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Paroisse de Leuze-en-Hainaut

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UNITE PASTORALE DE LEUZE-EN-HAINAUT
Unité pastorale refondée
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Une Parole … Une Prière

TEMPS DU CARÊME – 5EME DIMANCHE
…CROIS-TU CELA ?... OUI, SEIGNEUR, JE LE CROIS…

« En ce temps-là, Marthe et Marie, les deux sœurs de Lazare, envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. »
À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu,
Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. »
Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »  
Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
Évangile de Jésus Christ selon Saint Jean 11, 3-7.17.20-27.33b-45
Illustration : La Résurrection de Lazare, Tapisseries de la Chaise-Dieu – voir plus loin

Méditation du Pape Léon XIV

PAPE LÉON XIV
Audience générale - Catéchèses
Place St-Pierre, Rome – 04 mars 2026

LE CONCILE VATICAN II À TRAVERS SES DOCUMENTS (VII)
II. LA CONSTITUTION DOGMATIQUE LUMEN GENTIUM
2. L’EGLISE PEUPLE DE DIEU
Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !
Poursuivant notre réflexion sur la Constitution dogmatique Lumen gentium (LG), nous nous penchons aujourd'hui sur le deuxième chapitre, consacré au Peuple de Dieu.
Dieu, qui a créé le monde et l'humanité et qui désire sauver chaque homme et chaque femme, accomplit son œuvre de salut dans l'histoire en choisissant un peuple concret et en habitant parmi lui. C'est pourquoi il appelle Abraham et lui promet une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et le sable de la mer (cf. Gn 22, 1718). Avec les enfants d'Abraham, après les avoir affranchis de l'esclavage, Dieu fait alliance avec eux, les accompagne, prend soin d'eux et les rassemble lorsqu'ils s'égarent. Ainsi, l'identité de ce peuple est donnée par l'action de Dieu et par la foi en lui. Il est appelé à être une lumière pour les autres nations, comme un phare qui attirera tous les peuples, toute l'humanité (cf. Is 2, 1-5).
Le Concile affirme que « Tout cela cependant n’était que pour préparer et figurer l’Alliance Nouvelle et parfaite qui serait conclue dans le Christ, et la révélation plus totale qui serait transmise par le Verbe de Dieu lui-même, fait chair.» (Lumen gentium, 9). C’est en effet le Christ qui, par le don de son Corps et de son Sang, rassemble définitivement ce peuple en lui. Il est désormais composé de personnes de toutes les nations ; il est unifié par la foi en lui, par l’adhésion à lui, par une vie animée par l’Esprit du Ressuscité. Ainsi est l’Église : le peuple de Dieu qui tire son existence du corps du Christ [1] et qui est lui-même le corps du Christ [2] ; non pas un peuple comme un autre, mais le peuple de Dieu, réuni par lui et composé d’hommes et de femmes de tous les peuples de la terre. Son principe unificateur n'est ni une langue, ni une culture, ni un groupe ethnique, mais la foi en Christ : l'Église est donc – selon une magnifique expression du Concile – « L’ensemble de ceux qui regardent avec la foi vers Jésus » (Lumen gentium, 9).
Il s’agit d’un peuple messianique, précisément parce que son chef, le Christ, est le Messie. Ceux qui lui appartiennent ne se vantent ni de mérites ni de titres, mais seulement du don d'être, en Christ et par Lui, fils et filles de Dieu. Avant toute tâche ou fonction, ce qui importe donc véritablement dans l'Église, c'est d'être greffés sur le Christ, d'être, par grâce, enfants de Dieu. C'est aussi le seul titre honorifique que nous devrions rechercher en tant que chrétiens. Nous sommes dans l'Église pour recevoir continuellement la vie du Père et pour vivre comme ses enfants et frères entre nous. Par conséquent, la loi qui anime les relations dans l'Église est l'amour, tel que nous le recevons et l'expérimentons en Jésus ; et son but est le Royaume de Dieu, vers lequel elle chemine avec toute l'humanité.
Unifiée dans le Christ, Seigneur et Sauveur de tout homme et de toute femme, l’Église ne peut jamais se replier sur elle-même, mais elle est ouverte à tous et est pour tous. Si les croyants en Christ y appartiennent, le Concile nous rappelle que « à faire partie du Peuple de Dieu, tous les hommes sont appelés. C’est pourquoi ce peuple, demeurant uni et unique, est destiné à se dilater aux dimensions de l’univers entier et à toute la suite des siècles pour que s’accomplisse ce que s’est proposé la volonté de Dieu créant à l’origine la nature humaine dans l’unité, et décidant de rassembler enfin dans l’unité ses fils dispersés» (LG, 13). Même ceux qui n’ont pas encore reçu l’Évangile sont donc, d’une certaine manière, orientés vers le Peuple de Dieu, et l’Église, coopérant à la mission du Christ, est appelée à répandre l’Évangile partout et à tous (cf. LG, 17), afin que chacun puisse entrer en contact avec le Christ. Cela signifie que dans l’Église, il y a et il doit y avoir une place pour chacun, et que chaque chrétien est appelé à proclamer l’Évangile et à témoigner dans tout milieu où il vit et travaille. C’est ainsi que ce peuple manifeste sa catholicité, accueillant les richesses et les ressources des différentes cultures et, en même temps, leur offrant la nouveauté de l’Évangile pour les purifier et les élever (cf. LG, 13).
En ce sens, l’Église est une mais inclut tout le monde. Un grand théologien l’a décrite ainsi : « Unique Arche du Salut, elle doit accueillir dans sa vaste nef toute la diversité humaine. Unique Salle du Banquet, la nourriture qu’elle distribue provient de toute la création. La robe sans couture du Christ est aussi – et c’est une seule et même chose – la robe multicolore de Joseph.» [3]
C’est un grand signe d’espérance – surtout à notre époque, marquée par tant de conflits et de guerres – de savoir que l’Église est un peuple où des femmes et des hommes de nationalités, de langues et de cultures différentes coexistent par la force de la foi : c’est un signe inscrit au cœur même de l’humanité, un rappel et une prophétie de cette unité et de cette paix auxquelles Dieu le Père appelle tous ses enfants.

Pape Léon XIV
( :Le Saint-Siège)
Copyright © Dicastère pour la Communication - Libreria Editrice Vaticana


Prier avec le Pape
PRIER AVEC LE PAPE
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - MARS 2026
« Pour le désarmement et la paix »


Pour le désarmement et la paix Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Seigneur de la Vie, toi qui as façonné chaque être humain
à ton image et ressemblance,
nous croyons que tu nous as créés pour la communion,
non pour la guerre,
pour la fraternité, non pour la destruction.
Toi qui as salué tes disciples en disant :
« La paix soit avec vous »,
accorde-nous le don de ta paix
et la force de la rendre réelle dans l’histoire.
Aujourd’hui, nous élevons notre prière
pour la paix dans le monde,
en suppliant que les nations renoncent aux armes
et choisissent le chemin du dialogue et de la diplomatie.

