Une Parole … Une Prière
30ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

« … TU AIMERAS … »

« En ce temps-là, les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »
Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 22, 13– 40
Illustration :Taizé, Le Christ et son ami, icône
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Méditation du Pape Léon XIV
LÉON XIV
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 23 septembre 2026
Catéchèse. Les Documents du Concile Vatican II
IV. La Constitution Pastorale Gaudium et spes 5. La mission de l’Eglise dans le monde contemporain (GS 40-45)

Frères et sœurs, bonjour et bienvenue !
Poursuivant notre réflexion sur la Constitution conciliaire Gaudium et spes (GS), aujourd’hui nous abordons le quatrième chapitre de la première partie, consacré à la mission de l’Église dans le monde contemporain.
Tout d’abord, le Concile rappelle que l’Église n’est ni “au-dessus” ni “à côté” du monde, mais qu’elle y est comme enracinée. « Mundus reconciliatus Ecclesia », écrivait saint Augustin (Sermon 96) : l’Église est un monde déjà réconcilié avec Dieu ; nous sommes des pèlerins sur terre et nous partageons avec ce monde sa fragilité et sa beauté (cf. GS, 40).
Comme le Fils de Dieu s’est incarné pour donner la vie au monde et le réconcilier avec le Père, ainsi l’Église habite le monde comme signe de l’incarnation de Dieu pour manifester son dessein de faire de nous tous ses enfants au sein d’une seule et grande famille humaine. C’est pourquoi l’Église chemine dans l’histoire au milieu des peuples et des cultures, et « cette imbrication de vie avec les peuples lui fait comprendre de plus en plus que sa mission revêt une portée historique et implique une responsabilité vis-à-vis de la manière dont se tissent les relations sociales » (Lettre encyclique Magnifica Humanitas, 19).

La première mission de l’Église est d’aider les personnes à s’interroger sur les questions profondes de la vie : celles qui concernent notre origine et notre destin, ainsi que celles qui portent sur le sens de l’amour et de la souffrance (cf. GS, 41). La logique du profit à tout prix et la manipulation de l’information risquent d’exercer une pression indue pour que les personnes se conforment à un mode de vie centré sur la consommation de biens matériels, mais notre cœur est fait pour regarder vers le ciel.
Les Pères du Concile rappellent que la mission de l’Église se réalise également en contribuant à la construction de la cité terrestre. Cependant, ses méthodes et sa finalité ne sont pas avant tout d’ordre politique, mais consistent dans le témoignage de la foi et de la charité, ainsi que dans l’engagement en faveur de la justice, de la paix et de la fraternité. En adorant le Christ, le Juste mort pour les injustes, le croyant ne peut accepter l’oppression des petits et des pauvres, ni les structures inéquitables qui perpétuent des conditions de dépendance et d’injustice. La doctrine sociale de l’Église guide l’action des chrétiens, qui collaborent avec toutes les personnes de bonne volonté pour promouvoir le bien commun. « Ce que l’Église, désire par-dessus tout, c’est de pouvoir se développer librement, à l’avantage de tous, sous tout régime qui reconnaît les droits fondamentaux de la personne, de la famille, et les impératifs du bien commun » (GS, 42).
Pour accomplir efficacement la mission évangélique, il est nécessaire que chaque baptisé s’engage à coopérer avec la grâce de l’Esprit-Saint, afin que sa foi soit vivante et s’exprime par des comportements cohérents. En effet, comme le rappellent les Pères conciliaires, le divorce entre la foi professée et la vie quotidienne « est à compter parmi les plus graves erreurs de notre temps » (GS, 43).
Gaudium et spes réserve une mention particulière (cf. ibid.) à la mission des fidèles laïcs qui, en vertu de leur baptême, sont appelés à animer le monde par l’esprit chrétien et la vision de l’Évangile. Les principaux lieux de cette action, que l’on peut à juste titre qualifier de sacerdotale, sont sans aucun doute la famille et le monde du travail, mais elle s’étend à tous les domaines de la vie.
Enfin, l’Église est toujours attentive à ce qui se passe et se développe dans la société (cf. GS, 44). Il appartient à tout le Peuple de Dieu, en particulier aux pasteurs et aux théologiens, de discerner ce qui, dans les cultures de notre temps, mérite d’être pris en considération, en ayant toujours pour critère suprême de discernement la Parole de Dieu et la Tradition de l’Église. Cela exige un esprit équilibré et libre de toute mode culturelle, capable de porter un regard positif sur le monde tout en restant ferme dans la sauvegarde et la présentation du message évangélique dans son intégralité. En effet, « ce n’est certainement pas en édulcorant les contenus et en baissant les exigences que l’on peut rendre le christianisme attirant » (Discours à la séance plénière du Dicastère pour l’Évangélisation – Section des questions fondamentales de l’évangélisation du monde, 28 mai 2026).
Très chers, l’Église, tout en cheminant dans l’histoire, « tend vers un but unique : que vienne le règne de Dieu et que s’établisse le salut du genre humain. » (GS, 45). Elle tend vers ce but avant tout par la sainteté personnelle et l’amour fraternel. Saint Paul VI écrivait : « Sans cette marque de sainteté, notre parole fera difficilement son chemin dans le cœur de l’homme de ce temps. Elle risque d’être vaine et inféconde » (Exhort. ap. Evangelii nuntiandi, 76). Rendons-nous donc dociles à l’action du Saint-Esprit, afin qu’il nous aide à vivre dans la sainteté et la charité, pour que le monde puisse croire et espérer.
Pape Léon XIV
Copyright © Dicastère pour la Communication - Libreria Editrice Vaticana

Prier avec le Pape
PRIER AVEC LE PAPE
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - OCTOBRE 2026
« Pour la pastorale de la santé mentale »
Cliquez sur l'illustration pour avoir accès à la vidéo
(n’oubliez pas d’activer les sous-titres en français)
Dieu de la vie,
Tu connais les profondeurs les plus intimes de nos cœurs,
la lumière et les ombres qui nous habitent,
les blessures silencieuses que parfois personne ne voit.
Aujourd’hui, nous te présentons nos frères et sœurs
qui font face à des difficultés liées à leur santé mentale,
qui souffrent dans la solitude de l’anxiété,
de la dépression ou de toute autre maladie mentale.
Tu les appelles chacun par leur nom, avec tendresse,
et en Toi, ils trouvent leur dignité et leur espérance.
Pardonne-nous les fois où nous avons détourné le regard,
alimentant la stigmatisation et la discrimination
envers les personnes atteintes de maladies mentales.
Fais de ton Église une maison ouverte,
un lieu sûr où chacun a sa place,
une communauté qui accompagne et n’exclut jamais,
qui écoute sans juger et se fait proche sans crainte.
Nous te prions, Seigneur, pour ceux qui prennent soin:
professionnels, proches, bénévoles,
hommes et femmes qui, avec patience et amour,
construisent des ponts de compréhension et de réconfort.
Donne-leur la force et la compassion nécessaires
pour soutenir ceux qui en ont besoin.
Envoie sur nous ton Esprit,
afin que nous apprenions à accueillir et à intégrer le soin de la santé mentale
dans la vie et la mission de nos communautés et de toute l’Église,
et qu’ainsi nous devenions un signe vivant de Ta miséricorde,
Toi qui n’abandonnes jamais personne
et qui relèves toujours ceux qui tombent.
Amen.

