Paroisse de Leuze-en-Hainaut

UNITE PASTORALE DE LEUZE-EN-HAINAUT
Unité pastorale refondée
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Une Parole … Une Prière

2E DIMANCHE DU CARÊME
« …CELUI-CI EST MON FILS BIEN-AIMÉ…  »

« En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. » De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».

Évangile de Jésus Christ selon Saint Marc 9, 2-10
Illustration  : Duccio di Buoninsegna (actif 1278 - mort 1319),
La Transfiguration, peint vers 1307, détrempe à l'œuf sur bois, National Gallery, Londres
Le petit panneau de Duccio, peint vers 1307, provient de l'un des plus grands et des plus ambitieux retables jamais réalisés. Il s'agit de la seule œuvre signée de Duccio di Buoninsegna, le principal artiste de la Sienne médiévale. L'ensemble du retable mesurait cinq mètres carrés et comportait cinq niveaux de panneaux, dont 54 scènes narratives minutieusement détaillées, comme notre panneau d'aujourd'hui représentant la Transfiguration. Le retable est connu sous le nom de Maestà ("Majesté") en raison de l'image principale de la Vierge et de l'Enfant Jésus assis sur un trône de marbre. Déjà à l'époque, ce retable était considéré comme un chef-d'œuvre. Le 9 juin 1311, la Maestà a été transportée en procession dans les rues de Sienne, de l'atelier de Duccio à la cathédrale, où elle a été installée au-dessus du maître-autel. Des documents ont été conservés qui décrivent la procession et les personnes qui y ont participé, comme l'évêque du lieu et tous les fonctionnaires de la ville. La cérémonie se déroulait le soir, accompagnée de musiciens et de nombreux porteurs de bougies pour éclairer les fonds dorés
des panneaux peints.
Nous voyons le Christ debout au milieu avec Moïse (à sa gauche) et Elie (à sa droite). Le moment de la Transfiguration est représenté ici par les stries dorées sur les robes du Christ. Les disciples de Jésus, Pierre, Jacques et Jean, sont au pied de la montagne et regardent ce qui se passe. Ils lèvent les mains en signe d'admiration, aveuglés par la lumière. La Transfiguration préfigure la Résurrection et l'Ascension. Ce sens profond a été renforcé par l'emplacement de notre panneau à côté d'une scène montrant la résurrection de Lazare. L'autre scène qui flanque notre panneau est la suivante La guérison de l'aveugle de naissance.
( : Christian Art)
Méditation du Pape François…

ANGÉLUS  Place Saint-Pierre  Dimanche 28 février 2021

Chers frères et sœurs, bonjour!
 
Ce deuxième dimanche de carême nous invite à contempler la transfiguration de Jésus sur la montagne, devant trois de ses disciples (cf. Mc 9, 2-10). Un peu auparavant, Jésus avait annoncé qu’à Jérusalem, il aurait beaucoup souffert, il aurait été rejeté et mis à mort. Nous pouvons imaginer ce qui a dû alors se passer dans le cœur de ses amis, de ses amis les plus intimes, ses disciples: l’image d’un Messie fort et triomphant est mise à mal, leurs rêves sont brisés et l’angoisse les assaille à la pensée que le Maître en qui ils avaient cru serait tué comme le pire des malfaiteurs. C’est précisément à ce moment-là que Jésus appelle Pierre, Jacques et Jean et les emmène avec lui sur la montagne. L’Evangile dit: «Il les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne» (v. 2). Dans la Bible, la montagne a toujours une signification spéciale: c’est le lieu élevé, où le ciel et la terre se touchent, où Moïse et les prophètes ont fait l’expérience extraordinaire de la rencontre avec Dieu. Gravir la montagne, c’est se rapprocher un peu de Dieu. Jésus monte vers le haut avec ses trois disciples et ils s’arrêtent au sommet de la montagne. Là, il se transfigure devant eux. Son visage rayonnant et ses vêtements resplendissants, qui anticipent l’image du Ressuscité, offrent à ces hommes apeurés la lumière, la lumière de l’espérance, la lumière pour traverser les ténèbres: la mort ne sera pas la fin de tout, parce qu’elle s’ouvrira à la gloire de la Résurrection. Jésus annonce donc sa mort, il les conduit sur la montagne et leur montre ce qu’il se passera après, la Résurrection.
 
Comme l’apôtre Pierre s’est exclamé (cf. v. 5), il est beau de s’arrêter avec le Seigneur sur la montagne, de vivre cette «anticipation» de la lumière au cœur du carême. C’est une invitation à nous souvenir, en particulier quand nous traversons une épreuve difficile – et beaucoup d’entre vous  savent ce qu’est traverser une épreuve difficile – que le Seigneur est Ressuscité et qu’il ne permet pas à l’obscurité avoir le dernier mot.
 
Il arrive parfois de traverser des moments d’obscurité dans la vie personnelle, familiale ou sociale, et de craindre qu’il n’y ait pas d’issue. Nous nous sentons effrayés face aux grandes énigmes comme la maladie, la souffrance de l’innocent ou le mystère de la mort. Sur ce même chemin de foi, nous trébuchons souvent en rencontrant le scandale de la croix et les exigences de l’Evangile, qui nous demande de prodiguer notre vie dans le service et de la perdre dans l’amour, au lieu de la garder pour nous-mêmes et de la défendre. Nous avons alors besoin d’un autre regard, d’une lumière qui éclaire en profondeur le mystère de la vie et qui nous aide à aller au-delà de nos schémas et au-delà des critères de ce monde. Nous sommes nous aussi appelés à gravir la montagne, à contempler la beauté du Ressuscité qui allume des lueurs dans chaque fragment de notre vie et qui nous aide à interpréter l’histoire et à partir de la victoire pascale. Soyons cependant attentifs: cette sensation de Pierre qu’ «il est bon que nous soyons ici» ne doit pas devenir une paresse spirituelle. Nous ne pouvons pas rester sur la montagne et jouir tout seuls de la béatitude de cette rencontre. Jésus nous ramène dans la vallée, parmi nos frères et dans la vie quotidienne. Nous devons nous méfier de la paresse spirituelle: nous nous sentons bien, avec nos prières et nos liturgies, et cela nous suffit. Non! Gravir la montagne, ce n’est pas oublier la réalité; prier n’est jamais s’évader des difficultés de la vie; la lumière de la foi ne sert pas à vivre une belle émotion spirituelle. Non, ce n’est pas le message de Jésus. Nous sommes appelés à faire l’expérience de la rencontre avec le Christ pour que, éclairés par sa lumière, nous puissions l’apporter et la faire resplendir partout. Allumer des petites lumières dans le cœur des personnes; être des petites lampes d’Evangile qui apportent un peu d’amour et d’espérance:  telle est la mission du chrétien.
 
