Une Parole … Une Prière
6ÈME DIMANCHE DE PÂQUES
« L’ESPRIT DE VÉRITÉ, 
IL DEMEURE AUPRÈS DE VOUS… IL SERA EN VOUS… »

« En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaître que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous. Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 14, 15-21
Illustration : Macha Chmakoff, Vous connaissez l’Esprit de vérité,
car il est en vous », Jn 14, 17 ; 81x65
Méditation du Pape Léon XIV
PAPE LÉON XIV 
Messe et Ordinations sacerdotales
Place St-Pierre , Rome – 26 avril 2026
HOMELIE

Chers frères et sœurs,
Par ces mots, je m’adresse tout
particulièrement à ceux qui viennent d’être présentés, qui vont recevoir
l’ordination presbytérale, à leurs familles, aux prêtres de Rome, dont beaucoup
se souviennent de leur ordination en ce quatrième dimanche de Pâques, ainsi
qu’à vous tous ici présents !
Ce dimanche est un dimanche plein de vie
! Même si la mort nous entoure, la promesse de Jésus s’accomplit déjà : « Moi,
je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance » (Jn 10,
10). Il y a beaucoup de générosité et d’enthousiasme dans la disponibilité des
jeunes que l’Église demande aujourd’hui d’ordonner prêtres. En nous
rassemblant, si nombreux et si différents, autour du seul Maître, nous
ressentons une force qui nous régénère. C’est l’Esprit Saint qui unit les
personnes et les vocations dans la liberté, afin que personne ne vive plus pour
lui-même. Le dimanche – chaque dimanche – nous appelle à sortir du « tombeau »
de l’isolement, de la fermeture pour que nous nous rencontrions dans le jardin
de la communion dont le Ressuscité est le gardien.
Le service du prêtre, sur lequel l’appel
de ces frères nous invite à réfléchir, est un ministère de communion. En effet,
la « vie en abondance » nous est donnée dans la rencontre très personnelle avec
la personne du Fils, mais elle nous ouvre aussitôt les yeux sur un peuple de
frères et de sœurs qui font déjà l’expérience ou qui cherchent encore à «
pouvoir devenir enfants de Dieu » (Jn 1, 12). Voici un premier secret de la vie
du prêtre. Chers ordinands, plus votre lien avec le Christ est profond, plus
votre appartenance à l’humanité commune est radicale. Il n’y a ni opposition,
ni rivalité entre le ciel et la terre : ils s’unissent pour toujours en Jésus.
Ce mystère vivant et dynamique engage le cœur dans un amour indissoluble ; il
l’engage et le comble. Certes, tout comme l’amour des époux, l’amour qui
inspire le célibat pour le Royaume de Dieu doit être préservé et sans cesse
renouvelé, car tout véritable amour mûrit et devient fécond avec le temps. Vous
êtes appelés à aimer d’une manière spécifique, délicate et difficile et, plus
encore, à vous laisser aimer dans la liberté. Une manière qui fera de vous,
outre de bons prêtres, des citoyens honnêtes, disponibles, des artisans de paix
et d’amitié sociale.
À cet égard, on est frappé dans
l’Évangile qui vient d’être proclamé (Jn 10, 1-10), par la référence que fait
Jésus à des figures et à des actes d’agression. Entre Lui et ceux qu’Il aime,
s’immiscent des étrangers, des voleurs et des brigands qui franchissent les
limites, qui ne viennent « que pour voler, égorger, faire périr » dit Jésus (v.
10), et qui surtout ont une voix différente de la sienne, méconnaissable (cf.
v. 5). Les paroles du Seigneur sont d’un grand réalisme : Il connaît la cruauté
du monde dans lequel Il marche avec nous. Il évoque par ses paroles des formes
d’agression physique, mais surtout spirituelle. Cela ne l’empêche cependant pas
de donner sa vie. La dénonciation ne devient pas renoncement, le danger
n’incite pas à la fuite. Voici un deuxième secret pour la vie du prêtre : la
réalité ne doit pas nous faire peur. C’est le Seigneur de la vie qui nous
appelle. Bien-aimés, que le ministère qui vous est confié communique la paix de
Celui qui sait pourquoi il est en sécurité même au milieu des dangers.
Aujourd’hui, le besoin de sécurité rend
les esprits agressifs, renferme les communautés sur elles-mêmes, pousse à
chercher des ennemis et des boucs émissaires. La peur est souvent présente
autour de nous et peutêtre même en nous. Votre sécurité ne doit pas résider
dans la fonction que vous occupez, mais dans la vie, la mort et la résurrection
de Jésus, dans l’histoire du salut à laquelle vous participez avec votre
peuple. C’est un salut qui fait déjà beaucoup de bien accompli en silence, chez
les personnes de bonne volonté, dans les paroisses et dans les milieux auxquels
vous serez proches, comme des compagnons de route. Ce que vous annoncez et
célébrez vous protégera, même dans les situations et les moments difficiles.
Les communautés où vous serez envoyés
sont des lieux où le Ressuscité est déjà présent, où beaucoup l’ont déjà suivi
de manière exemplaire. Vous reconnaîtrez ses plaies, vous distinguerez sa voix,
vous trouverez ceux qui vous le montreront. Ce sont les communautés qui vous
aideront, vous aussi, à devenir saints ! Et vous, aidez-les à marcher unies
derrière Jésus, le Bon Pasteur, afin qu’elles soient des lieux – des jardins –
ou la vie ressuscite et se communique. Souvent, il manque aux gens un lieu où découvrir
qu’ensemble c’est mieux, qu’ensemble c’est beau, qu’il est possible de vivre
ensemble. Faciliter la rencontre, aider à rapprocher ceux qui autrement ne se
fréquenteraient jamais, rapprocher les opposés ne fait qu’un avec l’Eucharistie
et la Réconciliation. Rassembler, c’est toujours et encore implanter l’Église.
Il y a une image significative dans l’Évangile par laquelle, à un certain
