Une Parole … Une Prière
3ÈME DIMANCHE DE PÂQUES 
« RESTE AVEC NOUS… »

« Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple : comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël. Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé. À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau, elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant. Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. » Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? » Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin. Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon Pierre. » À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. »
Évangile de Jésus Christ selon Saint saint Luc 24, 13-35
Illustration : L’église de Cognin abrite depuis 1998 le triptyque d’Arcabas
représentant la scène du repas du Christ ressuscité avec les disciples d’Emmaüs.
Photo Le DL /T.G.)
Méditation du Pape Léon XIV
PAPE LÉON XIV 
Audience générale - Catéchèses
Place St-Pierre , Rome – 08 avril 2026

LE CONCILE VATICAN II À TRAVERS SES DOCUMENTS (X)
II. LA CONSTITUTION DOGMATIQUE LUMEN GENTIUM
7 SAINTETÉ ET CONSEILS ÉVANGÉLIQUES DANS L’EGLISE
Chers
frères et sœurs, bonjour et bienvenue !
La Constitution du Concile Vatican II Lumen
Gentium (LG) sur l’Église consacre
un chapitre entier, le cinquième, à la vocation universelle à la sainteté de
tous les fidèles : chacun de nous est appelé à vivre dans la grâce de Dieu, à
pratiquer les vertus et à se conformer au Christ. La sainteté, selon la
Constitution conciliaire, n’est pas un privilège réservé à quelques-uns, mais
un don qui engage chaque baptisé à tendre vers la perfection de la charité,
c’est-à-dire vers la plénitude de l’amour envers Dieu et envers son prochain.
La charité est, en effet, le cœur de la sainteté à laquelle tous les croyants
sont appelés : infusée par le Père, à travers son Fils Jésus, cette vertu «
oriente tous les moyens de sanctification, leur donne leur âme et les conduit à
leur fin » (LG, 42). Le plus haut degré de sainteté, comme aux origines de
l’Église, est le martyre, « témoignage suprême de la foi et de la charité »
(LG, 50) : c’est pourquoi le texte conciliaire enseigne que tout croyant doit
être prêt à confesser le Christ jusqu’à verser son sang (cf. LG, 42), comme
cela s’est toujours produit et se produit encore aujourd’hui. Cette
disponibilité au témoignage se manifeste chaque fois que les chrétiens laissent
dans la société des signes de foi et d’amour, en s’engageant pour la justice.
Tous les sacrements, de façon éminente
l’Eucharistie, sont une nourriture qui font croitre une vie sainte, assimilant
chaque personne au Christ, modèle et mesure de la sainteté. Il sanctifie
l’Église, dont il est le Chef et le Pasteur : la sainteté est, dans cette
perspective, son don, qui se manifeste dans notre vie quotidienne chaque fois
que nous l’accueillons avec joie et y répondons avec engagement. À ce propos,
saint Paul VI, lors de l’audience générale du 20 octobre 1965, rappelait que
l’Église, pour être authentique, désire que tous les baptisés soient « des
saints, c’est-à-dire véritablement ses enfants dignes, forts et fidèles ». Ceci
s’accomplit comme une transformation intérieure, par laquelle la vie de chaque
personne est conformée au Christ par la vertu de l’Esprit Saint (cf. Rm 8,29;
LG, 40).
Lumen Gentium décrit la sainteté de
l'Église catholique comme l'une de ses caractéristiques constitutives, à
recevoir dans la foi, car elle est considérée comme « indéfectiblement sainte »
(LG, 39). Cela ne signifie pas qu'elle le soit pleinement et parfaitement, mais
qu'elle est appelée à confirmer ce don divin durant son pèlerinage vers la
destination éternelle, marchant « à travers les persécutions du monde et les
consolations de Dieu » (Saint Augustin, De civ. Dei 51,2 ; LG, 8). La triste
réalité du péché dans l'Église, c'est-à-dire en chacun de nous, invite chacun
de nous à entreprendre un changement de vie sérieux, en nous confiant au
Seigneur, qui nous renouvelle dans la charité. Cette grâce infinie précisément,
qui sanctifie l'Église, nous remet une mission à accomplir jour après jour :
celle de notre conversion. Ainsi, la sainteté n’a pas seulement une nature
pratique, comme si elle pouvait se réduire à un engagement éthique, aussi grand
soit-il, mais elle concerne l'essence même
de la
vie chrétienne, tant personnelle que communautaire.
