Une Parole … Une Prière
24ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

« …SAISI DE COMPASSION… »

« En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.’ Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : ‘Rembourse ta dette !’ Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : ‘Prends patience envers moi, et je te rembourserai.’ Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : ‘Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?’ Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.
C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 18, 21 – 35
Illustration : Otto MÜNCH (1885-1965),
Pardonne-nous nos dettes – la parabole du serviteur impitoyable,
bas-relief (1950) sur la porte de l'église Grossmünster, à Zurich, en Suisse.
La porte de la Bible est composée de nombreux panneaux en relief
(42 au total) illustrant les Dix Commandements, des scènes du Nouveau Testament et des épisodes clés de l'histoire chrétienne.
Méditation du Pape Léon XIV
LÉON XIV
AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 19 août 2026
Catéchèse. Les Documents du Concile Vatican II
III. La Constitution dogmatique Sacrosanctum Concilium
7. La Musique sacrée

Chers frères et sœurs,
Le sixième chapitre de la Constitution Sacrosanctum Concilium (SC) du Concile Vatican II est consacré à la musique sacrée. Il affirme : « La tradition musicale de l’Église universelle constitue un trésor d’une valeur inestimable qui l’emporte sur les autres arts, du fait surtout que, chant sacré lié aux paroles, il fait partie nécessaire ou intégrante de la liturgie solennelle » (SC, 112). Il précise également : « La musique sacrée sera d’autant plus sainte qu’elle sera en connexion plus étroite avec l’action liturgique, en donnant à la prière une expression plus agréable, en favorisant l’unanimité ou en rendant les rites sacrés plus solennels » (ibid.).
Nous trouvons ici le cœur de l’enseignement conciliaire, qui confirme et approfondit la fonction ministérielle de la musique dans la liturgie, déjà soulignée par saint Pie X dans le Motu Proprio Inter sollicitudines (22 novembre 1903). La musique, en réalité, fait partie intégrante de l'action liturgique et n'est pas un simple ornement de la célébration. Dans la liturgie, chanter et jouer de la musique signifie prier, accorder son cœur à celui de ses frères et sœurs et avec Dieu, en participant activement au mystère célébré. La musique, en particulier, exprime la dimension affective de la prière, comme le dit saint Augustin : « Cantare amantis est », c'est-à-dire « le chant est l’expression de l’amour » (Sermon 336, 1). Ceci est très important, car cela aide à ouvrir le cœur à l'action de Dieu dans la grâce et à se laisser transformer par elle.
Le chant, en outre, favorise la communion. Par la symphonie des voix, il contribue à l'union des âmes, transcendant les différences entre les personnes et unissant tous les fidèles dans la louange de Dieu. Ainsi, il devient une épiphanie de l'Église, une manifestation tangible de la communion qui est inhérente à sa nature même.
La profonde signification théologique du chant sacré, partie intégrante de l’action liturgique, engendre certaines exigences. La première est que, au-delà des modes ou des sensibilités particulières des auteurs, il doit répondre à tous les niveaux à ce qui convient le mieux au moment de la célébration. La forme, notamment sur le plan mélodique, doit être à la fois noble et simple, d’une grande qualité musicale et facile à exécuter, surtout lorsqu’elle est destiné à être chantée par toute l’assemblée (cf. SC, 121).
Pour la même raison, le Concile recommande que les textes soient également appropriés, profonds et, en même temps, facilement compréhensibles, inspirés principalement de l’Écriture sainte, des livres liturgiques et de la Tradition spirituelle de l’Église. Sur ce point, il est nécessaire d’être vigilant afin que soit maintenue et renforcée la dynamique exprimée par l’ancien principe « lex orandi lex credendi », c’est-à-dire, la loi de la prière est aussi la loi de la foi .
Sacrosanctum Concilium consacre une large place au thème de la participation active des fidèles (cf. n° 114). Elle doit être « comprise […] à partir d'une plus grande conscience du mystère qui est célébré et de sa relation avec l'existence quotidienne » (Benoît XVI, Exhortation apostolique Sacramentum Caritatis, 52), dans un « esprit de constante conversion qui doit caractériser la vie de tous les fidèles » (ibid., 55). Quant à la manière concrète d’y parvenir par le rôle spécifique de la musique sacrée, la Constitution apporte une réponse claire : « On favorisera les acclamations du peuple, les réponses, le chant des psaumes, les antiennes, les cantiques» et « un silence sacré » (SC, 30). Elle exhorte chaque ministre ou laïc à accomplir « seulement et totalement ce qui lui revient en vertu de la nature de la chose et des normes liturgiques » (SC, 28), dans un équilibre harmonieux entre les différents ministères, les diverses interventions et les moments de silence.