Prions la Très Sainte Vierge Marie, afin qu’elle nous aide à accueillir avec émerveillement la lumière du Christ, à la conserver et à la partager.
: Vatican
 
 
MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LE CARÊME 2024
À travers le désert Dieu nous guide vers la liberté
 
Chers frères et sœurs !
Lorsque notre Dieu se révèle, il communique la liberté : « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage » (Ex 20, 2). C’est ainsi que s’ouvre le Décalogue donné à Moïse sur le mont Sinaï. Le peuple sait bien de quel exode Dieu parle : l’expérience de l’esclavage est encore gravée dans sa chair. Il reçoit les dix consignes dans le désert comme un chemin vers la liberté. Nous les appelons « commandements », pour souligner la force de l’amour avec lequel Dieu éduque son peuple. Il s’agit en effet d’un appel vigoureux à la liberté. Il ne se réduit pas à un seul événement, car il mûrit au cours d’un cheminement. De même qu’Israël dans le désert conserve encore en lui l’Égypte – en fait, il regrette souvent le passé et murmure contre le ciel et contre Moïse – de la même façon, aujourd’hui, le peuple de Dieu garde en lui des liens contraignants qu’il doit choisir d’abandonner. Nous nous en rendons compte lorsque nous manquons d’espérance et que nous errons dans la vie comme sur une lande désolée, sans terre promise vers laquelle tendre ensemble. Le Carême est le temps de la grâce durant lequel le désert redevient – comme l’annonce le prophète Osée – le lieu du premier amour (cf. Os 2, 16-17). Dieu éduque son peuple pour qu’il sorte de l’esclavage et expérimente le passage de la mort à la vie. Comme un époux, il nous ramène à lui et murmure à notre cœur des paroles d’amour.
L’exode de l’esclavage vers la liberté n’est pas un chemin abstrait. Pour que notre Carême soit aussi concret, la première démarche est de vouloir voir la réalité. Lorsque, dans le buisson ardent, le Seigneur attira Moïse et lui parla, il se révéla immédiatement comme un Dieu qui voit et surtout qui écoute : « J’ai vu, oui, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays, ruisselant de lait et de miel » (Ex 3, 7-8). Aujourd’hui encore, le cri de tant de frères et sœurs opprimés parvient au ciel. Posons-nous la question : est-ce qu’il nous parvient à nous aussi ? Nous ébranle-t-il ? Nous émeut-il ? De nombreux facteurs nous éloignent les uns des autres, en bafouant la fraternité qui, à l’origine, nous liait les uns aux autres.
Lors de mon voyage à Lampedusa, j’ai opposé à la mondialisation de l’indifférence deux questions de plus en plus actuelles : « Où es-tu ? » (Gn 3, 9) et « Où est ton frère ? » (Gn 4, 9). Le parcours de Carême sera concret si, en les écoutant à nouveau, nous reconnaissons que nous sommes encore sous la domination du Pharaon. Une domination qui nous épuise et nous rend insensibles. C’est un modèle de croissance qui nous divise et nous vole l’avenir. La terre, l’air et l’eau en sont pollués, mais les âmes sont elles aussi contaminées. En effet, bien que notre libération ait commencé avec le baptême, il subsiste en nous une inexplicable nostalgie de l’esclavage. C’est comme une attirance vers la sécurité du déjà vu, au détriment de la liberté.
Je voudrais souligner, dans le récit de l’Exode, un détail qui n’est pas sans importance : c’est Dieu qui voit, qui s’émeut et qui libère, ce n’est pas Israël qui le demande. Le Pharaon, en effet, anéantit même les rêves, vole le ciel, fait apparaître comme immuable un monde où la dignité est bafouée et où les relations authentiques sont déniées. En un mot, il réussit à enchaîner à lui-même. Posons-nous la question : est-ce que je désire un monde nouveau ? Suis-je prêt à me libérer des compromis avec l’ancien ? Le témoignage de nombreux frères évêques et d’un grand nombre d’artisans de paix et de justice me convainc de plus en plus à devoir dénoncer un défaut d’espérance. Il s’agit d’un obstacle au rêve, d’un cri muet qui monte jusqu’au ciel et touche le cœur de Dieu et ressemble à ce regret de l’esclavage qui paralyse Israël dans le désert, en l’empêchant d’avancer. L’exode peut prendre fin : autrement, on ne pourrait pas expliquer pourquoi une humanité qui a atteint le seuil de la fraternité universelle et des niveaux de développement scientifique, technique, culturel et juridique capables d’assurer la dignité de tous, tâtonne dans l’obscurité des inégalités et des conflits.