Dans cette perspective, la vie consacrée
joue un rôle décisif, et la Constitution conciliaire en parle au chapitre six
(cf. nn 43-47). Chez le peuple saint de Dieu, elle constitue un signe
prophétique du monde nouveau, vécu ici et maintenant dans l’histoire. En effet,
ces conseils évangéliques qui façonnent toute expérience de la vie consacrée :
la pauvreté, la chasteté et l’obéissance, sont des signes du Royaume de Dieu,
déjà présents dans le mystère de l’Église. Ces trois vertus ne sont pas des
prescriptions qui enchainent la liberté, mais des dons libérateurs de l’Esprit
Saint, par lesquels certains fidèles sont totalement consacrés à Dieu. La
pauvreté exprime une confiance totale en la Providence, libérant du calcul et
de l’intérêt personnel ; l’obéissance a pour modèle le don de soi que le Christ
a fait au Père, libérant de la suspicion et de la domination ; la chasteté est
le don d’un cœur entier et pur dans l’amour, au service de Dieu et de l’Église.
En se conformant à ce mode de vie, les
personnes consacrées témoignent de la vocation universelle à la sainteté de
toute l’Église, sous la forme d’un engagement radical. Les conseils
évangéliques manifestent la pleine participation à la vie du Christ, jusqu’à la
croix : c’est précisément par le sacrifice du Crucifié que nous sommes tous
rachetés et sanctifiés ! Contemplant cet événement, nous savons qu’il n’est
aucune expérience humaine que Dieu ne rachète : même la souffrance, vécue en
union avec la Passion du Seigneur, devient un chemin vers la sainteté. La grâce
qui convertit et transforme la vie nous fortifie ainsi dans chaque épreuve,
nous indiquant pour but non pas un idéal lointain, mais la rencontre avec Dieu,
qui s’est fait homme par amour. Que la Vierge Marie, Mère toute sainte du Verbe
incarné, soutienne et protège toujours notre chemin.
Pape Léon XIV
Prier avec le Pape
PRIER AVEC LE PAPE
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - AVRIL 2026
« Pour les prêtres en crise »
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Seigneur Jésus,
Bon Pasteur et compagnon de route,
aujourd’hui nous te confions tous les prêtres,
en particulier ceux qui traversent des moments de crise,
quand la solitude devient lourde,
quand les doutes obscurcissent leur cœ ur
et que la fatigue semble plus forte que l’espérance.
Toi qui connais leurs luttes et leurs blessures,
renouvelle en eux la certitude de ton amour inconditionnel.
Fais-leur sentir qu’ils ne sont ni des fonctionnaires
ni des héros solitaires,
mais des fils bien-aimés, des disciples humbles et précieux,
et des pasteurs soutenus par la prière de ton peuple.
Père bon,
apprends-nous, en tant que communauté,
à prendre soin de nos prêtres :
à les écouter sans juger,
à remercier sans exiger la perfection,
à partager avec eux la mission baptismale
d’annoncer le Royaume par des gestes et des paroles,
et à les accompagner avec proximité et prière sincère.
Que nous sachions soutenir
ceux qui nous soutiennent si souvent.
Esprit Saint,
ravive en nos prêtres la joie de l’Évangile.
Accorde-leur des amitiés saines, un soutien fraternel,
le sens de l’humour
quand les choses ne se passent pas comme prévu,
et la grâce de redécouvrir toujours
la beauté de leur vocation.
Qu’ils ne perdent jamais confiance en Toi,
ni la joie de servir ton Église
avec un cœ ur humble et généreux.
Amen.