Désarme nos cœurs de la haine,
du ressentiment et de l’indifférence,
afin que nous devenions des instruments de réconciliation.
Aide-nous à comprendre que la véritable sécurité
ne naît pas du contrôle nourri par la peur,
mais de la confiance, de la justice
et de la solidarité entre les peuples.
Seigneur, éclaire les dirigeants des nations,
pour qu’ils aient le courage d’abandonner
les projets de mort,
d’arrêter la course aux armements
et de placer au centre la vie des plus vulnérables.
Que jamais plus la menace nucléaire ne conditionne
l’avenir de l’humanité.

Esprit Saint, fais de nous des bâtisseurs fidèles et créatifs
de paix quotidienne :
dans nos cœurs, nos familles,
nos communautés et nos villes.
Que chaque parole bienveillante,
chaque geste de réconciliation
et chaque choix de dialogue soient les semences
d’un monde nouveau.
Amen.




Chers frères et sœurs !
Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes.
Tout cheminement de conversion commence lorsque nous nous laissons rejoindre par la Parole et que nous l’accueillons avec docilité d’esprit. Il existe donc un lien entre le don de la Parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle opère. C’est pourquoi le cheminement du Carême devient une occasion propice pour prêter l’oreille à la voix du Seigneur et renouveler la décision de suivre le Christ, en parcourant avec Lui le chemin qui monte à Jérusalem où s’accomplit le mystère de sa passion, de sa mort et de sa résurrection.
Écouter
Cette année, je voudrais attirer l’attention, en premier lieu, sur l’importance de laisser place à la Parole à travers l’écoute, car la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre.
Dieu Lui-même, se révélant à Moïse depuis le buisson ardent, montre que l’écoute est un trait distinctif de son être : « J’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu ses cris » (Ex 3, 7). L’écoute du cri de l’opprimé est le début d’une histoire de libération dans laquelle le Seigneur implique également Moïse, en l’envoyant ouvrir une voie de salut à ses enfants réduits en esclavage.
Un Dieu engageant nous rejoint aujourd’hui aussi avec des pensées qui font vibrer son cœur. Pour cela, l’écoute de la Parole dans la liturgie nous éduque à une écoute plus authentique de la réalité : parmi les nombreuses voix qui traversent notre vie personnelle et sociale, les Saintes Écritures nous rendent capables de reconnaître celle qui s’élève de la souffrance et de l’injustice, afin qu’elle ne reste pas sans réponse. Entrer dans cette disposition intérieure de réceptivité c’est se laisser instruire aujourd’hui par Dieu à écouter comme Lui, jusqu’à reconnaître que « la condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église ». [1]
Jeûner
Si le Carême est un temps d’écoute, le jeûne constitue une pratique concrète qui dispose à l’accueil de la Parole de Dieu. L’abstinence de nourriture est, en effet, un exercice ascétique très ancien et irremplaçable dans le chemin de conversion. Précisément parce qu’il implique le corps, il rend plus évident ce dont nous avons “faim” et ce que nous considérons comme essentiel à notre subsistance. Il sert donc à discerner et à ordonner les “appétits”, à maintenir vigilant la faim et la soif de justice en les soustrayant à la résignation, en les éduquant pour qu’ils deviennent prière et responsabilité envers le prochain.
Saint Augustin, avec finesse spirituelle, laisse entrevoir la tension entre le temps présent et l’accomplissement futur qui traverse cette garde du cœur, lorsqu’il observe que : « Au cours de la vie terrestre, il appartient aux hommes d’avoir faim et soif de justice, mais en être rassasiés appartient à l’autre vie. Les anges se rassasient de ce pain, de cette nourriture. Les hommes, en revanche, en ont faim, ils sont tous tendus vers le désir de celui-ci. Cette tension dans le désir dilate l’âme, augmente sa capacité ». [2] Le jeûne, compris dans ce sens, nous permet non seulement de discipliner le désir, de le purifier et de le rendre plus libre, mais aussi de l’élargir de manière à ce qu’il se tourne vers Dieu et s’oriente à accomplir le bien.
Cependant, pour que le jeûne conserve sa vérité évangélique et échappe à la tentation d’enorgueillir le cœur, il doit toujours être vécu dans la foi et l’humilité. Cela exige de rester enraciné dans la communion avec le Seigneur parce que « personne ne jeûne vraiment s’il ne sait pas se nourrir de la Parole de Dieu ». [3] En tant que signe visible de notre engagement intérieur à nous soustraire, avec le soutien de la grâce, au péché et au mal, le jeûne doit également inclure d’autres formes de privation visant à nous faire acquérir un mode de vie plus sobre, car « c’est l’austérité seule qui rend authentique et forte notre vie chrétienne ». [4]
Je voudrais donc vous inviter à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent le prochain. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons-nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans les lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans les débats politiques, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haine laisseront place à des paroles d’espoir et de paix.
Ensemble
Enfin, le Carême met en évidence la dimension communautaire de l’écoute de la Parole et de la pratique du jeûne. L’Écriture souligne également cet aspect de nombreuses façons. Par exemple, lorsqu’elle raconte, dans le livre de Néhémie, que le peuple se rassembla pour écouter la lecture publique du livre de la Loi et, pratiquant le jeûne, se disposa à la confession de foi et à l’adoration afin de renouveler l’alliance avec Dieu (cf. Ne 9, 1-3).
De même, nos paroisses, les familles, les groupes ecclésiaux et les communautés religieuses sont appelés à accomplir pendant le Carême un cheminement commun dans lequel l’écoute de la Parole de Dieu, tout comme celle du cri des pauvres et de la terre, devienne une forme de vie commune et dans lequel le jeûne soutienne une authentique repentance. Dans cette perspective, la conversion concerne, outre la conscience de chacun, le style des relations, la qualité du dialogue, la capacité à se laisser interroger par la réalité et à reconnaître ce qui oriente véritablement le désir, tant dans nos communautés ecclésiales que dans l’humanité assoiffée de justice et de réconciliation.
Biens aimés, demandons la grâce d’un Carême qui rende notre oreille plus attentive à Dieu et aux plus démunis. Demandons la force d’un jeûne qui passe aussi par la langue, afin que diminuent les paroles qui blessent et que grandisse l’espace pour la voix de l’autre. Et faisons en sorte que nos communautés deviennent des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération, nous rendant plus prompts et plus diligents à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour.
Je vous bénis de tout cœur ainsi que votre cheminement de Carême.
Du Vatican, le 5 février 2026,  
mémoire de sainte Agathe, vierge et martyre.
 