Le Concile accorde ainsi une grande importance au chant grégorien, sans pour autant exclure de la célébration d’autres genres de musique sacrée. Une attention particulière est également portée à l’orgue (voir SC, 120), tandis que l’usage d’autres instruments est permis « selon qu’ils sont ou peuvent devenir adaptés à un usage sacré, qu’ils s’accordent à la dignité du temple et qu’ils favorisent véritablement l’édification des fidèles. » (SC, 120).
Un thème cher à la réforme conciliaire est celui de l’inculturation, notamment dans le domaine de la musique sacrée. On souligne en particulier, en ce qui concerne les traditions musicales des différentes cultures, l'importance de les prendre sérieusement en considération comme faisant partie intégrante de la vie religieuse et sociale des peuples. Il est donc recommandé, d’une part, de dispenser à tous une formation « de leur sens religieux » (SC 119) et, d’autre part, « dans la mesure du possible, […] de promouvoir la musique traditionnelle de ces peuples, tant à l’école que dans les actions sacrées » (ibid.).
Dans le contexte liturgique, un rôle particulier est reconnu à la schola cantorum, instrument pastoral dont la promotion est recommandée, avec pour tâche « d'assurer la juste exécution des parties qui lui sont propres, selon les divers genres de chant, et d'aider la participation active des fidèles dans le chant.» (Sacrée Congrégation Des Rites, Instr. Musicam sacram, 19).
À cette fin, le compositeur de musique sacrée est appelé à connaître et à préserver le patrimoine musical de l’Église, s’en laissant inspirer pour créer de nouvelles compositions au service de la liturgie, dans le respect des sensibilités contemporaines et des diverses traditions culturelles, afin de « purifier le culte d'erreurs de style, de formes d'expression médiocres, de musiques et de textes plats, peu adaptés à la grandeur de l'acte que l'on célèbre, pour assurer la dignité et la beauté des formes de la musique liturgique » (Saint Jean-Paul II, Chirographe sur la musique sacrée, 22 novembre 2003, 3).
Pour toutes ces raisons, les Pères conciliaires recommandent de promouvoir la formation et la pratique de la musique sacrée « dans les séminaires, les noviciats de religieux des deux sexes et leurs maisons d’études, et aussi dans les autres institutions et écoles catholiques » (SC, 115), et de veiller à ce que les musiciens et les chanteurs reçoivent une solide formation liturgique (cf. ibid.).
Chers frères et sœurs, les Pères de l’Église tenaient le chant liturgique en haute estime, symbole de communion ecclésiale. C’est pourquoi nous pouvons conclure par ces belles paroles de saint Ignace d’Antioche : « Que chacun de vous aussi, vous deveniez un chœur, afin que, dans l'harmonie de votre accord, prenant le ton de Dieu dans l'unité, vous chantiez d'une seule voix par Jésus-Christ au Père, afin qu'il vous écoute et qu'il vous reconnaisse, par vos bonnes œuvres, comme les membres de son Fils » (Lettre aux Éphésiens 4, 2).
Pape Léon XIV
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LES TROIS CRITÈRES DE LÉON XIV POUR BIEN CHANTER À LA MESSE
par Gilles Drouin
En partenariat avec la revue “Magnificat”, le père Gilles Drouin présente la septième catéchèse de Léon XIV sur la constitution du concile Vatican II sur la sainte liturgie, donnée le 19 août. Le Pape a proposé cette semaine des critères de qualité pour de beaux chants et de belles musiques liturgiques, afin qu’ils soient saints comme la liturgie est sainte.
Le Pape a abordé ce mercredi 19 août le chapitre VI de la constitution Sacrosanctum concilium consacrée au chant et à la musique liturgiques. Question délicate, sensible, parce que génératrice, parfois, de tensions dans nos communautés. Léon XIV commence en évoquant un point important : le chant et la musique liturgiques constituent, dans la tradition de l'Église, un trésor d'une valeur inestimable. Et immédiatement, après avoir évoqué cet aspect qu'on pourrait qualifier de "patrimonial", il précise que le chant et la musique liturgiques font partie nécessaire et intégrante de la liturgie solennelle. À travers cela, le pape Léon affirme que le chant et la musique ne sont pas une ornementation de la liturgie, mais font partie du cœur de la liturgie. Nos amis orthodoxes nous le disent parfois de façon un peu malicieuse : "Vous, les Latins ou les Occidentaux, vous chantez à la messe, mais nous, nous chantons la messe." Je crois qu'il y a là quelque chose à entendre.