Dieu ne s’est pas lassé de nous. Accueillons le Carême comme le temps fort durant lequel sa Parole s’adresse de nouveau à nous : «  Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage » (Ex 20, 2). C’est un temps de conversion, un temps de liberté. Jésus lui-même, comme nous le rappelons chaque année à l’occasion du premier dimanche de Carême, a été conduit par l’Esprit au désert pour être éprouvé dans sa liberté. Pendant quarante jours, il sera devant nous et avec nous : il est le Fils incarné. Contrairement au Pharaon, Dieu ne veut pas des sujets, mais des fils. Le désert est l’espace dans lequel notre liberté peut mûrir en une décision personnelle de ne pas retomber dans l’esclavage. Pendant le Carême, nous trouvons de nouveaux critères de jugement et une communauté avec laquelle nous engager sur une route que nous n’avons jamais parcourue auparavant.
Cela implique une lutte : le livre de l’Exode et les tentations de Jésus dans le désert nous le disent clairement. À la voix de Dieu, qui dit : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie » (Mc 1, 11) et « Tu n’auras pas d’autres dieux en face de moi » (Ex 20, 3), s’opposent en effet les mensonges de l’ennemi. Les idoles sont plus redoutables que le Pharaon : nous pourrions les considérer comme sa voix en nous. Pouvoir tout faire, être reconnu par tous, avoir le dessus sur tout le monde : chaque être humain ressent en lui la séduction de ce mensonge. C’est une vieille habitude. Nous pouvons nous accrocher ainsi à l’argent, à certains projets, à des idées, à des objectifs, à notre position, à une tradition, voire à certaines personnes. Au lieu de nous faire avancer, elles nous paralyseront. Au lieu de nous rapprocher, elles nous opposeront. Mais il y a une nouvelle humanité, le peuple des petits et des humbles qui n’a pas succombé à l’attrait du mensonge. Alors que les idoles rendent muets, aveugles, sourds, ou immobiles ceux qui les servent (cf. Ps 114, 4), les pauvres en esprit sont immédiatement ouverts et prêts : une silencieuse force de bien qui guérit et soutient le monde.
Il est temps d’agir, et durant le Carême, agir c’est aussi s’arrêter. S’arrêter en prière, pour accueillir la Parole de Dieu, et s’arrêter comme le Samaritain, en présence du frère blessé. L’amour de Dieu et du prochain est un unique amour. Ne pas avoir d’autres dieux, c’est s’arrêter en présence de Dieu, devant la chair de son prochain. C’est pourquoi la prière, l’aumône et le jeûne ne sont pas trois exercices indépendants, mais un seul mouvement d’ouverture, de libération : finies les idoles qui nous alourdissent, finis les attachements qui nous emprisonnent. C’est alors que le cœur atrophié et isolé s’éveillera. Alors, ralentir et s’arrêter. La dimension contemplative de la vie, que le Carême nous fera ainsi redécouvrir, mobilisera de nouvelles énergies. En présence de Dieu, nous devenons des frères et des sœurs, nous percevons les autres avec une intensité nouvelle : au lieu de menaces et d’ennemis, nous trouvons des compagnons et des compagnes de route. C’est le rêve de Dieu, la terre promise vers laquelle nous tendons une fois sortis de l’esclavage.
La forme synodale de l’Église, que nous redécouvrons et cultivons ces dernières années, suggère que le Carême soit aussi un temps de décisions communautaires, de petits et de grands choix à contre-courant, capables de changer la vie quotidienne des personnes et la vie d’un quartier : les habitudes d’achat, le soin de la création, l’inclusion de celui qui n’est pas visible ou de celui qui est méprisé. J’invite chaque communauté chrétienne à faire cela : offrir à ses fidèles des moments pour repenser leur style de vie ; se donner du temps pour vérifier leur présence dans le quartier et leur contribution à le rendre meilleur. Quel malheur si la pénitence chrétienne ressemblait à celle qui attristait Jésus. À nous aussi, il dit : « Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu’ils jeûnent » (Mt 6, 16). Au contraire, que l’on voie la joie sur les visages, que l’on sente le parfum de la liberté, qu’on libère cet amour qui fait toutes choses nouvelles, en commençant par les plus petites et les plus proches. Cela peut se produire dans chaque communauté chrétienne.
Dans la mesure où ce Carême sera un Carême de conversion, alors l’humanité égarée éprouvera un sursaut de créativité : l’aube d’une nouvelle espérance. Je voudrais vous dire, comme aux jeunes que j’ai rencontrés à Lisbonne l’été dernier : « Cherchez et risquez, cherchez et risquez. À ce tournant de l’histoire, les défis sont énormes, les gémissements douloureux. Nous assistons à une troisième guerre mondiale par morceaux. Prenons le risque de penser que nous ne sommes pas dans une agonie, mais au contraire dans un enfantement ; non pas à la fin, mais au début d’un grand spectacle. Il faut du courage pour penser cela » ( Rencontre avec les jeunes universitaires, 3 août 2023). C’est le courage de la conversion, de la délivrance de l’esclavage. La foi et la charité tiennent la main de cette « petite fille espérance ». Elles lui apprennent à marcher et elle, en même temps, les tire en avant [1].
Je vous bénis tous ainsi que votre cheminement de Carême.
 