 
LÉON PP. XIV
 ______________________________________________
 [1]  Exhort. ap. Dilexi te (4 octobre 2025), 9.
[2]  Saint Augustin, L’utilité du jeûne, 1, 1.
[3]  Benoît XVI, Catéchèse (9 mars 2011).
[4]  Saint Paul VI, Catéchèse (8 février 1978).
 
      
 
Parole de Mgr Frédéric Rossignol



Nous sommes à la mi-carême, un peu comme des coureurs qui viennent de franchir la première étape du marathon. Le rythme que nous avions voulu prendre a peut-être été plus lent que prévu ou alors nous commençons à éprouver un peu de fatigue à devoir
nous convertir chaque jour. Qu’il est bon de faire l’expérience de ses limites… «Qui ne risque rien, n’a rien», dit le proverbe.
Si le carême a pour objectif de nous faire sortir de notre zone de confort, il n’est pas étonnant que cela nous démange un peu! Être exigeant avec soi-même, surtout dans les domaines où il y a du laisser-aller, ça n’a rien d’évident. Certains ont décidé de discipliner leur corps, d’autres leur esprit, d’autres encore de donner un peu plus de place à Dieu dans leur vie. Il y a ceux qui profitent du carême pour chercher à avoir une relation plus harmonieuse avec des membres de la famille, des collègues de travail, des personnes engagées à l’Église.
Mais bien des résolutions semblent s’évaporer rapidement ou lentement. Deux éléments de foi peuvent alors nous redonner du courage. La première chose, c’est de vivre nos sacrifices non pour notre avantage personnel, si noble qu’il soit, mais de les vivre comme des cadeaux pour nos frères et sœurs en souffrance. «Seigneur, je t’offre ce temps de prière ou ce gâteau non acheté pour la voisine qui a le cancer, pour le membre de la famille qui a subitement perdu son travail. Seigneur, aie pitié d’eux et accepte mon petit sacrifice comme signe que je me fais du souci pour eux…» Le carême prend alors sa mesure dans l’attention aux autres, dans la solidarité qui nous unit à tout le genre humain.
La deuxième chose, qui est complémentaire, et qui nous redonne aussi courage, c’est de ne pas nous sentir jugés par Dieu pour nos faiblesses.
C’est l’amour inconditionnel de Dieu pour nous qui nous aide à nous relever. Dieu n’est pas un examinateur qui compte les points, Il est un père aimant qui nous fait confiance. C’est cette confiance sans cesse renouvelée qui nous permet de nous relever. Parce que Dieu me fait confiance malgré mes manquements, j’ai envie de Le remercier en l’aimant de tout mon cœur et en aimant mon prochain comme Lui l’aime.
Et si la culpabilité prend parfois le dessus ou tout simplement la paresse et l’incapacité de me dépasser, je peux toujours me tourner vers un prêtre et lui demander: «Père, pouvez-vous m’entendre en confession et me redire que Dieu m’aime et me pardonne?» Et de là, nous sortons joyeux et enthousiastes pour poursuivre notre carême.
Bonne route vers Pâques à tous!

Votre frère et pasteur,
+ Frédéric Rossignol
Diocèse de Tournai





La messe chrismale est un temps fort de la liturgie de l’année, qui passe souvent inaperçu pour bien des chrétiens, ayant lieu entre le lundi et le jeudi de la semaine sainte (le mardi dans le diocèse de Tournai). C’est pourtant un moment très significatif, puisque c’est au cours de cette célébration que l’évêque bénit ou consacre les saintes huiles qui serviront pour les baptêmes, les confirmations, les ordinations des prêtres et évêques et pour les malades. C’est également au cours de cette célébration que les prêtres renouvellent les promesses sacerdotales, c’est-à-dire leur engagement comme prêtre.
Alors que nous nous préparons à vivre la messe chrismale (le 31 mars dans la Basilique Saint-Christophe de Charleroi, à 18h), permettez-moi de souligner un des aspects de cette célébration, celui de l’importance de la prêtrise pour notre Église. Je me permets de le faire parce que l’heure est grave, mes chers amis, car nous n’avons plus de séminaristes (de futurs prêtres en formation !) au sein de notre diocèse, à l’exception d’un jeune en fin de formation, ordonné diacre il y a peu et qui sera prêtre à l’été prochain.
Beaucoup diront : « Nous en sommes bien conscients, mais qu’est-ce qu’on peut bien y faire ? » Je crois au contraire que nous pouvons « y faire », chacun à partir de son expérience de chrétien. Tout d’abord, il est bon de remercier Dieu pour les modèles de prêtres qui nous ont fait et nous font encore grandir dans la foi, et ils sont nombreux ! Comment ces prêtres nous inspirent-ils ? Certainement par leur vie de foi, par la manière dont ils célèbrent l’Eucharistie, en la vivant avec enthousiasme, avec profondeur, avec régularité. Ils sont là, que l’assemblée soit grande ou petite, qu’elle participe activement ou non, qu’elle chante merveilleusement ou poussivement… Ils nous accueillent en début de célébration, nous demandent comment nous allons. Ils préparent leurs homélies avec soin : elles sont concrètes, enthousiasmantes, elles nous apprennent de nouvelles choses sur la foi, elles sont touchantes de sincérité. Lorsqu’ils prononcent les paroles de la consécration et qu’ils nous donnent la communion, nous savons avec certitude et reconnaissance que Dieu se rend présent. Ces prêtres nous rappellent combien la sainteté d’une personne peut avoir tellement d’impact dans la vie d’une multitude de gens qui ont besoin de sentir que Dieu les aime.
Les prêtres nous interpellent aussi par leur esprit de sacrifice. Ils ont renoncé à une vie de famille, à des êtres chers qui leur disent qu’ils sont aimés de manière unique et préférentielle. Eux sont là pour tous, et renoncent donc à un amour exclusif. Les prêtres sont aussi des hommes de compassion. Ils écoutent les souffrances de leurs contemporains, dans le sacrement de la confession ou dans les confidences qui leur sont faites à d’autres moments, et Dieu sait si cela fait du bien d’être écouté avec bienveillance. Les prêtres cherchent aussi à créer le lien au sein des communautés chrétiennes. C’est un exercice difficile. Beaucoup de gens sont attachés à leurs habitudes, leurs privilèges, leur sensibilité. Travailler ensemble, se préoccuper des autres, ça n’est pas toujours naturel !

