Paroisse de Leuze-en-Hainaut

UNITE PASTORALE DE LEUZE-EN-HAINAUT
Unité pastorale refondée
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Une Parole … Une Prière

10ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
…CELUI QUI FAIT LA VOLONTÉ DE DIEU…  


« En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »
Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »   Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »
« En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »
Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »   Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

Évangile de Jésus Christ selon Saint Marc 3, 20-35
Illustration Macha Chmakoff, Et ils venaient de toutes parts vers lui,81x65


Méditation du Pape François…

Regina Caeli – Place St-Pierre, Rome – 10 juin 2018


Chers frères et sœurs, bonjour !
L’Evangile de ce dimanche (Mc 3, 20-35) nous montre deux types d’incompréhensions auxquelles Jésus a été confronté: celle des scribes et celle de sa propre famille.
La première incompréhension. Les scribes étaient des hommes instruits dans les Ecritures Saintes et chargés de les expliquer au peuple. Certains d’entre eux sont envoyés de Jérusalem en Galilée, où la renommée de Jésus commençait à se diffuser, pour le discréditer aux yeux des gens: pour se faire les colporteurs de commérages, discréditer l’autre, lui enlever son autorité, cette vilaine chose. Et ils ont été envoyés pour faire cela. Et ces scribes arrivent avec une accusation précise et terrible — ceux-ci ne ménagent pas les moyens, ils vont droit au but et ils disent: «Il est possédé de Béelzéboul [...] C’est par le prince des démons qu’il expulse les démons» (v 22). C’est-à-dire: le chef des démons est celui qui le pousse; ce qui revient à dire plus ou moins: «c’est un possédé». En effet, Jésus guérissait beaucoup de malades, et ils veulent faire croire qu’il le faisait non par l’Esprit de Dieu — comme le faisait Jésus — mais par celui du malin, par la force du diable. Jésus réagit avec des paroles fortes et claires, il ne tolère pas cela, parce que ces scribes, peut-être sans s’en rendre compte, étaient en train de tomber dans le péché le plus grave: nier et blasphémer l’Amour de Dieu qui est présent et agit en Jésus. Et le blasphème, le péché contre le Saint-Esprit, est le seul péché impardonnable — c’est ce que dit Jésus — parce qu’il part d’une fermeture du cœur à la miséricorde de Dieu qui agit en Jésus.
Mais cet épisode contient un avertissement qui nous sert à tous. En effet, il peut arriver qu’une forte envie pour la bonté et les bonnes œuvres d’une personne puisse conduire à l’accuser faussement. Il y a ici un véritable poison mortel: la malice avec laquelle, de façon préméditée, on veut détruire la bonne réputation de l’autre. Que Dieu nous libère de cette terrible tentation! Et si, en examinant notre conscience, nous nous rendons compte que cette mauvaise herbe est en train de germer en nous, allons immédiatement le confesser dans le sacrement de pénitence, avant qu’elle ne se développe et produise ses effets néfastes, qui sont incurables. Soyez attentifs parce que cette attitude détruit les familles, les amitiés, les communautés et même la société.
L’Evangile d’aujourd’hui nous parle aussi d’une autre incompréhension, très différente, à l’égard de Jésus: celle de sa famille. Ces derniers étaient préoccupés parce que sa nouvelle vie itinérante leur semblait une folie (cf. v. 21). En effet, il se montrait si disponible pour les gens, surtout les malades et les pécheurs, qu’il n’avait même plus le temps de manger. Jésus était ainsi: d’abord les gens, servir les gens, aider les gens, enseigner les gens, guérir les gens. Il était pour les gens. Il n’avait même pas le temps de manger. Par conséquent, sa famille décide de le ramener à Nazareth, à la maison. Ils arrivent à l’endroit où Jésus prêche et ils le font appeler. On lui dit: «Voilà que ta mère et tes frères et tes sœurs sont là dehors qui te cherchent» (v. 32). Il répond: «Qui est ma mère? et mes frères?», et en regardant les gens qui étaient autour de lui pour l’écouter, il ajoute: «Voici ma mère et mes frères. Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là m’est un frère et une sœur et une mère» (vv. 33-34). Jésus a formé une nouvelle famille, non plus fondée sur les liens naturels, mais sur la foi en lui, sur son amour qui nous accueille et nous unit entre nous, dans l’Esprit Saint. Tous ceux qui accueillent la parole de Jésus sont fils de Dieu et frères entre eux. Accueillir la parole de Jésus fait de nous des frères, fait de nous la famille de Jésus. Mal parler des autres, détruire la réputation des autres, fait de nous la famille du diable.
Cette réponse de Jésus n’est pas un manque de respect envers sa mère et sa famille. Au contraire, pour Marie, c’est la plus grande reconnaissance, parce qu’elle est justement la disciple parfaite qui a obéi en tout à la volonté de Dieu. Que la Vierge Mère nous aide à vivre toujours en communion avec Jésus, en reconnaissant l’œuvre de l’Esprit Saint qui agit en Lui et dans l’Eglise, en régénérant le monde à la vie nouvelle.
: Vatican

