Une Parole … Une Prière
TEMPS DU CARÊME – 4EME DIMANCHE 
…CROIS-TU AU FILS DE L’HOMME ?... JE CROIS, SEIGNEUR…

« En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance. Il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ; puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle, et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé » – ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.
Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors : « N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. » On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle. Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux. À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir. Il leur répondit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. » Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. » D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés. Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. » Ils répliquèrent : « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? » Et ils le jetèrent dehors.
Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.»
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 9, 1.6-9.13-17.34-38
Illustration : Pierre I Legros, La guérison de l’aveulgle-né, 1683,
restaurée en 2019, Clôture du Chœur, Cathédrale de Chartres, France

Méditation du Pape Léon XIV
PAPE LÉON XIV 
Audience générale - Catéchèses
Salle Paul VI, Rome – 04 mars 2026

LE CONCILE VATICAN II À TRAVERS SES DOCUMENTS (VII)
II. LA CONSTITUTION DOGMATIQUE LUMEN GENTIUM
2. L’EGLISE, RÉALITÉ VISIBLE ET SPIRITUELLE
Chers
frères et sœurs, bonjour et bienvenue !
Aujourd'hui, nous poursuivons notre
approfondissement de la Constitution conciliaire Lumen
gentium, Constitution dogmatique
sur l'Église.
Dans le premier chapitre, où l'on
cherche avant tout à répondre à la question sur ce qu'est l'Église, celle-ci
est décrite comme « une réalité complexe » (n° 8). Demandons-nous maintenant :
en quoi consiste cette complexité ? Quelqu’un pourrait répondre que l'Église
est complexe en ce sens qu'elle est “compliquée”, et donc difficile à expliquer
; un autre pourrait penser que sa complexité découle du fait qu'elle est une
institution chargée de deux mille ans d'histoire, avec des caractéristiques
différentes de celles de tout autre groupe social ou religieux. En latin,
cependant, le mot “complexe” désigne plutôt l'union ordonnée d'aspects ou de
dimensions différents à l’intérieur d'une même réalité. C'est pourquoi Lumen
gentium peut affirmer que l'Église est un organisme bien structuré, dans lequel
coexistent les dimensions humaine et divine, sans séparation ni confusion.
La première dimension est immédiatement
perceptible, car l'Église est une communauté d'hommes et de femmes qui
partagent la joie et les difficultés d'être chrétiens, avec leurs qualités et
leurs défauts, annonçant l'Évangile et se faisant signe de la présence du
Christ qui nous accompagne sur le chemin de la vie. Pourtant, cet aspect – qui
se manifeste également dans l'organisation institutionnelle – ne suffit pas à
décrire la véritable nature de l'Église, car celle-ci possède également une
dimension divine. Cette dernière ne consiste pas en une perfection idéale ou en
une supériorité spirituelle de ses membres, mais dans le fait que l'Église est
engendrée par le dessein d'amour de Dieu sur l'humanité, réalisé en Christ.
L'Église est donc à la fois communauté terrestre et corps mystique du Christ,
assemblée visible et mystère spirituel, réalité présente dans l'histoire et
peuple en pèlerinage vers le ciel (LG, 8 ; CCC, 771).
La dimension humaine et la dimension
divine s'intègrent harmonieusement, sans que l'une ne se superpose à l'autre ;
ainsi, l'Église vit dans ce paradoxe : elle est une réalité à la fois humaine
et divine, qui accueille l'homme pécheur et le conduit à Dieu.
Pour éclairer cette condition
ecclésiale, Lumen gentium renvoie à la vie du Christ. En effet, qui rencontrait
Jésus le long des routes de Palestine faisait l'expérience de son humanité, de
ses yeux, de ses mains, du son de sa voix. Qui décidait de le suivre était
poussé précisément par l'expérience de son regard accueillant, par le toucher
de ses mains qui étaient une bénédiction, par ses paroles de libération et de
guérison. Mais en même temps, en suivant cet Homme, les disciples s'ouvraient à
la rencontre avec Dieu. En effet, la chair du Christ, son visage, ses gestes et
ses paroles manifestent de manière visible le Dieu invisible. À la lumière de
la réalité de Jésus, nous pouvons maintenant revenir à l'Église : lorsque nous
la regardons de près, nous y découvrons une dimension humaine faite de
personnes concrètes, qui parfois manifestent la beauté de l'Évangile et
d'autres fois peinent et se trompent comme tout le monde. Cependant, c'est
précisément à travers ses membres et ses aspects terrestres limités que se
manifestent la présence du Christ et son action salvifique. Comme le disait
Benoît XVI, il n'y a pas d'opposition entre l'Évangile et l'institution, au
contraire, les structures de l'Église servent précisément à « la réalisation et
à la concrétisation de l'Évangile à notre époque » (Discours aux évêques de
Suisse, 9 novembre 2006). Il n'existe pas d'Église idéale et pure, séparée de
la terre, mais seulement l'unique Église du Christ, incarnée dans l'histoire.
C'est en cela que réside la sainteté de
l'Église : dans le fait que le Christ l'habite et continue à se donner à
travers la petitesse et la fragilité de ses membres. En contemplant ce miracle
perpétuel qui s'accomplit en elle, nous comprenons la “méthode de Dieu” : il se
rend visible à travers la faiblesse des créatures, continuant de se manifester
et d’agir. C'est pourquoi le pape François, dans Evangelii gaudium, exhorte
chacun à apprendre « à ôter les sandales devant la terre sacrée de l’autre (cf.
Ex 3, 5) » (n° 169). Cela nous rend encore capables aujourd'hui d'édifier
l'Église : non seulement en organisant ses formes visibles, mais en
construisant cet édifice spirituel qu'est le corps du Christ, à travers la
communion et la charité entre nous.
La charité, en effet, engendre
constamment la présence du Ressuscité. « Veuille le ciel, disait saint
Augustin, que tous gardent à l'esprit seulement la charité : elle seule, en
effet, vainc toutes choses, et sans elle, toutes les choses ne valent rien ;
partout où elle se trouve, elle attire tout à elle » (Serm. 354,6,6).
Pape Léon XIV
Prier avec le Pape
PRIER AVEC LE PAPE
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - MARS 2026
« Pour le désarmement et la paix »
Pour le désarmement et la paix Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Seigneur de la Vie, toi qui as façonné chaque être humain
à ton image et ressemblance,
nous croyons que tu nous as créés pour la communion,
non pour la guerre,
pour la fraternité, non pour la destruction.
Toi qui as salué tes disciples en disant :
« La paix soit avec vous »,
accorde-nous le don de ta paix
et la force de la rendre réelle dans l’histoire.
Aujourd’hui, nous élevons notre prière
pour la paix dans le monde,
en suppliant que les nations renoncent aux armes
et choisissent le chemin du dialogue et de la diplomatie.
Désarme nos cœurs de la haine,
du ressentiment et de l’indifférence,
afin que nous devenions des instruments de réconciliation.
Aide-nous à comprendre que la véritable sécurité
ne naît pas du contrôle nourri par la peur,
mais de la confiance, de la justice
et de la solidarité entre les peuples.
Seigneur, éclaire les dirigeants des nations,
pour qu’ils aient le courage d’abandonner
les projets de mort,
d’arrêter la course aux armements
et de placer au centre la vie des plus vulnérables.
Que jamais plus la menace nucléaire ne conditionne
l’avenir de l’humanité.
Esprit Saint, fais de nous des bâtisseurs fidèles et créatifs
de paix quotidienne :
dans nos cœurs, nos familles,
nos communautés et nos villes.
Que chaque parole bienveillante,
chaque geste de réconciliation
et chaque choix de dialogue soient les semences
d’un monde nouveau.
Amen.



