Aller au contenu

Paroisse de Leuze-en-Hainaut

Sauter le menu
UNITE PASTORALE DE LEUZE-EN-HAINAUT
Unité pastorale refondée
Sauter le menu
Une Parole … Une Prière

13ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
« …QUI M’ACCUEILLE ACCUEILLE CELUI QUI M’A ENVOYÉ… »
«    En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi. Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense  »
Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 10, 37 – 42
Illustration : Macha Chmakoff, Croix jaune et turquoise, 65x50
Méditation du Pape Léon XIV

LÉON XIV
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 17 juin 2026
Catéchèse. Les Documents du Concile Vatican II  
III. La Constitution dogmatique Sacrosanctum Concilium  
4. Le mystère eucharistique
Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !
Nous poursuivons notre catéchèse sur les documents du Concile Vatican II, en particulier sur la Constitution Sacrosanctum Concilium (SC), sur la liturgie.
Lorsque saint Augustin veut expliquer aux nouveaux baptisés le mystère du Corps du Christ, il reprend le passage de saint Paul que nous venons d’entendre : « Vous êtes le corps du Christ et, chacun selon sa part, ses membres » (1 Co 12, 27). Et il ajoute : « C’est votre mystère que vous recevez. À ce que vous êtes, vous répondez : Amen, et votre réponse est comme votre signature. On vous dit : “Le corps du Christ”, et vous répondez : “Amen”. Soyez donc des membres du corps du Christ, afin que votre “Amen” soit vrai. […] Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous êtes » (Sermon 272, PL 38, 1247).
Immédiatement après avoir évoqué la Cène de Jésus, la Constitution sur la Liturgie parle de l’Eucharistie en ces termes d’inspiration augustinienne. Pour les chrétiens, prendre part à la table du Seigneur signifie en effet « être formés par la Parole de Dieu, se restaurer à la table du Corps du Seigneur, rendre grâce à Dieu » (SC, 48). C’est en le recevant dans sa Parole et dans l’Eucharistie que nous devenons ce que nous recevons. Nous devenons le Corps dont le Chef est le Christ ressuscité, assis à la droite du Père (cf. Col 1, 18), qui nous prépare une place dans les cieux (cf. Jn 14, 3) : l’Eucharistie est ainsi le sacrement du Royaume à venir. C’est le Pain de la route, qui nous conduit vers la Patrie céleste, jusqu’au jour béni où « Dieu sera tout en tous » (1 Co 15, 28).
L’assemblée liturgique offre le Sacrifice « non seulement par les mains du prêtre, mais aussi en union avec lui » (SC, 48). Dans cette perspective, l’Eucharistie est la forme du sacrifice spirituel des chrétiens (cf. He 13, 16 ; Rm 12, 1), en tant que voie d’union avec Dieu et d’union réciproque. En y participant, ils apprennent « à s’offrir eux-mêmes et, jour après jour, à être consumés, par le Christ, dans l’unité avec Dieu et entre eux » (ibid.). Ainsi, en nous unissant au Christ, l’Eucharistie nous enseigne à adopter le mode de vie du Seigneur Jésus lui-même, marqué par le don gratuit de soi. Ce don nous fait donc entrer dans la dynamique de l’unité, qui offre un puissant antidote aux germes de division qui minent notre monde, nos communautés, nos familles, notre cœur (cf. SC, 47).
Très chers, lorsque nous participons à l’Eucharistie, nous sommes invités à écouter la Parole de Dieu et à nous nourrir à la table du Seigneur, où Lui-même s’offre au Père. Ces deux parties de la Messe, la Liturgie de la Parole et la Liturgie eucharistique, « sont si étroitement unies entre elles qu’elles constituent un seul acte de culte » (SC, 56).
En ce qui concerne la Parole, il faut rappeler qu’il ne s’agit pas seulement d’acquérir une connaissance intellectuelle des Écritures, mais de recevoir la Parole « vivante et efficace » (He 4, 12), adressée par Dieu à tous et en même temps à chacun, Parole qui nourrit et alimente ensemble avec le Pain eucharistique, et nous fait passer de la décadence du péché à la vie nouvelle en Christ. « L’Eucharistie nous ouvre à l’intelligence de la Sainte Écriture, comme la Sainte Écriture illumine et explique à son tour le Mystère eucharistique. » (Benoît XVI, Exhortation apostolique post-synodale Verbum Domini, 55).
Le Concile œcuménique Vatican II a demandé « d’ouvrir plus largement les trésors de la Bible, afin que la table de la Parole de Dieu soit offerte aux fidèles avec une plus grande abondance » (SC, 51). La réforme liturgique a traduit cette demande par ce trésor qu’est le Lectionnaire, c’est-à-dire le livre qui rassemble toutes les Lectures bibliques destinées aux célébrations liturgiques. Cette richesse a été puisée à la source la plus pure de la Tradition vivante, qui allie la « fidélité à la tradition » à l’« ouverture à un progrès légitime » (SC, 23).
Le début du chapitre II de la Constitution sur la Liturgie est tissé de références au grand fleuve de la Tradition, qui s’étend des Pères de l’Église jusqu’à nous. Je cite : « Notre Sauveur, à la dernière Cène, la nuit où il était livré, institua le sacrifice eucharistique de son Corps et de son Sang pour perpétuer le sacrifice de la croix au long des siècles, jusqu’à ce qu’il vienne, et pour confier ainsi à l’Église, son Épouse bienaimée, le mémorial de sa mort et de sa résurrection : sacrement de l’amour, signe de l’unité, lien de la charité, banquet pascal dans lequel le Christ est mangé, l’âme est comblée de grâce, et le gage de la gloire future nous est donné » (SC, 47).
Chers frères et sœurs, puisons avec foi à cette source de vie divine et laissons-nous transformer par le mystère que nous célébrons.
 
Pape Léon XIV
 
( :Le Saint-Siège)
Copyright © Dicastère pour la Communication - Libreria Editrice Vaticana


Prier avec le Pape
PRIER AVEC LE PAPE
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - JUIN 2026
« Pour les valeurs du sport »


Cliquez sur l'illustration pour avoir accès à la vidéo.


Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Seigneur de la vie,  
nous te rendons grâce pour le don du sport,  
pour ceux qui glorifient Dieu par l’exercice de leur corps,  
pour les amitiés qui naissent sur le terrain  
et la joie de jouer en équipe.  
Tu nous enseignes que dans la vie, comme dans le jeu,  
personne ne se sauve tout seul.  
Nous avons besoin des autres pour grandir,
apprendre le respect, dépasser nos limites  
et célébrer ensemble les victoires obtenues.

Nous te prions pour que le sport soit toujours  
une école de fraternité et non de rivalité vide,  
un espace de rencontre et non d’exclusion,  
un chemin de paix et non de violence.  

Que ceux qui pratiquent, entraînent ou encouragent  
découvrent dans le sport un langage universel  
qui rapproche les cultures,  
unit les peuples  
et sème le respect, la solidarité et le dépassement de soi.  

Seigneur Jésus,  
que chaque sport devienne une parabole  
d’une vie vécue avec toi, dans l’effort joyeux,  
avec humilité dans la défaite et gratitude dans la victoire  
que tu nous offres dans ta résurrection.  

Que ton Esprit ne nous manque jamais,  
pour que nous soyons une seule équipe,  
unie à toi,  
au service de la communion et de la fraternité  
dans l’histoire.  

Amen.



Beaucoup, dans l’Eglise mais pas uniquement, encouragent à lire la première Encyclique du Pape Léon XIV (voir aussi notre rubrique « Lecture du soir… Lecture du matin… »). C’est pourquoi nous allons la publier petit à petit dans notre Chronique. Bonne lecture !