moment, Jésus commence à parler de Lui-même. Il se décrit comme le « berger »,
mais ceux qui l’écoutent semblent ne pas comprendre. Il change alors de
métaphore : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis »
(Jn 10, 7). iIl y avait à Jérusalem une porte qui s’appelait justement ainsi :
« la porte des brebis », près de la piscine de
Bethzatha. C’est par là que les brebis
et les agneaux entraient dans le temple, après avoir été plongés dans l’eau et
avant d’être envoyés au sacrifice. On pense spontanément au Baptême.
« Moi, je suis la porte » dit Jésus. Le
Jubilé nous a montré à quel point cette image parle encore au cœur de millions
de personnes. Pendant des siècles, la porte – souvent un véritable portail – a
invité à franchir le seuil de l’Église. Dans certains cas, les fonts baptismaux
étaient construits à l’extérieur, comme l’ancienne piscine de Bethzatha, sous
les portiques de laquelle « étaient couchés une foule de malades, aveugles,
boiteux et impotents » (Jn 5, 3). Chers ordinands, sentez-vous partie intégrante
de cette humanité souffrante qui attend la vie en abondance. En initiant
d’autres à la foi, vous raviverez la vôtre. Avec les autres baptisés, vous
franchirez chaque jour le seuil du Mystère, ce seuil qui a le visage et le nom
de Jésus. Ne cachez jamais cette porte sainte, ne la bloquez pas, ne soyez pas
un obstacle pour ceux qui veulent entrer. « Vous-mêmes n’êtes pas entrés, et
ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés » (Lc 11, 52) : c’est le
reproche amer de Jésus à ceux qui ont caché la clé d’un passage qui devait être
ouvert à tous.
Aujourd’hui plus que jamais, surtout là
où les chiffres semblent indiquer un fossé entre les gens et l’Église, gardez
la porte ouverte ! Laissez entrer et soyez prêts à sortir. C’est un autre
secret pour votre vie : vous êtes un canal, pas un filtre. Beaucoup croient
déjà savoir ce qu’il y a audelà du seuil. Ils apportent avec eux des souvenirs,
peut-être d’un passé lointain ; souvent, il y a quelque chose de vivant qui ne
s’est pas éteint et qui attire ; parfois il y a autre chose qui saigne encore
et repousse. Le Seigneur sait et attend. Soyez le reflet de sa patience et de
sa tendresse. Vous appartenez à chacun et vous êtes là pour tous ! Tel est le
profil fondamental de votre mission : garder le seuil libre et le montrer, sans
avoir besoin de beaucoup de mots.
D’autre part, Jésus insiste et précise :
« Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ;
il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage » (Jn 10, 9). Il
n’étouffe pas notre liberté. Il existe des appartenances qui étouffent, des
communautés dans lesquelles il est facile d’entrer et presque impossible de
sortir. Il n’en va pas ainsi de l’Église du Seigneur, il n’en va pas ainsi de
la communauté de ses disciples. Celui qui est sauvé, dit Jésus, « entre, sort
et trouve un pâturage ». Nous cherchons tous un refuge, un repos et des soins :
la porte de l’Église est ouverte. Non pas pour nous éloigner de la vie : la vie
ne s’épuise pas dans la paroisse, dans l’association, dans le mouvement, dans
le groupe. Celui qui est sauvé « sort et trouve un pâturage ».
Bien-aimés, sortez et découvrez la
culture, les gens, la vie ! Émerveillezvous pour ce que Dieu fait pousser sans
que nous l’ayons semé. Ceux pour qui vous serez prêtres – fidèles laïcs et
familles, jeunes et personnes âgées, enfants et malades – vivent dans des
pâturages que vous devez connaître. Parfois, vous aurez l’impression de ne pas
en avoir les cartes. Mais le Bon Pasteur les possède, et c’est sa voix, si
familière, qu’il faut écouter. Combien de personnes se sentent perdues
aujourd’hui ! Beaucoup ont l’impression de ne plus pouvoir s’orienter. Il n’y a
donc pas de témoignage plus précieux que celui qui confie : « Sur des prés
d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me
fait revivre ; il me conduit par le juste chemin pour l’honneur de son nom »
(Ps 22, 2-3). Son nom est Jésus : « Dieu sauve » ! Vous en êtes les témoins. «
Grâce et bonheur m’accompagnent tous les jours de ma vie » (Ps 22, 6). Frères,
sœurs, chers jeunes : qu’il en soit ainsi !Pape Léon XIV
Prier avec le Pape
PRIER AVEC LE PAPE
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - MAI 2026
« Pour une alimentation pour tous »
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Seigneur de la création,
tu nous as donné la terre féconde
et, avec elle, notre pain quotidien,
comme signe de ton amour et de ta providence.
Aujourd’hui, nous reconnaissons avec douleur
que des millions de frères et sœurs
souffrent encore de la faim,
tandis que tant de nourriture et de bien
sont gaspillés sur nos tables.
Éveille en nous une conscience nouvelle:
que nous apprenions à rendre grâce pour chaque aliment,
à consommer avec simplicité, à partager avec joie,
et à prendre soin des fruits de la terre
comme d’un don venant de toi, destiné à tous,
et non à quelques-uns seulement.
Père bon,
Rends-nous capables de transformer
la logique de la consommation égoïste
en une culture de solidarité.
Que nos communautés promeuvent des gestes concrets:
campagnes de sensibilisation, banques alimentaires,
et un style de vie sobre et responsable.
Toi qui nous as envoyé ton Fils bien-aimé Jésus,
pain rompu pour la vie du monde,
donne-nous un cœ ur nouveau,
affamé de justice et assoiffé de fraternité.
Que personne ne soit exclu de la table commune,
et que ton Esprit nous apprenne à regarder le pain
non comme un objet de consommation,
mais comme un signe de communion et de soin.
Amen.