Chers frères et sœurs !
Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes.
Tout cheminement de conversion commence lorsque nous nous laissons rejoindre par la Parole et que nous l’accueillons avec docilité d’esprit. Il existe donc un lien entre le don de la Parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle opère. C’est pourquoi le cheminement du Carême devient une occasion propice pour prêter l’oreille à la voix du Seigneur et renouveler la décision de suivre le Christ, en parcourant avec Lui le chemin qui monte à Jérusalem où s’accomplit le mystère de sa passion, de sa mort et de sa résurrection.
Écouter
Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre.
Dieu Lui-même, se révélant à Moïse depuis le buisson ardent, montre que l’écoute est un trait distinctif de son être : « J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris » (Ex 3, 7). L’écoute du cri de l’opprimé est le début d’une histoire de libération dans laquelle le Seigneur implique également Moïse, en l’envoyant ouvrir une voie de salut à ses enfants réduits en esclavage.
Un Dieu engageant nous rejoint aujourd’hui aussi avec des pensées qui font vibrer son cœur. Pour cela, l’écoute de la Parole dans la liturgie nous éduque à une écoute plus authentique de la réalité : parmi les nombreuses voix qui traversent notre vie personnelle et sociale, les Saintes Écritures nous rendent capables de reconnaître celle qui s’élève de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse. Entrer dans cette disposition intérieure de réceptivité c’est se laisser instruire aujourd’hui par Dieu à écouter comme Lui, jusqu’à reconnaître que « la condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église ». [1]
Jeûner
Si le Carême est un temps d’écoute, le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu. L’abstinence de nourriture est, en effet, un exercice ascétique très ancien et irremplaçable dans le chemin de conversion. Précisément parce qu’il implique le corps, il rend plus évident ce dont nous avons “faim” et ce que nous considérons comme essentiel à notre subsistance. Il sert donc à discerner et à ordonner les “appétits”, à maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain.
Saint Augustin, avec finesse spirituelle, laisse entrevoir la tension entre le temps présent et l’accomplissement futur qui traverse cette garde du cœur, lorsqu’il observe que : « Au cours de la vie terrestre, il appartient aux hommes d’avoir faim et soif de justice, mais en être rassasiés appartient à l’autre vie. Les anges se rassasient de ce pain, de cette nourriture. Les hommes, en revanche, en ont faim, ils sont tous tendus vers le désir de celui-ci. Cette tension dans le désir dilate l’âme, augmente sa capacité ». [2] Le jeûne, compris dans ce sens, nous permet non seulement de discipliner le désir, de le purifier et de le rendre plus libre, mais aussi de l’élargir de manière à ce qu’il se tourne vers Dieu et s’oriente à accomplir le bien.
Cependant, pour que le jeûne conserve sa vérité évangélique et échappe à la tentation d’enorgueillir le cœur, il doit toujours être vécu dans la foi et l’humilité. Cela exige de rester enraciné dans la communion avec le Seigneur parce que « personne ne jeûne vraiment s’il ne sait pas se nourrir de la Parole de Dieu ». [3] En tant que signe visible de notre engagement intérieur à nous soustraire, avec le soutien de la grâce, au péché et au mal, le jeûne doit également inclure d’autres formes de privation visant à nous faire acquérir un mode de vie plus sobre, car « c’est l’austérité seule qui rend authentique et forte notre vie chrétienne ». [4]
Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix.
Ensemble
Enfin, le Carême met en évidence la dimension communautaire de l’écoute de la Parole et de la pratique du jeûne. L’Écriture souligne également cet aspect de nombreuses façons. Par exemple, lorsqu’elle raconte, dans le livre de Néhémie, que le peuple se rassembla pour écouter la lecture publique du livre de la Loi et, pratiquant le jeûne, se disposa à la confession de foi et à l’adoration afin de renouveler l’alliance avec Dieu (cf. Ne 9, 1-3).
De même, nos paroisses, les familles, les groupes ecclésiaux et les communautés religieuses sont appelés à accomplir pendant le Carême un cheminement commun dans lequel l’écoute de la Parole de Dieu, tout comme celle du cri des pauvres et de la terre, devienne une forme de vie commune et dans lequel le jeûne soutienne une authentique repentance. Dans cette perspective, la conversion concerne, outre la conscience de chacun, le style des relations, la qualité du dialogue, la capacité à se laisser interroger par la réalité et à reconnaître ce qui oriente véritablement le désir, tant dans nos communautés ecclésiales que dans l’humanité assoiffée de justice et de réconciliation.
Biens aimés, demandons la grâce d’un Carême qui rende notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis. Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre. Et faisons en sorte que nos communautés deviennent des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération, nous rendant plus prompts et plus diligents à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour.
Je vous bénis de tout cœur ainsi que votre cheminement de Carême.
Du Vatican, le 5 février 2026,
mémoire de sainte Agathe, vierge et martyre.
LÉON PP. XIV