Beaucoup, dans l’Eglise mais pas uniquement, encouragent à lire la première Encyclique du Pape Léon XIV (voir aussi notre rubrique « Lecture du soir… Lecture du matin… »). C’est pourquoi nous allons la publier petit à petit dans notre Chronique. Bonne lecture !

Pour une écologie de la communication
137.
Le
premier devoir qui nous incombe est de ne pas diaboliser ni idolâtrer les
outils, mais de les maîtriser en partant d’un point d’ancrage : la vérité est
un bien commun, et non la propriété de ceux qui détiennent le pouvoir ou la
visibilité. Il faut donc promouvoir une écologie de la communication : sur le
plan des règles publiques, cela signifie établir des normes qui rendent plus
transparentes les logiques selon lesquelles les contenus sont sélectionnés et
amplifiés et qui protègent les données personnelles ; sur le plan social et
culturel, en revanche, cela implique le renforcement des corps intermédiaires,
un journalisme sérieux et des lieux de débat où comptent davantage
l’argumentation et la vérification que la réaction immédiate ; du côté de
l’école et de la famille, la croissance du besoin d’une nouvelle conscience
éducative et la formation à l’utilisation correcte et critique des outils
numériques, de l’IA, des plateformes d’achat et d’investissement ; du côté de
l’université, le grand défi de l’intégration des savoirs, en formant à la fois
à la capacité de relier et de fusionner les connaissances pour appréhender la
complexité, et aux techniques de vérification des faits.
138.
Même
les communautés chrétiennes doivent s’engager à communiquer de manière
transparente et à rechercher fidèlement les faits. Malheureusement, cela n’a
pas toujours été le cas. Nous avons assisté avec honte à la pénible découverte
de vérités douloureuses concernant également des membres de l’Église et des
réalités ecclésiales. En particulier, certains journalistes passionnés par la
vérité ont joué un rôle fondamental dans la mise en lumière d’injustices et
d’abus. À ces derniers je voudrais répéter les paroles que le Pape François a
prononcées en s’adressant aux vaticanistes : « Je vous remercie aussi pour ce
que vous racontez sur ce qui ne va pas dans l’Église, pour ce que vous nous
aidez à ne pas cacher sous le tapis et pour la voix que vous avez donnée aux
victimes ». [146] Cependant, la vigilance et la transparence sont avant tout
une grave responsabilité de l’Église elle-même et nous ne devons pas attendre
que d’autres nous obligent à affronter des vérités dérangeantes sur nous-mêmes.
Une alliance éducative pour l’ère numérique
139.
À
une époque où la vérité est souvent soumise aux intérêts et aux stratégies de
communication, le monde de l’éducation revêt une importance cruciale. Mais les
transformations technologiques rapides mettent en évidence notre manque de
préparation sur le plan éducatif. L’omniprésence des médias numériques engendre
une culture de l’immédiateté et de l’hyperstimulation, qui alimente la fatigue,
l’ennui et l’apathie face à l’effort nécessaire pour rechercher la vérité.
140.
Au
contraire, les processus éducatifs ont besoin de temps de croissance, d’une
confrontation avec la réalité au-delà des apparences et d’un cheminement
patient. La question est fondamentale, car toute technologie éduque ceux qui
l’utilisent. Éduquer à l’utilisation de l’IA implique donc d’éduquer à décider
quand et pourquoi ne pas l’utiliser. La rapidité et la facilité avec lesquelles
on obtient une réponse ou une synthèse risquent d’éteindre le désir de poser
des questions, qui ne porte ses fruits qu’avec le temps. Comme l’écrit Platon,
les choses les plus profondes et les plus importantes ne s’apprennent qu’après
beaucoup de temps et d’efforts, en s’engageant dans la discussion avec les
autres pour “frotter” les concepts et les expériences comme s’il s’agissait de
silex, jusqu’à ce que jaillisse en nous l’étincelle de la compréhension. [147]
Nous devons nous éduquer à jeûner de l’IA et protéger nos jeunes de la promesse
de la machine parfaite, de cette séduction subtile qui fait paraître inutile la
pensée humaine précisément au moment où elle est la plus nécessaire.
141.
Ces
dernières années, la littérature psychologique et psychiatrique a mis en
évidence avec une insistance croissante comment une exposition précoce et non
encadrée aux appareils numériques et aux réseaux
sociaux peut avoir des répercussions négatives sur le sommeil, l’attention,
la régulation émotionnelle et la vie relationnelle, en particulier chez les
plus jeunes, avec des conséquences parfois dramatiques. À cela s’ajoute la
facilité d’accès à des scènes violentes ou cruelles, qui blessent la
sensibilité, à des contenus pornographiques et hypersexualisés, à des messages
qui banalisent le corps et l’affectivité, ainsi qu’à des propositions qui
normalisent des comportements à risque. Sur Internet, les phénomènes de
détournement de mineurs, de chantage et d’exploitation sexuelle ne sont pas
rares ; ils sont rendus plus insidieux par l’utilisation de faux profils,
d’algorithmes qui amplifient les contacts dangereux et d’outils d’IA capables
de manipuler des images et des vidéos. Le fait de disposer trop tôt d’un
téléphone portable personnel et de l’utiliser sans contrôle parental peut
accentuer la fragilité et favoriser les dépendances chez les jeunes, les
exposant à des dynamiques d’isolement, de harcèlement et de cyberharcèlement,
ainsi qu’à des pressions pour partager des images intimes ou des données
sensibles. 142. Il est difficile pour les parents de résister seuls au
conditionnement des modèles économiques qui monétisent l’attention et le temps.
C’est pourquoi une alliance entre les responsables politiques, les institutions
éducatives et les familles est indispensable, afin d’apporter un soutien
concret aux adultes dans leur devoir. Il faut s’opposer, par des choix publics
à long terme, aux intérêts immédiats des plateformes – concentrées entre
quelques mains – lorsqu’ils vont à l’encontre du bien-être des mineurs. Dans