11. Des signes d’espérance devront être offerts aux malades, qu’ils soient à la maison ou à l’hôpital. Leurs souffrances doivent pouvoir trouver un soulagement dans la proximité de personnes qui les visitent et dans l’affection qu’ils reçoivent. Les œuvres de miséricorde sont aussi des œuvres d’espérance qui réveillent dans les cœurs des sentiments de gratitude. Et que la gratitude atteigne tous les professionnels de la santé qui, dans des conditions souvent difficiles, exercent leur mission avec un soin attentif pour les personnes malades et les plus fragiles.
Qu’il y ait une attention inclusive envers ceux qui, se trouvant dans des conditions de vie particulièrement pénibles, font l’expérience de leur faiblesse, en particulier s’ils souffrent de pathologies ou de handicaps limitant grandement leur autonomie personnelle. Le soin envers eux est un hymne à la dignité humaine, un chant d’espérance qui appelle l’agir harmonieux de toute la société.
12. Ceux qui, en leurs personnes mêmes, représentent l’espérance ont également besoin de signes d’espérance : les jeunes. Malheureusement, ces derniers voient souvent leurs rêves s’effondrer. Nous ne pouvons pas les décevoir : l’avenir se fonde sur leur enthousiasme. Il est beau de les voir déborder d’énergie, par exemple lorsqu’ils retroussent leurs manches et s’engagent volontairement dans des situations de catastrophes et de malaise social.Mais il est triste de voir des jeunes sans espérance. Lorsque l’avenir est incertain et imperméable aux rêves, lorsque les études n’offrent pas de débouchés et que le manque de travail ou d’emploi suffisamment stable risque d’annihiler les désirs, il est inévitable que le présent soit vécu dans la mélancolie et l’ennui.L’illusion des drogues, le risque de la transgression et la recherche de l’éphémère créent, plus en eux que chez d’autres, des confusions et cachent la beauté et le sens de la vie, les faisant glisser dans des abîmes obscurs et les poussent à accomplir des gestes autodestructeurs.C’est pourquoi le Jubilé doit être dans l’Église l’occasion d’un élan à leur égard. Avec une passion renouvelée, prenons soin des jeunes, des étudiants, des fiancés, des jeunes générations ! Proximité avec les jeunes, joie et espérance de l’Église et du monde !
13. Il devra y avoir des signes d’espérance à l’égard des migrants qui abandonnent leur terre à la recherche d’une vie meilleure pour eux-mêmes et pour leurs familles. Que leurs attentes ne soient pas réduites à néant par des préjugés et des fermetures ; que l’accueil, qui ouvre les bras à chacun en raison de sa dignité, s’accompagne d’un engagement à ce que personne ne soit privé du droit de construire un avenir meilleur. De nombreuses personnes exilées, déplacées et réfugiées sont obligées de fuir en raison d’événements internationaux controversés pour éviter les guerres, les violences et les discriminations. La sécurité ainsi que l’accès au travail et à l’instruction doivent leur être garantis, éléments nécessaires à leur insertion dans leur nouveau contexte social.
La communauté chrétienne doit toujours être prête à défendre le droit des plus faibles. Qu’elle ouvre toutes grandes les portes de l’accueil avec générosité afin que l’espérance d’une vie meilleure ne manque jamais à personne. Que résonne dans les cœurs la Parole du Seigneur qui a dit dans la grande parabole du jugement dernier : « J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli », car « dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 35.40).
14. Les personnes âgées méritent des signes d’espérance, elles qui font souvent l’expérience de la solitude et du sentiment d’abandon. Valoriser le trésor qu’elles sont, leur expérience de vie, la sagesse dont elles sont porteuses et la contribution qu’elles sont en mesure d’offrir, est un engagement pour la communauté chrétienne et pour la société civile, appelées à travailler ensemble à l’alliance entre les générations.
J’adresse une pensée particulière aux grands-pères et aux grands-mères qui représentent la transmission de la foi et de la sagesse de la vie aux générations plus jeunes. Ils doivent être soutenus par la gratitude des enfants et par l’amour des petits-enfants qui trouvent en eux enracinement, compréhension et encouragement.
15. J’invoque de manière pressante l’espérance pour les milliards de pauvres qui manquent souvent du nécessaire pour vivre. Face à la succession de nouvelles vagues d’appauvrissement, il existe un risque de s’habituer et de se résigner. Mais nous ne pouvons pas détourner le regard des situations si dramatiques que l’on rencontre désormais partout, pas seulement dans certaines régions du monde.Nous rencontrons des personnes pauvres ou appauvries chaque jour et qui peuvent parfois être nos voisins. Souvent, elles n’ont pas de logement ni la nourriture quotidienne suffisante. Elles souffrent de l’exclusion et de l’indifférence de beaucoup. Il est scandaleux que, dans un monde doté d’énormes ressources largement consacrées aux armements, les pauvres constituent « la majeure partie […], des milliers de millions de personnes. Aujourd’hui, ils sont présents dans les débats politiques et économiques internationaux, mais il semble souvent que leurs problèmes se posent comme un appendice, comme une question qui s’ajoute presque par obligation ou de manière marginale, quand on ne les considère pas comme un pur dommage collatéral. De fait, au moment de l’action concrète, ils sont relégués fréquemment à la dernière place ». [7] Ne l’oublions pas : les pauvres, presque toujours, sont des victimes, non des coupables.
Appels à l'espérance
16. Faisant écho à la parole antique des prophètes, le Jubilé nous rappelle que les biens de la Terre ne sont pas destinés à quelques privilégiés, mais à tous. Ceux qui possèdent des richesses doivent être généreux en reconnaissant le visage de leurs frères dans le besoin. Je pense en particulier à ceux qui manquent d’eau et de nourriture : la faim est une plaie scandaleuse dans le corps de notre humanité et elle invite chacun à un sursaut de conscience. Je renouvelle mon appel pour qu’« avec les ressources financières consacrées aux armes et à d’autres dépenses militaires, un Fonds mondial soit créé en vue d’éradiquer une bonne fois pour toutes la faim, et pour le développement des pays les plus pauvres, de sorte que leurs habitants ne recourent pas à des solutions violentes ou trompeuses et n’aient pas besoin de quitter leurs pays en quête d’une vie plus digne ». [8]   
Je voudrais adresser une autre invitation pressante en vue de l’Année Jubilaire : elle est destinée aux nations les plus riches pour qu’elles reconnaissent la gravité de nombreuses décisions prises et qu’elles se décident à remettre les dettes des pays qui ne pourront jamais les rembourser. C’est plus une question de justice que de magnanimité, aggravée aujourd’hui par une nouvelle forme d’iniquité dont nous avons pris conscience : « Il y a, en effet, une vraie “dette écologique”, particulièrement entre le Nord et le Sud, liée à des déséquilibres commerciaux, avec des conséquences dans le domaine écologique, et liée aussi à l’utilisation disproportionnée des ressources naturelles, historiquement pratiquée par certains pays ». [9] Comme l’enseigne l’Écriture Sainte, la terre appartient à Dieu et nous y vivons tous comme des hôtes et des étrangers (cf. Lv 25, 23). Si nous voulons vraiment préparer la voie à la paix dans le monde, engageons-nous à remédier aux causes profondes des injustices, apurons les dettes injusteset insolvables et rassasions les affamés.
17. Un anniversaire très important pour tous les chrétiens tombera au cours du prochain Jubilé. En effet,cela fera 1700 ans que le premier grand Concile œcuménique, le Concile de Nicée, a été célébré. Il convient de rappeler que, depuis les temps apostoliques, les pasteurs se sont à plusieurs reprises réunis en assemblée pour traiter de questions doctrinales et disciplinaires. Dans les premiers siècles de la foi, les synodes se sont multipliés tant en Orient qu’en Occident, montrant l’importance de préserverl’unité du Peuple de Dieu et la fidélité à l’annonce de l’Évangile. L’Année Jubilaire pourrait être une occasion importante pour concrétiser cette forme synodale que la communauté chrétienne perçoit aujourd’hui comme une expression de plus en plus nécessaire pour mieux répondre à l’urgence de l’évangélisation : tous les baptisés, chacun avec son charisme et son ministère, coresponsables pour que de multiples signes d’espérance témoignent de la présence de Dieu dans le monde.
Le Concile de Nicée avait pour mission de préserver l’unité gravementmenacée par la négation de la divinité de Jésus-Christ et de son égalité avec le Père. Environ trois cents évêques étaient présents, réunis dans le palais impérial, convoqués par l’empereur Constantin, le 20 mai 325. Après divers débats, ils se sont tous reconnus, par la grâce de l’Esprit, dans le Symbole de la foi que nous professons encore aujourd’hui dans la célébration eucharistique dominicale. Les pères du Concile ont voulu commencer ce Symbole en utilisant pour la première fois l’expression « Nous croyons », [10] pour témoigner que dans ce “Nous”, toutes les Églises étaient en communion, et que tous les chrétiens professaient la même foi.
Le Concile de Nicée est une pierre milliaire dans l’histoire de l’Église. Son anniversaire invite les chrétiens à s’unir dans la louange et l’action de grâce à la Sainte Trinité et en particulier à Jésus-Christ, le Fils de Dieu, « consubstantiel au Père », [11] qui nous a révélé ce mystère d’amour. Mais Nicée représente aussi une invitation à toutes les Églises et communautés ecclésiales à poursuivre le chemin vers l’unité visible, à ne pas se lasser de chercher les formes adéquates pour répondre pleinement à la prière de Jésus : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » ( Jn 17, 21).
Le Concile de Nicée a également discuté de la date de Pâques. À ce sujet, il y a encore aujourd’hui des positions divergentes qui empêchent de célébrer le même jour l’événement fondateur de la foi. Par un concours de circonstances providentiel, cela aura précisément lieu en 2025. Cela doit être un appel à tous les chrétiens d’Orient et d’Occident pour qu’ils fassent un pas décisif vers l’unité autour d’une date commune de Pâques. Beaucoup, il est bon de le rappeler, n’ont plus connaissance des polémiques du passé et ne comprennent pas comment des divisions peuvent subsister sur ce sujet. (A suivre)
Notes
[7] Lett. enc. Laudato si’, n. 49.
[8] Lett. enc. Fratelli tutti, n. 262.
[9] Lett. enc. Laudato si’, n. 51.
[10] Symbole de Nicée: H. Denzinger – A. Schönmetzer, Enchiridion Symbolorum definitionum et declarationum de rebus fidei et morum, n. 125.
[11] Ibid.
La Vidéo du Pape
Dans l’intention de prière de ce mois-ci, François nous invite à prier pour les personnes qui fuient leur pays : nos frères et sœurs qui sont contraints de fuir leur propre terre. La Vidéo du Pape, réalisée par son Réseau Mondial de Prière, nous aide à réfléchir sur les migrants : « Celui qui accueille un migrant accueille le Christ ». Nous ne pouvons pas, en tant que chrétiens, rester indifférents aux « murs érigés sur la terre, qui séparent les familles, et [aux] murs dans les cœurs ». « Un migrant doit être accompagné, aidé et intégré ». 🙏 Prions ensemble pour que les migrants qui fuient les guerres ou la faim et sont contraints à des voyages pleins de dangers et de violence, puissent trouver l’hospitalité ainsi que de nouvelles opportunités de vie dans les pays d’accueil.