Parole de Mgr Frédéric Rossignol


Mais Jésus ne se définit pas simplement comme « un homme bon parmi les hommes bons ». Autrement, sa vie,
bien que significative, resterait anecdotique. En effet dans l’Histoire des hommes, d’autres hommes ont pu faire le bien à plus grande échelle que lui. Et puis en quoi son « héroïcité » change-t-elle notre existence ? À regarder de près, la compassion du Christ, sa proximité avec les pauvres, s’accentue avec le temps, jusqu’au moment où Il accepte de subir le sort réservé aux plus misérables de la société, en étant crucifié. Au moment où Il est crucifié, il fait l’expérience d’un abandon total de la part de son Père. Il est complètement seul. Cette solitude n’est pas seulement celle d’un homme souffrant dans son corps et son esprit. Elle est une souffrance spirituelle, c’est-à-dire qu’elle rejoint la souffrance de l’homme pécheur. C’est notre péché qui est la source la plus profonde de notre solitude. En choisissant de ne pas aimer, nous nous coupons de Dieu et de nos frères et soeurs. Le Christ, lui, n’a pas cessé d’aimer, mais il a accepté de faire l’expérience de la solitude du péché. Et cette solitude de la croix se prolonge dans sa descente aux enfers, que nous récitons chaque dimanche, le credo. (Il est descendu aux enfers, le troisième jour (seulement !), Il est ressuscité d’entre les morts.) En mourant comme un malfaiteur, Jésus rejoint l’humanité entière dans sa solitude. Mais s’il n’était pas ressuscité, il ne serait qu’un pauvre homme parmi nous autres. En quoi sa mort injuste nous consolerait-elle ? Elle ne ferait qu’empirer le tableau de notre condition humaine. Il faut donc que le Christ soit ressuscité pour que sa vie et la nôtre prennent sens ! Parce que la Résurrection, c’est la preuve que Celui qui aime ne meurt pas. Ou plutôt Il meurt pour renaître.
Mais qu’est-ce que la foi en la vie éternelle change pour nous au quotidien ? Nous le savons par expérience, la mort de nos proches est et reste une expérience douloureuse, parce qu’entre eux et nous s’installe le silence… Ce silence est le prix de notre liberté. Si les morts nous parlaient, nous ne serions plus capables de faire nos propres choix. Nous devrions agir en fonction de ce que les morts nous dicteraient de faire. De même si le Christ nous apparaissait, nous n’aurions plus foi en Lui comme dit saint Paul parce que la foi est du domaine de ce que l’on ne voit pas, mais que l’on croit… Mais qui dit silence ne dit pas rupture du lien et de la confiance. Nous honorons le Christ par notre foi en Lui (Heureux ceux qui croient sans avoir vu…) et nous continuons d’honorer nos défunts en suivant le bon exemple de leur vie ou même en offrant notre vie pour leur salut, s’ils sont encore dans une étape de purification en vue de la vie en Dieu. Il y a une solidarité entre les défunts et nous. Ils nous incitent à faire le bien et nous en retour, nous faisons le bien comme un moyen de les soutenir dans leur chemin vers Dieu.