cette perspective, il convient de prendre des mesures législatives qui fixent
des limites d’âge, responsabilisent les fournisseurs de services – sans faire
peser la charge de ces restrictions sur les familles – et prévoient des
protections spécifiques contre toute forme d’exploitation et de violence
sexuelle en ligne, afin de protéger véritablement l’enfance et l’adolescence en
tant que biens précieux confiés à nos soins. [148] Dans le même temps, il faut
éduquer les enfants, les adolescents et les jeunes afin qu’ils apprennent à
reconnaître les manipulations, à défendre leur dignité et à respecter celle des
autres, y compris dans les environnements numériques. [149]
Le rôle central de l’école
143.
L’école
est le lieu où les nouvelles générations peuvent apprendre à rechercher et à
aimer la vérité, à s’interroger sur le sens de la vie et sur la dignité de
chaque personne. C’est pourquoi de nombreux parents, qui souhaitent que leurs
enfants grandissent en développant des capacités relationnelles, un esprit
critique et des valeurs solides, placent de grands espoirs en elle, qu’ils
considèrent comme une alliée précieuse dans l’éducation de leurs enfants. Les
parents ont en effet le droit primordial et inaliénable de choisir le type
d’instruction et de formation à donner à leurs enfants, conformément à leurs
convictions morales, culturelles et religieuses. Le monde scolaire,
aujourd’hui, est confronté à des défis qui ne peuvent être reportés.
144.
Le
premier défi est d’ordre sociopolitique. Tant au sein des différents pays
qu’entre les différentes régions du monde, de fortes inégalités persistent en
matière d’accès à l’éducation de base et à l’enseignement supérieur. Dans bon
nombre de pays, l’État n’a pas encore investi les ressources nécessaires pour
garantir à tous une éducation de qualité, tant en soutenant de manière adéquate
le système scolaire public qu’en soutenant les établissements privés qui
offrent ce service fondamental. Lorsqu’une part importante de l’enseignement, à
différents niveaux, est confiée à des établissements privés, il peut arriver
que l’accès à l’école soit trop dépendant des moyens financiers des familles,
en l’absence d’un soutien public adéquat. Face à ce risque, il convient
toutefois de reconnaître et de soutenir la contribution de nombreuses œuvres
éducatives catholiques qui, bien qu’étant des établissements privés,
garantissent un accueil inclusif aux enfants et aux jeunes de toutes origines,
même lorsque la situation économique des familles ne le permet pas.
145.
Le
deuxième grand défi est pédagogique. De nombreux systèmes éducatifs peinent à
s’adapter au rythme des changements et à soutenir un épanouissement global des
élèves. Le développement des technologies de l’information et de l’IA rend
rapidement inadéquats les programmes d’études conçus pour une autre époque,
tandis que l’organisation de l’école, les espaces, les méthodes d’évaluation et
la figure même de l’enseignant doivent être repensés dans la perspective d’une
éducation véritablement globale, ouverte à toutes les dimensions de la
personne. Il est nécessaire de soutenir la formation continue des enseignants
tout au long de leur vie professionnelle, afin qu’ils sachent dialoguer de
manière positive avec les nouvelles technologies, en aidant les élèves à en
faire un usage responsable, critique et créatif, et à ne pas subir passivement leur influence.
146.
Le
troisième grand défi est d’ordre intellectuel et lié à la sagesse. Si nous ne
faisons pas attention, un système éducatif dépourvu d’amour pour la vérité
risque de voir le jour, dans lequel le flux incessant d’informations se
substitue à la recherche, à la réflexion et au discernement. Les connaissances
fragmentaires se multiplient mais il devient plus difficile d’appréhender la
réalité dans son ensemble, de poser des questions sur le sens des choses et de
développer une véritable pensée critique et créative. De nombreux éducateurs
perçoivent déjà les signes d’une possible déshumanisation où les personnes
savent beaucoup de choses mais peinent à donner un sens à leur vie, notamment
en raison de leur incapacité à relier les informations et les connaissances, et
à ne pas en perdre de vue le sens. Il faut promouvoir une véritable hygiène de
l’attention : des rythmes qui prévoient le silence, l’étude approfondie, la
lecture, la confrontation mesurée ; sans ces éléments, la liberté intérieure
risque d’être compromise.
147.
La
Doctrine sociale de l’Église invite les familles, les écoles, les communautés
chrétiennes et les institutions publiques à une alliance éducative renouvelée.
Celle-ci se concrétise lorsque les principes fondamentaux se traduisent en
objectifs éducatifs : éduquer à la sobriété et au sens de la limite ; éduquer à
la reconnaissance du droit, de l’autre et de ceux qui viendront après nous, à
jouir des biens qui nous sont donnés ou que l’ingéniosité humaine rend
disponibles ; éduquer à la liberté et à la responsabilité ; éduquer au sens de
la transcendance et au bien commun. L’école n’est pas appelée à courir après la
rapidité du monde numérique, mais à offrir ce que le numérique seul ne peut
donner : du temps partagé pour apprendre et des relations de confiance.
(A suivre)
LEON XIV
[146]
François, Discours à l’occasion de la remise de la
médaille de Chevalier et de Dame Grand-Croix de l’Ordre de Pie IX à Philip
Pullella et Valentina Alazraki, (13 novembre 2021) : L’Osservatore Romano, 13
novembre 2021, p. 12.
[147]
Cf. Platon, Lettre VII, 344b-c. : Ed : Souilhé, XIII/1,
Paris 1931 (CUF, Série grecque 63), p. 54.
[148]
Cf. Discours aux participants au Congrès organisé par la
Fondation pour l’étude et la recherche sur l’enfance et l’adolescence sur la
dignité des mineurs à l’ère du numérique (13 novembre 2025) : L’Osservatore
Romano, 13 novembre 2025, p. 3. [149] Cf. Discours aux membres de l’Advisory
Board de Rcs Academy (7 novembre 2025) : L’Osservatore Romano, 7 novembre 2025,
p. 4.
LEON XIV
(
Parole de Mgr Frédéric Rossignol