« Prions pour que les migrants, qui fuient les guerres ou la faim et sont contraints à des voyages pleins de dangers et de violence, puissent trouver l’hospitalité ainsi que de nouvelles opportunités de vie dans les pays d’accueil ».



Méditation de notre Évêque, Mgr Guy Harpigny…
Témoin et acteur d’un changement de monde :
 
Qu’est-ce qu’un évêque diocésain ? (II)
II. Décret sur la Charge pastorale des évêques dans l’Église Christus Dominus (28 octobre 1965)
La base doctrinale de ce décret est la Constitution dogmatique Lumen Gentium, en particulier le chapitre III sur la constitution hiérarchique et spécialement l’épiscopat.
Chapitre Ier : Les évêques et l’Église universelle
Le concile commence par inscrire les évêques dans l’Église universelle. Ils font partie d’un « Collège ». Par le « Synode des Évêques », ils apportent au Pasteur suprême de l’Église (l’évêque de Rome) une aide plus efficace au sein d’un conseil. Ce synode est le signe que tous les évêques participent en une communion hiérarchique au souci de l’Église universelle. Les évêques doivent se savoir unis entre eux et se montrer soucieux de toutes les Églises. Chaque évêque est responsable de l’Église, avec les autres évêques.
Chapitre II : Les évêques et le siège apostolique
Les évêques, en tant que successeurs des apôtres, ont de soi, dans les diocèses qui leur sont confiés, tout le pouvoir ordinaire, propre et immédiat, requis pour l’exercice de leur charge pastorale, étant sauf toujours et en toutes choses le pouvoir que le Pontife romain a, en vertu de sa charge, de se réserver des causes ou de les réserver à une autre autorité.
Chaque évêque diocésain a la faculté de dispenser de la loi générale de l’Église, en un cas particulier, les fidèles sur lesquels il exerce son autorité selon le droit, chaque fois qu’à son jugement la dispense profitera à leur bien spirituel, à moins qu’une réserve spéciale ait été faite par l’autorité suprême de l’Église.
Viennent ensuite les relations avec les dicastères de la Curie romaine, les membres et les officiers des dicastères.
Chapitre III : Les évêques et les Églises particulières ou diocèses
A. Les évêques diocésains
D’abord la définition d’un diocèse : Un diocèse est une portion du
Peuple de Dieu confiée à un évêque pour qu’avec l’aide de son presbyterium, il en soit le pasteur : ainsi le diocèse, lié à son pasteur et par lui rassemblé dans le Saint-Esprit grâce à l’Évangile et à l’Eucharistie, constitue une Église particulière en laquelle est vraiment présente et agissante l’Église du Christ, une, sainte, catholique et apostolique (n° 11).
Ensuite viennent les charges : l’enseignement est la principale. Dans l’exercice de leur charge d’enseigner, que les évêques annoncent aux hommes l’Évangile du Christ – cette charge l’emporte sur les autres si importantes soient-elles – et, dans la force de l’Esprit, qu’ils les appellent à la foi ou les confirment dans la foi vivante ; qu’ils leur proposent le mystère intégral du Christ, c’est-à-dire ces vérités qu’on ne peut ignorer sans ignorer le Christ lui-même, et qu’ils leur montrent de même la voie divinement révélée pour rendre gloire à Dieu et par là même obtenir le salut éternel.
Puisqu’il appartient à l’Église d’engager le dialogue avec la société humaine au sein de laquelle elle vit, c’est au premier chef la tâche des évêques d’abord d’aller aux hommes et de demander et promouvoir le dialogue avec eux. Ce dialogue de salut, si l’on veut qu’y soient toujours unies la vérité à la charité, l’intelligence à l’amour, il faut qu’il se distingue par la clarté du langage en même temps que par l’humilité et la bonté, par une prudence convenable alliée pourtant à la confiance : celle-ci, favorisant l’amitié, unit naturellement les esprits.
Pour annoncer la doctrine chrétienne, il faut user des moyens variés qui sont aujourd’hui à notre disposition : avant tout, la prédication et l’enseignement catéchétique qui tiennent toujours la première place.
Dans la charge d’enseignement vient la catéchèse. Les évêques veilleront à ce que l’enseignement catéchétique, dont le but est de rendre chez les hommes la foi vivante, explicite et active, en l’éclairant par la doctrine, soit transmis avec un soin attentif aux enfants et aux adolescents, aux jeunes et même aux adultes. Cet enseignement sera fondé sur la Sainte Écriture, la Tradition, la Liturgie, le Magistère et la vie de l’Église. Les évêques doivent aussi s’efforcer de restaurer ou d’aménager le catéchuménat des adultes.
La mission de sanctifier qu’ont les évêques. Les évêques doivent s’appliquer à ce que les fidèles connaissent plus profondément le mystère pascal et en vivent davantage par l’Eucharistie, en sorte de former un seul Corps étroitement lié dans l’unité de la charité du Christ.
La charge qui incombe aux évêques de gouverner et de paître. Dans l’exercice de leur charge de père et de pasteur, que les évêques soient au milieu de leur peuple comme ceux qui servent, de bons pasteurs connaissant leurs brebis et que leurs brebis connaissent, de vrais pères, qui s’imposent par leur esprit d’amour et de dévouement envers tous et dont l’autorité reçue d’en-haut rencontre une adhésion unanime et reconnaissante. Ils rassembleront et animeront toute la grande famille de leur troupeau, en sorte que tous, conscients de leurs devoirs, vivent et agissent dans une communion de charité. Une mention spéciale est faite pour l’attention des évêques aux prêtres ; une autre pour l’attention aux fidèles ; une autre encore pour les frères séparés et les non-baptisés.
Le décret encourage les diverses méthodes d’apostolat. Il demande une sollicitude particulière pour les migrants, les exilés, les réfugiés, les marins, les aviateurs, les nomades et autres catégories semblables.
Le décret rappelle la liberté des évêques ; il parle des rapports des évêques avec les pouvoirs publics. Il prend la défense de la liberté dans la nomination des évêques. Il demande de renoncer à la charge, sans encore mentionner l’âge, mais bien quand les évêques deviennent moins aptes à exercer leur tâche.
B. Délimitation des diocèses
Cette partie encourage à revoir la délimitation des diocèses et donne
certaines règles à suivre.
C. Les coopérateurs de l’évêque diocésain dans sa charge pastorale
1° Évêques coadjuteurs et auxiliaires
Selon les circonstances et selon des règles bien précises, l’évêque diocésain peut estimer avoir besoin d’un ou de plusieurs évêques auxiliaires pour bien exercer ses charges. Les auxiliaires n’ont pas droit de succession. Le coadjuteur a droit de succession et doit être nommé vicaire général.
2° La curie et les conseil diocésains
Dans la Curie diocésaine, la première fonction est celle de vicaire général. L’évêque peut aussi constituer un ou plusieurs vicaires épiscopaux.
Le chapitre cathédral va recevoir une nouvelle organisation, adaptée aux besoins d’aujourd’hui.
Il est souhaitable que chaque diocèse ait un conseil pastoral.
3° Le clergé diocésain
Tous les prêtres, diocésains et religieux, participent avec l’évêque à l’unique sacerdoce du Christ et l’exercent avec lui ; aussi sont-ils établis les coopérateurs prudents de l’ordre épiscopal. Les curés sont les coopérateurs de l’évêque à un titre tout à fait spécial.
4° Les religieux
Parmi les religieux, les prêtres sont eux aussi les prudents collaborateurs de l’ordre épiscopal.
Chapitre III : Coopération des évêques au bien commun de plusieurs Églises
A. Synodes, conciles et en particulier conférences épiscopales
Les synodes, les conciles provinciaux et les conciles pléniers ont été constitués au cours des siècles. Le concile Vatican II souhaite que la vénérable institution des synodes et des conciles connaisse une nouvelle vigueur.
Le décret en vient ensuite aux conférences épiscopales.
B. Circonscription des provinces ecclésiastiques et érection des régions ecclésiastiques
Le concile établit de nouvelles règles en la matière.
C. Les évêques qui s’acquittent de fonctions interdiocésaines
Le concile recommande qu’entre les différents intervenants qui concernent plusieurs diocèses, existe une union fraternelle.
Le concile demande que dans chaque pays on érige un vicariat aux armées.
Pour conclure, le concile demande de réviser sur ces points le Code de Droit canonique.