(A suivre)
Votre frère et pasteur,
+ Frédéric Rossignol
Un mot du Curé…

JÉSUS LUI-MÊME S’APPROCHA…
«
Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples
faisaient route vers un village appelé Emmaüs… »
Nous sommes le jour
même de la Résurrection… Pour nous, ce jour est jour de fête…Alléluia !... Les deux disciples, eux, s’en retournent
chez eux, tout tristes… Tristes de
ces événements qui se sont déroulés à Jérusalem, dans les palais de Caïphe et
de Pilate, sur le chemin de Croix, sur le Golgotha… Oh ! Bien sûr, il y a bien
des bruits qui courent, des rumeurs… Ah ! les rumeurs… Que ferait-on sans elles
?... Et que disent-ils, ces bruits qui courent plus vite que la raison ?... Que
des femmes seraient allées au tombeau, qu’elles n’ont pas trouvé le corps,
qu’elles auraient même été témoins d’une apparition… Des bruits courent, mais
ils en courent tellement, des bruits… Eux, tout ce qu’il leur reste, ce sont
leurs souvenirs…
Souvenirs
de gestes… souvenirs de paroles… Et leur tristesse : pourquoi lui avoir fait
cela ?... Et leurs angoisses aussi : que va-t-il se passer maintenant ? Et
leurs déceptions : tout ce qu’on espérait de lui, plus rien !... On peut
comprendre, non ?... On efface tout et on recommence comme « avant », quoi…
Pourtant, plus rien ne peut être comme
avant !... Mais cela, il fallait que Dieu
lui-même le signifie… Alors il s’approche…
Parfois
les hommes vont vers Jésus, souvent Jésus va vers les hommes… Comme ici :
une fois encore, il fait le premier pas : «
Tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux… » Il a toujours fait le premier pas… Mais ils ne
le reconnaissent pas… Et pour cause, hantés qu’ils sont par cette image de la
Croix, de la mort, ils ne pouvaient rien voir d’autre… Ils avaient pourtant
déjà marché avec lui… Ils l’avaient suivi jusqu’à Jérusalem… C’était le grand
chemin initiatique… Jésus les conduisait, pas après pas, signe après signe,
parole après parole… vers la Révélation dernière, la Révélation plénière de
l’Amour quand il ne trouve plus les mots pour se dire : la Croix et le Tombeau
vide… Jésus les avait conduits jusque-là… Mais ici, sur cette route
caillouteuse d’Emmaüs, la douleur et la tristesse leur fait tourner le dos à ce
grand voyage d’initiation pascale… tourner le dos à Jérusalem… Il fallait donc
recommencer… Il fallait reprendre la route… Il fallait à nouveau poser un pas
après l’autre…
Alors Jésus le Christ vient les rejoindre… par derrière… Oh ! quel
respect de l’autre dans cette approche toute de discrétion… Certes, parfois
Jésus s’était approché de face, directement : ainsi, quand il va trouver ceux
qui vont devenir ses apôtres :
« Simon, suis-moi ! » Clair, net, précis… frontal…
Quelquefois, il se met juste sur le passage et il attend patiemment, comme
lorsqu’il était assis sur la margelle du puits de Jacob et qu’il attendait la
Samaritaine… Dans le cas des deux disciples d’Emmaüs, l’approche est autre
encore… Le texte donne l’impression que Jésus ne les approche pas de face ; il
ne s’avance pas à leur rencontre ; il ne les attend pas non plus ; les
disciples ne le voient pas venir vers eux… Non, on dirait qu’il s’approche
d’eux par derrière… Il marche d’abord derrière eux sans que les disciples ne
remarquent son approche…
Puis
il accélère le pas… Il est de plus en plus près d’eux… Il est assez proche pour
entendre au moins les sons de leur conversation… Enfin, il les rejoint et se
met à leur côté… Il marche avec eux… Il entre dans leur histoire… Et aussitôt
il entre aussi dans leur dialogue : De
quoi discutez-vous en marchant ?... Quelle pédagogie dans cette arrivée de
Jésus ! Les deux disciples sont troublés, fermés sur eux-mêmes, perdus… Le
face-àface n’aurait rien donné… Il fallait prendre le temps de marcher avec…
Marcher avec…
Alors Jésus marche avec eux, et quand on
marche avec, on écoute…
patiemment… c’est-àdire avec souffrance (c’est le même mot…) Et Jésus marche…
Et Jésus écoute… Il ne s’impose pas… il n’impose pas… Cela n’aurait servi de
rien… Et quand les cœurs ont pu pleurer toutes leurs larmes, quand ils ont pu
raconter cette histoire qui les brise et qui les empêche de le reconnaître,
seulement à ce moment, Jésus prend la main… prend leurs mains, « et, partant de Moïse et de tous les
Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait… » Il
fallait s’éloigner de Jérusalem pour que les yeux s’ouvrent… Il fallait prendre
du recul pour que les disciples soient capables de se détacher de la
contemplation morbide de la Croix pour se tourner vers le Soleil de Pâques…
Jésus les a écoutés, alors maintenant ils l’écoutent… seulement maintenant…
C’est parce qu’il les a écoutés… patiemment… qu’ils peuvent maintenant
l’écouter… Quelle leçon ici aussi… Il y a comme un « sens unique » à
respecter…
On l’oublie parfois…
Et les disciples écoutent tout au long
du chemin… Ils écoutent
un inconnu qui leur raconte ce que les Écritures disaient au sujet de Jésus… Un
lien se crée… Une amitié prend naissance… Des cœurs s’ouvrent… Alors tout
devient possible : « Reste avec nous !...