Chers frères et sœurs,
Plus
nous avançons sur le chemin de la foi, plus nous découvrons que la dimension
communautaire de l’expérience de foi est essentielle. Il est vrai qu’on ne peut
chercher Dieu qu’en
étant
un « Je » à la recherche du « Tout-Autre ». Et nous faisons souvent
l’expérience d’un certain étonnement et désarroi lorsque nous nous trouvons
seuls croyants dans nos familles et notre entourage. Certes, nous ne pouvons
pas forcer nos frères et sœurs à faire l’expérience de la présence de Dieu dans
leurs vies. Mais tout en respectant la liberté de nos frères et sœurs
d’accueillir ou non le Christ comme leur Sauveur, nous ne pouvons jamais nous
satisfaire d’une foi qui nous apporterait la vie en abondance sans que cette
vie ne rejaillisse d’une manière ou d’une autre sur la vie de nos frères et
sœurs. Notre foi, notre espérance, nos actes d’amour doivent être à l’exemple
du Christ, orientés dans un même mouvement vers le Père pour l’adorer et vers
notre prochain pour l’inviter à découvrir que Dieu a donné sa vie pour lui. Qui
pourrait en effet se satisfaire d’aller au Ciel sans avoir entrainé
préalablement ses frères et sœurs à y aller avec lui ?
Dans
son encyclique « Gaudete et Exultate
» (Réjouissez-vous et exultez)[1],
le pape François nous dit que si, dans notre cheminement de foi, nous ne
pouvons cheminer seul, c’est non seulement parce que nous avons à donner notre
vie très concrètement pour les autres, mais aussi parce que les autres ont un
rôle essentiel à jouer pour faire grandir
notre foi. Il met en garde les chrétiens contre une foi purement subjective,
dans laquelle chacun construirait sa foi comme il l’entendrait, en fonction de
ce que l’on ressent, en choisissant ce qui est appréciable et en rejetant ce
qui ne plaît pas. Au fond, ce serait se créer un faux dieu pour plusieurs
raisons. La première, c’est que Dieu est toujours le Tout-Autre,
l’insaisissable, l’innommable. À Moïse qui Lui demandait son nom, Dieu répond « Je suis celui qui est » que l’on peut
aussi traduire par « Je suis celui qui
serait ». Définir qui est Dieu, c’est l’enfermer. On ne définit pas Dieu
tout comme on ne définit pas son prochain parce que Dieu tout comme le prochain
échappent toujours à nos définitions. Deuxièmement, Dieu est toujours le Dieu
des surprises. Il nous emmène souvent sur des chemins inattendus qui nous
remettent en question. Se forger des réponses à tout, c’est refuser de se
laisser guider par Dieu, c’est vouloir que Dieu nous suive plutôt que
l’inverse.
Lorsque quelqu’un a réponse à toutes les
questions, cela montre qu’il n’est pas sur un chemin sain, et il est possible
qu’il soit un faux prophète utilisant la religion à son propre bénéfice, au
service de ses élucubrations psychologiques et mentales. Dieu nous dépasse
infiniment, il est toujours une surprise et ce n’est pas nous qui décidons dans
quelle circonstance historique le rencontrer, puisqu’il ne dépend pas de nous
de déterminer le temps, le lieu et la modalité de la rencontre. Celui qui veut
que tout soit clair et certain prétend dominer la transcendance de Dieu. (GE 41)
Ce
qui est vrai pour l’expérience de foi personnelle, l’est aussi d’un groupe en
particulier. Si nous prétendons en Église ou dans un groupe particulier de
l’Église avoir réponse à toutes nos questions, c’est une position évidemment
très dangereuse et peu évangélique. La foi se vit dans l’humilité, dans le
questionnement, dans la confiance. Notre foi n’est pas magique, elle ne répond
pas à toutes nos interrogations, si légitimes soient-elles d’ailleurs, mais
elle nous invite à aller de l’avant. Pour cela, nous devons chercher des
réponses, par le biais de notre intelligence, de la lecture, de l’étude, par le
biais de l’expérience de vie et du partage de vie, mais en sachant que nos
questions en ouvriront d’autres et que seule la Rencontre avec Dieu pourra satisfaire
notre quête.
Outre
le danger d’une foi purement subjective centrée sur nos propres intérêts, le
pape François nous rappelle également que la foi n’est pas une affaire de pure
volonté personnelle. Plus que tendre vers le Christ, il nous est demandé de
nous laisser approcher par Lui.
En cette vie les fragilités humaines ne
sont pas complètement et définitivement guéries par la grâce. […] L’absence de
la reconnaissance sincère, douloureuse et priante de nos limites est ce qui
empêche la grâce de mieux agir en nous, puisqu’on ne lui laisse pas de place
pour réaliser ce bien possible qui s’insère dans un cheminement sincère et réel
de croissance. La grâce, justement parce
qu’elle suppose notre nature, ne fait pas de nous, d’un coup, des surhommes. Le
prétendre serait placer trop de confiance en nous-mêmes. (GE 49-50)
Parfois
nous rêvons d’une foi magique qui solutionnerait tous nos problèmes. Nous
cherchons Dieu non pour Lui-même, mais pour ce qu’Il pourrait nous apporter.
Agir ainsi, c’est s’imaginer un Dieu ToutPuissant alors que Dieu est
Tout-Aimant et que sa Puissance est inséparable de son Amour. Croire en un dieu
des miracles, c’est ne pas sortir de la superstition. Oui, Dieu fait des
miracles, mais Il agit toujours en nous surprenant et quand un miracle se fait,
c’est pour renforcer notre foi et notre charité. Mais notre quotidien, c’est
chercher l’action de Dieu non pas en dehors de nos limites, mais dans
celles-ci, y compris dans notre histoire de pécheur, là où nous découvrons que
même imparfaits, Dieu nous aime.
«
Quand nous étions encore sans force, Christ, au temps fixé, est mort pour des
impies. C'est à peine si quelqu'un voudrait mourir pour un juste ; peut-être
pour un homme de bien accepterait-on de mourir. Mais en ceci Dieu prouve son
amour envers nous : Christ est mort pour nous alors que nous étions encore
pécheurs. » (Rm
5, 6-8)
Puissions-nous
approfondir notre chemin de foi dans la gratitude parce que Dieu nous aime et
nous rejoint dans nos limites et parce qu’Il nous conduit toujours dans un
chemin fait de continuelles découvertes, joyeuses ou douloureuses mais qui
toutes, vécues avec foi et charité, nous conduisent vers son Royaume.
[1]
Gaudete et Exultate (GE), exhortation
apostolique du Pape François, sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel,
2018. Je m’inspire de cette exhortation comme trame de mes éditoriaux depuis le
mois passé.
Votre frère et pasteur,
+ Frédéric Rossignol