[1] Exhort. ap. Dilexi te (4 octobre 2025), 9.
[2] Saint Augustin, L’utilité du jeûne, 1, 1.
[3] Benoît XVI, Catéchèse (9 mars 2011).
[4] Saint Paul VI, Catéchèse (8 février 1978).
Parole de Mgr Frédéric Rossignol


(suite)
Les
responsabilités peuvent parfois mettre en danger notre joie. Le stress est là,
le temps semble raccourcir, la peur de l’échec nous guette. Comment garder la
joie, si ce n’est en acceptant que nous ne sommes pas seuls ? Dieu nous envoie
et il nous donne des compagnons de route. C’est avec eux que nous vivons les
succès et les échecs ! Rappelons-nous les sourires des ados qui font des
bêtises ! Rater quelque chose n’est pas la fin du monde, cela nous ramène à un
peu d’humilité, si nous savons rire de nous-mêmes.
La
joie vient aussi avec l’équilibre de vie. Travailler, être ensemble ou être
seul, se former, se détendre, se reposer, tout est une question d’équilibre.
Certains y arrivent mieux que d’autres… mais lorsqu’un pôle est trop accentué,
notre joie en prend un coup !
Et
quand la joie laisse place à la tristesse et à la détresse, il est bon de nous
demander quelle est la cause de notre tristesse. Le chrétien est celui qui est
capable d’affronter la tristesse et l’épreuve, parce qu’il reste fidèle aux
appels du Seigneur. Notre foi ne nous mène pas constamment vers la
tranquillité. S’engager nous pousse régulièrement au sacrifice, à entrer dans
la complexité des situations, à porter notre croix. La joie parfaite pour saint
François était celle d’être incompris et rejeté, parce qu’il se sentait ainsi
en communion avec les souffrances du Christ, parce que c’était sa manière de
donner sa vie pour que d’autres trouvent la joie d’être aimés de Dieu. Si nous
devons être prêts à donner notre vie pour le Seigneur et pour nos frères et
sœurs, rappelons-nous toujours que Dieu aime celui qui donne avec joie (2 Cor
9, 7) ou comme le disait Don Bosco : « un saint triste est un triste saint ! ».
Et pour cause, tout ce que nous faisons par amour nous prépare à la joie du
Ciel ! Que la joie du Seigneur vous habite.
Votre frère et pasteur,
+ Frédéric Rossignol