Une lecture de l’histoire à la lumière de la foi
45. En considérant ce parcours dans son ensemble, on comprend que la Doctrine sociale de l’Église n’est pas le fruit d’un projet élaboré derrière un bureau, mais le résultat d’un processus patient, dans lequel chaque pape – avec le Concile Vatican II – offre une contribution originale à la lumière des « questions nouvelles » de son temps. Chacun, en relevant les défis de son époque et en interprétant les changements historiques à la lumière de l’Évangile, a fait ressortir différents aspects d’un patrimoine unique : la dignité de la personne, la valeur du travail, la destination universelle des biens, la solidarité et la subsidiarité, la sauvegarde de la création, la centralité de la paix et de la fraternité. Il en résulte un développement harmonieux, mais pas toujours linéaire, marqué par des accents différents, des approfondissements progressifs et, parfois, des changements de perspective qui ne tranchent pas avec ce qui précède, mais en font mûrir les implications. Si nous pouvons aujourd’hui parler d’un corpus de principes et de critères partagés, c’est parce que cette lecture de l’histoire à la lumière de la foi ne s’est jamais interrompue et a su se laisser interpeller par les questions de chaque génération. C’est sur ce noyau central – les grands principes de la Doctrine sociale guidant le discernement des croyants dans leur vie personnelle et publique – que je voudrais maintenant porter l’attention, afin d’en mieux saisir la cohérence interne et la force génératrice pour notre temps.
Chapitre 2
FONDEMENTS ET PRINCIPES DE LA DOCTRINE SOCIALE DE L’ÉGLISE 46. La Doctrine sociale de l’Église est une réalité vivante, en dialogue avec l’histoire, les cultures et les sciences, tout en conservant un noyau de vérité qui ne passe pas. C’est pourquoi elle peut être considérée comme une forme de sagesse capable d’orienter encore aujourd’hui la vie personnelle et sociale des croyants. Dans ce deuxième chapitre, je désire m’attarder sur certains fondements et principes de la Doctrine sociale qui aident à lire les « questions nouvelles » de notre temps, à la lumière de la dignité fondamentale de la personne humaine. J’estime qu’aujourd’hui, pour préserver la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle, nous devons revenir à une réflexion sur le bien commun, la destination universelle des biens, la subsidiarité, la solidarité et la justice sociale. Je suis convaincu que la relation harmonieuse entre ces principes exige qu’ils soient considérés conjointement, afin qu’apparaisse clairement comment ils se rapportent entre eux et s’éclairent mutuellement.
47. En proposant ces réflexions, je désire avant tout aider les fidèles laïcs, tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté à redécouvrir leur mission : mettre en pratique, dans la vie quotidienne, dans les relations familiales, au travail et dans la vie sociale, les principes que je m’apprête à rappeler, en se laissant animer par l’intention d’incarner l’amour de Dieu dans le cours concret de l’histoire. En même temps, je voudrais encourager les académies et les universités à donner un nouvel élan à ces principes, en les repensant d’une manière adaptée à notre époque et efficace pour faire face à la révolution numérique. De cette manière, la recherche théologique et philosophique pourra approfondir et soutenir le cheminement pastoral de l’Église, en contribuant à la mission du Magistère qui consiste à éclairer la conscience des croyants et à orienter leur engagement pour rendre plus juste et plus fraternelle la vie de nos sociétés.
Les fondements de la Doctrine sociale
L’être humain, image du Dieu trinitaire
48.              La Doctrine sociale de l’Église nous ramène au cœur même de notre foi : le mystère du Dieu vivant, révélé en Jésus-Christ comme communion de Personnes, Père, Fils et Saint-Esprit, amour en relation qui se donne réciproquement et se communique au monde. [51] Comme le rappelle le Concile, la personne humaine est invitée à la communion avec Dieu et ne peut « pleinement se trouver que par un don désintéressé d’elle-même » : [52] sa vocation la plus profonde est d’entrer dans le mouvement trinitaire de l’amour reçu et partagé.
49.              Si le mystère du Dieu-Amour est la source de la Doctrine sociale, c’est en Jésus-Christ, Verbe incarné, que nous en contemplons le visage le plus concret. En se faisant homme, le Fils de Dieu entre dans notre histoire et dans notre chair, en y apportant l’amour qui l’unit au Père et au Saint-Esprit. En Lui, « le mystère de l’homme trouve sa véritable lumière », [53] car son humanité est pleinement libre, ouverte aux autres, capable de construire des relations solidaires et belles, vouée au don total de soi. Celui qui croit en Lui est associé à la grande œuvre de renouveau inaugurée par le mystère de sa passion, de sa mort et de sa résurrection, et coopère à l’édification du Royaume de Dieu, en apprenant à accueillir chaque homme et chaque femme comme un frère ou une sœur, enfants d’un seul Père. Ainsi, tant l’annonce que l’expérience chrétienne, guidées par l’action de l’Esprit Saint, tendent à générer des conséquences sociales dans le monde. [54]
50.              Au cœur de la vision chrétienne de l’être humain se trouve la grande affirmation selon laquelle l’homme et la femme sont créés à l’image et à la ressemblance du Dieu trinitaire (Cf. Gn 1, 26-27). Destinée par nature à la relation, chaque personne est conçue et voulue par Dieu pour entrer dans une histoire de communion avec Lui, avec les autres et avec la création. Sa dignité ne dépend pas des capacités qu’elle possède, de ses richesses ou du rôle qu’elle occupe, des choix justes ou erronés qu’elle pose, mais elle est un don, qui la précède et la dépasse, placé par Dieu comme expression de son amour qui ne fait jamais défaut. C’est pourquoi la personne humaine reste toujours « la route de l’Église » [55] et le cœur de tout cheminement authentique vers le développement humain intégral. [56]
L’égale dignité de tous les êtres humains
51.              Saint Jean-Paul II affirmait que « le sens le plus aigu de la dignité de la personne humaine et de son unicité, comme aussi du respect dû au cheminement de la conscience, constitue une acquisition positive de la culture moderne ». [57] Cette affirmation s’inscrit dans la lignée déjà tracée par le Concile Vatican II qui avait constaté une prise de conscience croissante de la dignité sublime de chaque personne, de sa valeur supérieure aux choses et de ses droits et devoirs universels et inviolables. [58] Il est important de veiller à ce que cette prise de conscience croissante de la dignité humaine ne soit pas occultée sous la pression de nouvelles idéologies ou de certains intérêts très puissants dans le monde d’aujourd’hui. Parmi ces idéologies, je considère comme particulièrement insidieuse celle qui laisse entendre que chaque personne devrait mériter ou justifier sa propre valeur, au point d’attribuer un plus grand prix à celles qui sont les plus efficaces et les plus performantes. Dans une telle perspective, la personne finit par être réduite à un moyen pour obtenir des résultats, à une ressource à utiliser ou à exploiter, et n’est plus reconnue comme une fin en soi, jamais à instrumentaliser. Or la valeur de la personne ne dépend pas de ce qu’elle réalise ou produit, et il existe des droits qui sont dus à tous du simple fait d’être des personnes. Aucun pouvoir humain ne peut légitimement les nier ou les limiter arbitrairement. [59]
52.              Quand nous parlons de dignité, nous n’utilisons pas toujours ce mot de la même manière : nous faisons parfois référence à la dignité morale, c’est-à-dire à la manière dont une personne oriente ses choix et ses actes ; d’autres fois, nous pensons à la dignité sociale, c’est-àdire aux conditions de vie de la personne et au respect concret que la société lui accorde ; dans d’autres cas encore, nous faisons référence à la dignité existentielle, c’est-à-dire à la manière dont une personne perçoit la valeur d’elle-même et de sa propre vie. Ces dimensions de la dignité peuvent croître ou diminuer. Au-delà de ces significations, cependant, il existe un niveau plus profond, le plus important qui consiste en la dignité ontologique. C’est la dignité qui appartient à chaque être humain du simple fait qu’il existe, qu’il a été voulu, créé et aimé par Dieu : [60] aucun péché, aucun échec, aucune humiliation, aucune exclusion ne peut porter atteinte à la valeur profonde d’une vie humaine que Lui-même a voulue et appelée à l’existence. [61]