La sainteté de la musique et du chant liturgiques
Dans un deuxième temps, Léon XIV évoque ce qu'il appelle le cœur de l'enseignement du chapitre VI de la Constitution, qui porte sur la musique. C'est le numéro 112, un numéro important qui précise que la musique et le chant liturgiques seront d'autant plus saints — il dit bien "saints" et non "adaptés", ce qui montre bien qu'ils font partie de la liturgie — qu’ils sont nécessaires pour que la liturgie soit une sainte liturgie. Le chant et la musique seront d'autant plus saints qu'ils seront en connexion plus étroite avec leur rite. Cela veut dire très simplement que le critère numéro un de leur choix, c'est l'adéquation du chant et de la musique au rite. En clair, un chant d'entrée n'est pas un chant de communion, ou un chant de carême n'est pas un chant de Pâques. Ce point est particulièrement important dans la situation actuelle en Europe occidentale où avec les influences pentecôtistes, les chants de louange et de méditation — pour importants qu’ils soient — ont tendance à laminer la diversité du chant liturgique et à faire fi de la spécificité de chaque temps de l'année liturgique : l'avent, le carême, le temps pascal. En outre, un chant d'entrée, un chant de communion ne sont pas la même chose.
La participation des fidèles
Puis Léon XIV rejoint son lointain prédécesseur saint Pie X à propos de la "participation active". Pie X est le premier des papes à avoir intégré cette expression dont on sait la fortune. C'est une expression qui sera très importante pour le Mouvement liturgique et dans la Constitution sur la sainte liturgie. Il est le premier pape à l'intégrer dans un document magistériel de haut niveau, un motu proprio, précisément consacré à la musique et au chant liturgiques. Le chant et la musique liturgiques sont l’un des lieux éminents de la participation active du peuple chrétien au mystère célébré.
Le Pape se réfère à son maître saint Augustin pour souligner que le chant et la musique liturgiques honorent tout particulièrement la dimension sensible, affective, de la liturgie. Il ajoute que le chant et la musique liturgiques sont un facteur de communion, la dimension de communion et d’unité étant extrêmement importante chez saint Augustin. À propos de la communion, nous avons tous eu l'expérience d'un beau chant repris en commun par l’assemblée, qui manifeste et façonne la communion des personnes, par ailleurs très différentes.
« Noble simplicité »
Mais si le chant et la musique liturgique sont des facteurs de communion, créer de bons chants et une bonne musique liturgiques, est exigeant. Le Pape lance un appel aux compositeurs en proposant trois "critères" de qualité. Le premier est l'adéquation avec le rite. Le deuxième critère est la "noble simplicité". Si l’on parle habituellement de la noble simplicité à propos de l'art sacré, Léon XIV applique précisément cette exigence au chant et à la musique liturgiques. Noble simplicité, cela ne signifie pas banalité, mais facilité d’interprétation par une assemblée paroissiale normale, pour une participation active. Le troisième critère concerne les textes qui doivent être profonds, mais en même temps accessibles. Noblesse et simplicité, profondeur et accessibilité. Il y a là une tension qui est constitutive de la qualité de la musique et du chant liturgiques. S’agissant des textes, le Pape souligne évidemment qu'ils doivent être inspirés par la Sainte Écriture. Dans la tradition catholique, on ne chante pas la Sainte Écriture, à l'exception notable des psaumes, mais toute la tradition de l'Église latine a insisté sur le fait que le chant et la musique étaient au service de l'Écriture sainte. Le grégorien en est un exemple éminent. Précisément, c'est le sixième point de la catéchèse du pape, Léon XIV rappelle l'importance singulière du chant grégorien et de l'orgue dans la tradition catholique, deux éléments qui constituent une forme de référence pour composer des chants et de la musique adaptées aux conditions actuelles.
L'importance singulière du chant grégorien
L'avant-dernier point, la question de l'inculturation. plus développée que dans Sacrosanctum concilium, porte la marque personnelle du Pape. Léon XIV souligne —peut-être en raison de son expérience de pasteur en Amérique latine — que la musique et le chant sont un des lieux éminents de l'inculturation et sont nécessaires pour consommer les noces de l'Évangile et d’une culture donnée. Un exemple magnifique, que le pape ne cite pas, est celui donné par les bénédictins de Keur Moussa, au Sénégal. L'abbaye de Keur Moussa a été fondée par l'abbaye de Solesmes. Ses moines sont les héritiers de la tradition grégorienne la plus authentique, la plus occidentale qui soit. Pourtant, ils ont réussi à inculturer cette tradition profondément latine avec les traditions musicales et instrumentales les plus authentiques de l'Afrique. C'est un exemple exceptionnel d'inculturation réussie. Léon XIV termine, à la suite de son prédécesseur François, par un appel à la formation au chant et à la musique liturgiques. Une fois n'est pas coutume, je terminerai par un coup de projecteur pour ce que nous avons mis en place il y a une vingtaine d'années à l'Institut supérieur de liturgie, un diplôme universitaire de musique liturgique, partant du constat que, précisément, beaucoup de musiciens d'Église manquaient de formation théologique. Le pape le disait au départ, la musique n'est pas une ornementation, mais elle fait partie de la liturgie. D’où l'importance de la formation de fond au chant et à la musique liturgique.