(A suivre) + Guy Harpigny, Evêque de Tournai
(Source : Église de Tournai, juin 2024)


  

Un mot du Curé…

LA FIN DE L’ANNÉE PASTORALE :
LE TEMPS D’UNE PAUSE ?...
Comme je l’écrivais il y a peu, le temps passe vite… C’est un constat que beaucoup font. Combien de fois n’entendons-nous pas : « On ne voit pas le temps passer… »  
On peut bien entendu essayer de faire fi de ce constat et tenter de continuer inlassablement tel Sisyphe condamné à pousser sans cesse son rocher sur le flanc de la montagne pour qu’il retombe à peine arrivé au sommet et que le pauvre fondateur mythique de Corinthe ne soit obligé de recommencer indéfiniment cet effort surhumain…
On peut aussi simplement constater le positif de ce temps qui nous semble passer si vite : le fait de ne pas s’ennuyer… mais on ne peut pas faire fi de son aspect si pas négatif, au moins question-
nant : avons-nous encore le temps de nous « mettre sur pause » ? Pas sûr !... Et je parle pour moi aussi…
La fin de l’année pastorale est une occasion d’appuyer sur le bouton « Pause ».  
Pour la troisième fois, l’Equipe d’animation pastorale propose un moment de pause grâce au « SOUPER PAROISSIAL ». Ce n’est pas grand-chose bien sûr : deux ou trois heures où nous prenons le temps de nous rassembler simplement pour un moment de simple rencontre autour d’un petit repas. Cette année, l’EAP propose ce rassemblement convivial en la salle de Willaupuis, le vendredi 21 juin à 19h30. BIENVENUE À TOUS ! Un peu plus loin, vous pourrez trouver tous les renseignements utiles.

Faire une pause POUR SE RASSEMBLER EN ÉGLISE DANS UNE EUCHARISTIE DOMINICALE et achever l’année pastorale dans l’action de grâce semblait également important à l’EAP. Comme vous pourrez le lire plus loin, cette célébration à laquelle tous les habitants de l’entité sont invités, aura lieu le dimanche 30 juin à 10h00. BIENVENUE À TOUS ICI AUSSI !
De plus, depuis plusieurs semaines, nous pouvons admirer les travaux de restauration extérieure de la Collégiale achevés, et - c’est presque un miracle !- malgré toutes les pluies que nous avons supportées ces dernières semaines, plus une goutte dans la Collégiale !  
La collégiale durant les travaux – Photo NOTELE
Il restera bien entendu à s’atteler à la restauration intérieure, mais, me disent les spécialistes, il faut attendre que les murs sèchent : environ 3-4 ans selon eux… Patience donc !
Mais déjà un grand merci à tous les artisans de cette restauration extérieure. C’est pourquoi la célébration du 30 juin sera aussi l’occasion pour nous tous de remercier tous les acteurs de ces travaux qui ont duré deux années. Bon dimanche et merci à l’EAP organisatrice !

Chanoine Patrick Willocq


Intentions de prière pour la semaine

+ Pour les médecins et tous les responsables de la santé… Pour les chercheurs et pour tous les soignants… Pour tous ceux qui prient dans l’espérance d’une guérison… Pour tous ceux qui n’ont plus d’espérance… Nous te prions, Seigneur…
+ Pour tous ceux dont l’avenir est brisé… Pour tous ceux qui les entourent… Pour tous ceux qui tentent de reconstruire un avenir… Pour tous ceux qui les encouragent… Nous te prions, Seigneur…
+ Pour tous ceux qui œuvrent à la paix dans le monde… Pour qu’ils ne se découragent pas devant l’intolérance de certains… Pour tous ceux qui n’arrivent pas à aimer… Pour tous ceux que nous craignons de rencontrer… Nous te prions, Seigneur…
CONTACTS

M. le Chanoine Patrick Willocq, curé
Responsable de l’Unité pastorale
Curé de tous les clochers de l’entité de Leuze
Tour Saint-Pierre 15
7900 Leuze-en-Hainaut
069/77.79.03
0479/62.66.20

M. le Diacre Jean-Marie Bourgeois
Pastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaire
Grand-Rue 56
7900 Leuze-en-Hainaut
0470/100 340

M. le Diacre Michel Hublet
Mise à jour du site internet
Avenue de la Croix-Rouge 44
7900 Leuze-en-Hainaut

Règlement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018


Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,
Curé - Adresse : voir plus haut
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Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00
En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen

Nous porterons dans notre prière ...