Un mot du Curé…

CARÊME & PÂQUES 2026MÉDITATIONS
(VI)
3ème Dimanche de Carême
Quand Jésus passe dans nos vies…
« Jésus vit sur son passage un homme qui
était aveugle de naissance »…
Notre
Dieu n’a pas élu résidence dans les nuages ; son domicile, c’est la terre des
hommes. Et là, nul visage ne lui est étranger ! Même l’aveugle, « l’homme aux
yeux fermés » rejeté par ceux qui ont les yeux ouverts… Jésus n’a pas abandonné
et n’abandonnera pas ses préférés, les petits, les frappés de la vie, les
blessés du corps, du cœur ou de l’esprit… Oh ! Cela dérange ! Pensez ! S’il est
aveugle, c’est de sa faute, ou celle de ses parents au moins ? Et les autres le
regardent : disciples, voisins, pharisiens, ses parents même… Ils ont tous leur
avis sur la question… Bien sûr !… Tout le monde a toujours un avis sur tout le
monde… sauf sur soi bien souvent…
Jésus,
lui, n’a pas d’avis ; il ne fait presque rien, d’ailleurs : un peu de boue… un
peu de glaise… comme à l’origine… au temps de la
Création… pour recréer l’Homme
au milieu du monde… Et puis cette parole : « Va te laver à la piscine de Siloé… »
Création… pour recréer l’Homme
au milieu du monde… Et puis cette parole : « Va te laver à la piscine de Siloé… »Et
il y va, l’homme, alors qu’il ne voit pas encore… Et puis, il revient… Il est
guéri… C’est que, quand Jésus passe, l’inattendu se produit toujours… Mais il
devait aller et revenir… c’est-à-dire commencer à découvrir qui est le Christ…
apprendre où il demeure… C’est vrai : on ne voit rien si on ne va pas voir !...
On peut entendre parler de Jésus, on peut recevoir tous les témoignages
possibles et imaginables… Si on ne vient pas voir soi même, si on n’a pas le
désir de venir voir soi-même qui il est, si on ne répond pas soi-même à sa
question « Crois-tu au Fils de l’Homme ? »…
rien ne viendra nous convaincre… aucune parole humaine ne pourra nous
convaincre… Il faut venir voir soi-même Jésus et lui répondre « Je crois, Seigneur »…
Finalement,
dans cette page d’Evangile, St Jean nous aide à comprendre la dynamique de la
vie de Jésus : mettre au centre ce qui est, pour le monde, à la périphérie…
Jésus n’est pas venu pour les bien-portants, mais pour ceux qui sont loin… pour
ceux qui sont à la périphérie… L’Eglise n’est pas là d’abord pour ceux qui
estiment leur vie de foi tellement élevée par rapport aux autres « pauvres
mortels »… Ceux-là, ils « savent », ils n’ont pas besoin de nous… Quand vous
connaissez la route à prendre, vous n’avez pas besoin de GPS, mais si vous êtes
perdus, c’est là que vous avez besoin du GPS !…
L’Eglise
doit être le GPS des perdus dans la vie… de ceux qui cherchent un chemin… de
ceux qui acceptent de dire un jour : « Je ne sais plus où j’en suis, Seigneur…
montre-moi la route. Je suis l’aveugle sur le chemin… » Ceux-là, c’est notre
devoir, nous devons les conduire au Christ Jésus… Avec la boue du chemin, Lui,
il ouvrira leurs yeux à la lumière de notre Père… Bon dimanche…
Pâques
est proche… Confiance…
(à suivre)
Chanoine Patrick Willocq

Intentions de prière pour la semaine

+ Nous te bénissons, Dieu notre Père, pour ton Esprit que tu
nous donnes et qui fait de nous le peuple de tes enfants… Nous te prions pour
les parents et les éducateurs, pour les autorités de nos sociétés… Qu’ils œuvrent
à la lumière de l’Evangile de ton Fils…
+
Nous te rendons grâce, Dieu notre Père, pour Jésus le Christ, lumière du monde,
lui qui nous illumine depuis notre baptême… Nous te prions pour que ton Esprit
nous fasse vivre en fils et filles de la lumière…
+
Nous te louons, Dieu notre Père, car tu ne juges pas selon les apparences, mais
tu regardes le cœur de l’homme… Nous te
bénissons pour la nouvelle création accomplie par ton Fils, qui a remodelé
notre humanité, et pour la guérison de nos yeux, quand ils sont fermés au
prochain et à la lumière de ta présence…
CONTACTS
M. le Chanoine Patrick Willocq, curéResponsable de l’Unité pastoraleCuré de tous les clochers de l’entité de LeuzeTour Saint-Pierre 157900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.030479/62.66.20M. le Diacre Jean-Marie BourgeoisPastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaireGrand-Rue 567900 Leuze-en-Hainaut0470/100 340M. le Diacre Michel HubletMise à jour du site internetAvenue de la Croix-Rouge 447900 Leuze-en-HainautRèglement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,Curé - Adresse : voir plus hautDélégué à la protection des données :Secrétaire général de la Conférence épiscopale belge -Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1, 1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -Mail : ce.belgica@interdio.beAutorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -Secrétariat décanalTour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.03Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen
Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes
- Le samedi 21 mars, à 14h30, en l’église de Leuze, Aitana Cunningham, enfant de Amandine Cantraine et Corentin Cunningham ;
Célian Her, enfant de Célimène De Temmerman et Anthony Her
- Le dimanche 22 mars, à 10h00, Louis Mary, enfant de Adeline Moreau et Quentin Mary
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.
Funérailles
Monsieur Jean-Claude Goblet demeurait à Leuze.
La célébration des Funérailles aura lieu en l’église de Leuze le 20 mars 2026 à
11h00.
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…