» Des cœurs s’ouvrent et « il entra
donc pour rester avec eux… » Pour rentrer, il faut que la porte s’ouvre…
C’est pas compliqué tout de même… Il faut que la porte s’ouvre… Pas qu’elle
soit forcée, non… Une amitié, un amour ne se crée jamais par effraction… « Reste avec nous… Il entra donc pour rester
avec eux… »
L’essentiel est fait : il peut rester
avec eux… Alors, tout
va très vite… Rien d’extraordinaire… Des gestes simples, traditionnels,
familiaux presque… Prendre le pain sur la table, dire la bénédiction, rompre le
pain, partager le pain, donner le pain… «
Alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent… » et c’est tout !...
Mais ce qui est certain, c’est que c’est à ce moment-là seulement que, pour ces
deux disciples, Pâques est devenu réalité de vie et d’espérance… On avait eu
beau leur raconter ce qui s’était passé… Ce n’était pas suffisant… Il fallait
que Dieu lui-même vienne… et que leur cœur accepte de s’ouvrir à sa venue… de
le recevoir… Alors il pouvait disparaître de leurs regards… Pâques n’était plus
seulement un souvenir de mort… Pâques était devenu aussi Vie… Jérusalem n’était
plus seulement le Lieu du Crâne… Jérusalem était aussi un Tombeau vide… « À l’instant même, ils se levèrent et
retournèrent à Jérusalem… » Ils pouvaient enfin rejoindre ce lieu vers
lequel, depuis le début, Jésus voulait les conduire, comme St Luc nous le
montre si bien dans son Evangile…
* Qui d’entre
nous ne s’est pas retrouvé un jour sur le chemin d’Emmaüs ?... S’interrogeant… exprimant ses déceptions…
ses doutes… tenté peut-être aussi de faire demi-tour pour s’éloigner… pensant
comme eux : « tout n’estil pas fini ?... » Comme il est si souvent à regrimper,
ce chemin d’Emmaüs… Comme il est si souvent à regravir, ce sentier étroit et
abrupt qui conduit de la désespérance à la foi, de la mort à la vie…
Et pourtant, c’est toujours sur cette
route-là, la plus difficile, la plus décourageante, la plus douloureuse, que Jésus nous rejoint…
par derrière
pour ne pas nous heurter… et il nous prend là où nous sommes et comme nous
sommes… Et il marche avec… Il nous parle aussi… A certains moments sans doute,
il s’éloigne et il attend… il attend notre «
Reste avec nous… » Et si nous ne sommes pas encore prêts, il revient… par
derrière, et il recommence à marcher jusqu’au moment où… « reste avec nous… » Alors, si nous sommes grand cœur ouvert, il
nous sera donné de le reconnaître…
Laissez-vous approcher par Jésus…
Ne soyez pas surpris qu’il vous retrouve, même sur les sentiers les plus égarés
de vos vies : c’est toujours là qu’il nous cherche, pas sur les autoroutes :
celui qui est sur une autoroute n’a qu’à rouler tout droit, c’est facile… Non,
Jésus vient nous chercher sur les sentiers escarpés où l’on tombe et se déchire
les genoux sur les pierres acérées, où l’on transpire sous le soleil accablant…
Cela vous marquera pour la vie et vous en deviendrez témoin comme il le
souhaite
aujourd’hui…
Bon Dimanche !