Gilles DrouinPrêtre du diocèse d’Evry, vicaire général du diocèse, professeur honoraire à l'Institut supérieur de liturgie de l'Institut catholique de Paris, ancien directeur du même Institut, auteur notamment (dir.) de Liturgie de pèlerinage et Piété populaire (Salvator, 2018)
Prier avec le Pape
PRIER AVEC LE PAPE
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - SEPTEMBRE 2026
« Pour la protection de l’eau »
Cliquez sur l'illustration pour avoir accès à la vidéo
(n’oubliez pas d’activer les sous-titres en français)
Tu nous as donné le don de l’eau,
source de fécondité, de fraîcheur et d’espérance.
Elle étanche la soif, féconde la terre et guérit les blessures.
Nous te rendons grâce
car elle est aussi le symbole de ta grâce et de ton amour,
qui nous renouvelle par le Baptême.
Aujourd’hui, nous te demandons d’apprendre à la préserver
avec gratitude, justice et responsabilité.
Pardonne-nous de l’avoir transformée en marchandise,
oubliant qu’elle est un don universel,
un droit sans frontières destiné à tous tes enfants.
Nous voyons avec douleur tant de frères et sœ urs
privés d’eau potable,
parcourant des kilomètres pour en trouver,
et tombant malades par manque d’accès.
Que ton Esprit fasse de nous des pèlerins de l’essentiel,
capables de vivre avec sobriété,
de dénoncer le gaspillage et la pollution,
et de défendre le droit de chacun
à boire sans crainte, sans inégalité.
Que notre soin de l’eau
soit un signe d’amour pour le Créateur
et un engagement envers la vie des plus pauvres,
en éduquant les nouvelles générations
à la valoriser et à la protéger.
Amen.

Beaucoup, dans l’Eglise mais pas uniquement, encouragent à lire la première Encyclique du Pape Léon XIV (voir aussi notre rubrique « Lecture du soir… Lecture du matin… »). C’est pourquoi nous allons la publier petit à petit dans notre Chronique. Bonne lecture !

Le développement humain intégral
82. Dans l’Encyclique Populorum progressio, Paul VI affirme que le développement n’est authentique que s’il est « intégral », c’est-à-dire « orienté vers la promotion de chaque homme et de l’homme tout entier ». [110] Au cours des décennies suivantes, la Doctrine sociale de l’Église a repris et approfondi cette expression pour indiquer la manière concrète dont les grands principes – dignité, bien commun, destination universelle des biens, subsidiarité, solidarité, justice sociale – trouvent leur application dans l’histoire. Par “développement humain intégral”, nous entendons un processus dans lequel la croissance des personnes et des peuples concerne toutes les dimensions de l’existence et ouvre le futur aux générations à venir.
83. Le développement, tant pour les personnes que pour les nations, est à la fois un devoir et un droit : il exige des conditions minimales qui permettent à chaque personne et à chaque peuple de s’épanouir selon sa dignité, sans être maintenu dans la dépendance ou exclu de l’accès aux biens nécessaires. Le développement est humain lorsqu’il place au centre les personnes et non l’accumulation de biens, mais aussi lorsqu’il concerne les peuples, et non seulement les individus. La justice exige la reconnaissance des droits sociaux et des droits des peuples, et inclut la responsabilité envers ceux qui viendront après nous. C’est pourquoi un développement qui augmente la consommation de certains en faisant peser les coûts et les souffrances sur d’autres, ou encore qui relègue des régions entières à des rôles subordonnés en les empêchant d’exprimer leur potentialité, n’est pas humain. [111] Le développement est intégral lorsqu’il ne se réduit pas au domaine économique, mais qu’il favorise la qualité de vie dans ses dimensions spirituelles, culturelles, morales et relationnelles, dans le respect de la Maison commune, de la diversité des peuples et de leurs modes de vie. [112]
84. L’idée de développement humain intégral trouve aujourd’hui un critère de vérification décisif dans l’écologie intégrale, devenue une dimension incontournable de la Doctrine sociale de l’Église. La qualité du développement se mesure en effet à sa capacité à concilier, sans les séparer, la justice envers les personnes et la sauvegarde de la Maison commune, favorisant des conditions de vie dignes, l’accès aux biens nécessaires, des relations sociales justes, l’attention à la création et aux générations futures. Il s’ensuit que ce n’est pas un véritable progrès que d’accroître le bien-être de certains en dégradant les écosystèmes, en faisant reposer les coûts sur les communautés les plus vulnérables ou en compromettant les conditions de vie de ceux qui viendront après nous.