Pour les familles… les jeunes… les enfants …
Castors, Louveteaux, Louvettes, Guides, Scouts et Chefs
des Scouts d’Europe des Groupes de Mons se sont réunis à Ghlin le 7 mars 2026
pour prendre part à un grand jeu conjoint autour du thème des «bâtisseurs de
cathédrale». Au
programme de cette journée, préparée depuis plusieurs mois par les chefs
bénévoles, 11 ateliers immersifs pour faire découvrir aux jeunes, de manière
concrète et joyeuse, les fondements de la vie chrétienne. Baptême,
Eucharistie,
Parole du Seigneur, langages du cœur, soin des plus fragiles, chants, charge
d’âme… autant de thèmes abordés sous forme de défis, d’expériences et de jeux
inspirés de l’univers scout et des chantiers médiévaux.
À
chaque atelier réussi, les équipes recevaient une pierre symbolique leur
permettant de poursuivre la construction de leur cathédrale. Écriture
d’intentions à la plume, confection de fleurs en papier et de vitraux,
découverte des plantes médicinales ou encore réflexion sur les fondations spirituelles
: chaque étape permettait ainsi aux jeunes bâtisseurs d’avancer dans leur
mission.
En
fin d’après-midi, toutes les équipes se sont retrouvées dans l’église de Ghlin
pour l’inauguration de la cathédrale. Les pierres récoltées durant les ateliers
ont été placées dans l’édifice, qui a peu à peu pris forme en présence des
parents, anciens et amis du groupe ainsi que de Mgr Frédéric Rossignol.
Ce
moment s’est prolongé par un temps de louange animé par la pastorale des Jeunes
du diocèse, avec l’appui du groupe d’électro-pop louange Ora, avant le témoignage de notre évêque, lui-même ancien scout
d’Europe et qui a encouragé les jeunes à poursuivre leur chemin de foi et de
service.
Les
pièces de vitrail, réalisées par les enfants durant l’après-midi, ont alors été
assemblées et la rosace ainsi formée a naturellement trouvé sa place au sommet
de la cathédrale, rayonnant des couleurs de chaque unité ayant participé à
cette journée.
La
fête s’est ensuite clôturée autour d’un repas convivial. Une belle manière de
prolonger une journée fraternelle et créative, qui illustre bien la pédagogie
du scoutisme européen: faire grandir les jeunes dans la foi, la responsabilité
et la joie de construire ensemble.
Photos: © GSE et Diocèse de Tournai
• Pour contacter les groupes montois des Guides et Scouts d’Europe: 1e.mons@scouts-europe.be et www.gse-mons.be
Dans notre Diocèse de Tournai…