Chanoine Patrick Willocq
Intentions de prière pour la semaine

+ « Tandis qu’ils
parlaient et discutaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux… »
Seigneur,
guide ton Eglise sur les chemins de l’unité, fais que son témoignage rayonne au
milieu des hommes.
+
« Et en partant de Moïse et de tous les
prophètes, il leur expliqua dans toute l’Ecriture, ce qui le concernait… »
Seigneur,
accorde-nous d’entendre ta Parole dans l’Ecriture, donnenous de nous laisser
convertir par son souffle.
+
« Quand il fut à table avec eux, il prit
le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna… »
Seigneur,
donne à la communauté des baptisés de se réunir dans la persévérance et la
fidélité à ton Nom. Accorde aussi à ton Eglise les prêtres indispensables pour
rompre le Pain de la Vie éternelle. + « A leur tour, ils racontaient ce qui
s’était passé sur la route et comment ils l’avaient reconnu quand il avait
rompu le pain… »
Seigneur,
permets à ceux qui se sont éloignés de toi de te retrouver, donne à ceux qui
souffrent et perdent confiance de te rencontrer sur leur route. Donne aussi à
ton Eglise de vivre dans la joie de la résurrection pour t’annoncer au monde
avec conviction.
CONTACTS
M. le Chanoine Patrick Willocq, curéResponsable de l’Unité pastoraleCuré de tous les clochers de l’entité de LeuzeTour Saint-Pierre 157900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.030479/62.66.20M. le Diacre Jean-Marie BourgeoisPastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaireGrand-Rue 567900 Leuze-en-Hainaut0470/100 340M. le Diacre Michel HubletMise à jour du site internetAvenue de la Croix-Rouge 447900 Leuze-en-HainautRèglement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,Curé - Adresse : voir plus hautDélégué à la protection des données :Secrétaire général de la Conférence épiscopale belge -Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1, 1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -Mail : ce.belgica@interdio.beAutorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -Secrétariat décanalTour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.03Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen
Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes
- Le samedi 18 avril, à 14h30, en l’église de Leuze, Rosalie Dhaussy, enfant de Laurena Nicodème et Gaëtan Dhaussy ; Oscar Vandecaveye, enfant de Marie Rolland et Guillaume Vandecaveye.
- Le samedi 25 avril, à 14h30, en l’église de Leuze, Liah Gerlach Cambier, enfant de Margaux Cambier et Alexandre Gerlach ; Leyanna Sferazza, enfant de Pamela Sferrazza et Roy Duvivier.
- Le samedi 02 mai, à 14h30, en l’église de Pipaix, Lucas Desterbecq, enfant de Mélanie Jacquerie et Nicolas Desterbecq –
- Le dimanche 03 mai, à 10h00, en l’église de Tourpes, Swann Holvoet, enfant de Lauredane Barez et Antoine Holvoet
- Le samedi 09 mai, à 14h30, Simon Vandenhende, enfant de Lisa Meger et Pierre Etienne Vandenhende
- Le dimanche 10 mai, à 10h00, en l’église de Leuze, Nathaniel Deffontaine, enfant de Jessica Vanogrstraeten et Damien Deffontaine
- Le dimanche 10 mai, à 14h30, en l’église de Leuze, Ambre Cardon, enfant de Florence Devos et Marian Cardon
- Le samedi 16 mai, à 14h30, en l’église de Thieulain, Milena Guerlus, enfant de Annalya Denhaerinck et Orry Guerlus
- Le samedi 30 mai, à 14h30, en l’église de Leuze, Jeanne Desmecht, enfant de Sindy Willocq et Arnaud Desmecht ; Raphaël Delbecq, enfant de Florine Duelz et Benjamin Delbecq
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.
Mariages
- Le jeudi 14 mai, à 13h30, en l’église de Leuze : Michelle Senelle et Jérôme Anneessens
- Le samedi 27 juin, à 15h00, en l’église de Leuze : Vinciane Fontaine et Thierry Devigne
Que tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !
Funérailles
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…




.
Pour les familles… les jeunes… les enfants …
Dans notre Diocèse de Tournai…







Le site des Pèlerinages diocésains de Tournai fait peau neuve. Plus clair et plus agréable à parcourir, il a été repensé pour vous permettre de trouver facilement toutes les informations utiles et de découvrir nos différentes propositions de pèlerinages. Vous pouvez également vous inscrire directement en ligne !
N’hésitez pas à aller le consulter et à nous partager vos impressions :

Le Service diocésain des Pèlerinages a le plaisir d’annoncer la sortie de son nouveau catalogue, Itinéraires 2026. Vous y découvrirez l’ensemble des pèlerinages proposés cette année, en Belgique et à l’étranger: Banneux, Lisieux, Paris, Lourdes, Portugal,… mais aussi d’autres destinations pour vivre un temps de ressourcement, de rencontre et de cheminement spirituel.
Le catalogue sera disponible en version imprimée dans toutes les paroisses du diocèse dans les prochaines semaines. Si ce n’est pas le cas près de chez vous, n’hésitez pas à nous
contacter: nous vous le ferons parvenir avec plaisir.
Toutes nos propositions sont également à découvrir sur notre site internet, entièrement renouvelé pour l’occasion!
Plus d’infos:
Service diocésain des Pèlerinages – 069 22 54 04 –

Dans l’Église de Belgique…




Le 26 avril 2026 aura lieu la journée
mondiale de prière pour les Vocations. À cette occasion, le pape Léon XIV a
publié un message dans lequel il encourage à la « découverte intérieure du don
de Dieu ». Dans notre pays, le Centre National pour les Vocations (CNV)
organise une marche à Banneux et propose une intention de prière s’inspirant du
message du pape.
La découverte intérieure du don de Dieu Chers frères et soeurs, très chers
jeunes !
Guidés
et protégés par Jésus Ressuscité, nous célébrons, en ce quatrième dimanche de
Pâques, appelé “dimanche du Bon Pasteur”, la 63e Journée Mondiale de Prière
pour les Vocations. C’est une occasion de grâce de pouvoir partager quelques
réflexions sur la dimension intérieure de la vocation, comprise comme la
découverte du don gratuit de Dieu qui fleurit au plus profond du coeur de
chacun de nous.
Parcourons
donc ensemble le chemin d’une vie vraiment belle, que le
Pasteur
nous indique ! (…)
Intention
de prière
Proposition
d’une intention pour la prière universelle :
«
Chaque vocation est un don immense pour l’Église et pour celui qui l’accueille
avec joie » *
Seigneur,
Toi le Bon Pasteur, nous te confions les jeunes que tu appelles à ta suite dans
la vie sacerdotale, diaconale, apostolique, consacrée… Qu’ils écoutent ta voix
et répondent joyeusement à ton appel,
Seigneur,
nous te prions.
* extrait du message du pape Léon XIV
pour le JMV du 26 avril 26
Marche
pour les vocations
Les
services diocésains des vocations organisent une marche pour les vocations, le
vendredi 1er mai 2026 au sanctuaire de la Vierge des Pauvres à Banneux.
Dans
la lettre apostolique « Une fidélité qui génère l’avenir » le SaintPère nous
rappelle « qu’il n’y a pas d’avenir sans le souci de toutes les vocations ! ».
Cette marche nous donne l’occasion de nous réunir dans la joie et la fraternité
afin de prier ensemble et de rendre grâce au Seigneur pour les vocations qu’il
donne à l’Église.
La
marche pour les vocations est destinée aux personnes engagées dans une vocation
particulière (prêtres, religieux et religieuses, frères et sœurs consacrés,
auxiliaires de l’apostolat, diacres, séminaristes…) et aux jeunes qui se
questionnent sur leur propre vocation, ainsi qu’aux groupes de jeunes chrétiens
(12-30 ans et leurs animateurs).