Mais certains diront : « Le problème, c’est que les prêtres que je vois, je ne veux pas en dire du mal, mais pour dire la vérité, ils sont loin d’être des modèles tels que vous les décrivez ! » Et oui, la prêtrise n’a rien de magique ! Comme toute vocation, elle s’inscrit dans un appel à grandir dans le don de soi, mais peut se transformer en un chemin de superficialité et d’égocentrisme, et comme pour nombre d’entre nous, beaucoup de prêtres ont des penchants édifiants et d’autres aspects de leur personnalité moins glorieux.
La première chose, si nous voulons retrouver des vocations, c’est donc de remercier Dieu et les prêtres pour leur vocation et de prier pour la conversion des prêtres qui s’égarent. La deuxième, c’est de montrer un amour profond et authentique pour les sacrements, en particulier pour l’Eucharistie et la confession. Allons à la messe avec un profond désir de recevoir le Christ dans son corps et son sang. Allons nous confesser avec un profond désir de nous réconcilier avec Dieu et d’entendre de la bouche du prêtre : « Et moi, je te pardonne tous tes péchés, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. » La troisième démarche est de prier pour les vocations, de dire des chapelets, de supplier le Seigneur de nous envoyer des ouvriers pour sa moisson. La quatrième initiative à prendre est de parler de la vocation à la prêtrise dans les catéchèses, dans les célébrations, de demander aux prêtres d’en parler eux-mêmes,… La dernière initiative est de donner de l’argent pour la formation des prêtres. Former un prêtre, c’est au minimum sept ans d’études. Aujourd’hui, nous constatons un nouvel élan de jeunes qui demandent le baptême. Certes, beaucoup d’entre eux ont à faire un long chemin pour que la foi s’enracine au plus profond de leur vie, mais étant donné qu’ils découvrent la joie de suivre le Christ, nous pouvons et nous devons espérer que plusieurs d’entre eux découvriront un jour le Christ leur dire : « Ne veux-tu pas me suivre entièrement une vie donnée pour le service de l’Église ? J’ai besoin de prêtres, veux-tu en faire partie ? »
Restons dans la confiance, le Seigneur a fait des merveilles, il continuera d’en faire dans les générations à venir. Bonne fête chrismale à tous et… venez nombreux à la Basilique Saint-Christophe le 31 mars à 18h !



+ Frédéric Rossignol
Diocèse de Tournai
Un mot du Curé…

CARÊME & PÂQUES 2026

MÉDITATIONS  
(VII)


5ème Dimanche de Carême
Croyons-nous cela ?
Au sommet du Carême de l’année A, à quelques jours du Dimanche des Rameaux et de la Passion, l’Eglise, dans sa Liturgie, nous fait entendre le récit du « réveil » de Lazare par Jésus.  Pour St Jean, c’est là « le » signe par excellence qui vient manifester la gloire du Père et annoncer l’ultime glorification de Jésus lors de sa Pâque. Bientôt, Jésus sera lui-même signe de la victoire de Dieu. Pour l’instant, nous n’en sommes pas encore là, mais seulement à son annonce : Lazare va revivre, signe d’une réalité infiniment plus profonde, la Résurrection… Oh ! Bien sûr, Marthe est comme beaucoup de Juifs de son temps : elle croit à la résurrection… à la fin des temps…
« Je sais que mon frère ressuscitera au dernier jour, à la résurrection… » Mais Jésus va la conduire plus loin sur le chemin de la Foi :  
« Je suis la résurrection et la vie… » Comprenons bien ces mots tant et tant de fois entendus ; St Jean lui-même nous explique dans sa Première Lettre : « Et voici ce témoignage : c’est que Dieu nous a donné la vie éternelle, et que cette vie est dans son Fils. Qui a le Fils a la vie… Je vous ai écrit ces choses, à vous qui croyez au nom du Fils de Dieu, pour que vous sachiez que vous avez la vie éternelle » (1 Jn 5, 11-13). Jésus n’est donc pas seulement celui qui réveille de la mort… La Résurrection, c’est lui, c’est sa personne, c’est son être… La Vie, c’est lui… Nous touchons ici à un sommet de la Révélation chrétienne, qui trouvera sa forme ultime dans la nuit de Pâques, mais qui vient déjà donner sens au signe que Jésus va poser dans l’immédiat avec Lazare… Ne regarder que le signe serait une erreur ; il faut tenir et le signe et la parole… Après cette déclaration, Jésus peut poser la question qui depuis lors ne cesse de retentir… pour nous aussi… « Crois-tu cela ?... » Et Marthe de répondre : « Tu es le Messie… Tu es le Fils de Dieu… » Nous sommes tous interpellés par
Jésus… Croyons-nous cela ?...  
Bon dimanche !
Pâques est proche… Confiance…
(à suivre)

Chanoine Patrick Willocq

Intentions de prière pour la semaine

+ Dieu notre Père, ton amour est fidèle. Nous te prions pour tous les malades : que ta puissance de vie leur rende santé et courage…
+ Dieu notre Père, tu écoutes nos appels.
Nous te prions pour tous les déprimés et les blessés de la vie : délie les bandelettes qui les emprisonnent…
+ Dieu notre Père, ton oreille est attentive à toute prière. Nous te prions pour ceux qui peinent et qui luttent : enlève la pierre qui écrase les corps et les cœurs…
+ Dieu notre Père, tu es plein d’amour. Nous te prions pour tous les baptisés et les catéchumènes : affermis leurs pas à la suite de ton Fils… + Dieu notre Père, tu répands ton esprit sur toute chair. Nous te prions pour ceux qui pleurent un proche disparu : répands dans leurs cœurs ta lumière vivifiante…
CONTACTS

M. le Chanoine Patrick Willocq, curé
Responsable de l’Unité pastorale
Curé de tous les clochers de l’entité de Leuze
Tour Saint-Pierre 15
7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
0479/62.66.20

M. le Diacre Jean-Marie Bourgeois
Pastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaire
Grand-Rue 56
7900 Leuze-en-Hainaut
0470/100 340

M. le Diacre Michel Hublet
Mise à jour du site internet
Avenue de la Croix-Rouge 44
7900 Leuze-en-Hainaut

Règlement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018


Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,
Curé - Adresse : voir plus haut
Délégué  à la protection des données :
Secrétaire général de la Conférence  épiscopale belge -
Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1,  1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -
Autorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -

Secrétariat décanal
Tour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00
En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen

Nous porterons dans notre prière ...

 
Baptêmes

-  Le samedi 21 mars, à 14h30, en l’église de Leuze, Aitana Cunningham, enfant de Amandine Cantraine et Corentin Cunningham ;
Célian Her, enfant de Célimène De Temmerman et Anthony Her
- Le dimanche 22 mars, à 10h00, Louis Mary, enfant de Adeline Moreau et Quentin Mary
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.

Funérailles

Monsieur Jean-Claude Goblet demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles a eu lieu en l’église de Leuze le 20 mars 2026 à 11h00.
                       
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.  
 