La prochaine session de formation permanente aura lieu aux FUCaM les mardi 21 et mercredi 22 avril 2026. Le titre en sera : « Tu n’auras pas d’autres dieux que moi ». Actualité et enjeu de l’interdit biblique de l’idolâtrie
L’interdit de l’idolâtrie est central dans la Bible. Placé en tête du Décalogue, il est répété et mis en scène dans la Torah, et il occupe une place importante dans la littérature prophétique et de sagesse. Mais cet interdit de l’idolâtrie, si central dans la Bible, n’apparaît-il pas aujourd’hui désuet ? A-t-il encore une quelconque pertinence pour nous qui vivons dans une société sécularisée, pour nous qui n’adorons plus ni les Baals ni les Ashéras ?
Pour retrouver l’actualité et l’enjeu de l’interdit biblique de l’idolâtrie, il faut sans doute, d’une part, en approfondir et en élargir la notion et, d’autre part, nous interroger sur la réalité de fait de la sécularisation de nos sociétés. En quoi consiste l’idolâtrie ? Quels en sont les ressorts ? Quels en sont les effets ? Est-il si évident que l’idolâtrie soit définitivement révolue ? Se cantonne-t-elle au champ religieux ou se dissimule-t-elle aussi ailleurs ?
Ne sommes-nous pas prompts, aujourd’hui encore, à idolâtrer un système économique, un pouvoir politique ou la technique, et à en attendre le salut ? Le croyant ne risque-t-il pas d’absolutiser indûment formules dogmatiques, préceptes moraux ou règles liturgiques, ou de vénérer démesurément saints, papes ou prêtres ? Et la confession chrétienne elle-même, qui voit en Jésus le Fils de Dieu, respecte-t-elle l’interdit de l’idolâtrie ?
Sans doute faut-il se méfier d’un certain usage de cet interdit qui, voulant détruire chez l’autre l’idolâtrie, risque toujours de virer au fanatisme violent. Mais cela ne doit pas nous empêcher d’en voir l’enjeu fondamental, qui est d’extirper de chez nous les idoles de mort qui aliènent et de nous ouvrir au Dieu de vie qui libère. Se pourrait-il que crépuscule des idoles et aurore du vrai Dieu aient ainsi partie liée ?
Programme
Mardi 21 avril
• 9h Accueil
• 9h30 Présentation de la session
• 9h45 Se faire esclave de soi : l’idolâtrie selon le Décalogue et la Torah (André Wénin)
• 10h30 Temps de questions-réponses
• 10h45 Pause-café
• 11h15 La dénonciation de l’idolâtrie dans la littérature prophétique et les écrits de sagesse (Anne-Marie Pelletier)
• 12h Temps de questions-réponses
• 12h15 Temps de prière
• 12h30 Repas
• 14h La portée de l’interdit de l’idolâtrie dans le champ de l’économie (Étienne Raemdonck)
• 14h45 Temps de questions-réponses
• 15h La portée de l’interdit de l’idolâtrie dans le champ ecclésial (Christine Pedotti)
• 15h45 Temps de questions-réponses
• 16h Temps d’appropriation
• 16h30 Fin de la première journée
Mercredi 22 avril
• 9h30 Rappel de la première journée
• 9h45 La confession de foi christologique face à l’interdit de l’idolâtrie (Xavier Gué)
• 10h30 Temps de questions-réponses
• 10h45 Pause-café
• 11h15 La portée de l’interdit de l’idolâtrie dans les champs de la politique et de la technique (Laurence Flachon)
• 12h Temps de questions-réponses
• 12h15 Temps de prière
• 12h30 Repas
• 14h Un regard critique sur l’usage de l’interdit de l’idolâtrie (Luis Martinez Saavedra)
• 14h45 Temps de questions-réponses
• 15h Exposé conclusif : l’enjeu de l’interdit de l’idolâtrie (Paul Scolas)
• 15h45 Temps de questions-réponses
• 16h Mot d’envoi de Mgr Frédéric Rossignol
• 16h15 Fin de la session
Modalités d’inscription
La session aura lieu les mardi 21 et mercredi 22 avril 2026, à l’UCLMons FUCaM, 151 chaussée de Binche, 7000 Mons. Pour rappel, elle est réservée aux prêtres, diacres, animateurs et animatrices pastoraux ainsi qu’aux membres bénévoles des équipes d’animation pastorale. Le coût de la formation est de 45 € (cafés et repas compris), à payer sur le compte BE51 1990 2380 1162/CREGBEBB. En plus du paiement, et pour éviter toute erreur, n’oubliez pas de vous inscrire aussi en renvoyant la feuille d’inscription annexée à Église de Tournai de février ou en envoyant un mail à stanislas.deprez@evechetournai.be. Merci de faire cette démarche pour le vendredi 27 mars au plus tard.

Nous espérons que les unités pastorales encourageront les membres des EAP à venir à la formation, si possible en les aidant financièrement. Merci aux responsables d’EAP de centraliser les inscriptions. Ceci nous facilitera grandement la tâche.
Stanislas Deprez

Le
Service diocésain des Pèlerinages a le plaisir d’annoncer la sortie de son
nouveau catalogue, Itinéraires 2026. Vous
y découvrirez l’ensemble des pèlerinages proposés cette année, en Belgique et à
l’étranger: Banneux, Lisieux, Paris, Lourdes, Portugal,… mais aussi d’autres
destinations pour vivre un temps de ressourcement, de rencontre et de
cheminement spirituel.
Le
catalogue sera disponible en version imprimée dans toutes les paroisses du
diocèse dans les prochaines semaines. Si ce n’est pas le cas près de chez vous,
n’hésitez pas à nous
contacter:
nous vous le ferons parvenir avec plaisir.
Toutes
nos propositions sont également à découvrir sur notre site internet,
entièrement renouvelé pour l’occasion!
Plus
d’infos:
Service diocésain des Pèlerinages
– 069 22 54 04 –
Dans l’Église de Belgique…