Rome, Saint-Jean-de-Latran, le 3 décembre 2023,
1er dimanche de l’Avent.
 
FRANÇOIS
 
 
[1] Cf. Ch. Péguy, Le porche du mystère de la deuxième vertu, in Œuvres poétiques et dramatiques, Gallimard, Paris, 2014, p. 613.


La Vidéo du Pape
Comment pouvons-nous accompagner les malades en phase terminale ? Dans une nouvelle intention de prière de La Vidéo du Pape, François nous rappelle que les malades en phase terminale ont droit à un accompagnement médical, psychologique, spirituel et humain. Il nous explique également que « la guérison n’est pas toujours possible », « mais nous pouvons toujours prendre soin des malades ». Et il souligne que « les familles ne peuvent pas être laissées seules ». 🙏 Prions avec François « pour que les malades en phase terminale, ainsi que leurs familles, bénéficient toujours d’un accompagnement médical et humain de qualité »..
« Prions pour que les malades en phase terminale, ainsi que leurs familles, bénéficient toujours d’un accompagnement médical et humain de qualité »..


Méditation de notre Évêque, Mgr Guy Harpigny…
  
Témoin et acteur d’un changement de monde :
 
BLAISE PASCAL (IV)
Pouvoir Royal
Enfin, un dernier facteur entre dans le conflit. C’est le pouvoir du Roi de France. En 1516, durant la célébration du concile de Latran V, un Concordat, dit de Bologne, est signé entre le pape Léon X et le Chancelier de France Antoine Duprat, qui représente le roi de France
François Ier, auréolé par sa victoire à la bataille de Marignan (septembre 1515). Afin de lutter contre les abus dans les nominations ecclésiastiques, le Concordat met sur pied une nouvelle procédure dans laquelle le roi a un pouvoir nettement plus important, que ce soit pour nommer les évêques ou pour intervenir dans les nominations ou élections des responsables de maisons religieuses (abbayes, prieurés, etc.). Avec le temps, le pouvoir du roi va encore augmenter, lorsqu’il s’agit de nommer des personnes de sang royal dans les évêchés et maisons religieuses. Le roi Louis XIV (1638-1715), est sacré à Reims en 1654. Il gouverne avec l’aide du ministre principal le cardinal Jules Mazarin (1602-1661). Il connaît les Jésuites et sait aussi ce qui se passe à Port-Royal. Le roi fera raser Port-Royal en 1709.  
Impact des Provinciales
Beaucoup lisent les Provinciales. Même Mazarin s’amuse à les lire. Les
Jésuites essaient de riposter. Ce n’est qu’en 1659 qu’on comprend que l’auteur des Provinciales est Blaise Pascal. Il ne sera pas inquiété, car l’opinion publique est de son côté.
Les dernières années : 1657-1662
Les Pensées
Une fois les Provinciales terminées, Blaise Pascal rédige une apologie de la religion catholique, mais la maladie l’empêche d’achever l’ouvrage. Après sa mort, on trouvera quelques liasses sur lesquelles il consignait ses idées. Sa famille regroupera les liasses sous le nom d’un livre, Les Pensées.
Calcul infinitésimal
En 1658, une rage de dents empêche Blaise Pascal de s’endormir. Il réfléchit à un problème célèbre, celui de la Roulette, qui fascinait déjà les Grecs de l’antiquité. Tout s’enchaîne pour trouver une solution. Il met ce qu’il découvre par écrit. Ses amis conseillent d’organiser un concours mathématique à ce sujet. Personne n’arrive à temps pour remporter le prix. L’organisateur du concours, Amos Detonville, anagramme de Louis de Montalte, pseudonyme de Blaise Pascal, publie la solution : Traité de la roulette et traités connexes. Plus tard, en s’appuyant sur les travaux d’Archimède (287-212) et de Pascal, Isaac Newton (1643-1727) et Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) contribueront aux prémices du calcul infinitésimal.
La Prière pour demander à Dieu le bon usage des maladies (1659) est, si on peut dire, exaucée durant cette période, quand on voit tout ce que Blaise Pascal publie aussi bien en « sciences » qu’en « théologie ».
Mort : 19 août 1662
En 1660, le pape Alexandre VII (1655-1667) promulgue un Formulaire que doivent signer tous les ecclésiastiques de France à propos du jansénisme, qui y est condamné. Jacqueline Pascal est contrainte de le signer. Elle en meurt de désespoir en 1661.  
Avec le duc de Roannez, Blaise Pascal inaugure à Paris, le 18 mars 1662, les transports en commun : les Carrosses à cinq sols.
Il se tourne encore davantage vers la foi chrétienne ; il vend tous ses biens pour les donner aux œuvres. Il laisse son logement à son valet et sa famille. Il rejoint sa sœur Gilberte dans le quartier de Saint Étienne du Mont à Paris. Il se rapproche du curé du lieu, Paul Beurrier (1608-1696), qui l’accompagne jusqu’à sa mort, survenue le 19 août 1662. Il a trente-neuf ans. Thomas PETIT, Pascal (Collection Biographies et mythes historiques), Paris, Ellipses Édition Marketing, 2023, p. 13-40.
Pascal WINTZER, archevêque de Poitiers, Blaise Pascal, bon maître et bon ami, Préface à Thomas PETIT, p. 3-8.
+ Guy Harpigny, Evêque de Tournai
(Source : Eglise de Tournai Février 2024)
 
 
MESSE CHRISMALE LE MARDI 26 MARS 2024 EN LA CATHÉDRALE
 
Nous sommes entrés dans le temps liturgique du Carême le mercredi des Cendres 14 février 2024.  
Il correspond au temps de la purification et de l’illumination des catéchumènes. L’appel décisif a été célébré en l’église Saint-Nicolas à Enghien le dimanche 18 février 2024. Le premier scrutin aura lieu le dimanche 3 mars 2024 ; le deuxième le dimanche 10 mars 2024 ; le troisième le dimanche 17 mars.
Les catéchumènes adultes ont eu leur rencontre avec moi le dimanche 28 janvier 2024 au palais épiscopal et à la Cathédrale.
Les catéchumènes ados ont vécu leur journée diocésaine le samedi 3 février 2024 au palais épiscopal à Tournai.
Les confirmands ados ont vécu leur journée diocésaine le samedi 24 février 2024 au Séminaire de Tournai.  
Les confirmands adultes auront leur journée diocésaine le samedi 16 mars 2024 au Séminaire de Tournai.
Pour ceux et celles qui ont déjà reçu les sacrements de l’initiation chrétienne, baptême, confirmation et eucharistie, le carême est un temps de conversion, de renouvellement de ce qu’ils ont déjà reçu. Cette conversion se manifeste dans la pénitence, la réconciliation avec Dieu et avec le prochain. Le sacrement de la réconciliation en est un signe évident.
Au cours de la Semaine Sainte, qui commence avec le Dimanche des Rameaux et de la Passion, le 24 mars 2024, nous célébrons la messe chrismale le mardi 26 mars à 18.00 H.
L’assemblée manifeste l’ensemble du Peuple de Dieu dans la Province de Hainaut. Dans ce Peuple, nous avons les fidèles laïcs du Christ ; parmi ceux-ci, quelques-uns ont reçu une mission ecclésiale ; les personnes engagées dans la vie consacrée ; les diacres ; l’évêque et ses coopérateurs, les prêtres.  
Où la messe chrismale est-elle célébrée en 2024 ? A la Cathédrale. Pour deux raisons majeures.  
La première : c’est la dernière fois que je présiderai comme évêque. Dans les semaines ou les mois qui viennent, le Pape aura nommé un nouvel évêque de Tournai. Je trouve qu’il est normal que je puisse présider dans l’église-mère du diocèse, là où l’évêque a la cathèdre.  
La seconde raison : en 2025, des travaux se poursuivent dans la nef et le transept de la Cathédrale. Le dallage est renouvelé ; le nouveau mobilier liturgique (autel ; ambon ; cathèdre ; baptistère) est installé. Les responsables du chantier comptent trois ans de travaux. La messe chrismale pourrait, durant ces trois ans, être célébrée en un autre lieu.
Qui est invité à la messe chrismale ? Tout le monde. Cette année il n’y a pas de public « cible ». Viennent aussi bien les personnes valides que les personnes à mobilité réduite, les adultes que les enfants, les personnes âgées que les jeunes. Tout le monde est le bienvenu.
Qu’est-ce qu’il y a de particulier à la messe chrismale ? Les prêtres et les diacres renouvellent leurs engagements. L’évêque bénit l’huile des malades, l’huile des catéchumènes et il consacre le Saint-Chrême. Cette année, si le nouvel évêque n’est pas encore ordonné évêque, il recevra le Saint-Chrême sur la tête durant la liturgie d’ordination épiscopale.
Après la célébration, les curés prennent le coffret de leur unité pastorale, qui contient les huiles et le Saint-Chrême. Ceux qui ne sont pas curés se rendent directement au palais épiscopal pour le verre de l’amitié et la collation. Les curés suivent leurs fidèles.
Le temps liturgique du Carême se termine le jeudi de la semaine sainte 28 mars 2024 juste avant la célébration du soir.
En effet, avec la célébration du jeudi soir commence le triduum pascal qui se conclut avec les vêpres du dimanche de Pâques au soir, le 31 mars 2024. Le cœur du triduum est la veillée pascale dans la nuit du 30 au 31 mars.
Prenons avec enthousiasme le chemin vers Pâques !
 