Dans notre Unité pastorale…








Pour les familles… les jeunes les enfants



Castors, Louveteaux, Louvettes, Guides, Scouts et Chefs des Scouts d’Europe des Groupes de Mons se sont réunis à Ghlin le 7 mars 2026 pour prendre part à un grand jeu conjoint autour du thème des «bâtisseurs de cathédrale».
Au programme de cette journée, préparée depuis plusieurs mois par les chefs bénévoles, 11 ateliers immersifs pour faire découvrir aux jeunes, de manière concrète et joyeuse, les fondements de la vie chrétienne. Baptême,
Eucharistie, Parole du Seigneur, langages du cœur, soin des plus fragiles, chants, charge d’âme… autant de thèmes abordés sous forme de défis, d’expériences et de jeux inspirés de l’univers scout et des chantiers médiévaux.
À chaque atelier réussi, les équipes recevaient une pierre symbolique leur permettant de poursuivre la construction de leur cathédrale. Écriture d’intentions à la plume, confection de fleurs en papier et de vitraux, découverte des plantes médicinales ou encore réflexion sur les fondations spirituelles : chaque étape permettait ainsi aux jeunes bâtisseurs d’avancer dans leur mission.
En fin d’après-midi, toutes les équipes se sont retrouvées dans l’église de Ghlin pour l’inauguration de la cathédrale. Les pierres récoltées durant les ateliers ont été placées dans l’édifice, qui a peu à peu pris forme en présence des parents, anciens et amis du groupe ainsi que de Mgr Frédéric Rossignol.
Ce moment s’est prolongé par un temps de louange animé par la pastorale des Jeunes du diocèse, avec l’appui du groupe d’électro-pop louange Ora, avant le témoignage de notre évêque, lui-même ancien scout d’Europe et qui a encouragé les jeunes à poursuivre leur chemin de foi et de service.
Les pièces de vitrail, réalisées par les enfants durant l’après-midi, ont alors été assemblées et la rosace ainsi formée a naturellement trouvé sa place au sommet de la cathédrale, rayonnant des couleurs de chaque unité ayant participé à cette journée.
La fête s’est ensuite clôturée autour d’un repas convivial. Une belle manière de prolonger une journée fraternelle et créative, qui illustre bien la pédagogie du scoutisme européen: faire grandir les jeunes dans la foi, la responsabilité et la joie de construire ensemble.
Photos: © GSE et Diocèse de Tournai
Pour contacter les groupes montois des Guides et Scouts d’Europe: 1e.mons@scouts-europe.be et www.gse-mons.be
(: Diocèse de Tournai)
Dans notre Diocèse de Tournai…


À celles et ceux qui souhaitent vivre la messe dominicale mais n’ont pas la possibilité de rejoindre une paroisse, il suffit chaque semaine d’allumer la radio sur le coup de 11h. Pendant plusieurs dimanches, les sœurs de Soleilmont ont accepté d’accueillir commentateurs et techniciens pour élargir leur communauté bien au-delà des murs de leur église abbatiale.
 
«Accueillir» est sans doute le mot qui définit le mieux les religieuses de l’abbaye de Soleilmont, tout près de Fleurus. Là-bas, on est toujours reçu avec un sourire, une embrassade, un «comment vas-tu?». On a le sentiment d’être attendu, on se sent chez soi, on n’a jamais l’impression de déranger.
 
Pourtant, c’est sûr, «accueillir» pendant six semaines les «messes radio», cela oblige à se laisser bousculer, à changer un peu ses habitudes. Il y a les micros qui fleurissent un peu partout dans l’église. Il y a les techniciens de La Première (RTBF) qui font des tests, tirent des câblent, et puis testent encore. Il y a les commentateurs, qui prennent place dans un coin et qui délivrent explications et approfondissements à voix basse pendant les «silences» de l’office. Il y a un horaire strict à respecter: on commence à 11h02, selon l’actualité et la durée du journal parlé, pour terminer à 11h57 ou 58.
 
Mais il y a surtout toute une communauté qui s’agrandit, qui ouvre grand les portes, et qui permet à celles et ceux qui sont loin, isolés, âgés, malades ou ne peuvent pas se déplacer de prendre part à la messe, de prier et de chanter.
 

 
Un service riche de sens
 
Dimanche 15 mars 2026. C’est déjà la quatrième semaine que la messe dominicale sera diffusée au départ de l’abbaye de Soleilmont. À 10h, il y a déjà pas mal d’agitation dans la petite église abbatiale, moderne, lumineuse, avec sa grande baie vitrée qui ouvre le mur derrière l’autel sur la nature généreuse du domaine. Pierre et Alexandre, les deux techniciens de la RTBF, effectuent les derniers réglages. Bernard Carlier, titulaire des grandes orgues de la Collégiale Sainte-Waudru à Mons (aux côtés de Benoit Lebeau), fait courir ses doigts sur le clavier de l’orgue. Les sœurs vont et viennent, certaines s’installent, répètent les chants du jour.
 

 
Michèle Galland, Manu Hachez et André Ronflette, le trio de commentateurs du diocèse de Tournai, regardent leurs notes, se concentrent ou saluent les fidèles qui arrivent peu à peu. «C’est vraiment riche et formidable de pouvoir assurer les commentaires des messes radio», se réjouit André Ronflette. «Cela nous oblige à entrer en profondeur dans les textes du jour, à y réfléchir, à se les approprier.»
Une célébration aux accents vietnamiens
 
Vers 10h30, le célébrant arrive. Cette semaine, c’est Mgr Frédéric Rossignol qui présidera l’office mis en ondes, accompagné de l’abbé
 
Gaston Debevere, l’aumônier de la congrégation de Soleilmont. Mgr Rossignol se prête lui aussi au jeu des tests de micro… mais pas en français! Car dans l’assemblée, une vingtaine de Vietnamiens sont présents. Une communauté que les conflits ont poussée à l’exode il y a maintenant plusieurs décennies mais qui se montre toujours fidèle et reconnaissante du soutien apporté à l’époque par les sœurs de Soleilmont. C’est donc tout naturellement que plusieurs membres de cette communauté ont tenu à venir chanter dans leur langue pour fêter la venue du plus asiatique des évêques de Belgique.
 

 

 
10h55. Le silence est total dans l’église, tout le monde est concentré. Casque sur les oreilles, les commentateurs écoutent le décompte. 11h02, André Ronflette fait un signe à l’assemblée: la rediffusion commence. Après avoir salué les auditeurs de la RTBF, le 101e évêque de Tournai remercie les sœurs: «Je suis très heureux d’être ici au milieu de vous. Je suis venu ici il y a très longtemps, quand j’étais séminariste, mais je n’étais plus revenu depuis.» Et remet le carême au centre de la célébration: «Nous sommes à la mi-carême. L’occasion de voir où nous en sommes sur notre chemin de conversion…»
 
La grâce de l’inattendu
 
Au cours de son homélie, évoquant David –un «petit» choisi par Dieu à la surprise de tous pour devenir le plus grand des rois d’Israël– et le mendiant aveugle de naissance à qui Jésus rend la vue, Mgr Rossignol insiste sur le lien entre ces deux événements: la grâce de l’inattendu. Mais aussi sur la force du temps qui, une fois la grâce reçue, permet de comprendre celle-ci, d’en percevoir les enjeux et les conséquences. «Il ne suffit pas d’être oint par le prophète pour devenir un bon roi, tout comme il ne suffit pas de recevoir le sacrement du mariage ou de l’ordre ou de prononcer ses vœux pour devenir un bon couple, un bon prêtre, un bon évêque ou un bon religieux.»
 