Un mot du Curé…


En effet, le nouveau calendrier scolaire, qui impacte bien
souvent toute la vie d’une famille, voire de la société, a été modifié en 2022.
Arrive donc le premier congé : 15 jours à la Toussaint ! Double durée par rapport au passé ! « Youpee ! », diront sans
doute les enfants et adolescents, et c’est bien normal à leur âge. Une
situation souvent plus compliquée pour les parents qui, eux, ne peuvent pas
nécessairement prendre 15 jours de congé ?... Sans doute feront-ils appel aux
papys et mamys, réquisitionnés pour ce congé (et secrètement si heureux de
s’occuper de leurs petits-enfants !)
Pourquoi ce changement
?
Sur
le site de l’Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE), on pouvait lire : « Dès la rentrée 2022, les vacances d'été
seront raccourcies (nouvelle durée : 7 semaines), tandis que les congés de
Toussaint et Carnaval seront doublés. Ce changement vaut pour les maternelles,
les primaires et les secondaires. Durant l’année scolaire, le système de 7-2
sera appliqué : 7 semaines de cours suivies de 2 semaines de repos. » Et un
peu plus loin : « Cette réforme a pour
objectif principal de mieux tenir compte du bien-être des élèves : 

1) Le modèle 7-2 est
préconisé par certains experts en chronobiologie car il confère un meilleur
équilibre entre les temps d'apprentissage et les temps de repos.
2) La diminution de 9 à 7
semaines des congés d'été, et le contact plus régulier avec les enseignants
qu'elle permettra, contribuera à limiter les effets du décrochage scolaire
actuellement observé à la rentrée des classes, et à réduire les inégalités scolaires. »
C’est sans doute exact puisque les spécialistes en
pédagogie et chronobiologie le disent, et j’ai l’habitude de faire confiance
aux scientifiques.
Évidemment, tous ces
congés étaient nés des fêtes religieuses chrétiennes.
Nous étions alors dans
une société rythmée par le « temps de la foi ». Ainsi, le premier congé, ce
fut… le dimanche quand, en 321, l’empereur Constantin déclarera « férié », le
septième jour de la semaine des Chrétiens. Bien plus tard, apparaîtront les congés
liés aux grandes fêtes liturgiques : Toussaint, Noël, Mercredi des Cendres, et
bien sûr, la fête des fêtes, Pâques.
Récemment, on a modifié
la dénomination de ces congés :
Congé
d’automne, Vacances d’hiver, Congé de carnaval et Vacances de printemps ;
ce changement de dénomination, déjà annoncé en 2000 (sauf pour le congé de la
Toussaint), puis en 2005 (pour le congé de Toussaint), sera inscrit finalement
en 2013 dans un décret-cadre déterminant les vacances et jours de congé de
l'enseignement obligatoire, de promotion sociale et secondaire artistique
adopté par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (autrefois
Communauté Française).
Il est vrai que, la Fête de Pâques étant une fête mobile
(non liée à une date fixe dans le calendrier) et par voie de conséquence
également le Mercredi des Cendres (et le Carnaval du Mardi-gras), les vacances qui
leur étaient associées bougeaient d’une année à l’autre. Et la règle n’était
pas simple ; le décret précisait :
« Vacances de printemps.
Trois cas de figure: 1-lorsque le jour de
Pâques tombe entre le 1er et le 15 avril, les vacances de printemps débutent le
premier lundi d'avril;
2- lorsque le
jour de Pâques a lieu pendant le mois de mars, les élèves pourront partir en congé
dès le lundi qui suit le jour de Pâques;
3- lorsque le jour de
Pâques tombe après le 15 avril, les vacances de printemps commencent le deuxième lundi
avant le jour de Pâques"
9 ans après ce décret-cadre, en 2022, on modifie le calendrier : les vacances de printemps seront fixées selon la règle 7-2 et ne coïncideront donc plus avec la fête de Pâques, les autres congés restent liés à la fête. C’est évidemment dommage pour Pâques, mais il arrivait déjà avec la règle ancienne que la Semaine Sainte ne faisait pas partie des congés. Ce n’est donc pas si nouveau que cela… 
Celles et ceux pour qui la Semaine Sainte a un sens spirituel continueront à la vivre au mieux en tenant compte de ce calendrier nouveau… A nous aussi, pasteurs et équipes pastorales, de veiller à placer les célébrations de cette Grande Semaine de la façon la plus appropriée pour que chacun puisse y participer. Quand chacun y met du sien, cela se passe bien…

Celles et ceux pour qui la Semaine Sainte a un sens spirituel continueront à la vivre au mieux en tenant compte de ce calendrier nouveau… A nous aussi, pasteurs et équipes pastorales, de veiller à placer les célébrations de cette Grande Semaine de la façon la plus appropriée pour que chacun puisse y participer. Quand chacun y met du sien, cela se passe bien…
Et en tout cas, à tous, bonnes

ou plutôt…

Vous choisirez…
Chanoine Patrick Willocq

Intentions de prière pour la semaine

+ Nos voisins… nos collègues… et ceux
qui sont différents de nous… pour que nous sachions les aimer, montre-nous ton
amour, Seigneur, et viens nous sauver…
+
Nos frères dans la foi… et ceux qui sont différents
de nous par tradition… pour que nous sachions les aimer, montre-nous ton amour,
Seigneur, et viens nous sauver…
+
Les plus proches de nous… nos prochains… ceux qui nous ont donné la vie… et
ceux à qui nous avons donné la vie… pour que nous sachions les aimer,
montre-nous ton amour, Seigneur, et viens nous sauver… + Les responsables de la
vie politique… ecclésiale… les bénéficiaires de toutes les formes d’entraide…
pour que nous sachions les aimer, montre-nous ton amour, Seigneur, et viens
nous sauver…
CONTACTS
M. le Chanoine Patrick Willocq, curéResponsable de l’Unité pastoraleCuré de tous les clochers de l’entité de LeuzeTour Saint-Pierre 157900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.030479/62.66.20M. le Diacre Jean-Marie BourgeoisPastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaireGrand-Rue 567900 Leuze-en-Hainaut0470/100 340M. le Diacre Michel HubletMise à jour du site internetAvenue de la Croix-Rouge 447900 Leuze-en-HainautRèglement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,Curé - Adresse : voir plus hautDélégué à la protection des données :Secrétaire général de la Conférence épiscopale belge -Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1, 1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -Mail : ce.belgica@interdio.beAutorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -Secrétariat décanalTour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.03Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen
Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes
- Le dimanche 25 octobre, à 10h00, en l’église de Leuze : Matt Ferdin Hanot, enfant de Lydie Hanot et Jason Ferdin.
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.
Funérailles
Madame Léontine Mertens demeurait à Leuze. La Liturgie des Funérailles a été célébrée en l’église de Leuze le mercredi 21 octobre 2026.
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…

On ne peut pas ne pas remarquer le renouvellement complet du petit parc sur le côté de la Collégiale St-Pierre (devant la vitrine de la Boucherie leuzoise).
Mais surtout je suis très heureux que les deux petits parterres situés de chaque côté du grand porche de la Collégiale ont été eux aussi complètement nettoyés et réaménagés avec de nouvelles plantations et un nouvel arrangement du terrain (photos ci-desous). C’est bien plus propre et bien plus beau que ce que l’on connaissait.


Un grand BRAVO et un sincère MERCI aux différentes personnes ayant participé à ce projet : M. le député-Bourgmestre, M. l’Echevin des travaux et les équipes des Ouvriers communaux bien sûr !
Chanoine Patrick Willocq




Cette semaine, j’ai reçu plusieurs messages de personnes étonnées de l’horaire des Messes de recommandations qui se déroulent jusqu’en décembre. Voici donc l’explications de cette organisation.
Tout d’abord, je me permets de rappeler que, quand je suis arrivé à Leuze, comme je l’avais toujours fait dans mes paroisses précédentes, j’ai proposé de célébrer les recommandations pour toutes les paroisses lors de la messe du 02 novembre, ce qui était une façon de rassembler tous les clochers dans une même et belle célébration de mémoire. Nous avons pratiqué de cette façon deux ou trois années. On évitait ainsi ce problème de l’éloignement de la date puisque les recommandations étaient célébrées le jour officiel de la commémoration des défunts, et les fidèles répondaient à cette invitation. Ensuite des paroisses ont demandé de ne plus fonctionner ainsi mais de remettre les recommandations dans chaque clocher. Nous l’avons fait même si je n’étais pas favorable. La conséquence était que les recommandations étaient célébrées le jour où le calendrier plaçait une messe dans la paroisse. Forcément, pour certains clochers, la célébration se trouvait éloignée du 02 novembre.
Je rappelle que
-la fête de la Toussaint n’est pas le « jour des défunts » : ici, un bel article de synthèse sur cette question :https://eglise.catholique.fr/approfondir-sa-foi/la-celebration-de-lafoi/les-grandes-fetes-chretiennes/toussaint/. C’est un jour de fête marqué par la couleur blanche des fêtes et où l’on célèbre l’appel à la sainteté de tous, et surtout des vivants.-les deux messes de la Toussaint (cette année, Thieulain et Leuze) ne sont pas des messes propres à ces clochers mais que ces messes doivent rassembler toute l’unité pastorale : il ne serait pas normal que l’on recommande à une messe destinée à toute l’unité pastorale, les défunts d’une seule paroisse. Les autres paroisses seraient en droit de réclamer la même chose.
Voici qui, j’espère, répond aux questions. Ce que nous pouvons discuter en EAP, c’est de revenir à ce qui se pratiquait au début : les recommandations de toutes les paroisses le 02 novembre. Mais pour cela, il faudrait que tous les clochers soient d’accord…
Chanoine Patrick Willocq