+ Guy Harpigny, Evêque de Tournai
  

Un mot du Curé…


 
La transfiguration du banal – Une philosophie de l’art (Essais, Edition Points, 2019, 408p.) est le titre d’un ouvrage du philosophe et critique d’art américain Arthur Danto (1924-2013) qui fut notamment professeur de philosophie à l’Université Columbia à New-York.
La transfiguration du banal… Dans ce titre, ne pourrait-on pas trouver l’essence même de ce nous sommes appelés à réaliser en tant qu’être humain, et plus particulièrement en tant que chrétien ?... Car n’est-ce pas finalement ce que Jésus a réalisé et qui nous est conté tout au long des pages des évangiles ? Transfigurer le quotidien quand il rencontrait le lépreux sur le chemin, quand il guérissait l’enfant du centurion de Capharnaüm, quand il appelait Matthieu à son bureau de collecteur d’impôts, quand il multipliait les pains et les poissons pour nourrir la foule, quand il mettait en garde contre le danger dans l’usage des richesses, quand il racontait les paraboles à propos des choses les plus banales de la vie : un figuier, le grain semé, le levain de la ménagère, le filet du pécheur, et même quand il prenait le pain et le vin du repas de Pâques…
Dans les Évangiles, la plupart du temps, Jésus essaie de nous révéler qui il est au plus profond de lui-même et ce qu’il est venu réaliser au milieu de nous : le Fils bien-aimé du Père, habité de l’Esprit d’amour, un amour qui n’aspire qu’à se donner totalement à tous les humains, et pour nous révéler cela, c’est par la médiation du quotidien le plus banal de la vie qu’il passera. Mais pour que ses disciples -et nous également- comprennent, il faudra qu’il passe par cet événement de la Transfiguration…
Car, à travers cet événement, Jésus essaie de nous dire non seulement qui il est mais également ce que nous sommes appelés à être (notre « vocation ») : les enfants bien-aimés du Père, habités du même Esprit Saint reçu notamment dès notre Baptême, appelés à aimer comme lui, du plus grand amour jusqu’au don de soi…  
Certains baptisés me disent parfois qu’ils voudraient pouvoir témoigner de Jésus Christ plus qu’ils ne le font, mais qu’ils « ne sont pas capables de faire toutes ces grandes choses comme on voit à la télévision ou dans les livres », et chacun de me citer St François d’Assise, Ste Thérèse ou plus près de nous le Pape François, Sœur Emmanuelle, l’Abbé Pierre… Comme je dis souvent : c’est le danger des « grands » : involontairement, ils peuvent nous décourager car on se dit qu’un Abbé Pierre ou une Sœur Emmanuelle, il n’y en a eu qu’un, qu’une… et que moi… Qu’est-ce que, moi, je pourrais bien faire de sensationnel comme eux, ici, aujourd’hui ?...   
Et on oublie que c’est dans vie la plus banale… quand des parents veillent leur enfant toute une nuit parce qu’il est souffrant… quand un grand frère aide sa petite sœur à rouler à vélo… quand des amis au boulot forment une équipe vraiment soudée pour résoudre une difficulté… quand un voisin donne un peu de son temps pour aller briser une solitude quelque part… c’est dans la vie la plus quotidienne que le disciple de Jésus peut témoigner de la transfiguration par laquelle le Christ se révèle à travers lui, que la transfiguration se réalise aujourd’hui encore… la transfiguration du banal…
Il ne faut pas être pape, évêque, prêtre, diacre, religieux, religieuse, moine, moniale, ermite… pour témoigner de la lumière de l’amour de Dieu… C’est dans la vie -apparemment- la plus banale que cette lumière de l’amour de Dieu que nous avons reçue au jour de notre Baptême peut passer à travers nous jusqu’aux yeux du cœur de ceux vers qui nous nous sommes tournés… Oh ! bien sûr ! notre visage ne clignotera pas d’une lumière étrange, mais Jésus non plus : la Transfiguration, ce n’est pas du (mauvais) cinéma de science-fiction ; c’est la belle réalité de l’amour infini de Dieu qui se révèle comme parfois lorsqu’on dit de quelqu’un : « Il rayonne la bonté, cela se voit sur son visage »…
C’est vrai : un Pape François, il n’y en aura qu’un… une Mère Térésa, il n’y en aura qu’une… N’essayons pas de les imiter : nous ne serions plus nous-mêmes, et ce n’est pas la solution… Mais des papas et des mamans… des grands frères… des baptisés qui simplement font le bien dans la vie de tous les jours… des « simples gens » qui aiment au jour le jour à l’invitation du Christ Jésus et qui ainsi sont transfigurés par la lumière de l’Évangile… il y en a plein autour de nous… Regardez leur visage… Ce seront peut-être des visages fatigués, des visages marqués par les soucis, des visages peut-être qui auront pleuré… mais ces visages, ils seront transfigurés par l’amour de Dieu qu’ils ont vécu, qu’ils ont donné dans les plus petits gestes accomplis auprès de ceux qu’ils ont soutenus, portés, aimés… Ces visages de papas et de mamans, de grands frères, d’infirmières ou de voisins, de baptisés… on ne fera pas la file pour les applaudir… ils ne passeront pas à la télévision… Mais comme ils sont beaux, ces visages fatigués d’avoir tout donné… comme ils
sont transfigurés de la lumière invisible de l’Amour de Dieu offert par leurs mains…  
Oui ! Merveilleuse transfiguration du banal à laquelle nous sommes tous appelés… Merveilleuse vocation de celui qui accepte de mettre ses pas dans ceux de Jésus… Et découvrir cela peut, comme pour les trois disciples sur la montagne, nous faire tomber à la renverse, tellement ce projet est beau… tellement ce projet est grand…  
Bon dimanche ! Et heureuse transfiguration du banal de vos (nos) vies…    
Chanoine Patrick Willocq
Intentions de prière pour la semaine
 
 
+ Pour l’Église… Afin qu’elle soit pour tous les hommes de ce monde un témoin vivant de la lumière du Christ et qu’elle transmette au monde l’incroyable Bonne Nouvelle de la vie éternelle…
+ Pour tous ceux qui sont en quête de sens pour leur vie… Afin que leurs pas soient conduits vers la lumière de Jésus le Christ…
+ Pour les catéchumènes en marche vers le baptême et pour les enfants sur le chemin de la catéchèse, pour tous ceux qui les accompagnent… Afin que leur écoute de l’Évangile et leur cheminement viennent raviver les nôtres, jamais achevés…
+ Pour notre communauté et chacun de ses membres… Afin que chacun laisse resplendir la clarté de son baptême et se mette à l’écoute de l’Évangile…
CONTACTS