Le carême est ainsi une période qui nous offre de continuer à découvrir les grâces que Dieu nous octroie et qui nous permettent de faire le bien autour de nous, faisant ainsi de nous des instruments de l’amour de Dieu pour nos frères et sœurs.
 
Une fois la célébration terminée et les micros coupés, l’évêque de Tournai remercie encore les sœurs de Soleilmont pour leur disponibilité au cours de ces semaines de radiodiffusion. Un service qui bouscule et peut être source d’un peu de stress, «mais parfois c’est bien d’être bousculés dans notre charité», souligne l’évêque dans un sourire.
 
Agnès MICHEL
 
(: Diocèse de Tournai)












La prochaine session de formation permanente aura lieu aux FUCaM les mardi 21 et mercredi 22 avril 2026. Le titre en sera : « Tu n’auras pas d’autres dieux que moi ». Actualité et enjeu de l’interdit biblique de l’idolâtrie
L’interdit de l’idolâtrie est central dans la Bible. Placé en tête du Décalogue, il est répété et mis en scène dans la Torah, et il occupe une place importante dans la littérature prophétique et de sagesse. Mais cet interdit de l’idolâtrie, si central dans la Bible, n’apparaît-il pas aujourd’hui désuet ? A-t-il encore une quelconque pertinence pour nous qui vivons dans une société sécularisée, pour nous qui n’adorons plus ni les Baals ni les Ashéras ?
Pour retrouver l’actualité et l’enjeu de l’interdit biblique de l’idolâtrie, il faut sans doute, d’une part, en approfondir et en élargir la notion et, d’autre part, nous interroger sur la réalité de fait de la sécularisation de nos sociétés. En quoi consiste l’idolâtrie ? Quels en sont les ressorts ? Quels en sont les effets ? Est-il si évident que l’idolâtrie soit définitivement révolue ? Se cantonne-t-elle au champ religieux ou se dissimule-t-elle aussi ailleurs ?
Ne sommes-nous pas prompts, aujourd’hui encore, à idolâtrer un système économique, un pouvoir politique ou la technique, et à en attendre le salut ? Le croyant ne risque-t-il pas d’absolutiser indûment formules dogmatiques, préceptes moraux ou règles liturgiques, ou de vénérer démesurément saints, papes ou prêtres ? Et la confession chrétienne elle-même, qui voit en Jésus le Fils de Dieu, respecte-t-elle l’interdit de l’idolâtrie ?
Sans doute faut-il se méfier d’un certain usage de cet interdit qui, voulant détruire chez l’autre l’idolâtrie, risque toujours de virer au fanatisme violent. Mais cela ne doit pas nous empêcher d’en voir l’enjeu fondamental, qui est d’extirper de chez nous les idoles de mort qui aliènent et de nous ouvrir au Dieu de vie qui libère. Se pourrait-il que crépuscule des idoles et aurore du vrai Dieu aient ainsi partie liée ?
 
Programme
Mardi 21 avril
             9h Accueil
             9h30 Présentation de la session
             9h45 Se faire esclave de soi : l’idolâtrie selon le Décalogue et la Torah (André Wénin)
             10h30 Temps de questions-réponses
             10h45 Pause-café
             11h15 La dénonciation de l’idolâtrie dans la littérature prophétique et les écrits de sagesse (Anne-Marie Pelletier)
             12h Temps de questions-réponses
             12h15 Temps de prière
             12h30 Repas
             14h La portée de l’interdit de l’idolâtrie dans le champ de l’économie (Étienne Raemdonck)
             14h45 Temps de questions-réponses
             15h La portée de l’interdit de l’idolâtrie dans le champ ecclésial (Christine Pedotti)
             15h45 Temps de questions-réponses
             16h Temps d’appropriation
             16h30 Fin de la première journée
Mercredi 22 avril
             9h30 Rappel de la première journée
             9h45 La confession de foi christologique face à l’interdit de l’idolâtrie (Xavier Gué)
             10h30 Temps de questions-réponses
             10h45 Pause-café
             11h15 La portée de l’interdit de l’idolâtrie dans les champs de la politique et de la technique (Laurence Flachon)
             12h Temps de questions-réponses
             12h15 Temps de prière
             12h30 Repas
             14h Un regard critique sur l’usage de l’interdit de l’idolâtrie (Luis Martinez Saavedra)
             14h45 Temps de questions-réponses
             15h Exposé conclusif : l’enjeu de l’interdit de l’idolâtrie (Paul Scolas)
             15h45 Temps de questions-réponses
             16h Mot d’envoi de Mgr Frédéric Rossignol
             16h15 Fin de la session
Modalités d’inscription
La session aura lieu les mardi 21 et mercredi 22 avril 2026, à l’UCLMons FUCaM, 151 chaussée de Binche, 7000 Mons. Pour rappel, elle est réservée aux prêtres, diacres, animateurs et animatrices pastoraux ainsi qu’aux membres bénévoles des équipes d’animation pastorale. Le coût de la formation est de 45 € (cafés et repas compris), à payer sur le compte BE51 1990 2380 1162/CREGBEBB. En plus du paiement, et pour éviter toute erreur, n’oubliez pas de vous inscrire aussi en renvoyant la feuille d’inscription annexée à Église de Tournai de février ou en envoyant un mail à stanislas.deprez@evechetournai.be. Merci de faire cette démarche pour le vendredi 27 mars au plus tard.
 
 
 
 
Nous espérons que les unités pastorales encourageront les membres des EAP à venir à la formation, si possible en les aidant financièrement. Merci aux responsables d’EAP de centraliser les inscriptions. Ceci nous facilitera grandement la tâche.
Stanislas Deprez
(: Diocèse de Tournai)



Le Service diocésain des Pèlerinages a le plaisir d’annoncer la sortie de son nouveau catalogue, Itinéraires 2026.
 
Vous y découvrirez l’ensemble des pèlerinages proposés cette année, en Belgique et à l’étranger: Banneux, Lisieux, Paris, Lourdes, Portugal,… mais aussi d’autres destinations pour vivre un temps de ressourcement, de rencontre et de cheminement spirituel.
 
Le catalogue sera disponible en version imprimée dans toutes les paroisses du diocèse dans les prochaines semaines. Si ce n’est pas le cas près de chez vous, n’hésitez pas à nous
 
contacter: nous vous le ferons parvenir avec plaisir.
 
Toutes nos propositions sont également à découvrir sur notre site internet, entièrement renouvelé pour l’occasion!
 