85. Ainsi compris, le développement humain intégral est l’horizon à partir duquel nous pouvons lire les transformations de notre temps, y compris celles de la révolution numérique. Les innovations technologiques – notamment l’intelligence artificielle – ne sont pas neutres : elles peuvent favoriser la participation et la justice, ou bien aggraver les inégalités, le contrôle et l’exclusion. C’est pourquoi elles doivent être évaluées à l’aune d’une question décisive : contribuentelles réellement à faire grandir les personnes et les peuples en humanité et en fraternité, dans le respect de la Maison commune et des générations futures ? C’est là que les principes de la Doctrine sociale deviennent des critères concrets de discernement pour les thématiques que nous aborderons dans les chapitres suivants.
Un examen pour l’Église
86. Pour conclure, je voudrais aborder un point qui me tient particulièrement à cœur. La Doctrine sociale n’est pas seulement un message adressé à la société : c’est aussi un examen de conscience pour l’Église, maison et école de communion, toujours appelée à vérifier que les principes évoqués dans ce chapitre sont d’abord vécus en son sein. Le bien commun, dans le contexte ecclésial, prend le visage d’un style synodal pour la mission au service du Royaume. L’Église, en effet, est le « sujet communautaire et historique de la synodalité et de la mission ». [113] Cela exige de prêter attention à la manière de prendre des décisions et d’exercer la responsabilité. Le Document final du Synode identifie, parmi les pratiques décisives pour la transformation missionnaire, la culture de la transparence, du rendre-compte et de l’évaluation. [114]
87. Dans cette perspective, la subsidiarité devient un critère de gouvernement et de vie pastorale qui reconnaît et soutient la responsabilité des fidèles et des instances ecclésiales intermédiaires, valorise les charismes et les compétences et évite tout paternalisme qui étouffe la liberté évangélique. Concrètement, la participation des baptisés aux processus décisionnels et la coresponsabilité dans la mission passent par des organismes de participation réels, et non nominaux. [115]
88. Pour la communauté chrétienne, la solidarité trouve sa source dans le mystère du Christ et se nourrit de l’Eucharistie. Elle naît de la communion dans la foi et dans les Sacrements : le Baptême et la Confirmation nous unissent au Christ, pour faire de nous un seul corps et un seul esprit, un seul cœur et une seule âme (cf. Ep 4, 4 ; Ac 4, 32). L’Eucharistie, sacrement de l’unité, nourrit notre appartenance au Corps du Christ et nous éduque au partage. Les différentes sensibilités présentes dans l’Église, les convictions fortes qui animent chacun, sont une richesse si elles restent ancrées dans la certitude de l’unité comme don reçu et tâche à assumer.
89. Vivre la justice dans l’Église signifie assainir les relations et les structures ecclésiales de ces distorsions qui engendrent des inégalités, de l’opacité et des abus de pouvoir. À ce propos, l’écoute des victimes d’abus spirituels, économiques, institutionnels, sexuels, de pouvoir et de conscience fait partie intégrante d’une démarche de justice comprenant la reconnaissance du préjudice, la juste réparation et la prévention. Tout pouvoir est au service de la communion et de la mission. Toute autorité est au service du peuple de Dieu. Cette diaconie se manifeste non seulement dans la foi célébrée et vécue dans les Sacrements, dans l’adoption d’un style synodal, mais aussi dans le partage concret des biens : à l’exemple de l’Église des origines, les ressources ecclésiales sont appelées à devenir réellement communes, afin que nul parmi nous ne soit dans le besoin (cf. Ac 4, 34) et pour que leur administration soutienne la mission d’annonce de l’Évangile aux plus pauvres. Il faut promouvoir des formes régulières d’évaluation de l’exercice des responsabilités ministérielles qui ne soient pas un jugement sur les personnes, mais des instruments d’apprentissage et de correction tournés vers la mission. [116] Dans la mesure où nous sommes ouverts à l’action de l’Esprit Saint, ces principes de la Doctrine sociale prennent corps dans la vie ecclésiale. C’est ainsi que l’Église est capable d’offrir à la société un signe crédible : la recherche commune du bien de tous, dans la coresponsabilité et la fraternité, n’est pas une utopie, mais une possibilité réelle. [117]
(A suivre)
[110] Saint Paul VI, Lett. enc. Populorum progressio (26 mars 1967), n. 14 : AAS 59 (1967), p. 264.