Baptêmes
- Le samedi 08 juin, à 14h30, en l’église de Leuze, Agathe Dupire, enfant de Stéphanie Willocq et Nicolas Dupire ; Noa & Zoé Bonnet, enfants de Edwige Tra et Didier Bonnet.
 
- Le dimanche 16 juin, à 10h00, en l’église de Leuze, César Holvoet, enfant de Emeline Lievens et Laurent Holvoet.
 
- Le dimanche 16 juin, à 14h30, en l’église de Leuze, Alexine Urbain, enfant de Ophélie Vander Linden et Julien Urbain ; Lise Vander Linden, enfant de Fanny Vermeire et Maxence Vander Linden.
 
- Le samedi 29 juin, à 14h30, en l’église de Tourpes, Margaux Streck, enfant de Alexandra Lourne et Gilles Streck
 
- Le dimanche 30 juin, à 10h00, en l’église de Pipaix, Valentino Caufriez, enfant de E. Potenza et Nicolas Caufriez.

Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime !
 
 
Mariages
- Le samedi 15 juin, à 10h30, en l’église de Leuze : Alexandra Van Paemel et Pascal Chivoret
 
- Le samedi 22 juin, à 14h30, en l’église de Pipaix : Marie Callens et Cédric Hautrive

Que tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !

 
Funérailles
- Mme Isabelle Fromont demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles a eu lieu en l’église de Leuze le 31 mai 2024.
 - Mme Georgette Chevalier demeurait à Herquegies. La célébration des Funérailles a eu lieu en l’église de Leuze le 01 juin 2024.
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…




Pour les familles… les jeunes... les enfants





 
 
L’histoire du Mouvement eucharistique des Jeunes remonte au milieu du 19e siècle, mais c’est en 1962 qu’il prend en France le nom qu’on lui connaît encore aujourd’hui à travers le monde. De tradition ignatienne, le MEJ propose aux jeunes de 7 à 18 ans un véritable apprentissage de l’introspection.
 
Depuis mai 2023, Marie-Alice Maes œuvre au sein de la pastorale des jeunes du diocèse de Tournai pour faire connaître le MEJ aux unités pastorales. «Le Mouvement eucharistique des jeunes veut aider les jeunes à être des chrétiens responsables, à réfléchir», explique avec enthousiasme Marie-Alice. «C’est le deuxième plus grand mouvement de jeunesse chrétien au monde, il est soutenu par les Jésuites. On y retrouve les ingrédients d’un mouvement de jeunesse, mais il est aussi proche du diocèse et des paroisses.»
 
Si Marie-Alice travaille activement à promouvoir le mouvement aux quatre coins du diocèse, c’est parce que le MEJ se veut un réel service aux UP et aux paroisses, là où il est parfois difficile de trouver les ressources nécessaires pour répondre aux attentes et aux besoins des jeunes. «Le MEJ peut soutenir des initiatives locales, que ce soit par de la formation, des échanges, en favorisant la cohésion», précise l’animatrice en pastorale de Rise-Up Tournai.
 
Des activités prêtes à l’emploi
 
Mouvement de jeunesse à part entière, le MEJ en présente tous les ingrédients, comme le foulard ou le chansonnier (avec beaucoup de chants gestués). Quatre groupes d’âges sont ouverts aux jeunes: «Feux nouveaux» pour les 7-10 ans, «Jeunes témoins» pour les 10-13, «Témoins aujourd’hui» pour les 13-15, et enfin «Équipes espérance» pour les 15-18.
 
Le Mouvement eucharistique des jeunes se base sur la spiritualité
 
ignatienne. Cela signi-fie qu’il propose à ses jeunes membres des temps d’arrêt et de réflexion (les moments «stop carnet») pour inviter dès le plus jeune âge à se poser des questions, à s’initier à l’introspection. «Il existe des carnets d’animations pré-écrites, avec des pistes de réflexion adaptées aux différents tranches d’âges. Des outils d’aide à l’animation
 
sont disponibles, avec un thème choisi chaque année», ajoute Marie-Alice.  
 
Les rencontres en équipe comportent ainsi des temps de prière, de relecture, de partage. Mais au MEJ, on sait aussi s’amuser ou se retrousser les manches, avec des temps d’action
 
consacrés au jeu ou au service!
 
Un camp de préparation à Bonne-Espérance
 
En Belgique, le MEJ n’est pas encore vraiment structuré. Côté francophone, seuls les diocèses de Liège et de Tournai peuvent compter sur le soutien d’un
 
permanent. Au niveau international, équipes et événements sont d’ampleurs très variables: il y a de petites équipes locales, des camps et des week-ends diocésains ou nationaux, mais aussi de grands rassemblements internationaux, un peu comme les JMJ.
 
En octobre 2024, un événement baptisé Alegria se déroulera à Lille, à deux pas donc du diocèse hennuyer (voir encadré). En vue de ce grand moment, un petit camp de préparation logistique estprog rammé à Bonne-Espérance du 20 au 25 août, avec des équipes musique, théâtre, sketches et décors. Cela vous tente? N’hésitez pas à contacter le MEJ Tournai!
 
Agnès MICHEL
( : Diocèse de Tournai)
 
 
• Pour toute information :
 
Marie-Alice Maes (Rise-Up Tournai) – 0470/64.29.61 – marie-alice@reseaujeunesse.be
 
Site et page Facebook du MEJ Belgique: mejbelgique.be
 
facebook.com/MEJBelgique  
 
 

Alegria, un événement à ne pas manquer
 
Un grand rassemblement pour les jeunes chrétiens, à deux pas de chez nous!
 
Si la mission principale de Marie-Alice est le présenter et proposer le MEJ aux unités pastorales du diocèse de Tournai, l’un de ses objectifs d’ici à l’automne 2024 est aussi d’inviter paroisses et UP à participer au rassemblement Alegria, dont la prochaine édition se tiendra à Lille du 25 au 28 octobre 2024. Ouvert aux 12-18 ans, il s’agit d’un événement qui aura un peu la saveur des Journées mondiales de la Jeunesse, les célèbres JMJ, tout spécialement pour un public d’adolescents.
 
«Ce rassemblement est organisé en France et par la France, mais tous les jeunes Belges peuvent y participer sans être affiliés au mouvement», précise Marie-Alice. «Il y aura tous les ingrédients d’un camp géant puisqu’on attend plus de 500 jeunes. Nous n’avons évidemment pas les moyens d’organiser un événement d’une telle ampleur dans le diocèse, c’est donc vraiment une occasion à ne pas manquer!»
 
«Croire en ce monde, danser chaque seconde»
 
Cet événement (organisé par le MEJ France), autrefois appelé Rassemblement National, a été renommé Alegria et a lieu tous les trois ans, dans une région différente de l’Hexagone. Plusieurs intuitions guident les préparatifs de l’édition lilloise, comme aller à la rencontre des habitants, être ouvert sur le monde, impliquer l’Église locale, mais aussi expérimenter une sobriété écologique et économique joyeuse. Pour preuve, les gourdes seront de mise, pas de bouteilles en plastique pendant le week-end!
 