Parole de Mgr Frédéric Rossignol


Cette année, ce sont près de 240
adolescents et adultes qui vont recevoir le sacrement de la confirmation dans
notre diocèse. C’est une excellente surprise de l’Esprit Saint ! Nous ne nous
attendions pas à une telle demande. Lors de la dernière Veillée pascale, ce
sont aussi plus de 170 adolescents et adultes qui ont reçu les trois sacrements
de l’initiation chrétienne. Les premiers ravis sont ces confirmands et
catéchumènes eux-mêmes. Ils sont (re)venus à la foi de diverses manières.
Certains ont vécu des expériences difficiles (maladie, décès, …), d’autres ont
été touchés par la manière de vivre et les paroles de chrétiens rencontrés ici
et là. Il y a ceux qui ont découvert la foi sur internet ou en ouvrant une
Bible trouvée dans un tiroir ou dans une librairie, … La plupart disent qu’ils
viennent de familles non-pratiquantes, agnostiques ou même athées. Ils sont
heureux de se retrouver entre chrétiens, car disent-ils, « Avec les autres
croyants, nous parlons le même langage ! » C’est sûr que parler de sa foi dans
un monde qui en est très éloigné, c’est parfois avoir l’air d’un
extraterrestre. Comment dire aux autres ce que l’on ressent dans son cœur ou ce
que l’on vit en Église : la certitude d’être aimé, le pardon reçu pour les
péchés, la joie de lire la Bible et de prier, l’excitation de pouvoir un jour
communier au Corps et au Sang du Christ, la fraternité entre chrétiens, … ?
Les catéchumènes nous bousculent. Ils
lisent la Bible, ils font toutes sortes de recherches sur la foi, ils veulent
intégrer des communautés où les chrétiens de longue date leur diront en quoi la
foi transforme la vie. Ils veulent sentir qu’ils sont accueillis et appréciés.
Parfois leurs attentes sont déçues : certains chrétiens semblent venir à la
messe plus par habitude ou par motivation personnelle que pour se découvrir
frères et sœurs en Christ. Il y a ceux qui n’ont pas ouvert un livre sur la foi
depuis des décennies. Il arrive plus d’une fois que lorsqu’on pousse la porte
d’une Église pour la première fois, personne ne vienne à votre rencontre pour
vous accueillir chaleureusement et vous dire : « Tiens, vous êtes nouveau ? Ça
fait plaisir ! Comment vous appelez-vous ? » Il y a des catéchumènes qui disent
: « Ça fait des mois que je viens à l’Église et personne ne m’a jamais adressé
la parole ! » Il y a aussi les célébrations minutées où certains sont plus
attentifs à leur montre qu’à vivre une belle célébration dans le recueillement
et la reconnaissance pour les merveilles que Dieu offre à son peuple.
(à suivre)
Votre frère et pasteur,
+ Frédéric Rossignol

Un mot du Curé…

ON M’INTERPELLE SUR L’ÉGLISE DE CHAPELLE-À-WATTINES :
«
QUE
VA DEVENIR LE PATRIMOINE QUI S’Y TROUVE ? »

****************************************

****************************************

****************************************

****************************************

****************************************

****************************************

****************************************

****************************************


Intentions de prière pour la semaine

+ Père, guide ton Eglise sur les chemins du monde… Envoie-lui le
Défenseur, l’Esprit de vérité…
+
Père, accompagne tous ceux qui ont souci de rendre compte de l’espérance qui
est en eux… Envoie-leur le Défenseur, l’Esprit de vérité…
+
Père, donne-nous de discerner en toutes circonstances, la parole, le geste,
l’attitude qui conviennent… Envoie-nous le Défenseur, l’Esprit de vérité…
+
Père, ouvre le cœur des membres de nos communautés rassemblées en ton nom…
Envoie à nos communautés le Défenseur, l’Esprit de vérité…
CONTACTS
M. le Chanoine Patrick Willocq, curéResponsable de l’Unité pastoraleCuré de tous les clochers de l’entité de LeuzeTour Saint-Pierre 157900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.030479/62.66.20M. le Diacre Jean-Marie BourgeoisPastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaireGrand-Rue 567900 Leuze-en-Hainaut0470/100 340M. le Diacre Michel HubletMise à jour du site internetAvenue de la Croix-Rouge 447900 Leuze-en-HainautRèglement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,Curé - Adresse : voir plus hautDélégué à la protection des données :Secrétaire général de la Conférence épiscopale belge -Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1, 1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -Mail : ce.belgica@interdio.beAutorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -Secrétariat décanalTour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.03Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen
Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes
- Le samedi 09 mai, à 14h30, Simon Vandenhende, enfant de Lisa Meger et Pierre Etienne Vandenhende
- Le dimanche 10 mai, à 10h00, en l’église de Leuze, Nathaniel Deffontaine, enfant de Jessica Vanogrstraeten et Damien Deffontaine
- Le dimanche 10 mai, à 14h30, en l’église de Leuze, Ambre Cardon, enfant de Florence Devos et Marian Cardon
- Le samedi 16 mai, à 14h30, en l’église de Thieulain, Milena Guerlus, enfant de Annalya Denhaerinck et Orry Guerlus
- Le samedi 30 mai, à 14h30, en l’église de Leuze, Jeanne Desmecht, enfant de Sindy Willocq et Arnaud Desmecht ; Raphaël Delbecq, enfant de Florine Duelz et Benjamin Delbecq
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.
Mariages
- Le jeudi 14 mai, à 13h30, en l’église de Leuze : Michelle Senelle et Jérôme Anneessens
- Le samedi 27 juin, à 15h00, en l’église de Leuze : Vinciane Fontaine et Thierry Devigne
Que tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !
Funérailles
Madame Yvette
Deletre demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles a eu lieu en
l’église de Leuze le 08 mai 2026 à 11h00.
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…