53.              C’est pourquoi la dignité fondamentale de chaque personne ne s’acquiert pas, ne se mérite pas et n’a pas besoin d’être démontrée. La récente Déclaration Dignitas infinita a offert une synthèse des convictions de l’Église sur ce point : « Une dignité infinie, qui repose de manière inaliénable sur son être même, appartient à chaque personne humaine, au-delà de toute circonstance et quel que soit l’état ou la situation dans laquelle elle se trouve », [62] c’est-à-dire toujours et de manière inéluctable. Cette dignité de chaque être humain peut être qualifiée d’infinie, comme l’a fait saint Jean-Paul II, [63] pour deux raisons : parce que l’amour de Dieu qui l’appelle à l’amitié avec Lui est infini, et parce qu’elle est absolument inconditionnelle, en ce sens que, même en cherchant à l’infini, on ne trouvera jamais rien qui puisse la supprimer ou la réfuter.
La valeur suprême des droits de l’homme
54.              L’Église reconnaît avec gratitude que « le mouvement vers l’identification et la proclamation des droits de l’homme est l’un des efforts les plus importants pour répondre efficacement aux exigences irréductibles de la dignité humaine ». [64] Et, comme l’a affirmé JeanPaul II, la Déclaration universelle des droits de l’homme, proclamée par les Nations Unies le 10 décembre 1948, continue à être aujourd’hui l’une des plus hautes expressions de la conscience humaine. [65] Elle est « une pierre milliaire sur le chemin du progrès moral de l’humanité ». [66] C’est pourquoi, dans la perspective chrétienne, les droits de l’homme ne sont pas un ajout extérieur à la personne, mais une traduction historique de sa dignité intrinsèque que la communauté internationale est appelée à protéger et à promouvoir.
55.              Les droits de l’homme sont inviolables, car « inhérents à la personne et à sa dignité ». [67] Par conséquent, ils sont universels et inaliénables. [68] Précisément parce qu’ils sont fondés sur la dignité commune de chaque homme et de chaque femme, ils ont des conséquences pratiques et des effets juridiques, car « il serait vain de proclamer des droits, si l’on ne mettait en même temps tout en œuvre pour assurer le devoir de les respecter, par tous, partout, et pour tous ». [69] Parmi eux, le premier droit humain est le droit à la vie, de sa conception à son terme naturel, [70] sans lequel il est impossible d’exercer aucun autre droit. Lorsque ce droit fondamental est nié, comme c’est le cas pour l’avortement provoqué, pour le meurtre d’innocents et pour l’euthanasie, on se trouve face à des choix que l’Église juge gravement illicites. [71]
56.              En considérant notre époque, nous ne pouvons ignorer que la protection des droits de l’homme est aujourd’hui exposée à deux risques particulièrement graves. Le premier est celui d’une déclaration purement formelle de ces droits alors que, parallèlement au progrès technologique, les violations de la dignité humaine se répandent ouvertement ou de manière dissimulée. Le second, qui est en réalité à l’origine du premier, est celui de ne plus pouvoir reconnaître le fondement de leur universalité, parce qu’on a renoncé à la « recherche des fondements les plus solides de nos options ainsi que de nos lois ». [72] Le Pape François invitait à ne pas sous-estimer ce dernier problème. Il rappelait que lorsque la raison se laisse sérieusement interroger sur la nature humaine, elle est capable de découvrir des valeurs qui s’appliquent à tous, car elles découlent de celle-ci. Si ce travail de recherche venait à être abandonné, il pourrait advenir que des droits aujourd’hui considérés comme intouchables finissent par être remis en question ou niés dans le futur par ceux qui détiennent le pouvoir, éventuellement après avoir obtenu un consentement seulement apparent de la part de populations effrayées ou manipulées. [73]
57.              Parallèlement à une prise de conscience accrue de la valeur de chaque personne humaine et de ses droits, la reconnaissance des droits des minorités s’est également développée. Il reste encore pourtant beaucoup à faire pour que partout dans le monde les droits d’un grand nombre, à savoir ceux des femmes, soient véritablement garantis de manière égale. C’est un fait, « doublement pauvres sont les femmes qui souffrent des situations d’exclusion, de maltraitance et de violence, parce que, souvent, elles se trouvent avec de plus faibles possibilités de défendre leurs droits ». [74] Il ne suffit donc pas d’affirmer en paroles que hommes et femmes ont la même dignité et les mêmes droits ; il faut que cela se traduise par des choix concrets, dans des lois, dans l’accès au travail, à l’éducation, aux responsabilités sociales et politiques, dans la manière dont la société écoute et valorise la contribution des femmes. Tant que cet écart persistera, nous ne pourrons pas dire que la société reconnaît véritablement, sans réserve, que les femmes ont la même dignité que les hommes.
58.              Ce sont les personnes concrètes qui comptent, chacune, ainsi que leurs familles. Les mouvements sociaux, les grandes déclarations politiques en faveur du peuple et les idéologies communautaires ne servent à rien si elles ne s’orientent pas vers la promotion des personnes – hommes et femmes – avec leurs droits inaliénables. De même, il ne suffit pas de vanter la liberté individuelle ou l’initiative privée si l’on accepte ensuite qu’une multitude de personnes continue à vivre sans un travail décent, sans protection, sans accès aux biens fondamentaux.
(A suivre)
LEON XIV
[51]             Cf. Conseil pontifical « Justice et Paix », Compendium de la Doctrine sociale de l’Église, Cité du Vatican 2004, n. 32.
[52]             Conc. Œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes, n. 24 : AAS 58 (1966), p. 1045.
[53]             Ibid., n. 22 : AAS 58 (1966), p. 1042.
[54]             Cf. Conseil pontifical « Justice et Paix », Compendium de la Doctrine sociale de l’Église, n. 38.
[55]             Saint Jean-Paul II, Lett. enc. Redemptor hominis (4 mars 1979), n. 14 : AAS 71 (1979), p. 284.
[56]             Cf. Benoît XVI, Lett. enc. Caritas in veritate (29 juin 2009), n. 11 : AAS 101 (2009), pp. 647-648.
[57]             Saint Jean-Paul II, Lett. enc. Veritatis splendor (6 août 1993), n. 3 : AAS 85 (1993), p. 1159.
[58]             Cf. Conc. Œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes , n. 26 : AAS 58 (1966), pp. 1046-1047.
[59]             Cf. Saint Jean-Paul II, Lett. enc. Centesimus annus (1 er mai 1991), n. 11 : AAS 83 (1991), pp. 806-807.
[60]             Cf. Dicastère pour la Doctrine de la Foi, Décl. Dignitas infinita (2 avril 2024), n. 7  :
AAS 116 (2024), pp. 592-593.
[61]             Cf. ibid., n. 8 : AAS 116 (2024), pp. 593-594.
[62]             Ibid., n. 1 : AAS 116 (2024), pp. 589-590.
[63]             Cf. Saint Jean-Paul II, Angélus avec les personnes handicapées dans la cathédrale d’Osnabrück (16 novembre 1980) : Enseignements de Jean-Paul II, vol. III/2, Cité du Vatican 1980, p. 1232.
[64]             Conseil pontifical « Justice et Paix », Compendium de la Doctrine sociale de l’Église, n. 152.
[65]             Cf. Saint Jean-Paul II, Discours à la 50e Assemblée générale des Nations Unies (5 octobre 1995), n. 2 : Enseignements de Jean-Paul II, vol. XVIII/2, Cité du Vatican 1998, p. 731.
[66]             Id., Discours à la 34e Assemblée générale des Nations Unies (2 octobre 1979), n. 7 : AAS 71 (1979), pp. 1148.
[67]             Id., Message pour la 32e Journée mondiale de la paix (1 er janvier 1999), n. 3 : AAS 91 (1999), p. 379.
[68]             Cf. Saint Jean XXIII, Lett. enc. Pacem in terris (11 avril 1963) , n. 5 : AAS 55 (1963), p. 259.
[69]             Saint Paul VI, Message à la Conférence internationale sur les droits de l’homme (15 avril 1968) : AAS 60 (1968), p. 285.
[70]             Cf. Saint Jean-Paul II, Lett. enc. Evangelium vitae (25 mars 1995), n. 2 : AAS 87 (1995), p. 402.
[71]             Cf. Conc. Œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes , n. 27 : AAS 58 (1966), pp. 1047-1048 ; Saint Jean-Paul II, Lett. enc. Veritatis splendor, (6 août 1993), n. 80 : AAS 85 (1993), pp. 1197-1198 ; Id, Lett. enc. Evangelium vitae (25 mars 1995), nn. 7-28 : AAS 87 (1995), pp. 408-427.
[72]             François, Lett. enc. Fratelli tutti (3 octobre 2020), n. 208 : AAS 112 (2020), p.
1043.
[73]             Cf. ibid., n. 209 : AAS 112 (2020), pp. 1043-1044.
[74]             Ibid., n. 23 : AAS 112 (2020), p. 977. Cf. Id., Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 212 : AAS 105 (2013), p. 1108.
 