M. le Chanoine Patrick Willocq, curé
Responsable de l’Unité pastorale
Curé de tous les clochers de l’entité de Leuze
Tour Saint-Pierre 15
7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
0479/62.66.20

M. le Diacre Jean-Marie Bourgeois
Pastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaire
Grand-Rue 56
7900 Leuze-en-Hainaut
0470/100 340

M. le Diacre Michel Hublet
Mise à jour du site internet
Avenue de la Croix-Rouge 44
7900 Leuze-en-Hainaut

Règlement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018


Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,
Curé - Adresse : voir plus haut
Délégué  à la protection des données :
Secrétaire général de la Conférence  épiscopale belge -
Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1,  1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -
Autorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -

Secrétariat décanal
Tour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00
En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen

Nous porterons dans notre prière ...

Baptêmes

- Le dimanche 25 février, à 14h30, en l’église de Pipaix, Clémence Bourgois, enfant de Elise Marescaux et Geremy Bourgois.
 
- Le dimanche 17 mars, à 10h00, en l’église de Leuze, Pol Bruneau, enfant de Virginie Ghislain et Mathieu Bruneau.
- Le dimanche 31 mars, à 14h30, en l’église de Leuze, Nora Wilfart, enfant de Audrey Maes et Laurent Wilfart

Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime !
 
Funérailles

- M. Alain Cunningham demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles a été célébrée en l’église de Leuze le 21 février 2024.

- M. Joseph Fockedey demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles a été célébrée en l’église de Pipaix le 22 février 2024.

Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.

Dans notre Unité pastorale…



Pour les familles… les jeunes... les enfants




Dans notre Diocèse de Tournai…









KTO propose une programmation spéciale pour accompagner le temps liturgique du Carême.
LE MERCREDI DES CENDRES Les Offices (14 février) :
• à 7h25 : Laudes et messe en la basilique Notre-Dame-de-la- Garde à Marseille,
• à 10h : Messe en direct de Lourdes
• à 12h30 : Office du milieu du jour en direct de Montmartre
• à 16h30 : Messe des Cendres célébrée par le Pape François en direct de Rome
• à 18h15 : Messe des Cendres présidée par Mgr Ribadeau-Dumas à Saint-Germain l’Auxerrois à Paris.
 
TROIS PARCOURS SPIRITUELS POUR MONTER VERS PÂQUES
Deux cycles de conférences de Carême :
• Conférences de Carême de Notre-Dame-de-Paris, à Saint-Germain l’Auxerrois, Paris
Dès le dimanche 18 février et durant 6 dimanches à 16h30 (en direct de Saint Germain l’Auxerrois), Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris, réunit six universitaires pour interroger quelques-uns des plus célèbres penseurs et littérateurs chrétiens des deux derniers siècles : Léon Bloy, Paul Claudel, Charles Péguy, Georges Bernanos, Joris-Karl Huysmans, Marie Noël. Ces grands auteurs savent par l’art poétique ou par le récit, révéler la manière dont l’expérience sacramentelle a nourri leur existence mais aussi leur regard sur l’Eglise, sur le monde, sur l’homme et sur Dieu.
• Conférences de Carême à Notre-Dame du Mont, Marseille
Retransmission des conférences de Notre-Dame du Mont à Marseille à partir du 26 février jusqu’au 19 mars : chaque lundi à 19h et rediffusion le mardi à 16h.
Mgr Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille, propose un parcours sur « Le mystère du Christ ». Son souhait est de donner des clés pour dire qui est le Christ et donc la spécificité de la foi chrétienne au monde d’aujourd’hui, à la lumière des Confesseurs de la Foi des premiers siècles. Beaucoup, face aux hérésies de leur temps, ont été poussés à préciser l’expression de la Foi chrétienne. Pour nous, aujourd’hui, comme trouver les mots pour dire cette « étonnante différence chrétienne » ?
Une Série de « La Foi prise au mot » : 7 conseils évangéliques de Carême
Chaque dimanche à 20h35, l’émission La Foi prise au mot propose sa traditionnelle série de Carême, consacrée cette année aux conseils que le Christ a offerts au fil des évangiles, en vue d’une vie bonne et juste. Sœur Marie Monnet o.p., rectrice de Domuni-Universitas, est l’invitée récurrente de ces épisodes. A l’heure où se multiplient les initiatives de « développement personnel », la série propose cette année de se rappeler 7 conseils évangéliques, pour vivre pleinement notre montée vers Pâques : Soyez miséricordieux, Soyez prudents, Accueillez les pauvres, Soyez parfaits, Portez votre croix, Cherchez la justice de Dieu, Aimez-vous comme je vous ai aimés.
( : Diocèse de Tournai)
Dans l’Église de Belgique…


Le 15 février a eu lieu la traditionnelle remise des prix docteurs honoris causa à l'UCLouvain. Comme l'annonce son intitulé, Voir loin, être proche, cette année était particulière à plus d'un égard.
On s’y attendait, les personnes honorées présentaient un profil différent, comme Seyla Benhabib, professeure de sciences politiques et de philosophie, Bernard Foccroulle, musicien et compositeur, ainsi que Theresa Kachindamoto, cheffe traditionnelle du district de Dedza au Malawi. Ces trois personnalités se distinguent par leur parcours et des engagements remarquables. La présence de Bernard Foccroulle a certainement valu celle de l’Orchestre symphonique des étudiants de Louvain.
Première singularité, la remise des prix était conjointe à l’UCLouvain et à la KU Leuven. Les trois personnalités distinguées se sont donc vu remettre un même prix des deux institutions. Une première dans l’histoire commune de celles-ci. « Dès 1881, nous avons décerné à l’université de Louvain des doctorats honorifiques », ont rappelé les recteurs, Didier Lambert (depuis le 9 février) et Luc Sels, dans un discours partagé.
En effet, cette soirée de la mi-février a été l’occasion de mettre en exergue les synergies communes aux deux « universités sœurs » dans des allocutions bilingues : en français, en néerlandais, voire en anglais pour certains propos s’adressant plus spécifiquement aux lauréates.
Se souvenir pour progresser
Avec tout son décorum, ses toges et ses trompettes, cette cérémonie officielle a marqué le lancement des festivités liées au 600e anniversaire de la fondation de l’université mère de Louvain. C’était le 9 septembre 1425.
Si le comportement belliqueux de certains individus a suscité la scission de l’université de Louvain, en deux entités distinctes géographiquement et en deux représentations parfois hostiles, il en est d’autres qui ont opté pour le chemin plus laborieux de la réconciliation. « Forts de nos identités communes, de notre long parcours historique, et confiants dans l’avenir du développement de la KU Leuven et de l’UCLouvain, nous souhaitons engager nos deux universités à persévérer dans le dialogue et les projets communs », ont indiqué Didier Lambert et Luc Sels. Afin de pérenniser l’initiative, née, pour partie, de l’amitié de Vincent Blondel et de celui qui fut son homologue flamand, ils ont apposé leur signature au-bas d’une nouvelle charte : la Leuven Louvain University Alliance (LLUA). Inenvisageable il y a seulement 30 ans ou même une décennie, cette volonté de collaboration est signe de joie dans une Belgique où les communautés aspirent à davantage d’échanges respectueux.
Longue vie à la LLUA !
Angélique TASIAUX
( : : Cathobel)