Pour les familles… les jeunes… les enfants …





Avec son cœur généreux et son goût de
l’aventure, "Loupio" accompagne des générations de lecteurs depuis
plus de vingt ans. À l’occasion de la parution du 14e tome de ses aventures le
2 octobre dernier, plusieurs jeunes adultes racontent à Aleteia comment le
héros de Jean-François Kieffer a marqué leur enfance et continue de nourrir
leur foi.
Prêt
à repartir sur les routes avec le jeune orphelin au cœur franc et généreux ? Le
14e tome des Aventures de Loupio, "Vers
Compostelle" (Mame), paru le 2 octobre dernier, emporte cette fois le
lecteur vers Saint-Jacques de Compostelle. En compagnie de Maître Kénolotto, un
escroc repenti, le musicien poète arpente l’Italie avant de rejoindre la
France. Mais les routes ne sont pas aussi sûres qu’elles n’y paraissent.
L’occasion pour les aficionados de la BD de retrouver leur héros préféré.
Un exemple à suivre
Loupio rime souvent avec enfance. "En
primaire, comme ma maman a vu que j’en ramenais beaucoup à la maison, elle a
commencé à m’en offrir. J’ai dû lire à peu près toute la collection",
confie Côme, 26 ans. Des aventures simples, joliment illustrées par
Jean-François Kieffer, qui transportent le jeune lecteur dans l’Italie du XIIIe
siècle. "J’aime vraiment beaucoup les dessins. Ils mettent en valeur les
paysages et cela donne deux fois plus envie de se plonger dans ces
aventures", commente quant à elle Alix, 20 ans. Au cœur de cet
attachement, le personnage de Loupio, qui incarne la bonté, le courage et le
don de soi. "J’admire beaucoup son autonomie et sa débrouille, explique
Côme. Sa capacité à vivre de ses talents et à rencontrer des personnes de tous
les horizons." Et Alix de poursuivre : "Il ne se plaint pas alors
qu’il n’a pas vraiment de famille, d’accroche. Mais il arrive justement à se
créer des amis partout où il va grâce à sa gentillesse, sa générosité."
Pour
la jeune femme, le jeune orphelin devient même un exemple à suivre au fil des
lectures. "Je sais que pour moi Loupio était un vrai modèle et que j’avais
envie de vivre aussi simplement que lui, d’avoir le courage de ne pas
m’inquiéter de savoir ce qui m’attendait le lendemain."
Mais
la BD a aussi marqué des générations entières par la manière dont elle fait
découvrir saint François d’Assise. Dans le premier tome, Loupio fait la
connaissance du "Poverello" quand celui-ci est en train de parler
avec un loup. Le saint enjoint à l’animal de s’occuper du jeune orphelin. C’est
ainsi que débute l’amitié entre le héros et "Frère Loup". Marion, 20
ans, témoigne de la façon dont la BD lui a appris à aimer, dès le plus jeune
âge, le "fou de Dieu". "Dans ma famille, nous avons une dévotion
particulière à Saint-François, liée à son rapport à la nature notamment. Au
départ, j’ai beaucoup aimé ce saint grâce à Loupio.
À côté des livres dédiés à sa vie, il y avait la collection de BD.
Inconsciemment, ça m’a sûrement donné envie de lire des récits de sa
vie."
Des
aventures qui, parce qu’elles montrent la progression dans la vie chrétienne
d’un jeune garçon, sont une belle manière de faire découvrir la foi à des
enfants. Côme raconte à quel point chaque tome l’a aidé à réfléchir à la
question de Dieu. "Avec Loupio,
ma vision de la foi a changé, c’est certain. Chaque tome propose une aventure
qui fait réfléchir sur plusieurs points, et tout à fait accessible pour des
enfants !
Sans
s’en rendre compte, je trouve que chaque BD nous apprend quelque chose de
nouveau sur Dieu."
Mais
Loupio c’est aussi une histoire de
transmission. Beaucoup témoignent du fait que la BD peut autant plaire aux
enfants qu’aux adultes. "J’ai relu les tomes cet été et pour moi ils
apportent autant de choses que quand on était enfant, mais pas de la même manière",
souligne Alix. Et de compléter : "Quand on est enfant, la liberté de
Loupio, sa vie incertaine, sont plutôt vues comme une chance, une absence de
contrainte. Maintenant je vois ça comme une qualité, une vertu : réussir à
accepter le lendemain sans crainte. C’est un but à atteindre pour moi en tant
que jeune adulte."
Et Manon, Côme et Alix sont tous
unanimes. Plus tard, ils sont certains d’offrir les tomes de Loupio à leurs enfants.
"J’aimerais beaucoup acheter le
nouveau livre pour ma nièce qui va bientôt avoir sept ans", confie Manon.
Alix, quant à elle, vient de commencer le chemin de Saint-Jacques de
Compostelle. Elle est donc presque certaine de vouloir compléter la collection.
Et de s'enthousiasmer : "J’ai hâte de voir comment cela sera
raconté !" Hortense Leger

Pour
le premier jour des vacances d’automne 2026, les acolytes du diocèse de Tournai
n’ont pas eu le droit de faire la grasse matinée. Car pour rejoindre l’Est du
Hainaut, certains ont dû se lever tôt au départ de Mouscron, Tournai,
Solre-sur-Sambre ou Tertre. Souvent accompagnés par le responsable de leur UP,
en petits groupes ou en délégations plus importantes, ils sont arrivés les uns
après les autres sur la place des Combattants, à Gerpinnes. À l’accueil,
l’équipe de la pastorale des Jeunes, le curé des lieux, l’abbé Philippe
Pardonce, et de nombreux «Gerpinnois» en veste fluo pour les guider et les
accompagner tout au long de la journée. Sur l’espace public, fermé à la
circulation pour l’occasion, des jeux en tous genres préparés par les
organisateurs.
Le
thème choisi cette année était «Tous frères». Une grande banderole avait été
accrochée à un mur. Au fil des heures, des couleurs, des dessins et
d’innombrables prénoms sont venus habiller cette ode à la fraternité. Frères et
sœurs dans la foi, d’un bout à l’autre de la planète.