LEON XIV
 
 

 
( : Le Saint-Siège)
Parole de Mgr Frédéric Rossignol



Cher Antoine, cher tous ici présents,  

Dans quelques minutes, Antoine va devenir prêtre. Son engagement force notre admiration, mais ce « oui » est-il bien sérieux ? Me vient à l’esprit l’image du funambule. Il est là perché entre ciel et terre. On admire sa dextérité, il est indéniablement courageux et malgré la corde qui tangue, il tient en équilibre, mais c’est quand même sacrément risqué et s’il perd son équilibre, on va le récupérer en petits morceaux. Certains lui disent « T’inquiète, si tu rates ton coup, on t’aimera toujours ». La belle consolation !
Alors,  il aime le sport de l’extrême, notre ami Antoine ? Il y a un peu de cela, oui ! En tout cas, il n’a pas choisi une vie pépère, où l’on ne se pose pas trop de questions. Courageux, il l’est, sans aucun doute ! Mais comme les sportifs de haut niveau, il s’est entraîné pendant des années, pas moins de sept ans avant de devenir prêtre ! Ça n’a pas été un fleuve tranquille ! Il s’est posé des questions, sur lui, sur cet appel, sur l’Église aussi, avec tout ce qu’elle a de beau, mais aussi tout ce qui n’est pas reluisant en elle. Suis-je capable de vivre cette radicalité aujourd’hui et toute ma vie durant ?  
En suivant le Christ, et ce n’est pas une réalité facile à accepter, on découvre que l’Évangile a du mal à pénétrer toutes les dimensions de notre vie. Car en effet, qu’attend-on du prêtre ? Qu’il soit un homme spirituel, qu’il ait un esprit de service, qu’il soit authentique, qu’il aime autant la solitude que le contact humain, qu’il soit un vrai ami de Dieu, des hommes et de lui-même.  
Spirituel ? Certes, le prêtre aime la vie de prière, la beauté de la liturgie, la foi de l’Église, qu’il trouve riche et pertinente pour le monde d’aujourd’hui. Mais souvent, cet amour pour la vie spirituelle, il la malmène un peu, lorsqu’il est fatigué, lorsqu’il est en vacances, lorsqu’il a d’autres choses à faire. Sa prière personnelle en prend un coup, ses célébrations peuvent être célébrées avec une certaine superficialité, alors que son esprit de fait est ailleurs, il croit certes que Dieu l’aime, mais n’a pas toujours autant de temps à lui consacrer dans les faits.  
Le prêtre rend volontiers service, c’est d’ailleurs dans ce service qu’il se sent utile. Devenir prêtre pour rester devant sa télé, certains confrères le font, surtout en cette période du mondial, mais si c’était pour vivre une vie sur son sofa, il aurait fallu suivre une autre vocation. Et pourtant, il y a de nombreuses responsabilités, les réunions surtout, où Mme machin revient toujours avec les mêmes histoires et M. truc est toujours contre, quoi que l’on dise… Et puis, il y a ceux qui viennent vous trouver, toujours avec les mêmes problèmes insolubles, et vous avez beau leur dire que vous ne voyez pas comment les aider, ils reviennent quand même à la charge. « Et moi, je suis au milieu de vous comme celui qui vous sert », dit Jésus. Souvent, par paresse, par égoïsme ou par fatigue, ou serait-ce un peu des trois, on a tout simplement envie de répondre aux abonnés absents.  
Être authentique, c’est compliqué ! Jésus déjà disait en parlant des autorités religieuses : « Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent ; mais n'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas. » C’est vrai que le prêtre se doit d’être crédible mais en même temps, il annonce un Évangile qui est tellement radical que souvent, il se sent bien petit et parfois même un peu en porte à faux par rapport à ce qu’il dit… Quand il dit : pardonnez-vous les uns les autres, aimez vos ennemis, donnez sans compter… il se rend bien compte qu’il y a encore du travail avant que cela ne devienne une réalité dans sa vie et que sans doute, à l’heure de sa mort, tout sera encore en chantier… Le prêtre, sur le fil de la vocation, doit lester sa perche avec d’un côté le goût pour la solitude et de l’autre celui de la sociabilité. Équilibre difficile, surtout à l’heure des réseaux sociaux où les messages, les appels, les mails fusent de partout ! Tout éteindre pour retrouver un peu de calme, c’est appréciable mais c’est dur… On a toujours une bonne raison pastorale ou amicale de rester connecté. Mais Dieu ne se révèle pas seulement dans les rencontres que nous faisons, il se dévoile mystérieusement dans le silence. Le bruit et l’agitation se marient mal avec l’intériorité et la divine présence.  
Confrontés aux exigences de la vie de prêtre, beaucoup seraient tentés de fuir. Peut-être serait-ce d’ailleurs plus raisonnable de mettre la corde à un mètre du sol. Au moins, si on tombe, on ne se fait pas mal. La vue serait évidemment un peu moins belle, l’expérience moins excitante, mais nous ne sommes pas des héros, et le prêtre n’est qu’un homme…
Personnellement, je crois que nos idéaux doivent être élevés, que l’exigence de la vie de prêtre nous pousse vers une plus grande générosité, une fois qu’on est engagé sur la corde, il vaut mieux fixer l’horizon que de penser à rebrousser chemin, mais l’héroïsme ne suffit pas dans la vocation. Il est même dangereux et peut se confondre avec l’orgueil, la satisfaction de soi ! Ce qui nous permet d’avancer avec enthousiasme et sérénité, c’est le fait que la prêtrise est un appel de Dieu. Dieu nous propose un chemin de vie et Dieu ne nous trompe pas. Il veut notre bonheur et nous croyons que la vie sacerdotale est un chemin de bonheur.
Ce qui nous porte de plus, c’est que nos frères et sœurs ont besoin de nous ; ils ont besoin de notre radicalité et de notre fidélité pour pouvoir vivre la leur. Ils exigent de nous générosité et humanité et nous offrent leur propre vie pour nous soutenir dans notre chemin. Comme eux, nous sommes faillibles, comme eux nous sommes pécheurs, mais avec eux, nous avons vers le Royaume des Cieux. C’est la diversité de nos vocations qui est belle. Dans nos vies, à la différence des funambules, les échecs et les blessures ne nous sont pas étrangers, mais ils ne nous découragent pas d’aller de l’avant. Nous ne serons prêtres à 100% qu’au ciel, car c’est Dieu qui fera de nous des prêtres en plénitude. Sur la terre, nous faisons les premiers pas de cette grande traversée vers l’amour de Dieu et au ciel nous ferons des pas de géants. Et il est bon qu’il en soit ainsi…  
Comme dans toute vocation, nous savons que rien n’est magique. La grâce de Dieu nous précède mais il y a un « oui » généreux à dire chaque jour…

+ Frédéric Rossignol
 




Un mot du Curé…
+LE 28 JUIN, IL Y A 28 ANS,
C’ÉTAIT AUSSI UN DIMANCHE…
+"VACANCES"