Pour les familles… les jeunes… les enfants …




Dans notre Diocèse de Tournai…


Le
dimanche 7 juin, une messe jubilaire sera célébrée pour les 250 ans de la
Basilique de Bonne-Espérance.
L’actuelle
église abbatiale de Bonne-Espérance célèbre cette année le 250e
anniversaire de sa construction (1770-1776). Une importante exposition est
organisée à cette occasion (www.chasha.be).
Les
Prémontrés, qui ont fondé l’abbaye de Bonne-Espérance, ont saint Norbert comme
saint patron –fondateur ; celui-ci est
traditionnellement
fêté le 6 juin. Cette année, le lendemain est le dimanche du Saint-Sacrement du
Corps et du Sang du Christ. L’Eucharistie occupe une place centrale dans la
spiritualité et l’action apostolique des Prémontrés, et les éléments décoratifs
du chœur de la basilique de Bonne-Espérance en témoignent.
C’est
pour célébrer ce triple événement (Dimanche du SaintSacrement, fête de saint
Norbert et anniversaire de l’église) que la messe dominicale du 7 juin à 17h
(précédée du chapelet prié à 16h30) sera présidée par le Père Abbé de Leffe,
Christophe Monsieur, entouré de quelques membres de sa communauté. L’abbaye de
Leffe est en effet la seule communauté de Prémontrés en Wallonie. Comme tous
les premiers dimanches du mois (jusqu’à octobre), la messe du 7 juin sera
chantée en grégorien.
Signalons
que durant les dimanches de juillet et d’août, les chorales sont les bienvenues
pour animer la messe de 17h.
Renseignements :
Abbé Jean-Pierre
Lorette, recteur, +32 472 36 69
44,
bonaspes.basilique@evechetournai.be

Le site des Pèlerinages diocésains de Tournai fait peau neuve. Plus clair et plus agréable à parcourir, il a été repensé pour vous permettre de trouver facilement toutes les informations utiles et de découvrir nos différentes propositions de pèlerinages. Vous pouvez également vous inscrire directement en ligne !
N’hésitez pas à aller le consulter et à nous partager vos impressions : www.pelerinages-tournai.be


Les Pèlerinages de Tournai vous proposent un séjour de 7 jours au cœur du Portugal, entre Lisbonne, Fatima,
Coimbra, Porto et Braga. Un voyage qui allie rencontres spirituelles, temps de prière, richesse historique et beauté des paysages.
Ce pèlerinage sera animé par l’abbé Philippe Daloze et Antonia Selvais, directrice des Pèlerinages de Tournai.
Un itinéraire riche de sens
De nombreuses villes portugaises recèlent de
véritables trésors architecturaux et spirituels. Notre parcours débutera à Lisbonne, où églises, monastères et quartiers historiques témoignent d’une foi vivante et d’un passé fascinant.
Au cœur du pèlerinage se trouve Fatima, lieu d’apparitions mariales depuis 1917. Nous y vivrons des temps forts pour l’anniversaire de la sixième et dernière apparition.
En remontant vers le nord, nous ferons halte à Coimbra, ville universitaire emblématique, avant de rejoindre la vallée du Douro, berceau des célèbres vins de Porto. Enfin, nous terminerons notre route à Braga, l’un des plus anciens centres religieux du pays.
Les moments forts
• Visite du quartier de Belém, du monastère des Hiéronymites et de la cathédrale de Lisbonne
• Découverte d’un palais de Sintra
• Journée complète à Fatima : sanctuaire, basilique, tombeaux des voyants, procession aux flambeaux
• Visite du Couvent du Christ à Tomar
• Découverte de Coimbra, l’université, sa bibliothèque et le Carmel de sœur Lucie
• Porto : cathédrale, Ribeira, gare São Bento,…
• Célébration au sanctuaire du Bom Jesus à Braga
• Un programme partagé entre visites, célébrations et moments fraternels.
Informations pratiques
Dates : du 10 au 16 octobre 2026 (7 jours) Prix : 1.990 € Inclus :
Vols aller-retour au départ de Bruxelles
Hébergement en chambre double en hôtel 4* (normes locales) et en maison religieuse
Tous les repas du 1er jour midi au dernier jour midi
Boissons, visites, assurances assistance, taxes et pourboire Non inclus :
Transfert vers l’aéroport de Zaventem (navette possible sur demande)
Boissons hors forfait
Repas du soir du dernier jour
Supplément chambre individuelle : 340
⚠️ Pèlerinage prévu pour des personnes valides, autonomes et capables de suivre un groupe sans difficulté.
Un pèlerinage pour se ressourcer
Ce voyage est une occasion privilégiée de découvrir un pays magnifique en marchant sur les pas des saints. Ne tardez pas à vous inscrire !
📩Renseignements et inscriptions :
Pèlerinages de Tournai
Tél : +32 69 22 54 04
Mail : pelerinages@evechetournai.be








