, gare São Bento,…
• Célébration au sanctuaire du Bom Jesus à Braga
• Un programme partagé entre visites, célébrations et moments fraternels.
Informations pratiques
Dates : du 10 au 16 octobre 2026 (7 jours) Prix : 1.990 € Inclus :
Vols aller-retour au départ de Bruxelles
Hébergement en chambre double en hôtel 4* (normes locales) et en maison religieuse
Tous les repas du 1er jour midi au dernier jour midi
Boissons, visites, assurances assistance, taxes et pourboire Non inclus :
Transfert vers l’aéroport de Zaventem (navette possible sur demande)
Boissons hors forfait
Repas du soir du dernier jour
Supplément chambre individuelle : 340
⚠️ Pèlerinage prévu pour des personnes valides, autonomes et capables de suivre un groupe sans difficulté.
Un pèlerinage pour se ressourcer
Ce voyage est une occasion privilégiée de découvrir un pays magnifique en marchant sur les pas des saints. Ne tardez pas à vous inscrire !
📩Renseignements et inscriptions :
Pèlerinages de Tournai
Tél : +32 69 22 54 04
Mail : pelerinages@evechetournai.be






Dans l’Église de Belgique…


La paix soit avec vous ». Ce sont les premiers
mots de Léon XIV sur la loggia de Saint-Pierre, il y a un an. Jeudi 7 mai, à la
basilique de Koekelberg, la communauté catholique de Belgique s'est réunie pour
fêter cet anniversaire.
À
l'initiative des nonciatures apostoliques auprès du Royaume de Belgique et de
l'Union européenne, une concélébration eucharistique marquait le premier
anniversaire du pontificat du pape Léon XIV. La messe a été présidée par S.E.
Mgr Bernardito Auza, nonce apostolique auprès de l'Union européenne, en
présence des évêques belges. Les chants liturgiques étaient assurés par la
chorale d'enfants de la Brussels International Catholic School, dont les voix
ont tenu la basilique du début à la fin de la célébration.
C'est
Mgr Lejeusne, évêque de Namur, qui a prononcé l'homélie. Il en a fait une
méditation sur ces trois mots que Léon XIV a choisis pour inaugurer son
pontificat : La paix soit avec vous. Des mots empruntés au Christ ressuscité
apparaissant à ses disciples enfermés, paralysés par la peur.

«
Une paix désarmée et désarmante, humble et persévérante » : c'est ainsi que le
pape lui-même avait décrit cette paix lors de son élection. L'évêque de Namur a mis en regard ces
mots pascals avec l'évangile du jour, tiré de saint Jean : Demeurez dans mon
amour. Pour l'expliquer, il a cité saint Augustin, qui dans son sermon 82
posait la question : l'amour précède-t-il les commandements, ou les
commandements produisent-ils l'amour ? C'est l'amour qui précède. Toujours.
De
là, Mgr Lejeusne est passé à l'actualité du pontificat. Il a évoqué la formule
que Léon XIV a répétée ces derniers mois, notamment face aux tensions avec
l'administration américaine : « Je n'ai pas peur d'annoncer l'Évangile. » C'est
la suite logique des premiers mots prononcés sur la loggia de Saint-Pierre.
«
Certains font mine de penser que c'est lors de son voyage apostolique en
Afrique que le Saint-Père s'est révélé. C'est vite oublier qu'il n'a pas
attendu ces étapes pour tenir ce discours. »
Et
nous, dans notre propre vie, est-ce que cet enracinement dans l'amour du Christ
nous pousse à être, à notre tour, artisans de paix ? Pas besoin de traverser
les océans, a dit Mgr Lejeusne. Le terrain de mission commence là où on est.
En
fin de messe, Mgr Coppola a invité l'assemblée à prier pour les intentions
du pape du mois de mai. Pour que chaque être humain ait accès à
une alimentation suffisante.
La
messe s'est prolongée par une réception qui a rassemblé évêques, prêtres,
diacres, religieux, religieuses et fidèles venus de toute la Belgique. Un
moment fraternel pour se retrouver et honorer ensemble la mémoire de Léon XIV,
un an après le début de son pontificat.