LE 28 JUIN, IL Y A 28 ANS, CÉTAIT AUSSI UN DIMANCHE
 
Dimanche dernier, nous avons vécu à Mons l’ordination presbytérale d’Antoine Poivre… Merveilleux moment où un jeune de « chez nous » répond à l’appel de notre Dieu et de son Eglise… Moment aussi où beaucoup de souvenirs sont remontés à ma mémoire… Le Seigneur passe*… et il vous embarque… sans que vous sachiez toujours pourquoi… En tout cas, moi, je ne savais pas pourquoi… pourquoi moi…
Le Seigneur passe…
Ouvriras-tu
Quand frappe l’inconnu ?
Peux-tu laisser mourir la voix
Qui réclame ta foi ?
Il y a 28 ans, le 28 juin, un dimanche, c’était un de ces moments qui changent une vie : après huit jours en silence à l’abbaye d’Orval avant de prononcer le « oui » devant Dieu et l’Eglise, nous fûmes trois à entrer dans l’Ordre presbytéral par l’imposition des mains de l’Évêque de Tournai, Mgr Jean Huard, en la Cathédrale Notre-Dame… Petits dans l’immense cathédrale, avec nos parents (dimanche, je les revoyais avec mon frère là où les parents d’Antoine étaient… pensée très émue…), nos familles, nos amis… Petits devant l’immensité du cadeau qui était fait : devenir prêtre de Jésus-Christ…  Moment de joie bien sûr… aboutissement d’un long cheminement avec ses questions, ses espérances, ses doutes aussi… Moment de séparation encore, en particulier avec un lieu où j’avais vécu mes dix premières années de vie professionnelle : l’Institut de la Sainte-Union, à Kain… des années que je n’ai jamais oubliées tellement elles furent belles et intenses, et il m’arrive aujourd’hui encore de me revoir au milieu des longs couloirs ou de mes classes là-bas, de revoir la « salle des profs » et mes collègues autour de la table en train de « refaire le monde » de l’enseignement, et surtout il m’arrive aujourd’hui encore de revoir les visages de mes chers élèves : avec quelques uns, la vie m’a permis de garder quelques contacts… Ainsi, il y a quelques jours, Astrid qui revenait me voir pour s’inscrire à la formation des professeurs de religion… bien sûr avec l’évocation de beaux souvenirs d’il y a… quasi 40 ans… Une belle joie… Oui, des moments jamais oubliés…
Le Seigneur passe…
Éteindras-tu L’amour qui purifie ?
Vas-tu le fuir et refuser
D’être l’or au creuset ?
Et puis, voilà, au soir de ce 28 juin 1998, j’étais devenu prêtre pour la vie… et le ministère a commencé selon les appels de l’Eglise et de mes Évêques, Mgr Huard, Mgr Harpigny et aujourd’hui Mgr Rossignol… 28 années remplies d’étapes, de commencements et de départs… Et ici de même : 28 années de joies, d’espérances, de projets, parfois aussi de craintes, de doutes, de questionnements, de déceptions… mais surtout 28 années de rencontres, de visages... Bien sûr, les dizaines de visages des personnes avec qui j’ai pu travailler au service de Dieu et de l’Eglise : que de projets concrétisés, parfois simplement rêvés, mais surtout que de chemin ensemble ! Je revois aussi leurs visages ; certains sont retournés près du Père, ils restent bien là, au fond d’un cœur qui ne peut oublier… Et puis les centaines de papas, de mamans que j’ai pu rencontrer et avec qui j’ai pu célébrer un baptême, les couples dont j’ai partagé un peu de vie et célébré le mariage, les familles rencontrées pour déposer l’un des leurs entre les mains de notre Père et essayer d’apaiser un chagrin… les centaines d’enfants et de familles en catéchèse et tous ces beaux moments des premières communions, des confirmations… les quelques adultes accompagnés dans le catéchuménat… et tous les fidèles rencontrés le dimanche ou en semaine, ou tout simplement au magasin ou lors de la promenade de mon chien… et puis tous mes étudiants avec qui on partage bien plus que de la « matière »… Et puis… et puis… Oh ! bien sûr, il y aurait sans doute eu mille autres choses à penser et à réaliser, mais on est comme on est : j’ai toujours pensé que l’essentiel était de se donner à fond dans ce pourquoi on est fait, ce pourquoi on a les compétences, et personne n’a toutes les compétences ; le reste, un autre le fera avec toutes ses compétences à lui…  
Le Seigneur passe…
Oseras-tu Lancer ton cri de joie ?
Christ est vivant, ressuscité.
Qui voudra l’héberger ?
Aujourd’hui, je pense être resté le même, simplement un peu plus vite fatigué, avec quelques (beaucoup…) cheveux en moins et quelques rides en plus… Mais 28 années où je crois n’avoir jamais regretté ce choix, même si certains moments ont vraiment été ‘compliqués’ et déchirants… 28 années à Le servir et surtout à Le faire connaître, mieux à Le faire rencontrer… 28 années pour apprendre à devenir pasteur à Son image… pour aider à comprendre Son projet de bonheur pour chacun, chacune… pour aider à découvrir cet amour infini qu’Il voue à chacun, chacune…
Le Seigneur passe…
Entreras-tu
Dans son eucharistie ?
Rappelle-toi que dans son corps
Il accueille la mort.
Dans sa grande Prière à son Père à quelques heures de sa mort, le Christ Jésus a ces mots : « Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux et moi en eux… » (Evangile selon saint Jean, chapitre 17). Pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux… Ces mots m’ont un jour choisi et je les ai fait graver sur mon Calice d’Ordination (…cadeau très précieux de mes parents et de mon frère, surtout aujourd’hui qu’ils ont quitté ce monde…) : je revois ces mots chaque fois que je reçois cette coupe pour célébrer l’Eucharistie et redire les mots du Christ Jésus lors de la Cène, et ces mots me renvoient à ce moment il y a 28 ans… et à tous ces moments, tous ces visages… Pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux… Ces mots, ils m’ont accompagné dans chacune des étapes de ces 28 années… J’espère qu’ils m’accompagneront jusqu’au bout de cette vie car ils me redisent pourquoi le prêtre que je suis est là… Il est là « pour que l’amour dont le Père m’a aimé soit en vous… »  
Bon  dimanche…   Le Seigneur passe…
Chanoine Patrick Willocq


* Il existe une hymne que l’on reprend régulièrement dans la Liturgie des Heures et qui s’intitule Le Seigneur passe ; vous pouvez l' ici.


« VACANCES »
Un de ces mots qui invitent à retrouver l’esprit d’enfance…
Quand on est enfant, puis adolescent, le mois de Juin correspond bien sûr aux redoutés examens de fin d’année scolaire, mais ce mois est aussi celui qui nous conduit aux « vacances »… Et là s’ouvrent les yeux joyeux des enfants… « Vacances » : un de ces petits mots qui a gardé l’esprit d’enfance… Bien sûr ! le nouveau calendrier scolaire établi dans nos régions a un peu brouillé les cartes… Le 1er juillet ne marque plus le début des vacances, mais je pense que cette date restera quand même une date symbolique… celle qui nous ouvre, même avec un peu d’avance, la grande pause de l’été.  
Vaco, as, are, aui, atum… Le bon vieux « Gaffiot » (dictionnaire latin-français) de notre collège nous rappelle que « vacance » désigne, au départ, ce « temps pendant lequel  une dignité n’est pas remplie »… comme quand on dit : « tel poste est vacant dans l’entreprise ».
« Pendant lequel une dignité n’est pas remplie » :quelle  belle expression pour parler de ces multiples occupations auxquelles nous avons eu la chance de nous donner durant tous les mois qui viennent de s’écouler depuis nos dernières… vacances !…  Mais M. Gaffiot souligne également que « vacance » trouve son origine dans le verbe « vacare » : « être vide, être libre, inoccupé, être de loisir… » Vacances comme temps de repos donc…  Mais aussi « vaquer » comme vaquer à ses occupations, donner son temps à quelque chose, à quelqu’un, se rendre libre pour quelqu’un...  
Vacances comme temps où il nous est possible de « vaquer », de nous consacrer à ce qui nous tient à cœur et que le travail effréné de l’année ne nous a pas permis de réaliser… de nous consacrer à ce que nous avons peut-être négligé, faute de temps…  Vacances comme temps de découvertes, de voyages, de rencontres...  Par exemple : consacrer ce temps aux retrouvailles en familles, en particulier parents et enfants… Il est important ce temps de retrouvailles, temps des discussions qu’on n’a pas pu avoir, des nondits que l’on peut essayer de se dire, des silences trop lourds à porter tout seul... Nous sommes tellement proches et parfois si loin en même temps...  Et si nous prenions également un peu de ce temps de vacances pour « vaquer » à ressourcer notre foi… Un pèlerinage, une retraite, une lecture...   Vacances pour refaire ses “forces intérieures”... Indispensable aussi, non ?...  
Je n’oublie pas tous ceux qui restent : les “gens de la terre”, les agriculteurs, qui préparent les moissons
et autres récoltes... tous ceux qui travaillent pour que d’autres puissent « vaquer » librement : les gens de la restauration et de l’hébergement, les responsables de la sécurité et des secours : pompiers, policiers, ambulanciers, médecins, personnel soignant...  toujours mis à rude épreuve durant cette période. Eux aussi, souhaitons leur de pouvoir prendre un peu de temps pour « vaquer » librement…  
Les Messes dominicales durant ce temps  des vacances Pour qu’une Messe puisse pleinement se déployer, il ne suffit pas que le Curé soit là, il faut aussi une belle assemblée ! Or, nous l’observons régulièrement, nos assemblées, déjà souvent clairsemées en temps normal, le sont encore bien davantage durant cette période où beaucoup partent vers d’autres cieux pour se reposer. Alors, l’Equipe d’animation pastorale (EAP) a pensé qu’il était bon de proposer durant ces mois de juillet et août, une programmation allégée des célébrations dominicales : une Messe sera célébrée le samedi en fin de journée (17h30), une le dimanche matin (10h00) et une le dimanche en fin de journée (17h30). Cet horaire d’été avait déjà été programmé dans l’unité pastorale les années précédentes avec l’approbation du Conseil pastoral ; il avait reçu un bel accueil de plusieurs d’entre vous qui faisaient remarquer à juste titre, que la communauté était ainsi plus importante, plus participative et donc plus agréable à rejoindre. Cet horaire d’été vous est présenté plus loin dans cette Chronique. Notez également que, durant ces vacances, le secrétariat est fermé le mardi (mais bien ouvert le vendredi). Nous souhaitons un bon repos à Marie-Christine, notre très dévouée secrétaire. Heureux temps réparateur… Je vous le souhaite donc, ce repos des vacances, bienvenu et réparateur… Bonnes vacances à tous ! Ici ou là-bas, peu importe… Qu’elles soient temps de repos afin d’y trouver forces neuves et sérénité… Qu’elles vous offrent aussi du temps pour la rencontre… Avec soi… Avec les autres… Avec Dieu…  Bon dimanche et… bonnes vacances !
 