Plus d’infos:
 
Service diocésain des Pèlerinages 069 22 54 04
 
pelerinages@evechetournai.be www.pelerinages-tournai.be
 
(: Diocèse de Tournai)
 
Dans l’Église de Belgique…




Les bombardements sur l’Iran et le Liban se poursuivent à un rythme effréné. Les ripostes entraînent de vastes régions du Moyen-Orient dans la guerre. D’innombrables personnes ont déjà été tuées ou blessées, beaucoup sont en fuite, les destructions matérielles sont énormes.
Les évêques de Belgique ont décidé de débloquer 30 000 euros d’aide d’urgence pour le Liban, par l’intermédiaire de Caritas International et de l’Aide à l’Église en détresse. Les évêques se joignent par ailleurs à l’appel lancé par le cardinal Dominique Mathieu, archevêque de Téhéran-Ispahan, à prier pour la conversion des cœurs vers la paix intérieure. À titre d’inspiration, ils proposent la prière pour la paix et le désarmement que le pape Léon XIV a composée comme prière pour le mois de mars.
Trente mille euros pour venir en aide aux réfugiés au Liban et un appel à la solidarité
Les évêques de Belgique ont décidé de débloquer 30 000 euros afin d’apporter une aide d’urgence aux personnes en fuite et déplacées au Liban. Une première somme de 15 000 euros sera versée à Caritas International Belgique, qui collabore avec Caritas Liban. Une seconde somme de 15 000 euros sera versée à Aide à l’Église en Détresse. Les fonds provenant de la collecte spéciale en faveur des migrants et des réfugiés, qui a lieu chaque année le dernier dimanche de septembre, seront utilisés à cette fin.
Les évêques appellent les fidèles à faire preuve de solidarité avec les nombreuses personnes en détresse au Moyen-Orient et à soutenir financièrement les organisations de solidarité de l’Église belge présentes sur le terrain. La solidarité concrète avec notre prochain est un élément important de la spiritualité chrétienne du Carême.
Au Liban, en Iran et ailleurs, les populations touchées et déplacées par la violence peuvent compter sur le soutien de l’organisation humanitaire catholique internationale Caritas International. Par exemple, Caritas Liban protège et accompagne des familles déplacées, assure la distribution des produits de première nécessité dans les centres d’hébergement, enregistre les personnes déplacées en dehors de ces centres et met en place des cuisines mobiles pour la distribution de repas chauds et de produits prêts à consommer dans toutes les zones touchées.
De son côté, l’organisation caritative catholique internationale Aide à l’Eglise en détresse soutient les communautés chrétiennes au Liban et dans d’autres pays du Moyen-Orient. Ces communautés comptent parmi les plus anciennes au monde, mais elles ont généralement beaucoup de mal à survivre. Au cours des dernières décennies, des centaines de milliers de personnes ont émigré aux quatre coins du monde. Malgré l’insécurité et les privations, les paroisses et les communautés religieuses s’efforcent néanmoins d’aider tous ceux qui font appel à elles. Elles distribuent de la nourriture, gèrent des écoles, hébergent des familles déplacées et encouragent la réconciliation dans la mesure du possible.
Prier pour la paix
Lors de son évacuation d’Iran le week-end dernier, le cardinal Dominique Mathieu, archevêque de Téhéran-Ispahan, a appelé à prier pour la conversion des cœurs. Les évêques de Belgique s’associent explicitement à cet appel et invitent les fidèles à prier pour la paix et la réconciliation au Moyen-Orient et partout ailleurs.
À cet égard, les évêques proposent, à titre d’inspiration, la prière pour la paix et le désarmement rédigée par le pape Léon XIV pour le mois de mars. Vous pouvez la prier avec lui via YouTube.
16/03/2025
Service de Presse et d’Information  
de la Conférence des Évêques de Belgique

(: Diocèse de Tournai)



19/03/2025 – Dimanche, cela fera exactement dix ans qu'à Zaventem et à Bruxelles, 35 personnes ont perdu la vie et près de 340 autres ont été blessées lors d'attentats terroristes particulièrement sanglants. Ces attentats ont profondément marqué notre pays.
Les évêques de Belgique invitent les fidèles à prier ce week-end, dans toutes les églises et lors de toutes les célébrations, en solidarité avec ceux qui pleurent la perte d’un proche et pour les victimes de la violence. À cette fin, des intentions de prière ont été proposées à toutes les paroisses belges.
Aucune religion ou conviction ne peut légitimer la haine ou le meurtre
À l'occasion de cette commémoration, les confessions religieuses et philosophiques reconnues publient conjointement une déclaration. Celle-ci a été signée, au nom de l'Église catholique, par l’archevêque Luc Terlinden, président de la Conférence des évêques. Dans ce texte commun, les confessions religieuses et philosophiques rappellent qu'aucune religion ou conviction ne peut légitimer la haine ou le meurtre. Une base fondée sur le respect mutuel, le dialogue et la rencontre doit conduire à une société plus juste, plus solidaire et plus humaine. C'est pourquoi l'éducation au sein des écoles, des familles, des associations et des communautés de foi est essentielle.
Le vendredi 20 mars au matin, Michel Gaillard, aumônier de l'aéroport national, célébrera un office de commémoration des attentats dans la chapelle, qui débutera à 9h30. Cet office s'adresse tout particulièrement au personnel de l'aéroport, mais tous les voyageurs présents à ce moment-là seront également les bienvenus.
Le dimanche 22 mars dans l’après-midi, une cérémonie officielle se tiendra à Bruxelles (rue de la Loi) en présence du Roi et de la Reine et du Premier ministre. L'Église catholique y sera également représentée.
SERVICE DE PRESSE ET D'INFORMATION  
DE LA CONFERENCE DES ÉVÊQUES DE Belgique

(: Cathobel)
 



Chers amis de la synodalité,
 
Lors de la session à Averbode de la Conférence des évêques de Belgique, un thème commun a été retenu –sur avis de l’équipe synodale nationale– pour la phase nationale d’implémentation du processus synodal.
 
Les évêques proposent le dialogue synodal sur une Église accueillante avec la question centrale suivante: «Qu’apprenons-nous des nouveaux venus dans l’Église? Qu’est-ce qui nous surprend?» Ils invitent toutes les paroisses et communautés croyantes à réfléchir à cette question. Des questions supplémentaires dans ce cadre peuvent être:
 
     Quelle réalité observons-nous aujourd’hui autour des nouveaux venus (comme les migrants, les catéchumènes, les néophytes)? (Voir)
 
     Comment pouvons-nous interpréter cette réalité à la lumière de l’Écriture et de la Tradition? (Juger)
 
     Comment l’Église (au sens large) peut-elle mieux agir pour poursuivre et approfondir cette expérience avec les nouveaux arrivants? (Agir)
 
Les évêques de Belgique et l’équipe synodale nationale invitent les diocèses à travailler concrètement ce thème au sein de toutes les instances consultatives et participatives, tant au niveau diocésain que paroissial. L’objectif est de favoriser un large échange et une réflexion approfondie.
 