[111] Cf. ibid., n. 17 : AAS 59 (1967), pp. 265-266 ; François, Lett. enc. Fratelli tutti (3 octobre 2020), nn. 125-127 : AAS 112 (2020), pp. 1012-1013.
[112] Cf. Saint Paul VI, Lett. enc. Populorum Progressio (26 mars 1967), n. 14 : AAS 59
(1967), p. 264 ; Benoît XVI, Discours au Corps Diplomatique accrédité près le SaintSiège (8 janvier 2007) : AAS 99 (2007), p. 73 ; François, Discours aux Représentants des peuples autochtones à l’occasion de la 60e session du Conseil des Gouverneurs du Fonds International de Développement Agricole (15 février 2017) : AAS 109 (2017), pp. 244-245.
[113] Document Final de la Deuxième Session de la 16e Assemblée Générale Ordinaire du Synode des Évêques (26 octobre 2024), n. 17.
[114] Cf. ibid., n. 11.
[115] Cf. ibid., nn. 103-108. [116] Cf. ibid., nn. 100-101.
[117] Cf. François, Lett. enc. Fratelli tutti (3 octobre 2020), n. 94 : AAS 112 (2020), p.
1001.5.

Parole de Mgr Frédéric Rossignol


Chers frères et sœurs,
Traditionnellement, le mois de septembre est pour beaucoup d’entre nous le temps de la reprise. Certains ont eu comme moi la joie de vivre un été assez différent du quotidien, avec des temps de vacances et des rencontres dans un cadre différent de celui qui fait le quotidien. Reprendre le rythme habituel est en soi positif mais se retrouver à nouveau pris par la routine et les responsabilités qui nous incombent peut susciter des inquiétudes, un véritable stress ou nous sembler peu excitant. Dans une société des loisirs et du divertissement, ce qui fait l’essentiel de notre vie, la simplicité du quotidien, peut nous paraitre dénoué de sens. Et pourtant ! C’est dans le quotidien que Dieu nous appelle à vivre la vocation exigeante qu’est la nôtre, celle de devenir des saints. Le pape François nous y encourageait dans sa lettre Gaudete et exultate [1] (Réjouissez-vous et exultez) que je voudrais parcourir avec vous.
Tout d’abord, le pape nous rappelle quelque chose d’essentiel mais qui n’a rien d’évident en soi, celui que nous sommes appelés au bonheur, mais que ce bonheur ne se construit pas sans exigences. Loin d’une vie zen, sans préoccupations, sans responsabilités, soyons heureux de donner notre vie et interrogeons-nous d’abord sur ces deux éléments de notre vie : Ma vie est-elle de fait une vie de sacrifices pour les autres et suis-je heureux de donner ma vie pour les autres ? « Chacun doit donner ce qu'il a décidé dans son cœur, sans tristesse et sans être forcé. En effet, Dieu aime celui qui donne avec joie », écrit saint Pau
dans sa Lettre aux Corinthiens (2 Cor 9, 7). Cette phrase est intéressante parce qu’elle souligne deux choses : d’abord que se donner pour les autres est une décision. Elle met en jeu notre volonté. D’autre part, il nous est demandé de le faire sans tristesse, sans être forcé mais avec joie ! Quel défi ! Pourtant, nous sommes souvent acculés à prendre des décisions qui impliquent un vrai sacrifice mais étant forcés de le faire, nous nous sentons floués par les contraintes qui sont les nôtres. Comment alors trouver sa joie dans la contrainte ? Le pape François nous dit d’emblée que pour vivre notre vie comme un chemin de sainteté, il nous faut d’abord regarder les exemples des gens qui vivent saintement, que ce soit ceux de notre entourage ou les modèles que nous offre l’Église.
« J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Église militante. » (GE 7)
Il y a en effet autour de nous une multitude de gens qui vivent des sacrifices semblables aux nôtres ou parfois bien plus lourds et qui affrontent avec courage, sérénité et joie leurs épreuves. Les regarder vivre, nous abreuver de leur enthousiasme et de leur sagesse et générosité nous aide à vivre nos propres défis avec un esprit semblable au leur. Le pape précise quelque chose d’important : se laisser inspirer par les autres ne veut pas dire copier à la lettre leur manière d’être. Nous sommes chacun uniques, nous avons nos capacités, nos limites, notre histoire et un chemin de sainteté qui nous est propre. Lorsque je suis devenu évêque, Mgr Terlinden, qui m’a ordonné et qui est un ami de longue date, m’a donné ce précieux conseil : « Sois toi-même ». Il ne s’agit donc pas de suivre un idéal inaccessible ni de nous comparer aux autres, deux écueils dans lesquels nous tombons si souvent !