 

Chanoine Patrick Willocq

Intentions de prière pour la semaine

+ Béni sois-tu, Père, pour la grâce de la foi, la fermeté de l’espérance et la capacité d’aimer que tu mets au cœur des baptisés…
Que, dans ton Eglise, chacun s’efforce d’être disciple de celui qui est doux et humble de cœur et vive en frère, en toute simplicité…
+ Béni sois-tu, Père, pour les artisans de paix et de solidarité entre les peuples, pour ceux qui tracent des chemins de réconciliation et de pardon entre les hommes.
Que, dans notre monde de violence et de refus de l’autre, se lèvent des témoins de ton universelle tendresse…
+ Béni sois-tu, Père, pour les fêtes de familles, les soirées entre amis que tu nous donnes de vivre en ces vacances et où ton amour prend visage humain…
Que le bonheur des uns ne les rende pas aveugles aux détresses des autres mais les pousse à partager leur joie de vivre…
+ Béni sois-tu, Père, pour l’horizon des vacances, la vague qui déferle, le chant de l’oiseau, le coucher de soleil, la nuit étoilée…
Que les merveilles que tu nous donnes nous inspirent le respect de ta création et la volonté de construire un monde aux couleurs du bonheur pour tous…
 
CONTACTS

M. le Chanoine Patrick Willocq, curé
Responsable de l’Unité pastorale
Curé de tous les clochers de l’entité de Leuze
Tour Saint-Pierre 15
7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
0479/62.66.20

M. le Diacre Jean-Marie Bourgeois
Pastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaire
Grand-Rue 56
7900 Leuze-en-Hainaut
0470/100 340

M. le Diacre Michel Hublet
Mise à jour du site internet
Avenue de la Croix-Rouge 44
7900 Leuze-en-Hainaut

Règlement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018


Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,
Curé - Adresse : voir plus haut
Délégué  à la protection des données :
Secrétaire général de la Conférence  épiscopale belge -
Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1,  1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -
Autorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -

Secrétariat décanal
Tour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00
En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen

Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes

  Le samedi 20 juin, à 14h30, en l’église de Blicquy, Victoire Villette, enfant de Sarah Bette et Andy Villette ; Mattia Falbo, enfant de Laura Rosier et Pietro Falbo.
 
- Le dimanche 28 juin, à 10h00, en l’église de Leuze, Alizée Delavallée, enfant de Elodie Lecocq et Bryan Delavallée.
 
- Le samedi 04 juillet, à 14h30, en l’église de Leuze, Kataleya Lefebvre, enfant de Catherine Lefebvre.
 
- Le dimanche 05 juillet, à 10h00, en l’église de Leuze, Yzawys Meerschaert, enfant de Emilie Moreau et Andrew Meerschaert.
- Le samedi 11 juillet, à 14h30, en l’église de Leuze, Eléana Stradiot, enfant de Caty Questier et Dylan Stradiot ; Noëlya Rombaux, enfant de Marine Nicodème et Tristan Rombaux ; Malowé Mahieu, enfant de Margaux Longle et Benjamin Mahieu ; Lyzio Delbecq Monniez, enfant de Priscilla Monniez et Kayis Delbecq.
-Le samedi 18 juillet, à 14h30, en l’église de Leuze, Jeanne Lucas, enfant de Louise Jorion et Antoine Lucas.
 
-Le dimanche 19 juillet, à 14h30, en l’église de Blicquy, Eléa Delecluse, enfant de Maurane Samain et Samuël Delecluse. - Le dimanche 26 juillet, à 10h00, en l’église de Leuze, Lya Deveille, enfant de Manon Deveille. - Le samedi 15 août, à 14h30, en l’église de Thieulain : Aëlys Mambour, enfant de Stéphanie Kampf et Quentin Mambour
- Le dimanche 26 juillet, à 10h00, en l’église de Leuze, Lya Deveille, enfant de Manon Deveille. - Le dimanche 02 août, à 14h30, en l’église de Tourpes, Elizio Goossens, enfant de Oriana Goossens ; Thymaël Pinte, enfant de Océane Goossens et Valentin Pinte.
- Le samedi 15 août, à 14h30, en l’église de Thieulain : Aëlys Mambour, enfant de Stéphanie Kampf et Quentin Mambour ; Léonie Bruneau, enfant de Eloïse Terryn et Samuel Bruneau. - Le samedi 22 août, à 14h30, en l’église de Leuze : Lua Rosbach, enfant de Ghanna Vanuxem et Nicola Rosbach - Le samedi 29 août, à 14h30, en l’église de Leuze : Ulysse Callens, enfant de Sophie Dubuisson et Florent Callens

Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.

Mariages
 
-Le samedi 27 juin, à 15h00, en l’église de Leuze : Vinciane Fontaine et Thierry Devigne
 
- Le samedi 25 juillet, à 11h00, en l’église de Tourpes : Séphora Ghysenling et Nicolas Langhendries
 
- Le samedi 25 juillet, à 14h00, en l’église de Leuze : Lindsay Dutoit et Bryan Temple.
 
- Le samedi 25 juillet, à 15h30, en l’église de Leuze : Alicia Dufrasne et Baptiste Fromont - Le samedi 01 août, à 11h30, en l’église de Leuze : Natacha Willaert et Joachim Lepape

Que tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !
 


Funérailles

- Madame Lucia Boucart demeurait à Herquegies. La célébration des Funérailles a eu lieu en l’église de Thieulain le 24 juin 2026.
- Monsieur Fernand Marliere demeurait à Chapelle-à-Wattines. La célébration des Funérailles a eu lieu en l’église de Leuze le 24 juin 2026.

Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…

Pour les familles… les jeunes les enfants

Dans notre Diocèse de Tournai…


À 29 ans, Antoine Poivre a été ordonné prêtre du diocèse de Tournai par Mgr Rossignol ce dimanche 21 juin 2026 à Mons. Dans une collégiale Sainte-Waudru toute éclaboussée de soleil, ils étaient près d’un millier –prêtres, diacres, acolytes, famille, amis et fidèles du diocèse– à l’accompagner pour ce grand moment.
21 juin, jour du solstice d’été. Comme toute la Belgique et une bonne partie de l’Europe, la capitale du Hainaut était écrasée par la chaleur. Pas grand monde dans les rues. Et pourtant dès 14h, on pouvait voir des personnes en habits de fête converger par petits groupes vers la collégiale Sainte-Waudru, pour s’y engouffrer avec bonheur. Bonheur d’enfin trouver un peu de répit et de fraîcheur. Mais bonheur surtout de se rassembler pour vivre un moment d’Église comme il n’en arrive pas très souvent. Actuellement dernier séminariste du diocèse de Tournai, Antoine, originaire de Ghlin, s’apprête à dire «oui» à l’engagement d’une vie.
Dans l’édifice, une centaine de chaises ont été ajoutées aux 800 places habituellement disponibles. Mais cela ne suffira pas à accueillir toutes celles et tous ceux qui ont tenu à être auprès d’Antoine pour son ordination presbytérale. Qu’à cela ne tienne, tout le monde s’installe comme il peut, et on sent l’atmosphère profondément joyeuse d’un bout à l’autre de la collégiale.
Alors que l’assemblée entonne le chant d’entrée, acolytes, diacres et prêtres longent toute la nef latérale avant de se diriger vers le chœur. L’évêque en titre et l’évêque émérite du diocèse terminent le long cortège.   
«Me voici»
«Quelle joie de voir cette collégiale bien remplie pour entourer Antoine», lance Mgr Frédéric Rossignol. «Quelle joie de pouvoir célébrer la fidélité du Seigneur envers lui et envers notre Église. Si nous sommes capables de nous engager dans l’Église, c’est avant tout parce que nous sentons la présence de Dieu dans nos vies.» L’évêque insiste: nous sommes tous appelés à répondre avec générosité et liberté à cette fidélité de Dieu, chacun selon notre vocation.
À l’appel de son nom, Antoine s’est avancé. Un peu nerveux sans doute, mais souriant et déterminé. «Me voici.» C’est l’abbé Daniel Procureur qui va présenter l’ordinand à l’évêque et à l’assemblée. «Mgr, avant de vous présenter Antoine, je voudrais vous dire que je suis à la fois heureux, parce qu’Antoine est un cadeau pour notre Église diocésaine, et puis aussi ému, parce que c’est la dernière fois que je présente à l’évêque quelqu’un qui va être ordonné prêtre. C’est aussi dans cette collégiale que le 26 juin 1988 j’ai été ordonné prêtre par Mgr Huard.»
Une question d’équilibre
Après avoir écouté avec attention la présentation détaillée du parcours d’Antoine, qui a reçu l’avis favorable du Conseil des formateurs du Grand séminaire de Namur pour devenir prêtre, Mgr Rossignol accueille Antoine: «Avec l’aide du Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu et notre Sauveur, nous le choisissons pour l’ordre des prêtres.» Un accueil qui déclenche les applaudissements nourris dans la collégiale…
Dans son style à la fois pédagogue et humoristique, pour cette célébration exceptionnelle, Mgr Rossignol va se permettre une petite exception et ainsi troquer l’habituelle homélie (le discours du prêtre à partir des lectures du jour) contre un «sermon» (que l’on perçoit, de manière pas tout à fait exacte, comme un discours sur un sujet à connotation morale) autour de la vocation de prêtre, cet engagement radical qui force l’admiration.
Comme le funambule, perché entre ciel et terre, qui essaie de ne pas tomber malgré une corde qui tangue, le prêtre doit trouver un difficile équilibre entre toutes les qualités qu’on attend de lui. Qu’il soit un homme spirituel, qu’il ait un esprit de service, qu’il soit authentique, qu’il aime autant la solitude que le contact humain, qu’il soit un vrai ami de Dieu, des hommes et de lui-même. Des exigences qui pourraient faire fuir, mais au-delà des difficultés, des faux pas, des questionnements, Mgr Rossignol le répète, la vie sacerdotale est une voie de bonheur.
Signes forts et émotions intenses
La liturgie de l’ordination est composée de multiples signes plus forts les uns que les autres : l’engagement de l’ordinand, la supplication litanique pendant laquelle il s’allonge face contre terre en signe d’abandon confiant à l’appel de Dieu, le geste de l’imposition des mains hérité des apôtres et la prière d’ordination, la vêture avec l’étole presbytérale et la chasuble, l’onction des mains avec le saint Chrême, la remise du pain et du vin.
Et puis il y a tous ces moments sans doute très personnels et emplis d’émotion. Un chant magnifique entonné par les sœurs d’Antoine entre les lectures, le signe de paix échangé avec sa famille et ses amis, la première eucharistie donnée à ses parents. L’annonce de sa désignation à mi-temps au sein de la pastorale des Jeunes, et à mi-temps au sein de l’unité pastorale de Péruwelz. Des remerciements à toutes celles et tous ceux qui l’ont accompagné sur ce long chemin de discernement, de formation et d’engagement.
Et une demande pleine d’humilité qui en dit long sur la personnalité et les qualités de ce nouveau prêtre de l’Église en Hainaut: «Aidez-moi à être prêtre, à vivre mon ministère avec simplicité, dans la joie, la foi, la persévérance et la disponibilité de cœur et d’agenda. Aujourd’hui commence pour moi une vie peu raisonnable. Je n’en serai peut-être pas toujours capable, mais le Dieu qui se révèle en Jésus-Christ et auquel je crois peut me donner, peut nous donner, la force d’accomplir ce qu’Il attend de nous si nous acceptons humblement de lui faire confiance.»
Agnès MICHEL
 
( : Diocèse de Tournai)

 
 
Comme son prédécesseur, Mgr Frédéric Rossignol, notre nouvel évêque, insiste sur la formation des chrétiens. Il incite notamment les prêtres à susciter des groupes bibliques et à enseigner la foi à leurs paroissiens. L’Institut Supérieur de Théologie du Diocèse de Tournai peut les aider dans cette tâche, en proposant des cours sur les matières concernant Dieu et l’Église. Tous ces cours peuvent être suivis en élève libre. Ils se donnent à Tournai, à Mons et à Charleroi.
 
L’ISTDT contribue aussi à la formation des animatrices pastorales et animateurs pastoraux. Et bien sûr, il forme les enseignants du cours de religion de l’Enseignement Secondaire et ceux du Fondamental. Ces derniers découvriront un nouveau séminaire qui leur est spécialement dédié : une initiation à la théologie mettant l’accent sur les applications pédagogiques.
 
Après plusieurs décennies où elle a assuré le secrétariat académique de l’Institut avec zèle et compétence, Mme Thérèse Lucktens a pris une retraite bien méritée en janvier 2026. Je la remercie très sincèrement pour son dévouement. Mme Chloé Lamarque lui succède. Je lui souhaite de s’épanouir dans sa nouvelle fonction, et je sais qu’elle sera aussi efficace que sa prédécesseuse, dans un style différent. Je veux aussi saluer le travail du Directeur de l’ISTDT, le chanoine Patrick Willocq, pour son engagement sans faille auprès des étudiantes et étudiants.
 
D’autres instances proposent des formations dans le diocèse, qu’elles soient spécialisées comme celles destinées aux fabriciens, aux catéchistes ou aux visiteurs, ou adressées au grand public, telles celles du CEFOC, de MESS’AJE ou d’Alpha. Sans oublier l’académie de musique Saint-Grégoire, créée en 1878 et installée au Séminaire de Tournai il y a quarante ans. Les enfants et les adultes peuvent y apprendre le clavecin, le chant, l’histoire de la musique et l’orgue, entre autres. Pourquoi pas vous ?
  