Ce 19 février, c'était au tour de trois nouveaux visages de l'Eglise belge d'être auditionnés par les députés membres de la commission "abus", dans le cadre du volet "Approche au sein de l'Eglise et des organisations religieuses". L'occasion pour eux de montrer les efforts déployés par l'Eglise en termes de sensibilisation et de prévention des abus.
Il est exactement 12h18 quand la présidente de la commission d'enquête parlementaire, la députée N-VA Sophie De Wit, déclare les auditions ouvertes. Le premier à prêter serment - un exercice qu'impose toute commission d'enquête - est l'abbé Joël Spronck, recteur du grand séminaire francophone de Belgique : "Je jure de dire toute la vérité, et rien que la vérité".
Vient ensuite le tour de Sofi Van Ussel, directrice de "IJD Jongerenpastoraal Vlaanderen", la coordination des pastorales de jeunes flamandes. Bruno Spriet, secrétaire général de la Conférence des évêques de Belgique, clôt la série des serments. C'est ce dernier qui, dans la foulée, prend la parole en premier. Devant les députés de tous bords, il rappelle ce que l'Eglise de Belgique a mis en place pour prévenir les abus sexuels en son sein.
Une politique préventive forte pour "éviter que de nouveaux cas se produisent"
"Le screening et la prévention sont de vraies priorités pour nous", entame le secrétaire de la conférence épiscopale. "Il est capital pour l'Eglise d'éviter que de nouveaux cas se produisent." Pour mener à bien cette mission, l'Eglise belge opère depuis plus de dix ans un véritable "changement de culture ecclésiastique", permettant ainsi un dépistage préventif de comportements déviants. Une politique de prévention qui se retrouve dans trois documents importants : les brochures de la Commission Interdiocésaine "Une souffrance cachée" et "Du Tabou à la Prévention" ainsi que le Code de conduite pour collaborateurs dans l'Église, pour ne citer qu'eux.
Pour Bruno Spriet, la politique préventive de l'Eglise, guidée par ces codes de conduite, poursuit un double but : "signaler tout soupçon d'abus" et "conscientiser le plus grand nombre au sujet des abus, et ce, en vue d'une nouvelle culture au sein de l'Eglise". Ces efforts de prévention s'accompagnent très concrètement d'un screening des candidats diacres et prêtres.
Outre les efforts déployés en termes de formation, sensibilisation et prévention, Bruno Spriet tient à rappeler aux commissaires que l'Eglise a également procédé à son examen interne, en questionnant sa "culture ecclésiastique de l'époque" (abus de pouvoir, abus spirituels...) et en ouvrant le débat sur des thèmes tels que le célibat des prêtres, la santé mentale et psychique...
"Exclure à jamais toute violence est impossible", reconnaît avec réalisme Bruno Spriet, "mais ces dernières années, beaucoup a été fait pour échanger, conscientiser, former et, in fine, prévenir cette violence". "L'Eglise doit continuer à investir tous ses efforts dans la prévention des abus" conclut-il, "notamment en tirant les bonnes pratiques de t'étranger".
La directrice d'IJD s'efforce à "assurer aux jeunes un foyer sécurisé" Place ensuite à la prise de parole de Sofi Van Ussel, directrice d'IJD Vlaanderen, le service jeunesse de l'Église catholique en Flandre, qui accueille des jeunes de 12 à 30 ans. Dans un premier temps, elle rend hommage à l'émission Godvergeten pour avoir pu "donner une voix, un visage à cette violence sexuelle et spirituelle au sein de l'Église" : "Nous avons admiré le courage de ces victimes qui cherchaient une quête de justice", ajoute-t-elle.
"Au sein d' IJD, nous avons organisé des soirées de conversation sur Godvergeten", relate-t-elle aux députés de la commission. L'historique des abus dans l'Eglise les incite, au sein d'IJD, à déployer des efforts massifs dans le screening et la formation des animateurs, bénévoles et intervenants extérieurs, ainsi qu'investir quotidiennement dans la prévention. "La norme chez nous, c'est la tolérance zéro !" assure-t-elle. Pour Sofi Van Ussel, "protéger les jeunes, c'est leur assurer, au sein d'IJD, un foyer sécurisé".
Cela s'accompagne, concrètement, d'une sélection minutieuse des collaborateurs : un extrait de casier judiciaire est systématiquement demandé. De plus, lors de la formation des animateurs, le focus est mis sur l'intégrité des jeunes : garantir leur sécurité physique, affective et émotionnelle, résoudre les problèmes en toute situation...
Sofi Van Ussel souligne le travail mené par la commission d'enquête parlementaire : "Accepter votre invitation était pour nous un devoir moral : nous voulons jeter des ponts ! C'est là un travail d'avenir que nous faisons, pour les jeunes et la société toute entière." Dans le même temps, la directrice d'IJD souhaite saluer le travail de tous les curés et travailleurs pastoraux qui sont de bonne volonté, "enthousiastes malgré leur réelle indignation" : "Depuis des années, ils donnent leur meilleur au sein de notre service jeunes ; ils aident à orienter beaucoup de vies".