Le deuxième pas dans chemin vers la sainteté, c’est celui de vivre les choses avec foi et dans le désir de mettre nos pas dans ceux du Christ. Il s’agit de vivre les évènements de notre vie dans un dialogue constant avec le Seigneur et dans la joie de passer par des épreuves semblables aux siennes. C’est ce regard de foi qui donne tout son sens à notre vie sur terre. Pour vivre les choses avec foi, nous ne pouvons évidemment pas rester passifs et invoquer « la fatalité de notre vie ». Dieu nous a donné l’intelligence et la volonté pour poser des choix. Il nous faut donc discerner ce que Dieu attend de nous et le mettre en pratique, tout en sachant que tout est grâce. Dans nos succès, nous remercions le Seigneur pour la force qu’Il nous donne de faire sa volonté. Dans nos échecs, nous reconnaissons humblement que nous sommes encore et toujours en chemin et nous remercions Dieu pour sa patience et sa miséricorde ! L’important nous rappelle le pape n’est pas d’être des gens parfaitement cohérents en toute chose, mais d’être réellement en chemin.
« Tout ce que dit un saint n’est pas forcément fidèle à l’Évangile, tout ce qu’il fait n’est pas nécessairement authentique et parfait. Ce qu’il faut considérer, c’est l’ensemble de sa vie, tout son cheminement de sanctification, cette figure qui reflète quelque chose de Jésus-Christ et qui se révèle quand on parvient à percevoir le sens de la totalité de sa personne. » (GE 22)
En ce début d’année pastorale, je vous remercie pour la sainteté de vos vies qui me réjouit et me porte dans mon propre chemin. Je prie pour vous, pour votre générosité et votre engagement au quotidien et je vous remercie de continuer à me porter par votre prière et votre amitié. Les défis qui nous attendent ne sont pas minces mais c’est le Seigneur qui mène la barque, alors nous savons qu’il nous mènera au bon port !
Votre frère et pasteur,
+ Frédéric Rossignol

Un mot du Curé…



D’une peinture à
l’autre…
Pour
illustrer la parabole de ce dimanche, un peintre du 17ème siècle,
Domenico Fetti, réalisera une toile intitulée « Le serviteur impitoyable » où l’on voit le serviteur qui vient
d’être gracié par le roi, étrangler son ami qui réclamait la même mansuétude.
Par ailleurs, on connaît (sans doute mieux) une autre toile, de Rembrandt
celle-ci, évoquant « Le retour du fils
prodigue », où également deux personnages sont mis en scène pour évoquer le
pardon de Dieu. Deux peintures… Un même thème… Pour passer de l’une à l’autre :
l’Evangile de ce dimanche…
L’heureuse question de
Pierre « Seigneur, quand mon frère commettra
des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? » Il n’en rate jamais
une, notre brave Saint Pierre ! Oser interpeller Jésus de cette façon…
Pourtant, si Pierre prend la peine d’interpeller Jésus sur le pardon, ce n’est
pas pour se perdre dans des comptes d’apothicaire ; c’est que lui, l’homme
simple, l’homme de la mer a perçu que cette énigme du pardon n’est pas anodine, ou réservée à
l’un ou l’autre cas d’exception ! Il a compris, Pierre, que cette question
pourrait bien être la sienne… la mienne… la nôtre… Tous, en effet, nous
connaissons ces blessures qui ne cicatrisent jamais… Des gestes, des paroles,
des silences parfois mêmes, qui blessent un peu, beaucoup de nous-mêmes, de ce
que nous vivons, de ce que nous sommes ou de ce que nous croyons…
La question de Pierre vient ainsi nous inviter aujourd’hui à
croire car c’est bien de l’ordre d’une foi- que l’Evangile et la Croix du
Christ peuvent aider à dépasser ces blessures, à les métamorphoser, à les
transfigurer afin de faire surgir de la blessure elle-même, le pardon de Celui
qui s’écriait face à ses tortionnaires : Père,
pardonne-leur (Evangile selon saint Luc, 23, 34).