Le thème choisi pour ce grand rassemblement d’outre-Quiévrain –«Croire en ce monde, danser chaque seconde»– intègre un double défi: croire en ce monde (tel qu’il est avec ses enjeux, ses joies et ses difficultés) et s’y risquer, s’y engager personnellement. Pendant trois jours, les jeunes participants expérimenteront ce thème à l’aide des outils pédagogiques du MEJ, en évoluant à travers trois mouvements successifs: «Ressentir ta vibration», «Croire en ce monde qui danse» et enfin, pour terminer ce week-end prolongé, «Entrer dans la ronde».
 
Les jeunes seront bien entendu sous la responsabilité de nombreux adultes, qu’ils soient membres de l’équipe de préparation, bénévoles, volontaires ou animateurs. Ils seront hébergés en petits groupes en famille, à Lille ou dans les environs. Une attention spécifique sera aussi portée à l’accueil des personnes en situation de handicap. De belles rencontres et des moments forts en perspective…
 
A.M.
 
 
LES RAILS D’UNE VIE…
 
«Le MEJ m’a tellement donné, comme a beaucoup de personnes… Pour moi, cela a été une expérience vraiment structurante. C’est un mouvement eucharistique, donc d’espérance, une espérance qui passe par le sacrifice mais aussi par la résurrection. C’est un mouvement d’une spiritualité profonde, proposée en fonction des âges,
 
selon les possibilités de croissance émotive, culturelle et spirituelle des jeunes.»
 
Raffaella Romin est Italienne. Docteur en médecine, spécialisée en gériatrie, elle exerce dans la capitale du Piémont, Turin, tout au Nord de la Botte. Raffaella a fait partie du MEJ (MEG en italien, pour Movimento Eucaristico Giovanile) pendant toute son adolescence, aux côtés de nombreux amis. Presque sexagénaire aujourd’hui, le MEJ reste pour elle une expérience riche et fondatrice: «Pour nous, cela a constitué une grosse source de croissance dans bien des domaines, une occasion de rencontres et d’échanges, d’expériences fortes lors de retraites spirituelles.»
 
En Italie comme chez nous, le MEJ soutient les paroisses: «Sans de telles initiatives, les paroisses en Italie ne sont pas en mesure de maintenir l’intérêt des jeunes. Les groupes paroissiaux, dont les projets s’appuient souvent sur un seul prêtre, ne durent que peu d’années parce qu’ils sont peu structurés. Le MEJ, ce sont des rails sur lesquels se poursuit encore aujourd’hui le train de notre vie. Ce mouvement reste dans le cœur des gens. En Italie par exemple, il existe ‘Les amis du MEJ’, qui regroupe des adultes ayant eu une expérience MEJ et qui, via leurs cotisations, aide à financer des projets du MEJ.»
 
Comme mouvement eucharistique, le MEJ met la messe au cœur de ses activités. «Cela nous a fait comprendre l’importance de la messe, qui est transférée sur l’ensemble de la journée, de façon à la vivre pendant 24 heures. Je pense avoir surmonté beaucoup de choses grâce à cette formation spirituelle, qui a fortifié ma foi. Cette expérience m’a aussi permis de construire des amitiés dans n’importe quel milieu, n’importe quelle situation, de façon non superficielle. Le MEJ aide les jeunes à mieux se connaître, à découvrir leur potentiel, sans toutefois en faire un centre narcissique, car ces capacités sont des dons, des talents à utiliser pour partager cet amour qu’on choisit chaque jour.»
 
(
: Diocèse de Tournai)


Pour retrouver les liens indiqués sur « Cap et récap’ » :
- Rome 2025 :
https://www.riseuptournai.be/rome-2025  
- Echo :
https://diocese-tournai.be/2024/05/16/une-journee-memorable-avec-le-mej-a-tournai/  
- Vidéo du mois :
https://www.youtube.com/watch?v=7RknkWOLRT0  
Pour s’abonner à « Cap et récap’ » :  
https://www.riseuptournai.be/newsletters  

Dans notre Diocèse de Tournai…



Attentifs à ce qui se vit dans la société civile, les évêques de Belgique souhaitaient rencontrer des représentants du monde agricole pour écouter leur analyse de l’avenir de leur profession. Mgr Guy Harpigny s’est rendu dans la ferme d’Ingrid et de Patrick, à Montignies-sur-Roc, pour un long échange à bâtons rompus…
Depuis début 2024, de nombreuses manifestations d’agriculteurs se sont déroulées un peu partout en Europe et ont notamment bloqué Bruxelles et les routes belges pendant plusieurs jours. Pour réclamer une simplification administrative au niveau européen, moins de contraintes, et pour sensibiliser l’opinion publique à la difficulté d’un métier pourtant en première ligne pour remplir nos assiettes.
Dans leur ferme de Montignies-sur-Roc, Ingrid et Patrick passent peu à peu le flambeau à leur fils Hervé, agronome de formation. Mais on les sent toujours aussi impliqués dans le monde agricole, soucieux de le défendre et de le faire mieux connaître. «Il y a un point commun entre vous et nous, Monseigneur. Notre métier est un sacerdoce!», s’exclame Patrick. Depuis 1987, ces enfants «d’immigrés» flamands, comme ils le disent en souriant, font vivre leur exploitation en transformant le lait de leurs vaches. Aujourd’hui, 250 animaux, dont une centaine de vaches laitières, leur permettent de produire du beurre, du fromage, des yaourts ou encore de la glace. Et dans le petit magasin attenant au corps de logis, ils mettent aussi à la vente des produits issus de fermes des environs.
Une image écornée
En reprenant la ferme de producteurs de beurre, Ingrid et Patrick ont misé sur un secteur amené à disparaître et pas spécialement innovant. «On a pas mal ramé au début», reconnaît Patrick. «Tous les agriculteurs autour de nous avaient dans
les 55-60 ans, et nous sommes restés presque seuls pour les dix villages des Honnelles à faire de la transformation.» En 30 ans, le nombre d’agriculteurs en Belgique a d’ailleurs chuté de 70%.
Avec Mgr Harpigny, les deux exploitants évoquent les quotas laitiers, la Politique Agricole Commune, les interactions avec le secteur agro-alimentaire, le rôle de la grande distribution, les baux à ferme, les terrains rachetés par de grands groupes et le retour d’un système quasi médiéval de métayage.
Ce qui chagrine surtout Patrick, c’est l’image de pollueurs que les agriculteurs traînent derrière eux. «On est souvent considérés comme les responsables des problèmes écologiques, du réchauffement climatique. Mais ce n’est pas uniquement dû à l’agriculture, on a tous une part de responsabilité. Les agriculteurs produisent environ 10% des gaz à effet de serre. Et il y a beaucoup d’éléments faux qui circulent, causant une incompréhension du monde extérieur par rapport notre métier. Et en même temps, la souveraineté alimentaire est en train de nous échapper.»