Pour Joël Spronck : "Au bout de sept-huit années de formation, on a une connaissance assez fine du séminariste"
Cela fait cinq ans que Joël Spronck est recteur du grand séminaire francophone de Belgique. Dix-sept séminaristes y étudient et résident actuellement - outre la quinzaine de séminaristes issus de congrégations religieuses et communautés nouvelles qui y sont accueillis temporairement. Ils sont âgés de 18 à 57 ans.
La politique de prévention et de sensibilisation déployée depuis dix ans par l'Eglise belge fait aujourd'hui partie intégrante de la formation des séminaristes. "Dans un premier temps, et avant toute chose, on regarde que le candidat à l'admission au séminaire ne soit pas impliqué dans des délits dans ce domaine", souligne Joël Spronck. "On demande nous aussi un extrait de son casier judiciaire. Et même si le casier est vierge, on poursuit nos recherches auprès de l'entourage du candidat pour jauger ses aptitudes, inaptitudes...". Il confie aux députés de la commission qu'au cours de ce premier filtrage, 30 à 40 % des candidatures ne sont pas acceptées.
Une fois entrés au séminaire, les séminaristes reçoivent, outre les traditionnels cours de psychologie, des formations sur les questions de violence, d'abus, d'exploitation des mineurs à travers le monde... "Par exemple, l'année passée, nous avons organisé une formation de deux journées consacrées à la prévention avec Karlijn Demasure, directrice du centre de protection des mineurs et des personnes vulnérables à Ottawa", avance le recteur du séminaire de Namur.
Joël Spronck garantit aux commissaires qu' "au bout de sept-huit années de formation sacerdotale et de vie commune avec le séminariste, on a une connaissance assez fine de la personne qu'on a devant nous et de ses capacités humaines, pastorales, spirituelles et intellectuelles." En outre, en cas de renvoi d'un séminariste - par exemple dans le cas où l'évêque d'un diocèse estimerait que tel aspirant au sacerdoce ne peut continuer - la décision serait archivée et aucun autre évêque ne pourrait l'accueillir.
"Quand j'ai entendu ça, j'ai voulu jeter ma TV par la fenêtre" : les députés prennent la parole

Après cette première série de déclarations, place aux interrogations des commissaires. C'est d'abord Valerie Van Peel, députée N-VA, qui ouvre le bal des questions : "Dans quelle mesure la conférence épiscopale décide de la politique à mener et des procédures à appliquer au sein de l'Eglise en matière d'abus sexuels ? Par exemple, si on prend les ordres et les congrégations, chacun fait-il ce qu'il veut ?"
Une question adressée directement au secrétaire de la conférence épiscopale, Bruno Spriet, qui répond que "si la conférence des évêques dispose bel et bien d'une autorité morale" dans l'Eglise, "un supérieur provincial sera toujours responsable de sa congrégation". "L'Eglise est un vrai écosystème", rappelle-t-il. "Cela dit, il y a beaucoup de concertation et de coordination entre nous afin de définir des règles claires qui s'appliquent à tout le monde".
Prolongeant la question, Maria Vindevoghel, députée PTB, demande comment il est possible de concrètement parvenir à implémenter des politiques de prévention et de contrôle parmi autant d'acteurs divers et variés ? Dans sa réponse, Bruno Spriet rappelle, entre autres, la création de la Commission Interdiocésaine pour la protection des enfants et des jeunes en juillet 2012, qui adopte une approche globale dans l'Eglise en matière de prévention des abus sexuels et des comportements transgressifs (voir ses missions en point III).
Après un rapide tour de table, où les députés de tous bords et horizons politiques ont pu poser des questions sur
• des nouveaux signalements de cas d'abus impliquant des auteurs en vie - Ben Segers (Vooruit)
• la place donnée au groupe de travail "Mensenrechten in de
kerk" dans les journaux et magazines catholiques - Stefaan Van Hecke (Groen)
• les formations données aux séminaristes et plus spécifiquement le recrutement de ces formateurs - Sophie Rohonyi (Défi)
• la position de l'Eglise à l'égard des lanceurs d'alerte - Daniel Senesael (PS)
• etc
... la parole est revenue à la nationaliste Valérie Van Peel pour une seconde (longue) intervention plutôt remarquée : "Aujourd'hui, l'Église ne peut plus nier les faits car il y a tellement d'histoires qui sont remontées à la surface. Certes, il y a encore le pape qui parle de "diable qui est entré dans certaines personnes". Quand j'ai entendu cela, j'ai voulu jeter ma télé par la fenêtre par colère. Car ce qui revient dans les témoignages c'est plutôt une certaine culture dans l'Eglise, une position de pouvoir du curé, qui lui donnait l'impression d'être intangible. Avec une institution ecclésiastique qui voulait protéger cette culture. Dans quelle mesure tenez-vous compte de cette culture dans le cadre de la prévention que vous souhaitez mettre en place ?"
Bruno Spriet répond qu'aujourd'hui, la culture ecclésiastique est tout autre : "On donne une formation aux responsables de paroisses et autres croyants impliqués dans l'Église sur comment détecter les signaux d'abus et les comportements suspects. Des signaux dont on demande d'en faire état au point de contact de l'Église sitôt qu'il est constaté." Cependant, cela donne lieu à une autre problématique, que déplore le secrétaire de la conférence des évêques : "Souvent, l'entourage ou les personnes proches d'un auteur des faits, lorsqu'ils sont au courant de suspicions ou rumeurs, n'entreprennent pas d'action. C'est un vrai défi à relever. Il faut réfléchir à comment inciter ceux qui détectent des signaux ou des actes problématiques à aller les signaler au point de contact."
Bruno Spriet assure même "avoir été au courant de cas où le parquet ne nous informait de rien et où on a dû se constituer en partie civile pour être au courant de ce qu’il se tramait".
Ce lundi après-midi, les auditions se poursuivaient avec d'autres profils. Notamment sœur Mieke Kerckhof, présidente de l'Unie van de Religieuzen van Vlaanderen (URV), frère Robert Thunus, président de la Conférence des Religieuses et Religieux en Belgique (COREB) et frère Frédéric Testaert, abbé de l'abbaye de Postel.

Clément Laloyaux
( : Cathobel)
Lecture du soir… ou du matin…


ABBAYE CISTERCIENNE – UNE SEMENCE DE VIE MONASTIQUE EN NORVÈGE

L’Art qui conduit à la Transcendance


* ARTS VISUELS :
EXPOSITION « UN NOUVEAU JOUR… »
CINÉMA « 15ÈME FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM CATHOLIQUE »



* LITTÉRATURE :
COLETTE NYS-MAZURE, CÉLÉBRATION DU QUOTIDIEN




* MUSIQUES & SPIRITUALITÉS
QUAND LA TRANSFIGURATION INSPIRE LES COMPOSITEURS MÊME SI SUR  DES CHEMINS DIVERS…







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