Les responsables des cultes reconnus, de
la laïcité organisée et du bouddhisme en Belgique appellent au dialogue, à
l’empathie et au vivre-ensemble face à la montée des violences internationales
et à la suite des événements à Liège.
L’escalade
de la guerre au Moyen-Orient nous touche profondément et nous préoccupe toutes
et tous.
Nos
pensées vont à toutes les victimes innocentes. Chaque vie humaine mérite
protection. Chaque être humain mérite la paix, où qu’il vive dans le monde.
Nous appelons toutes les parties à mettre immédiatement fin aux violences et à
s’engager résolument dans la voie du dialogue et du respect du droit
international.
Nous
refusons que ce conflit fracture notre société. Cette guerre ne doit pas être
importée dans notre pays. Il nous appartient d’y faire face et de préserver ce
qui fait la force de notre pays: un vivre-ensemble démocratique fondé sur le
respect des convictions.
La
souffrance des peuples ne doit jamais devenir un prétexte à la haine envers nos
voisins, nos collègues ou nos concitoyens. Quelles que soient nos convictions,
le respect et l’attention portés à l’autre restent essentiels. Rien ne justifie
la haine. Restons attentifs à celles et ceux qui se sentent fragilisés ou
menacés et ne laissons personne seul.
Nous
appelons à renforcer le dialogue entre les communautés et à soutenir les
initiatives qui permettent à des personnes de convictions différentes de se
rencontrer et d’apprendre à vivre ensemble dans le respect.
Nous
condamnons fermement toute forme de violence. En tant que représentants des
cultes reconnus, de la laïcité organisée et du bouddhisme en Belgique, nous
nous engageons à continuer à promouvoir le dialogue, l’empathie et la
compréhension mutuelle à travers notre action quotidienne.
(10/03/2026)
Signataires: les représentants des
cultes reconnus, de la laïcité organisée et du bouddhisme en Belgique
§ Pasteure Isabelle Detavernier – Présidente
Église Protestante Unie de Belgique
§
Mme Véronique De Keyser – Présidente du Centre d’Action Laïque
§ M. Hassan El Bouchttaoui – Président du
Conseil Musulman de Belgique
§ M. Carlo Luyckx – Président de l’Union
Bouddhiste de Belgique § M. Philippe
Markiewicz – Président du Consistoire Central Israélite de Belgique
§ Chanoine Jack McDonald – Chapelain-président
de l’Église Anglicane en Belgique
§ Métropolite Athenagoras Peckstadt – Église
Orthodoxe en Belgique § Archevêque Luc
Terlinden – Président de la Conférence des Évêques de Belgique
§ M. David Vandeput – Président du Synode
Fédéral des Églises protestantes et évangéliques de Belgique
§ Mme Raymonda Verdyck – Présidente de
deMens.nu

Chers
amis de la synodalité,
Lors
de la session à Averbode de la Conférence des évêques de Belgique, un thème
commun a été retenu –sur avis de l’équipe synodale nationale– pour la phase
nationale d’implémentation du processus synodal.
Les
évêques proposent le dialogue synodal sur une Église accueillante avec la
question centrale suivante: «Qu’apprenons-nous
des nouveaux venus dans l’Église? Qu’est-ce qui nous surprend?» Ils
invitent toutes les paroisses et communautés croyantes à réfléchir à cette
question. Des questions supplémentaires dans ce cadre peuvent être:
• Quelle
réalité observons-nous aujourd’hui autour des nouveaux venus (comme les
migrants, les catéchumènes, les néophytes)? (Voir)
• Comment
pouvons-nous interpréter cette réalité à la lumière de l’Écriture et de la
Tradition? (Juger)
• Comment
l’Église (au sens large) peut-elle mieux agir pour poursuivre et approfondir
cette expérience avec les nouveaux arrivants? (Agir)
Les
évêques de Belgique et l’équipe synodale nationale invitent les diocèses à
travailler concrètement ce thème au sein de toutes les instances consultatives
et participatives, tant au niveau diocésain que paroissial. L’objectif est de
favoriser un large échange et une réflexion approfondie.
Nous
sommes conscients que cette demande peut susciter des questions et des
incertitudes. Pour reprendre les mots de Marie: «Comment cela va-t-il se
faire?» Au plus tard d’ici l’été, l’équipe nationale élaborera une méthode
permettant de travailler cette question à chaque niveau de responsabilité.
La
phase de réflexion et d’échange autour de ce thème pourra constituer une aide
précieuse pour les assemblées synodales diocésaines au printemps 2027. Elle
occupera en outre une place centrale lors d’une assemblée synodale nationale à
l’automne 2027. C’est pourquoi nous vous demandons de transmettre les fruits de
la concertation autour de cette question à votre coordinateur diocésain au
printemps 2027.
Toutefois,
nous vous communiquons dès à présent cette question, afin de permettre une
planification en temps utile. Ceux qui le souhaitent peuvent bien entendu déjà
entamer la réflexion et les échanges.
Nous vous remercions d’ores et déjà pour
votre collaboration enthousiaste. Cordialement,
Geert De Cubber
(Coordinateur National pour la
synodalité)
Bruno Spriet
(Secrétaire général de la Conférence des Évêques)