Des mentalités qui changent
Un métier en pleine mutation, que l’on ne vit plus aujourd’hui comme il y a 50 ou 100 ans. «Les enfants d’agriculteurs qui reprennent les exploitations partent en vacances, souvent dans les couples l’un des deux travaille à l’extérieur,… Le monde agricole évolue à une allure dingue, mais un peu en marge de la société, dans l’ombre, il manque de sensibilisation. Et pourtant c’est un métier essentiel.»
Il n’empêche, quand on n’a pas une famille solide autour de soi qui s’investit dans la ferme et apporte son soutien, la profession peut s’avérer extrêmement difficile. «L’émission ‘L’amour est dans le pré’, c’est la caricature d’une certaine réalité. Certains agriculteurs se retrouvent seuls, dévorés par le système. En France, on compte un suicide d’agriculteur par jour!», s’alarme Patrick. À tel point qu’il existe en Wallonie une cellule d’écoute, Agricall, pour apporter une aide psychologique aux fermiers en détresse.
Pourtant, Ingrid et Patrick ne veulent pas jouer les Caliméro et ne relayer que la colère, les revendications ou la pénibilité de cette profession qu’ils aiment. «Le monde agricole a péché en matière de communication, c’est un monde assez fermé sur lui-même. Nous devons apprendre à mieux communiquer, être unis pour défendre ce métier.» Et quand ils font faire le tour du propriétaire à leur invité, c’est avec une énorme fierté qu’ils font découvrir leur histoire, leur quotidien et leur production. De parfaits communicants!
Agnès MICHEL
( : Diocèse de Tournai)
Pour un soutien aux agriculteurs : Agricall – 0800 85 018 – www.agricall.be
Le 18 août 1944, au lieu-dit « Bois du Rognac », à Courcelles, 19 personnes étaient assassinées en représailles de l’assassinat par la Résistance du bourgmestre rexiste de Charleroi. Parmi les victimes se trouvait le curé-doyen de Charleroi, le chanoine Pierre Harmignie. Pour le 80e anniversaire de ce triste événement, des
célébrations seront organisées à Courcelles et à Charleroi. Le dimanche 18 août, à Courcelles
• 11h : cérémonie d’hommage aux victimes au Monument avec un arrêt devant la maison des Martyrs (26, rue des Martyrs – Courcelles) où une minute de silence sera observée.
• 11h30 : célébration eucharistique dans le jardin de la Maison des Martyrs. Rencontre amicale. Possibilité de se recueillir dans la cave.
Le dimanche 25 août, à Charleroi
• 10h30 : célébration eucharistique à la Basilique Saint-Christophe. Hommage à Monsieur le Doyen Harmignie et à ses compagnons.
Plus de renseignements : achartier.gilly@gmail.com Invitation cordiale à tous !

( : Diocèse de Tournai)

)

« Un regard statistique sur les membres de la Vie consacrée dans le diocèse de Tournai peut conduire à des interprétations fort négatives. […] Bien souvent, elles constituent des communautés très réduites, entre deux et quatre personnes. Les communautés déménagent pour se regrouper ailleurs, ou résident en maison de repos. » Ce constat, fait par Mgr Harpigny lors de la rencontre annuelle avec les membres de la Vie consacrée dans le diocèse de Tournai en octobre 2023, reflète la réalité de bien des communautés. Cependant, s’attacher uniquement à ce point de vue ne peut conduire qu’à une fatalité fort négative et pessimiste. Comme concluait Mgr Harpigny dans son allocution, « […] il ne faut pas tomber dans le découragement ou les lamentations ». Les communautés évoluent et de nouveaux membres ou de nouvelles missions viennent diriger ce chemin consacré.
 
 
C’est la thématique de la nouvelle exposition 2024 du CHASHa, espace muséal à l’abbaye de Bonne-Espérance, portant sur le patrimoine des communautés religieuses en Hainaut. Partant de ce constat mais également du support que le CHASHa a pu apporter à diverses communautés dans le diocèse depuis sa création en 2013, l’enjeu est de mettre en lumière le travail d’inventaire, de tri, de réaffectation mais également de médiation et de transmission qui peut être fait autour de ce patrimoine mobilier.
 
 
Ce propos se déploie en trois sections dans l’exposition. Dans la première partie, l’objectif est de définir les communautés, à travers l’exploration du vocabulaire, des missions, des occupations ou des transferts. Différents exemples issus du diocèse abordent la question de la vocation et de la transmission.
 
 
Dans un deuxième temps, l’exposition s’attarde sur la définition du patrimoine des communautés, avec des pièces d’orfèvrerie, de sculpture, de peinture, des textiles ou encore du vitrail. Les archives et le cadre juridique de la gestion de ce patrimoine sont également évoqués.  
 
Enfin, la troisième partie présente la transmission de la mémoire des communautés, l’héritage tant historique, culturel et social que spirituel. Diverses communautés du diocèse ayant été en contact avec le CHASHa pour la gestion de leur patrimoine mobilier sont présentées dans cette exposition, telles que Bonne-Espérance, Mons, Jolimont ou encore Tournai.
 
Déborah Lo Mauro
 
( : Diocèse de Tournai)
 
EXPOSITION À DÉCOUVRIR DANS L’ESPACE MUSÉAL DU CHASHA
 
• Du 16 juin au 13 octobre 2024, le dimanche de 14h30 à 18h
• Sur réservation pour les groupes jusqu’au 30 mars 2025
• Visite guidée le dimanche à 15h de l’abbaye et de l’exposition
Abbaye Notre-Dame de Bonne-Espérance Rue Grégoire Jurion 21
7120 Vellereille-les-Brayeux info@chasha.be      +32 64 33 03 46

 

 










Dans l’Église de Belgique…

 