«Tiens-toi
prêt!»
Avant
de se lancer vers les divers ateliers proposés aux jeunes, l’abbé Pardonce a
évidemment rassemblé et salué les nombreux participants. Quoi de mieux qu’un
peu de musique pour se réchauffer et se mettre dans l’atmosphère de la journée?
Mais aussi un petit jeu «brise-glace» pour apprendre à se connaître. Missions:
trouver une personne dont le prénom commence par la même lettre que le sien
(pas simple pour l’abbé Yves Verfaillie!), puis une autre qui a le même âge, et
enfin une autre encore ayant le même nombre de frères et sœurs.
Une
fois les «présentations» faites, les acolytes se sont regroupés par tranches
d’âge afin de se diriger vers les ateliers. Pas moins de 12 postes avaient été
mis sur pied dans toute une série de locaux, autour et dans l’église
Saint-Michel. De la crypte au local des scouts, en passant par la maison
paroissiale ou la salle à manger de la cure, les acolytes ont pu découvrir des
réalités d’ici et d’ailleurs. Apprendre à mieux connaître l’Église… en
Allemagne, au Liban ou au Congo. Admirer les vêtements liturgiques à travers le
monde, vivre une béatification au Vietnam ou en savoir plus sur la vie et le
message de saint François. Et puis bien sûr, chanter ensemble l’hymne du jour,
«Tiens-toi prêt!»

D’un
continent à l’autre
Après
avoir repris des forces dans une grande salle de la maison communale attenante,
tous les participants ont été conviés à un grand jeu dans le centre du village.
Ils sont ainsi passés de l’Afrique à l’Océanie, de l’Antarctique à l’Amérique
du Sud! Au-delà des jeux et des défis, à chaque fois, ils ont appris comment
les gens se saluent dans ces points éloignés du monde. Saviez-vous que l’on
saute chez les Massaïs, on tire la langue au Tibet, on se frotte le bout du nez
tout au sud et on joint les mains en Inde?

C’est
avec une belle célébration présidée par le vicaire général de notre diocèse,
l’abbé Olivier Fröhlich, que s’est terminée cette magnifique journée,
l’occasion de s’interroger une fois encore sur ce qui fait de nous des frères
et des sœurs. Ensemble, les acolytes en aube ont processionné dans les rues,
accompagnés au son du fifre et des tambours par quelques musiciens des marches
de la sainte Rolende. Pour ensuite se mettre au service de la liturgie. Dans
l’église Saint Michel à Gerpinnes… comme dans les églises de leur unité
pastorale chaque dimanche.
A. Michel




: https://www.riseuptournai.be/d-tails-et-inscription/tous-freres :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSePqtkDHeEpY5wNnn_yT87D8vjOaZphyHqJNKGb-
X_wi7q6_w/viewform
: https://diocese-tournai.be/2026/10/06/une-parenthesepleine-de-douceur-et-damour-a-bonne-esperance/
Vidéo du mois : : https://www.youtube.com/watch?v=3ZVyQO24uz8
Dans notre Diocèse de Tournai…

Entre l’entrée en catéchuménat et
l’entrée en religion, quelles analogies peut-on retirer ? Quel est l’apport des
jeunes dans l’Église et pour la Vie consacrée ? Autour de Mgr Rossignol, des
religieux et religieuses du diocèse de Tournai se sont penchés sur la question.
Depuis
2023, date de leur dernière rencontre annuelle, les membres de la Vie consacrée
n’avaient pas encore eu la possibilité de se retrouver en un lieu du diocèse.
Ce 17 octobre 2026, au Séminaire de Tournai, ils se sont à nouveau réunis pour
une journée d’échanges et de réflexion.
L’importance
de la formation continue
Devant
l’auditoire installé dans la salle Saint François d’Assise du Séminaire, notre
évêque, qui est aussi président du Vicariat de la vie consacrée et référent
francophone au sein de la Conférence épiscopale, les a invités à s’interroger
sur les catéchumènes et sur ce qu’ils apportent au sein de l’Église mais aussi
ce qu’ils pourraient apporter à la vie consacrée.
Il
a aussi rappelé l’importance de la formation continue, au travers des
rencontres mais aussi d’ouvrages, de conférences voire de sessions de formation
plus poussées. En direct, en ligne ou via podcast, il existe de nombreux moyens
de se former sur de nombreux sujets.
L’apport
des catéchumènes
Dans
une Église qui accueille chaque année de nouveaux baptisés, la question du lien
entre ce phénomène qui prend de l’ampleur et les vocations au sein de la vie
consacrée semblait un thème important à aborder. Même si, comme Mgr Rossignol
l’a souligné en souriant, il faudra un peu de patience avant de voir de
nouvelles vocations naître parmi ces néophytes.
À
partir du livre d’Antoine Pasquier, Enquête
sur ces jeunes qui veulent devenir
chrétiens, paru le 12 septembre 2025 aux éditions
Mame, notre évêque a fait des parallèles entre l’entrée dans la vie chrétienne
et l’entrée dans la vie religieuse. Il a remarqué que les catéchumènes sont à
la fois « vierges de connaissances mais aussi de préjugés ». S’ils n’ont pas
les connaissances de ceux qui ont baigné dans la culture chrétienne, ils n’ont
souvent pas les préjugés des générations précédentes. De plus, en posant des
questions, ils nous poussent à nous interroger à notre tour et à rechercher des
réponses.
L’importance
de l’accueil de ces nouveaux venus au sein de nos communautés a également été
abordée.
Une
société technologique
À
la suite de Mgr Rossignol, quatre témoins ont pris la parole. Deux questions
leur avaient été posées en amont : «
Jeunes de mon temps, qu’est-
c
e que j’apporte de ma génération à
l’Église d’aujourd’hui pour qu’elle soit plus ajustée à la société
d’aujourd’hui, pour lui annoncer l’Évangile ? » et « Jeunes de mon temps, qu’est-ce que je laisse de ma génération pour
m’ajuster davantage à ce que l’Église attend de moi ? »
e que j’apporte de ma génération à
l’Église d’aujourd’hui pour qu’elle soit plus ajustée à la société
d’aujourd’hui, pour lui annoncer l’Évangile ? » et « Jeunes de mon temps, qu’est-ce que je laisse de ma génération pour
m’ajuster davantage à ce que l’Église attend de moi ? »Les
deux premiers, Sarah et Thomas, ont reçu récemment les sacrements de
l’Initiation chrétienne. Baptisée en 2025,
Sarah
est aujourd’hui catéchiste au sein de sa paroisse. Elle a posé un constat : « Ma génération et les suivantes vivent dans
une société qui vit une révolution majeure, celle des technologies.
Autour de
leurs écrans, les gens sont à la fois très connectés et très isolés ». Si
les algorithmes réduisent le champ de vision des utilisateurs à des contenus
Autour de
leurs écrans, les gens sont à la fois très connectés et très isolés ». Si
les algorithmes réduisent le champ de vision des utilisateurs à des contenussimilaires,
la confrontation d’idées de personnes venues de différents horizons et les
échanges qui s’ensuivent peuvent parfois être positifs. Elle a aussi constaté
une évolution : l’éducation religieuse d’aujourd’hui n’est plus aussi poussée
que celle d’hier. Les générations actuelles ne connaissent plus très bien le
message de l’Évangile mais sont avides de le comprendre. Ils sont dans une
quête de vérité.
« Dans un monde où l’on nous pousse
davantage à acheter, consommer, accélérer, penser à soi, penser plutôt aux
autres par manque de temps, beaucoup se rendent compte qu’une fois l’envie
assouvie par tout notre quotidien, finalement, on en ressort insatisfait. On a
une grande précarité spirituelle, émotionnelle, relationnelle. Et c’est dans la
foi que, finalement, on trouve du sens à la vie, une stabilité et une
permanence dans l’impermanence de ce monde. »
Se
laisser porter Thomas, de son
côté, a révélé avoir la même impression : les personnes de son âge veulent
comprendre. « La simple transmission d’une
pratique parce qu’elle a toujours existé ne leur suffit plus. Elles cherchent à
comprendre pourquoi cette pratique existe, ce qu’elle signifie et ce qu’elle
dit de leur foi ». Il l’admet cependant, cette recherche devérité
a ses limites, car elle ôte aussi une part de mystère aux rites.
C’est
une sorte de paradoxe : les personnes cherchent des réponses pour donner du
sens aux choses, mais en même temps elles doivent accepter de ne pas tout
comprendre. Elles doivent apprendre qu’elles ne peuvent pas tout maîtriser, à
faire confiance à l’autre.
Lui
qui a l’impression de « se laisser porter » par sa communauté, y trouve un
certain réconfort : « Je pense que cette
volonté de comprendre est une richesse. Elle nous pousse à chercher, à
questionner, à ne pas faire les choses uniquement parce qu’on nous a dit de les
faire. Mais il faut parfois admettre de se laisser aider, de se laisser porter,
et même peut-être de se laisser guider par quelqu’un de plus grand que soi. Que
cela est difficile, que peu de fois nous y arrivons, mais qu’est-ce qu’on se
sent bien lorsque finalement la réponse à notre appel résonne en nous. »