Dans le cadre de sa campagne de Carême
pour les missionnaires, Aide à l’Église en Détresse a invité Mgr Rossignol et
l’abbé Antoine Nguyen Thai Tai pour un échange au séminaire de Tournai.
L’asbl
Aide à l’Église en Détresse (AED)
soutient les chrétiens persécutés dans le monde et est actuellement active dans
23 pays. Par l’information, la prière et l’action, l’association vient en aide
aux prêtres et aux Églises locales. Chaque année, elle organise une campagne de
Carême. En 2026, l’association a voulu que prières et solidarité se tournent
vers les missionnaires. C’est ainsi que le 4 mars dernier, deux missionnaires
aux destins croisés se sont retrouvés pour évoquer leur expérience et leur regard
sur la mission.
D’un
côté, Mgr Frédéric Rossignol, 101e évêque de Tournai mais qui avant
cette nomination a vécu 16 ans au Vietnam comme membre de la Congrégation du
Saint-Esprit et y a exercé de nombreuses responsabilités. De l’autre, l’abbé
Antoine Nguyen Thai Tai, né à Hanoï et arrivé en Belgique… il y a près de 16
ans ! Après des études de théologie au séminaire de Namur et son ordination
sacerdotale en 2016, il est devenu responsable de la pastorale des jeunes du
doyenné de Gaume.
Avec
beaucoup d’humour, Mgr Rossignol a d’abord pris la parole en vietnamien… pour
laisser l’abbé Antoine assurer la traduction simultanée en français ! Mais
c’est avec une grande attention que l’assemblée a ensuite découvert ces deux
expériences de mission.

Des
réalités très différentes
Pour
le nouvel évêque de Tournai, l’Église est missionnaire par essence, et de tous
temps des gens ont accepté de partir en mission. Aujourd’hui, l’Europe
accueille à son tour de nombreux laïcs et consacrés venus de l’étranger. «C’est important de s’intéresser aux autres
et de croire qu’ils peuvent nous apporter quelque chose, être sources de
richesse.»
Mgr
Rossignol a décrit un Vietnam très différent du monde occidental. La société
est en effet plus liée au groupe qu’à l’individu et la cohésion sociale y est
une valeur primordiale. La foi, nourrie par la prière, les chants et la
tradition, est elle aussi très communautaire quand en Occident on est parfois
plus dans l’introspection. Une vision que confirme l’abbé Nguyen Thai Tai: «La foi est nourrie dans la famille; c’est
ce qui a amené ma propre vocation.»
S’il
existe de grandes différences culturelles entre l’Europe et l’Asie, des
phénomènes similaires peuvent toutefois être observés. Comme par exemple une
forte sécularisation, liées à l’expansion du modèle urbain. «On voit ce mouvement au Vietnam, mais il
est beaucoup plus rapide qu’il ne l’a été ici», constate l’évêque de
Tournai. Aujourd’hui, presque tous les jeunes quittent les campagnes pour
intégrer le monde ouvrier ou pour étudier en ville. Des villes dans lesquelles
les traditions, et la foi, se perdent.
Un esprit d’ouverture à l’autre
Après
avoir longuement insisté sur l’importance de la formation dans le parcours du
chrétien, notamment pour les jeunes qui se tournent vers l’Église et arrivent
vierges de préjugés mais aussi de connaissances basiques de la foi, Mgr
Frédéric Rossignol a relevé combien le regard porté sur la foi et la religion
diffèrent entre Belgique et Vietnam. «Làbas,
elles sont considérées comme un ‘plus’ dans la société alors que chez nous
elles sont vues comme un carcan qui limite la liberté des gens.»
Pour
les deux intervenants, c’est avec ouverture et positivité qu’il faut aller vers
les autres. Avoir un regard négatif sur les personnes vers qui on va ne fera
pas de bons missionnaires. «Dieu ne nous
juge pas sur nos défauts mais part de ce qui est bon en nous», dit l’un. «Les préjugés qu’on peut avoir avant de
rencontrer l’autre ‘coupent’ la relation; il faut aborder l’autre sans préjugés
et privilégier avant tout la relation humaine», dit l’autre.
Appel
aux dons
La
rencontre tournaisienne à l’occasion de cette journée missionnaire consacrée au
Vietnam a aussi permis aux représentants de l’asbl Aide à l’Église en Détresse de faire appel à la générosité des
chrétiens soucieux du sort de leurs frères et sœurs persécutés dans le monde. «10% des prêtres du monde sont soutenus par
les offrandes de messes d’AED», a souligné Mgr Herman Cosijns, conseiller
ecclésiastique de l’association. D’où l’importance de trouver des donateurs. «Nous sommes une Église universelle. Nous sommes
responsables les uns des autres. Aide à l’Église en Détresse est un moyen.
C’est un signe de l’Amour de Dieu…»
Agnès Michel





L’Art qui conduit à la Transcendance