Nous sommes conscients que cette demande peut susciter des questions et des incertitudes. Pour reprendre les mots de Marie: «Comment cela va-t-il se faire?» Au plus tard d’ici l’été, l’équipe nationale élaborera une méthode permettant de travailler cette question à chaque niveau de responsabilité.
 
La phase de réflexion et d’échange autour de ce thème pourra constituer une aide précieuse pour les assemblées synodales diocésaines au printemps 2027. Elle occupera en outre une place centrale lors d’une assemblée synodale nationale à l’automne 2027. C’est pourquoi nous vous demandons de transmettre les fruits de la concertation autour de cette question à votre coordinateur diocésain au printemps 2027.
 
Toutefois, nous vous communiquons dès à présent cette question, afin de permettre une planification en temps utile. Ceux qui le souhaitent peuvent bien entendu déjà entamer la réflexion et les échanges.
 
Nous vous remercions d’ores et déjà pour votre collaboration enthousiaste. Cordialement,
 
Geert De Cubber (Coordinateur National pour la synodalité)
 
Bruno Spriet (Secrétaire général de la Conférence des Évêques)
 
(: Diocèse de Tournai)
 



Dans le cadre de sa campagne de Carême pour les missionnaires, Aide à l’Église en Détresse a invité Mgr Rossignol et l’abbé Antoine Nguyen Thai Tai pour un échange au séminaire de Tournai.
 
 
L’asbl Aide à l’Église en Détresse (AED) soutient les chrétiens persécutés dans le monde et est actuellement active dans 23 pays. Par l’information, la prière et l’action, l’association vient en aide aux prêtres et aux Églises locales. Chaque année, elle organise une campagne de Carême. En 2026, l’association a voulu que prières et solidarité se tournent vers les missionnaires. C’est ainsi que le 4 mars dernier, deux missionnaires aux destins croisés se sont retrouvés pour évoquer leur expérience et leur regard sur la mission.
 
D’un côté, Mgr Frédéric Rossignol, 101e évêque de Tournai mais qui avant cette nomination a vécu 16 ans au Vietnam comme membre de la Congrégation du Saint-Esprit et y a exercé de nombreuses responsabilités. De l’autre, l’abbé Antoine Nguyen Thai Tai, né à Hanoï et arrivé en Belgique… il y a près de 16 ans ! Après des études de théologie au séminaire de Namur et son ordination sacerdotale en 2016, il est devenu responsable de la pastorale des jeunes du doyenné de Gaume.
 
Avec beaucoup d’humour, Mgr Rossignol a d’abord pris la parole en vietnamien… pour laisser l’abbé Antoine assurer la traduction simultanée en français ! Mais c’est avec une grande attention que l’assemblée a ensuite découvert ces deux expériences de mission.
 

 

 
Des réalités très différentes
 
Pour le nouvel évêque de Tournai, l’Église est missionnaire par essence, et de tous temps des gens ont accepté de partir en mission. Aujourd’hui, l’Europe accueille à son tour de nombreux laïcs et consacrés venus de l’étranger. «C’est important de s’intéresser aux autres et de croire qu’ils peuvent nous apporter quelque chose, être sources de richesse.»
 
Mgr Rossignol a décrit un Vietnam très différent du monde occidental. La société est en effet plus liée au groupe qu’à l’individu et la cohésion sociale y est une valeur primordiale. La foi, nourrie par la prière, les chants et la tradition, est elle aussi très communautaire quand en Occident on est parfois plus dans l’introspection. Une vision que confirme l’abbé Nguyen Thai Tai: «La foi est nourrie dans la famille; c’est ce qui a amené ma propre vocation.»
 
S’il existe de grandes différences culturelles entre l’Europe et l’Asie, des phénomènes similaires peuvent toutefois être observés. Comme par exemple une forte sécularisation, liées à l’expansion du modèle urbain. «On voit ce mouvement au Vietnam, mais il est beaucoup plus rapide qu’il ne l’a été ici», constate l’évêque de Tournai. Aujourd’hui, presque tous les jeunes quittent les campagnes pour intégrer le monde ouvrier ou pour étudier en ville. Des villes dans lesquelles les traditions, et la foi, se perdent.
 


 
Un esprit d’ouverture à l’autre
 
Après avoir longuement insisté sur l’importance de la formation dans le parcours du chrétien, notamment pour les jeunes qui se tournent vers l’Église et arrivent vierges de préjugés mais aussi de connaissances basiques de la foi, Mgr Frédéric Rossignol a relevé combien le regard porté sur la foi et la religion diffèrent entre Belgique et Vietnam. «Làbas, elles sont considérées comme un ‘plus’ dans la société alors que chez nous elles sont vues comme un carcan qui limite la liberté des gens.»
 
Pour les deux intervenants, c’est avec ouverture et positivité qu’il faut aller vers les autres. Avoir un regard négatif sur les personnes vers qui on va ne fera pas de bons missionnaires. «Dieu ne nous juge pas sur nos défauts mais part de ce qui est bon en nous», dit l’un. «Les préjugés qu’on peut avoir avant de rencontrer l’autre ‘coupent’ la relation; il faut aborder l’autre sans préjugés et privilégier avant tout la relation humaine», dit l’autre.   
 
Appel aux dons
 
La rencontre tournaisienne à l’occasion de cette journée missionnaire consacrée au Vietnam a aussi permis aux représentants de l’asbl Aide à l’Église en Détresse de faire appel à la générosité des chrétiens soucieux du sort de leurs frères et sœurs persécutés dans le monde. «10% des prêtres du monde sont soutenus par les offrandes de messes d’AED», a souligné Mgr Herman Cosijns, conseiller ecclésiastique de l’association. D’où l’importance de trouver des donateurs. «Nous sommes une Église universelle. Nous sommes responsables les uns des autres. Aide à l’Église en Détresse est un moyen. C’est un signe de l’Amour de Dieu…»
 
   
 
Agnès Michel
 
(: Diocèse de Tournai)
 








Lecture du soir… ou du matin…


JURGEN HABERMAS, LE « DERNIER PHILOSOPHE », EST MORT.

L’Art qui conduit à la Transcendance


* ARTS VISUELS :
LES TAPISSERIES DE LA CHAISE-DIEU : UNE CATÉCHÈSE EN BANDES DESSINÉES



* LIVRES :
FRANÇOIS EUVÉ S.J., CROIRE AU XXIÈME SIÈCLE


* MUSIQUE :
+ JEAN-SÉBASTIEN BACH : LA CANTATE BWV 76
+ DE CARÊME À PÂQUES : LA PASSION SELON SAINT JEAN, DE JEAN- SÉBASTIEN BACH

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