« En ce dixième anniversaire [de l’Exhortation apostolique Amoris laetitia], nous voulons rendre grâce au Seigneur pour l’élan donné à l’étude et à la conversion pastorale de l’Église et lui demander le courage de poursuivre le chemin, en accueillant toujours à nouveau l’Évangile, dans la joie de pouvoir l’annoncer à tous. » *
Un moment fort de notre diocèse, ouvert à tous !
Dans l’élan de cet encouragement du Saint-Père, le service pastoral des couples et familles, en collaboration avec la pastorale des jeunes, vous invite dès à présent à bloquer la date du samedi 3 octobre dans vos agendas ! Une journée pour célébrer la « Joie de l’amour », à l’occasion de l’anniversaire de la parution de l’Exhortation apostolique Amoris laetitia. Une journée ouverte à tous, paroissiens de tout âge, familles de la catéchèse, catéchumènes et leurs familles, futurs mariés, personnes en recherche de sens, jeunes, célibataires, couples, animateurs en pastorale (venez en famille !), et vous aussi, chers amis prêtres et diacres.
Nous souhaitons que ce moment fort de notre diocèse, dédié à la joie de l’amour (joie d’aimer et d’être aimé), soit vécu dans l’esprit de l’Évangile. Que tous soient accueillis et se sentent rejoints, à travers différentes propositions, qui soient propices à la rencontre, à l’écoute, au cheminement, à la joie, dans un cadre où tout sera mis en œuvre pour refléter la beauté et l’amour inconditionnel dont chacun est aimé par Dieu.
Des propositions variées
Nous pouvons d’ores et déjà vous annoncer que cette journée sera ponctuée d’activités qui rassemblent (une célébration festive et joyeuse, un concert de louange par le groupe Rise Up, notamment), mais aussi par des animations à vivre seul, en couple, en famille, en communauté. Des lieux spécifiquement dédiés aux jeunes et aux enfants seront prévus (animations spécifiques en fonction des âges, garderie pour les plus jeunes), afin que chacun y trouve son compte et que les parents puissent, s’ils le désirent, vivre des activités de leurs côtés. Nous déploierons également des lieux d’écoute et de partage, notamment pour les personnes qui ne vivent pas « la joie de l’amour », à ce moment de leur vie (nous pensons notamment aux personnes séparées, divorcées, endeuillées…).
Le programme complet et définitif sera donné dans les prochaines semaines.
Des relais locaux pour inviter
Si nous nous adressons à vous dès à présent, c’est parce que nous avons besoin de vous, acteurs de terrain, lecteurs d’Église de Tournai ; de votre présence ce jour-là, mais aussi de votre capacité à inviter personnellement et largement les personnes que vous côtoyez. Nous vous suggérons de bloquer cette date dans les agendas paroissiaux, dans les programmes de la catéchèse, du catéchuménat… Cette journée est pour tous ! Nous vous espérons très nombreux !
Amoris laetitia, une bonne nouvelle pour les familles !
En quelques mots, que dire sur l’esprit d’Amoris laetitia ? Qu’il annonce et redit la joie et la beauté de l’amour, tout en prenant en compte la réalité de la vie des personnes ainsi que leurs fragilités, et évoque la vie chrétienne comme un processus (tous en chemin).
Angélique Byl
Service Couples et Familles
* Extrait du message du pape Léon XIV à l’occasion du dixième anniversaire de l’Exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia (19 mars 2026)
Dans l’Église de Belgique…

Mgr Jean-Pierre Delville, qui célèbre ce 29 avril 2026 ses 75
ans, a remis sa renonciation au pape, comme le prévoit le droit canonique.
Après treize années à la tête du diocèse de Liège, la presse francophone dresse
le portrait d’un évêque réformateur, marqué par les crises, l’ouverture et un
style pastoral assumé.
Mgr
Jean-Pierre Delville, évêque de Liège depuis 2013, a officiellement offert au
pape Léon XIV sa renonciation à la charge épiscopale. Un geste attendu,
puisqu’il s’agit d’une obligation prévue par le canon 401 du droit canonique à
l’âge dit de la « retraite » des évêques. Comme le rappellent La Libre Belgique, RCF Liège et QUATRE,
cette renonciation n’entraîne pas un départ immédiat : Mgr Delville reste en
fonction jusqu’à la nomination de son successeur, un processus pouvant durer de
six mois à deux ans. Nommé par le pape François le 31 mai 2013 et ordonné le 14
juillet de la même année, il succédait alors à Mgr Aloys Jousten. Treize ans
plus tard, l’heure est au bilan.
Un évêque gestionnaire face à
des défis structurels
Un
premier thème revient quasi unanimement dans la presse : les lourds défis
administratifs et financiers auxquels Mgr Delville a été confronté. QUATRE (Liège Média) et La DH soulignent le redressement des
finances de l’évêché, alors déficitaires à son arrivée, et la gestion d’un
patrimoine ecclésial complexe. "On
parlait d'un déficit annuel de 300.000 euros" mentionne Marc Bechet
dans La DH. Dans un contexte de
baisse de la pratique religieuse et de diminution du nombre de prêtres
vieillissants, l'évêque a partagé des signes encourageants. Marc Bechet
rapporte encore une certaine satisfaction “mais
en toute humilité”, de l'évêque qui constate "un regain pour les baptêmes et les communions au sein du diocèse de
Liège." La DH et Sud Info citent des chiffres précis et
relaient l’analyse de Mgr Delville : une jeunesse « en recherche de sens »,
marquée par le Covid, la crise climatique et les guerres, et trouvant dans
l’Evangile une source d’inspiration.
La presse insiste aussi
sur une approche jugée « collaborative », notamment dans la gestion des
bâtiments : ouverture culturelle de certaines églises, davantage de lieux
rouverts que fermés, et refus d’une logique purement comptable (La DH, Sud Info). "De quoi
êtesvous le plus fier ?" questionne Luc Gochel, journaliste à La
Meuse. "De la création du vicariat
de l’accompagnement des acteurs pastoraux. Il est important que ceux qui
travaillent pour l’Eglise puissent être entendus et écoutés par un service autonome
par rapport à l’autorité, ce qui permet à chacun de s’exprimer librement."
répond Mgr Delville. Une confiance qui se vérifie dans les différents services
diocésains et dans l'associatif. "Aujourd’hui,
dans le diocèse, 9 900 bénévoles participent aux activités et mission de
l’Eglise" note à ce sujet le média liégeois QUATRE.
La
radio RCF Liège souligne pour sa part
la dimension de communicateur de Mgr Delville, rappelant sa présence régulière
à l’antenne et sa volonté de rendre l’histoire de l’Eglise accessible au grand
public.
En septembre
2025, Mg Delville accompagnait des catéchistes à la découverte de la basilique
Saint-Pierre.
Une gouvernance marquée par l’ouverture
et la place des femmes Autre
ligne forte relevée par quasiment tous les médias : la place accordée aux laïcs
et aux femmes dans la gouvernance diocésaine. La Meuse, La DH et RTBF Liège évoquent un tournant
historique : à l’automne 2026, le Conseil épiscopal de Liège sera, pour la
première fois, majoritairement composé de femmes. Mgr Delville s'en réjouit :
"A mon arrivée, ce conseil était composé à 100 % d’hommes. Il comptera une
majorité de femmes à mon départ", rappelait-il lors de la rencontre avec
les journalistes ce 28 avril. La DH
va plus loin en qualifiant explicitement l’évêque de Liège de « progressiste »,
un qualificatif assumé par l’intéressé lui-même, notamment sur les questions de
ministères laïcs féminins.
Une parole forte
Les
moments les plus sombres de l’épiscopat sont également largement commentés. La
gestion de la crise du Covid, avec des églises fermées ou fortement limitées,
et la nécessité d’inventer de nouvelles formes de célébrations et de
communication (Sud Info). Mais c’est
surtout la question des abus sexuels qui revient avec force dans l'attention
médiatique. Mgr Delville parle de "trahison
absolue du message de l’Evangile", une expression reprise par
plusieurs titres pour souligner la fermeté de son positionnement et l’ouverture
aux victimes, notamment par des appels publics.
Trop tôt pour évoquer sa
succession ?
La
question de la succession de Mgr Delville fait également partie des thèmes
relevés par plusieurs médias, sans toutefois donner lieu à des spéculations
précises. La procédure est désormais bien balisée : le nonce apostolique en
Belgique, Mgr Franco Coppola, mènera une série de consultations auprès de
prêtres, de laïcs et d’instances diocésaines avant de transmettre à Rome une
liste de trois candidats. Le pape Léon XIV fera ensuite son choix. Certains
articles évoquent le souhait exprimé par Mgr Delville de voir émerger un évêque
ayant un ancrage local fort, estimant qu’il est "important d’avoir des connexions avec la société liégeoise ".
Mais l’intéressé lui-même tempère toute attente, rappelant que les pronostics
sont rarement fiables et que le Saint-Siège pourrait également opter pour un
profil plus jeune, missionnaire, voire extérieur au diocèse, à l’image des
récentes nominations à Namur et à Tournai. En attendant, le diocèse de Liège
continue de fonctionner normalement, Mgr Delville demeurant en pleine charge
jusqu’à l’arrivée effective de son successeur.
Historien
et exégète reconnu, Jean-Pierre Delville prépare déjà son « après-épiscopat » :
conférences, recherches bibliques, et un ouvrage sur saint Lambert (le saint
patron de la ville de Liège) coécrit avec le médecin légiste Philippe Boxho, un
projet qui intrigue autant qu’il illustre un style personnel mêlant érudition
et ouverture sociétale.
Manu VAN LIER