Des
relations authentiques
Après
ces deux néophytes, la parole a été donnée à deux jeunes religieux. Le père
Rafael Mariano, barnabite, a été le premier à s’adresser à l’assemblée. Âgé de
41 ans et originaire du Brésil, il a reçu l’ordination presbytérale en 2017 et
vit actuellement à Strépy. Son enfance s’est passée davantage dehors, à jouer
dans les rues, qu’à l’intérieur devant un écran. Cette expérience de vie a
profondément influencé sa vision du monde et sa relation aux autres.
« Je pense que ce que je peux apporter
de spécifique en tant que membre de ma génération, la génération Y, c’est cette
valorisation des relations humaines authentiques, dans une rencontre directe,
les yeux dans les yeux, avec une véritable volonté d’écouter l’autre et
d’apprendre et de le connaître. »
Ce
que le père Rafael retient de sa génération, « c’est une tendance au pessimisme à l’égard des jeunes d’aujourd’hui
mais aussi la nécessité de faire l’effort de comprendre que leur manière
d’exprimer leur
appartenance en groupe est différente de
la mienne. »
Ce que j’apporte ? Moi !
La
dernière intervenante de la matinée ne pouvait malheureusement pas être
présente physiquement. Étudiante en médecine à Bordeaux, Sr Marie, religieuse
de l’Assomption, préparait ses examens. Elle a donc envoyé un témoignage vidéo.
À
la première des questions qui lui ont été posées, elle a répondu tout
simplement : « Ce que j’apporte, c’est
d’abord moi-même, tout simplement. » Elle amène avec elle un élan vers
l’amour du Christ qui l’entraîne sur son chemin. Elle a également en elle « le désir d’une certaine exigence dans la
vie quotidienne, dans la pauvreté, dans la simplicité, dans la vie de prière
aussi, et dans le cadre de cette vie-là aussi, qui se confronte parfois aussi
avec des adversaires d’âge différent qui ont besoin d’une souplesse différente.
»
Un
autre point qu’elle estime spécifique à sa génération : une attention
particulière à l’écologie intégrale. Elle ressent un désir de prendre soin de
cette terre et de prendre conscience de l’urgence de ce soin-là dans le monde
aujourd’hui. Ce désir est partagé par de nombreuses personnes de sa génération,
pas forcément chrétiennes.
Sr
Marie estime se situer entre deux positions extrêmes rencontrées dans sa
génération : des personnes aux idées radicales bien tranchées mais opposées.
Elle a ainsi donné l’exemple du port du voile par les religieuses : certains
sont choqués de voir des religieuses tête nue et d’autres de les voir voilées.
Une
réflexion approfondie
Si
la matinée a été consacrée aux témoignages, la suite de la journée a été
davantage portée sur les échanges. D’abord autour de la table du repas puis en
petits groupes lors des carrefours de l’après-midi. Lors de l’eucharistie
célébrée dans l’église du Séminaire, Mgr Rossignol a annoncé à l’assemblée : « Ce matin, chacun a parlé avec son cœur et
son expérience. Et comme on le fait dans l’Église, à chaque fois qu’on parle
avec son cœur et son expérience, on s’enrichit toujours les uns les autres. »
À
la fin de la journée, toutes et tous ont repris le chemin de leur congrégation,
l’esprit nourri par ces échanges qui, s’ils ne porteront pas de fruits
immédiats, auront au moins semé des graines de réflexion.
Marie Lebailly


Ce samedi 17 octobre 2026, une vingtaine
d’aumôniers d’hôpitaux et visiteurs de maisons de repos ou à domicile se sont
réunis à l’abbaye de Soleilmont pour écouter et « prêter l’oreille de leur cœur
» (comme le dit la règle de St Benoit) à ceux qu’ils visitent. Il s’agit déjà
de la deuxième édition de cette journée de formation pas comme les autres
organisée par le service de la Pastorale de la Santé du diocèse.
La
journée a commencé par une « marche empathique », où les participants se sont
essayés deux par deux à l’écoute active. De grands moments de théâtre forum
s’en sont suivis, animés par Stanislas Deprez ; les participants y ont joué
tour à tour le rôle du visiteur ou de la personne visitée. Au milieu des rires,
se sont aussi vécu des moments d’émotion et de partage : que faire quand une
personne visitée se tait longuement, ou au contraire, crie son désespoir et sa
révolte ? …
La
participation aux beaux offices avec la communauté des sœurs nous a encore une
fois montré combien il est bon et paisible d’écouter le Seigneur avec ses
oreilles, ses yeux, son corps, tout son être.
L’après-midi,
c’est avec la Cananéenne (Mt 15, 21-28) que l’abbé Ignace Leman nous a emmenés
écouter les silences de Jésus.
Ecouter
les paroles, écouter les silences, écouter les yeux de celui qui souffre,
écouter les mouvements imperceptibles de ses lèvres, écouter les émotions de
son propre cœur, … Seigneur, nous voici, prêts pour la mission que tu nous as
confiée.
Un
tout grand merci à Stanislas Deprez et à l’abbé Ignace Leman qui nous ont
ouvert de nouvelles portes pour aller, toujours plus en profondeur, à la
rencontre de ceux vers qui nous sommes tous envoyés.
Photos : Aurélie Boeckmans


Dans l’Église de Belgique…


