Stanislas Deprez
Service diocésain de la formation
( : Diocèse de Tournai)
 


Le site des Pèlerinages diocésains de Tournai fait peau neuve. Plus clair et plus agréable à parcourir, il a été repensé pour vous permettre de trouver facilement toutes les informations utiles et de découvrir nos différentes propositions de pèlerinages. Vous pouvez également vous inscrire directement en ligne !
N’hésitez pas à aller le consulter et à nous partager vos impressions : www.pelerinages-tournai.be


Dans l’Église de Belgique…

C'est le moment de préparer votre été ! © Adobe Stock
 
Tour d’horizon des camps, retraites et sessions en Belgique cet été
le guide, format pdf.
A l’approche de l’été, nous vous présentons un large éventail de retraites, sessions, weekends et camps organisés aux quatre coins de la Belgique. Cette année, offrez-vous de belles vacances spirituelles !

Pour les couples et les familles
Carmel de Mehagne avec la Communauté du Chemin Neuf
Semaine Cana pour mieux s'aimer! du dimanche 5 au samedi 11 juillet: Session pour couples et familles animée par la communauté. Une Semaine pour mieux s'aimer! Prendre du temps en couple, échanger, partager, sous le regard du Seigneur. Rencontrer d'autres couples chrétiens. Il y aura des temps de détente, des moments de prière, des enseignements et témoignages, mais aussi des jeux et un peu de sport! Les enfants sont accueillis et participeront à des activités adaptées à leur       âge.    Infos   et        inscriptions: cana.belgique@gmail.com, www.chemin-neuf.be/fr/mission-cana.
📍Chemin       du       Carmel       27,       4053       Embourg.           Tél:
04/365.10.81, carmelmehagne@chemin-neuf.be / www.cheminneuf.be
Centre Spirituel ignatien "La Pairelle"
Camp "Jonas", du dimanche 5 (16h) au samedi 11 juillet (11h): Une semaine de vacances-prière pour tous, petits et grands, jeunes et moins jeunes, petites et grandes familles. Une occasion d'entrer en relation avec Dieu et de relire nos vies dans le respect et l'écoute de chacun, dans la joie, la détente, le partage et la simplicité. Temps d'approfondissement de la Parole, prière personnelle; prise en charge des enfants par de jeunes animateurs, balade de 5 à 8 km, eucharistie… avec une équipe ESDAC.
📍Rue     Marcel      Lecomte,     25,     à     5100     Wépion.         Tél.:
081/46.81.11, secretariat@lapairelle.be / www.lapairelle.be
Fraternité de Tibériade
Camp des Familles Prophétiques, du mardi 11 (14h) au dimanche 16 août (14h): Cette année, nous vous proposons une fourchette pour les tarifs du camp (à voir sur le site de la fraternité). Ainsi, ceux qui ont plus peuvent soutenir ceux qui ont moins. Votre inscription sera prise en compte à la réception, au minimum, d’un acompte de 200€: BE19 0682 0063 3312.
📍 Rue du Charnet 20, 5580 Lavaux-Sainte-Anne. / www.tiberiade.be
Fondacio Belgique
Session couples "Prendre soin de son couple", du samedi 18 (14h) au mardi 21 juillet (17h): Pour un nouvel élan! Pour tous les couples, de tout âge, mariés ou pas, croyants ou non, pleins d'élan ou en difficulté. 4 jours pour retoucher aux fondements du couple, accueillir un nouvel élan et trouver un chemin dans les difficultés, dans un climat de bienveillance et de détente. Journées à thèmes, intervenants, témoignages, pistes de réflexion, temps personnels et dialogues en couple, ateliers et activités à deux, chants, humour et partages… Avec le soutien de conseillers conjugaux, psychologues, prêtres et le partage d'expérience d'autres couples… A La Maison diocésaine "Les Tourelles", av. de l'Yser 12 à Condette (France). Infos et inscriptions sur le site de Fondacio.
📍 Chaussée      de       Bruxelles       67B,       1300       Wavre.          Tél:
0470/757.344, belgium@fondacio.be / www.fondacio.be

(: Cathobel)
 

Dès le retour des moines à l’Abbaye d’Orval en 1926, des artistes d’horizons divers sont associés à l’aventure humaine et spirituelle du renouveau de la vie cistercienne à Orval.  Dans les différentes étapes du relèvement des lieux de la vie communautaires et de la prière, nombre de figures marquantes des courants artistiques belges de l’entre-deux guerre, spécialement l’expressionnisme et l’art nouveau, inscriront leurs œuvres dans l’esprit du lieu.  Leurs styles laissent rayonner aujourd’hui encore une autre façon de méditer et de donner forme et visage à la source vive du mystère chrétien. Citons : Camille Colruyt, Lode Vleeshouwers, Oscar Jespers, Théo Verbanck, pour la sculpture ; Joep Nicolas, Jean Huet, Margo Weemaes, Van Vlaeselaar pour le vitrail ; Albert Servaes, Camille Barthélemy, Luce Jacques pour la fresque ; et d’autres encore pour le mobilier et l’orfèvrerie.  Leur création artistique s’est nourrie au contact de l’expérience de la vie monastique. Au fil des générations, les regards sur chaque œuvre s’élargissent et se dilatent dans le foisonnement des émotions esthétiques.  
Cette exposition organisée à l’occasion du Jubilé prolonge ces gestes artistiques en des expressions renouvelées.  L’abbaye d’Orval se veut témoin d’un art spirituel relié à la simplicité cistercienne et nourri à son authenticité originelle. Des artistes d’aujourd’hui partagent leurs recherches plurielles et nous ouvrent des chemins de sens et de transcendance.  Leurs œuvres se relient à des figures ou des récits bibliques, traversent l’épreuve du drame de l’existence humaine associée à la croix, jusqu’à s’ouvrir, parfois à une expérience lumineuse qui témoigne au-delà de tout.  Les initiatives esthétiques foisonnantes des années trente en Belgique trouvent plus que jamais des prolongements d’une grande intensité tant formelle que spirituelle.  Il y a matière à contempler un art sacré vivant qui s’exprime dans la diversité des techniques et des langages : peintures, sculptures, installations, photographies, tapisseries, etc.  Cette exposition du Jubilé se propose d’en être un écho révélateur pour susciter à nouveau des regards de foi.
L’exposition Mémoire vive présente des œuvres des artistes suivants :
Mohammed ALANI, installation
Emmanuel BAYON, dessin, sculpture, installation
Olivier BONJOUR, photographie
Marine CECCHETTO, photographie
Fabienne CHRISTYN, dessin, livre d’artiste
Louis DALIERS, dessin
Philippe DEL CANE, dessin
Pierre DEUSE, peinture
Roland DEVOLDER, peinture
Gwenaëlle DE WOLF,
Rafaël GORSEN, dessin
Jack KEGUENNE, dessin
Ribo KOCHAN, photographie
Mireille LIENARD, installation
Christophe LOUERGLI, photographie
Janine MOONS, peinture
Gilbert PEDINIELLI, peinture
Michèle PEYRAT, photographie
Romina REMMO, art textile
Vincent SOLHEID, gravure, installation
Rosario SOLLAMI, peinture, sculpture
Jean-Marie STROOBANTS, dessin
Mark SWIJSEN, peinture
Tanguy TOLILA, peinture
Monique TRANSON, livre d’artiste, sérigraphie
Raoul UBAC, lithographie
Marinda VANDENHEEDE, installation
Hubert VERBRUGGEN, sculpture
Adrien VERSAEN, assemblage
Eric WEYTENS, photographie
Commissaire d'exposition : Monsieur Philippe MARCHAL
En collaboration avec Artesio Art et Musée d'art religieux moderne de la basilique de Koekelberg
( : Abbaye d’Orval)


Lecture du soir… ou du matin…


* COMMENT CE QUE NOUS VIVONS DANS LA LITURGIE NOUS FAIT DEVENIR DISCIPLES- MISSIONNAIRES ?
L’Art qui conduit à la Transcendance


* ARTS VISUELS :
RENAUD MURAIRE, LE PEINTRE QUI HABILLE LES EVANGILES AVEC NOTRE ÉPOQUE

* LIVRES :
*JEAN-MARIE GUEULLETTE O.P., LAISSE DIEU ÊTRE DIEU EN TOI * MUSIQUE :


* MUSIQUE :
+ JEAN-SÉBASTIEN BACH : LA CANTATE BWV 90
+ FRÉDÉRIC CHOPIN, LES 21 NOCTURNES


Retourner au contenu