Ils étaient plus de 500 à la Marche des
vocations, ce vendredi 1er mai à Banneux. Dont quatre évêques, pas moins de 45
prêtres, une quinzaine d'ordres et congrégations, ainsi que plus de cent jeunes
issus de tous les diocèses. De quoi permettre à cette diversité de vocations de
se rencontrer. Mais aussi aux jeunes en discernement de partager questions,
craintes et réflexions avec ceux déjà engagés.
Les organisateurs avaient
tablé sur une centaine de participants pour le retour de cette tradition en
Belgique francophone. C'est finalement plus de 500 personnes qui ont pris part
à la Marche pour les vocations, ce vendredi 1ᵉʳ mai, depuis le sanctuaire
marial de Banneux.
L'occasion
de prier et de rendre grâce pour ceux qui se sont engagés dans une vocation
particulière à la suite du Christ.
Offrir aux jeunes des visages
concrets de la vocation
À
la manette de cet événement, Véronique Bontemps, auxiliaire de l'apostolat de
Malines-Bruxelles et directrice du Centre National des Vocations : "Nous avons ici avec nous 4 évêques, au
moins 45 prêtres, peut-être plus. Nous avons aussi 115 consacrés, 15
auxiliaires de l'apostolat... bref, il y a du monde !"
Son
idée, derrière cette marche, était de faire se rencontrer les multiples
vocations qui font la richesse de l'Église, mais aussi les inviter à échanger
avec des jeunes en discernement. "Les
jeunes que je rencontre me demandent beaucoup de clarté. C'était leur offrir
l'occasion de rencontrer des vocations qui peuvent dire elles-mêmes ce qu'elles
sont, de voir la variété, et que chacun trouve son chemin, parce qu'il y a
beaucoup de demeures dans la Maison du Père."