04/06/2024 – Les religions et convictions philosophiques reconnues par les autorités belges se rencontrent régulièrement. À l'occasion des prochaines élections en Belgique, les religions reconnues et l'Union Bouddhiste de Belgique font cette déclaration.
Les religions et convictions philosophiques reconnues par les autorités belges se rencontrent régulièrement dans le cadre du Federale Interlevensbeschouwelijke Dialoog - Dialogue Interconvictionnel Fédéral (FIDIF) et du Vlaamse Interlevensbeschouwelijke Dialoog (VILD).
Ces rencontres se déroulent toujours dans un climat respectueux, tenant compte des spécificités propres à chaque conviction, mais sans perdre de vue l'objectif social commun qui consiste à construire une société unitaire et pluraliste, dont les libertés, les valeurs et les droits démocratiques fondamentaux sont la base.
En 2017, ce principe a été défini avec le gouvernement flamand dans la Charter van de Vlaamse Interlevensbeschouwelijke Dialoog. Cette charte du dialogue interconvictionnel flamand exprime l'engagement commun en faveur des valeurs qui fondent une société harmonieuse : le respect de la liberté et de l'égalité de chacun, la solidarité, un État de droit démocratique et une attitude impartiale des pouvoirs publics à l'égard des différentes convictions religieuses et philosophiques.
À l'occasion des prochaines élections en Belgique, les religions reconnues et l'Union Bouddhiste de Belgique font cette déclaration.
1. Importance des élections et de la participation à celles-ci, y compris du point de vue des convictions
En 2024, la Belgique organisera des élections à tous les niveaux politiques. Et nous observons depuis un certain temps, en Belgique comme dans d'autres pays européens, une tendance au renforcement de la polarisation entre différentes visions de la société et différents groupes de population.
En tant que représentants officiels des religions reconnues en Belgique et du bouddhisme, nous souhaitons adresser un message commun à la société et au monde politique dans le cadre des prochaines élections. Nous appelons tous les citoyens à participer de manière constructive au débat et au processus électoral. Nous voulons continuer à nous engager de façon active et à plaider non seulement en faveur d'une coexistence pacifique entre les personnes et les groupes qui diffèrent les uns des autres, mais aussi pour la protection des libertés démocratiques et le respect fondamental de chaque être humain, quelles qu'en soient les convictions religieuses ou philosophiques, et former les nouvelles générations dans ce sens.
À l'occasion des élections, les représentants de tous les cultes reconnus et du bouddhisme rappellent la chance que nous avons de vivre dans un pays où les élections sont libres. La démocratie est un pilier fondamental de notre société. Elle nous permet de faire entendre nos voix et d'influencer les politiques menées au niveau local, régional et fédéral. La démocratie et les élections sont indispensables dans la recherche d'une société libre et juste. Plus la participation est importante, plus la société est démocratique.
Nous invitons dès lors tous les citoyens à voter en pleine conscience, en étant bien informés des programmes des partis participants et de leurs candidats.
2. Le bien commun
Dans notre société, nous sommes tous reliés par le bien commun. Les convictions religieuses et philosophiques appellent à la paix et à la coexistence pacifique tant dans notre pays qu'à l'étranger. Nous réitérons notre condamnation de toute forme de violence à l'égard d'autrui sur la base de ses convictions religieuses ou philosophiques. Nous constatons que de nombreux concitoyens en Belgique vivent dans des conditions difficiles. Dans nos différentes traditions, la solidarité et l'attention portée à nos semblables sont des valeurs fondamentales. Les cultes reconnus et la laïcité continuent à s'engager en faveur des personnes défavorisées et appellent à un traitement digne de tous nos frères et sœurs.
Nous devons également nous montrer solidaires des générations futures, ce qui implique non seulement que nous ne perdions pas de vue les grands défis liés au changement climatique, mais aussi que les citoyens, les religions et convictions philosophiques, le monde associatif, l'industrie et les pouvoirs publics continuent à s'investir pour limiter le réchauffement de la planète.
3. Un État qui assure cette neutralité de manière activement pluraliste et la valeur ajoutée sociétale des convictions religieuses et philosophiques
Dans notre société postmoderne, où la diversité des convictions religieuses et philosophiques ne cesse de croître, on entend fréquemment l'opinion selon laquelle les croyances philosophiques et religieuses appartiennent strictement à la sphère privée. Nous croyons toutefois que le fait de les cantonner à la sphère strictement privée ne fait qu'accroître la méfiance et la polarisation.
Les religions et convictions philosophiques ont été publiquement reconnues par les autorités dans l'histoire de notre pays, notamment en raison de leur valeur ajoutée pour la société. Outre leur contribution, cette valeur ajoutée réside aujourd'hui entre autres dans le dialogue, la construction de ponts et la coopération constructive entre les religions et la laïcité, les autorités et les acteurs sociaux dans notre pays.
Nous appelons donc les différentes autorités à continuer à opter pour une collaboration pluraliste active avec les cultes et la laïcité en Belgique. Ces derniers contribuent au bien-être mental et spirituel des citoyens et ont des traditions riches et différentes qui aident les personnes à mettre la vie en perspective, à faire face au stress et à prévenir le burn-out. Dans ce cadre, la pratique de ces convictions religieuses ou philosophiques, mais aussi le soutien de la communauté, sont très importants. La recherche scientifique (inter)nationale a démontré à plusieurs reprises et très clairement le lien entre le bien-être spirituel et le bien-être mental.
Les cultes et la laïcité organisée prennent de précieuses initiatives pour soutenir les personnes malades, seules ou en prison. Ils contribuent à l'éducation de nos enfants, et sont des forces motrices dans de nombreuses initiatives de solidarité dans notre pays ou à l'étranger et d'accueil des réfugiés.
Diverses études ont également révélé l'importante valeur ajoutée des convictions religieuses et philosophiques à travers les efforts déployés par des centaines de milliers de bénévoles dans le cadre d'initiatives de solidarité, de l'engagement spirituel, de l'éducation, des soins et dans un grand nombre d'autres secteurs. La collaboration entre les pouvoirs publics et les cultes et la laïcité revient donc à investir dans le rôle sociétal et l'impact positif que ces derniers ont en Belgique.
4. Accompagnement spirituel professionnel dans les services de santé et d'aide sociale
Dans ce contexte sociétal élargi aux élections de 2024 et à la contribution positive des convictions religieuses et philosophiques à la société belge, les cultes reconnus souhaitent également appeler à travailler, lors de la prochaine législature, à un cadre juridique pour la profession d'accompagnateur spirituel. Ce cadre doit garantir un accompagnement spirituel accessible, transparent et professionnel comme partie intégrante des soins globaux pour tous les demandeurs de soins.
La recherche scientifique démontre très clairement le lien entre le bien-être mental et spirituel et même entre le bien-être physique et spirituel dans le cadre des soins palliatifs.
Les représentants des religions reconnues demandent donc qu'un accompagnateur spirituel formé professionnellement puisse être un membre intégré et subventionné d’une équipe interdisciplinaire, conjointement responsable d'une prise en charge totale et qualitative du patient, dans le cadre d'une actualisation de la loi relative à l'exercice des professions de santé.
5. Financement des cultes et de la laïcité organisée
Les cultes reconnus et le bouddhisme demandent aux différents partis politiques et aux futurs gouvernements de notre pays de continuer à investir dans leur financement. Grâce à leur rôle social positif, il s'agit sans aucun doute d'un investissement rentable dans la cohésion sociale, le bien-être mental, l'éducation et la solidarité mutuelle.
Ces dernières années, les pouvoirs publics se sont engagés de façon positive dans la reconnaissance et le financement des cultes. Le gouvernement flamand a travaillé à un nouveau décret de reconnaissance des communautés religieuses locales. Nous espérons que la prochaine législature pourra effectivement procéder à la reconnaissance des communautés qui en ont fait la demande et qui ont reçu une évaluation positive. Bien plus que la nécessité d'interdire le financement en provenance de l’étranger dans le contexte des mesures antiterroristes, c'est le rôle constructif des communautés religieuses locales pour la vie de la communauté qui est en jeu ici.
Le gouvernement fédéral a pris des mesures importantes pour reconnaître le bouddhisme. Nous espérons que les prochains gouvernements continueront à travailler de façon constructive à la reconnaissance et au financement équitables des cultes et convictions philosophiques dans notre pays.

Carlo Luyckx, Président de l'Union Bouddhiste de Belgique
Jack McDonald, Président du Comité Central du Culte Anglican en Belgique
Esma Uçan, Présidente du Conseil Musulman de Belgique
David Vandeput, Président du Synode Fédéral
Steven Fuite, Président de l'Église Protestante Unie de Belgique
Athenagoras Peckstadt, Métropolite de l'Église Orthodoxe de Belgique
Philippe Markiewicz, Président du Consistoire Central Israélite de Belgique
Luc Terlinden, Président de la Conférence des Évêques de Belgique


( : Cathobel)
 
 




Lecture du soir… ou du matin…

DOSSIER 6 JUIN 1944 – 6 JUIN 2024 : 80ÈME ANNIVERSAIRE DU DÉBARQUEMENT

L’Art qui conduit à la Transcendance


* ARTS VISUELS :
BRANCUSI – LE SPIRITUEL DANS LA SCULPTURE


* LIVRES
GAËLLE DE LA BROSSE, TRO BREIZ, LES CHEMINS DU PARADIS



* MUSIQUE :
LE BICENTENAIRE D’UNE NAISSANCE : ANTON BRUCKNER (II)












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