À 8 ans déjà, Melvin se sent
appelé à être prêtre
Cette
journée a permis de réunir plus de 100 jeunes issus de tous les diocèses. Parmi
ceux-ci, certains envisagent une vie sacerdotale. C'est le cas de Melvin, 27
ans, originaire de Boussu. La prêtrise, c'est un appel qui grandit en lui
depuis le plus jeune âge. "Mon envie
d'être prêtre vient de l'âge de mes huit ans. J'ai reçu cet appel et puis j'ai
commencé à aller à la messe. Et en allant à la messe, j'ai eu cette vocation et
cet appel de transmettre l'Évangile et de donner ma vie au Seigneur qui n'a cessé
de murir".
Si
ce chemin intérieur s’est imposé avec évidence, il n’a pas été immédiatement
compris par son entourage. "Au
début, c'était un peu compliqué avec la famille parce que la maman voulait
avoir des petitsenfants, le papa pareil. Puis, ils m'ont dit : "C'est
ta vie, tu fais ce que tu veux."
Question Église, je suis beaucoup soutenu par mes amis prêtres et par mon
prêtre de chez nous, à Boussu. Et puis, j'ai des amis aussi qui me soutiennent
dans ma vocation." Plusieurs de ses amis lui ont adressé un signe de soutien
en ce 1ᵉʳ mai, pensant à lui et priant pour lui pendant la marche : "Ça me donne plus de force
aujourd’hui".
Mgr Lejeusne explique ce
qu'est la "vocation"
Mais
c'est quoi au juste une vocation ? Eh bien, qui de mieux pour nous répondre que
l'évêque référendaire pour les vocations, Mgr Fabien Lejeusne : "La vocation, c'est l'appel. À quoi le
Seigneur m'appelle-t-il pour le servir ? Est-ce qu'il m'appelle dans une
vocation de mari et père ou mère, dans une vocation religieuse, dans une
vocation sacerdotale ? La vocation, c'est vraiment l'appel du Seigneur et le
sujet, c'est : Quelle réponse moi, j'y apporte ? Est-ce que j'entends l'appel
et est-ce que j'y réponds ?"
Devant
une assemblée de 500 marcheurs, l'évêque de Namur a remercié les prêtres,
diacres, religieux, religieuses, consacrés et tous ceux qui ont répondu au
"oui" inconditionnel : "Ce
oui inconditionnel peut bousculer, peut être surprenant… mais qu’est ce qu’il
est beau !" Il a encouragé ceux en discernement à oser cette "formidable aventure". "La vocation est d'abord un don, comme
le Christ lui-même a fait don de sa propre vie pour la vie des femmes et des
hommes, pour notre humanité."
À 25 ans, Bruno se projette
dans le diaconat
Au
cours de la marche, nous croisons Bruno, 25 ans et originaire de Châtelet.
Depuis trois ans, il réfléchit à devenir diacre, ce rôle essentiel de service
et de charité pour l'Église : "Je ne
me vois pas du tout en tant que prêtre. C'est peut-être un peu trop lourd pour
moi, je pense, puis j'ai envie d'avoir une famille."
Bruno
est persuadé que la vocation peut encore intéresser les jeunes de son âge.
D'ailleurs, il le constate autour de lui. "Dans
ma paroisse où nous sommes une vingtaine de jeunes, j'ai deux, trois jeunes qui
ont une vocation, du moins qui réfléchissent à cette vocation de devenir
prêtre. Je vois que les jeunes reviennent vers l'Église. Donc, cela pourrait
peut-être amener à avoir de plus en plus de prêtres, de diacres ou de religieux
dans la vie catholique."
"N’ayez pas
peur" : des religieux rassurent les jeunes
Parlons
des religieux et religieuses justement. Ils étaient présents en nombre à cette
Marche pour les vocations. On dénombrait ainsi plus de 15 ordres et
congrégations, colorant la marche de leurs bures, voiles et tuniques
spécifiques. Sœur Regina Egita, de la congrégation des Sœurs de Saint-Charles,
a un conseil aux jeunes qui réfléchissent à une vie monastique : "J'ai 29 ans. En tant que jeune
religieuse, je veux leur dire de ne pas avoir peur. Vraiment, si on a le désir
intérieur, Dieu sera toujours là pour nous, des gens prieront pour nous. Donc,
on doit toujours suivre notre vision, là où on doit aller."
Certains
ont fait la route depuis la Flandre. C'est le cas de Fons, 30 ans, moine
dominicain à Leuven. Il nous livre trois conseils simples pour discerner sa
vocation :
"D'abord, prenez votre temps. Ce ne
sont pas des choix qu'on fait à la hâte. Même si on n'est plus si jeune que ça,
on peut quand même prendre quelques années pour réfléchir sur cette question.
Deuxièmement, c'est: faites vous accompagner. Trouvez quelqu'un qui connaît la
vie religieuse, qui connaît le sacerdoce et soyez honnête avec cette personne.
Vraiment, partagez les questions qui vous travaillent. Et troisièmement, c'est
de prier. Priez beaucoup, priez la Vierge. Venez à Banneux si vous pouvez. A la
Marche des vocations !"
Comment répondre au manque
de vocations ?
La
Belgique, comme beaucoup de pays, traverse actuellement une crise des
vocations. Il y a quelques semaines, Mgr Frédéric Rossignol tirait la sonnette
d'alarme, s'inquiétant qu'il n'y ait plus de séminaristes pour le diocèse de
Tournai. Nous avons profité de sa présence lors de cette marche pour lui
demander quelles seraient les pistes pour y répondre ? "Alors, les pistes pour y répondre... C'est une question assez
vaste ! (rires) Mais c'est sûr qu'il faut en parler, il faut prier. Il faut
aussi avoir une Église qui soit accueillante par rapport aux jeunes. Des
jeunes, il y en a de plus en plus qui reviennent vers l'Eglise, mais il ne faut
pas que ce soit un "one shot". C'est-à-dire qu'on vient, on fait un
parcours de catéchèse, et puis c'est tout. Cela dépend des jeunes certes, mais
aussi des communautés qui accueillent. A l'avenir, on continuera aussi à
accueillir des prêtres étrangers, peut-être des séminaristes aussi. Il faut une
perspective globale où il y a plusieurs pistes qui se rejoignent."
Face
à la question des vocations, Mgr Lejeusne, évêque référendaire, se veut à la
fois lucide et confiant. Pour lui, l'appel existe toujours, mais encore faut-il
un terreau pour l'accueillir. Et ce terreau, il commence très concrètement dans
nos lieux de vie.
"Le premier lieu où on peut faire
cette expérience, c'est en famille. Ensuite, dans les paroisses et les
mouvements. Est-ce que dans chacun de ces lieux, nous osons encore parler de la
beauté de la vocation religieuse, sacerdotale ? Et de la joie que c'est de se
mettre au service du Seigneur, au service de l'Église ? C'est vrai qu'on se dit
toujours : 'Ben, c'est
l'affaire des autres !' C'est comme le
TGV. On a envie du TGV, mais seulement quand il passe chez le voisin... Et là,
c'est au contraire de dire: 'Non, c'est quelque chose qui me concerne moi
aussi" Donc, en famille, est-ce que
j'ose dire cette joie ou faire part de mon intérêt pour le service du Seigneur
et de l'Église ?"
Une page Facebook pour faire
entendre des parcours de vie
L'abbé
Xavier Huvenne a souhaité, à son échelle, mettre en place des initiatives pour
accompagner les jeunes dans leur questionnement, leurs doutes et réflexions : "On a créé une page Facebook qui
s'appelle Un appel à ne pas manquer. Sur cette page, nous publions des
témoignages de différentes vocations, des petites capsules de 2 minutes où les
personnes qui ont répondu "oui" au Seigneur donnent un petit
témoignage : comment est-ce qu'ils ont ressenti cet appel du Seigneur ; et
comment, surtout, ils y ont répondu...
À l’arrivée, Mgr Terlinden
confie les vocations dans la prière
Après
10 km de marche, tous se sont réunis dans la grande église de la Vierge des
Pauvres pour une célébration eucharistique présidée par Mgr Luc Terlinden. Une
belle façon de clôturer cette Marche pour les vocations.
Au
cours de la messe, l'archevêque de Malines-Bruxelles a eu un mot pour Mgr
Delville qui, à 75 ans, a remis sa lettre de renonciation au Pape. Mgr
Terlinden a ensuite appelé à prier spécialement pour les vocations dans notre
Église. "Demandons de renouveler ce
"oui" pour toutes celles et ceux qui se sont engagés dans une
vocation spécifique." Puis, il s'est adressé à la jeunesse réunie : "Et vous, les jeunes, demandez à Marie,
par son intercession, de pouvoir recevoir le don de la paix et le don de
l'appel de la vocation que le Seigneur vous réserve."
🖋️ Un
reportage de Clément LALOYAUX Avec le précieux soutien du service
com' du diocèse de Liège et du Centre National des Vocations - 📸 Crédits photo : CathoBel, Diocèse de Liège, Saint Vincent de Paul
Herstal
La ministre de l’Enseignement souhaite rendre obligatoires deux
heures de cours de philosophie et citoyenneté (CPC) dans l’enseignement
officiel. Les cours de religion et de morale seraient relégués hors horaire.
Une réforme qui divise profondément.
Le
débat sur la place des cours de religion et de morale dans l’enseignement
officiel pourrait revenir sur le devant de la scène en Fédération
Wallonie-Bruxelles. Selon des informations révélées par
Le
Soir
le 17 avril 2026, la
ministre de l’Enseignement, Valérie Glatigny (MR), a relancé des consultations
autour d’une réforme visant à généraliser deux heures obligatoires de cours de
philosophie et de citoyenneté (CPC) dans l’enseignement officiel organisé et
subventionné, tout en rendant les cours de religion et de morale facultatifs et
hors grille horaire.
Aujourd’hui,
dans l’enseignement officiel (qui scolarise environ la moitié des élèves
francophones, l’autre moitié relevant du réseau libre), les élèves suivent une
heure obligatoire de CPC et choisissent soit une heure de religion ou de
morale, soit une seconde heure de CPC. La réforme envisagée modifierait
profondément cet équilibre. Les
arguments de la ministre
Interrogé
par Le Soir, le cabinet de la
ministre affirme que cette réforme répondrait à des difficultés pédagogiques et
organisationnelles remontées du terrain. "Une heure de cours de CPC par semaine est insuffisante pour développer
l’esprit critique et atteindre les attendus du référentiel", explique
le cabinet. Il pointe également la complexité des horaires, la multiplication
des choix, le manque de continuité des apprentissages et l’instabilité des
charges horaires des enseignants. Selon la ministre, le CPC est aujourd’hui
devenu un cours « fourretout », absorbant divers projets citoyens au détriment
du programme. Deux heures permettraient, selon ses soutiens, d’ancrer davantage
les apprentissages liés à la citoyenneté, au pluralisme et à la pensée critique.
Une vive opposition du côté
des cours convictionnels
Mais
la perspective de rendre les cours de religion et de morale facultatifs et hors
horaire suscite de profondes inquiétudes. Plusieurs acteurs redoutent une
disparition de fait de ces cours dans l’enseignement officiel. Dans
La
Libre, Jean-Marc Drieskens, président du
Conseil consultatif supérieur des cours philosophiques, alerte : "Si ces cours deviennent volontaires et en
dehors de l’horaire scolaire, ils disparaîtront à terme de l’univers scolaire."
D’autres
soulignent leur rôle éducatif et sociétal. Le SeGEC (Secrétariat général de
l'Enseignement Catholique) estime que les cours de religion, lorsqu’ils sont
bien encadrés, favorisent le dialogue interconvictionnel et permettent un
travail critique sur les textes, les croyances et leur place dans une société
démocratique. Pour certains, supprimer cet espace structuré risque de renvoyer
les jeunes vers des sources non contrôlées, notamment en ligne.
Les
chiffres publiés le mois dernier par
CathoBel
infirment par ailleurs
l’idée d’un désintérêt massif. Dans l’enseignement officiel, le cours de
religion catholique demeure le plus choisi en primaire, et connaît même un
léger rebond dans le secondaire ces dernières années. Tous réseaux confondus,
il reste le premier cours convictionnel suivi par les élèves.
Un équilibre délicat entre
neutralité et liberté
Au
cœur du débat se trouve aussi l’article 24 de la Constitution, qui garantit le
choix entre un cours de religion reconnue ou de morale. La ministre affirme
vouloir respecter ce cadre, en maintenant une possibilité d’accès à ces cours.
Maintenir, certes, mais hors horaire ! On peut légitimement douter que cette
option rencontre un franc succès auprès des parents ou des élèves. Derrière une
réforme présentée comme technique et pédagogique, c’est bien une question de
société qui se pose : quelle place accorder aux convictions religieuses, à
l'histoire des courants religieux ou au dialogue interconvictionnel à l’école
officielle ?
Manu VAN LIER