La salutaire réponse de Jésus
Ce dimanche, Jésus vient nous convier
à entrer dans le grand mouvement de son pardon. Jésus vient appeler chacun,
chacune de nous, avec les coups qu’il a reçus ou même donnés, à, comme lui,
dépasser l’indépassable… à, comme lui, transfigurer une douleur qui est
toujours insupportable en une réalité de pardon qui naît d’une réalité d’Amour,
un Amour sans mesure, un Amour dont la racine est la même que celle d’un arbre
qui avait pris la forme d’une Croix… Père, pardonne-leur… Jésus vient ouvrir
aux hommes le chemin d’un pardon qui ne peut trouver sa source et sa force
qu’en Dieu, en un Dieu souffrant de la même blessure que l’homme blessé… Une
permanente ouverture d’amour dont le porche est celui de la Croix, signe
ineffaçable du Pardon à jamais livré…
L’enfer
du non-pardon
Et si notre texte se termine en mentionnant les bourreaux de l’Enfer, il ne s’agit
nullement d’un lieu où Dieu emprisonnerait l’Homme. Comment l’Amour qu’est Dieu
pourrait-il vouloir du mal à celui qu’il a créé à son image et à sa ressemblance
? Comment l’Amour pourrait-il blesser et envoyer aux flammes ? Cet Enfer, c’est
l’enfer des hommes, ces hommes voulus libres par Dieu (et combien nous
revendiquons cette liberté !), ces hommes qui peuvent donc librement se fermer à cette source du
pardon, à cet Amour divin en refusant de le donner à l’autre, l’ami, cet
autre « serviteur du roi », comme
ils l’ont reçu, eux aussi, du roi de la parabole !...

L’Enfer, c’est cela ! Ce n’est pas ce bagne pour l’au-delà ni
ces oubliettes du ciel dans lesquelles Dieu jetterait l’Humain…
L’Enfer, ce n’est pas non plus, « les autres », comme l’affirmait le philosophe de l’existentialisme,
Jean-Paul Sartre, dans la célèbre réplique de Garcin, l’un des personnages de
la célèbre pièce de théâtre, Huis clos
(1943-1944). Non, désolé, Cher Monsieur Sartre, c’est trop facile de déclarer
cela : « L’Enfer, c’est les autres »…
Trop facile car cela nous déresponsabilise et renvoie la balle à autrui, ce que
nous aimons si souvent faire…
Non ! l’Enfer, c’est ne pas aimer les autres… c’est ne pas
pardonner aux autres… L’Enfer, c’est le
lieu du non-amour… du non-pardon… et cela, c’est une réalité bien terrestre…
Combien de conflits, de crimes, de guerres… combien de séparations, de
déchirures, de blessures… ne sont-ils pas causés par ce refus du pardon ?... Et
Jésus nous prévient aujourd’hui que c’est terrible, le non-amour, le
non-pardon, que c’est « infernal » ici, sur terre, et maintenant !...
Cet avertissement de Dieu par la voix de Jésus, ce n’est
donc pas une menace pour l’au-delà. Cet avertissement de Jésus, c’est une mise
en garde pour aujourd’hui comme un père met en garde son enfant devant les
dangers de la vie fermée sur soi…
Le pardon du Roi
Oui, Dieu, ce Roi d’Amour est prêt à pardonner encore et encore,
tout simplement parce qu’il aime et que l’autre nom de l’amour, c’est le
pardon. Et ce pardon royal qu’il offre aux débiteurs de la parabole que nous
sommes tous, c’est ce pardon-là que nous sommes appelés à déployer à notre
tour…
Et c’est là qu’il nous faut regarder la toile de Rembrandt avec
un autre regard. Bien sûr ! L’illustre peintre a voulu représenter le Père qui
accueille les enfants prodigues que nous sommes, mais il nous invite aussi à
agir comme lui… à témoigner comme lui du même pardon… et c’est alors notre
propre portrait que le Maître de l’Ecole hollandaise a brossé sur sa toile.
Répondre à cet appel, ce sera entrer dans cette relation
passionnée d’Amour et de Pardon ! Ce sera prendre, dans le creux de ses bras,
l’autre, celui-là à qui, dans les faits les plus quotidiens, nous offrons
l’Amour divin, le Pardon du Roi, notre Amour, notre Pardon, et ce sont les
mêmes… Geste de foi en Dieu… Geste de pardon pour l’homme… Geste d’espérance en
l’humanité… Avec le Poète, nous pourrons alors nous écrier à notre tour : « Combien elle est belle, l’Humanité ! »
(William Shakespeare, La Tempête,
Acte V)
Bon dimanche…
Chanoine Patrick Willocq
Intentions de prière pour la semaine

+ Pour l’Eglise chargée de révéler aux hommes ta tendresse et de poser des actes de réconciliation… Qu’elle ne perde jamais courage et progresse toujours dans ce témoignage, nous te prions, Seigneur…
+ Pour notre humanité toujours déchirée par les conflits, les attentats, les guerres, les provocations et la violence… Qu’elle écoute la voix de ceux qui travaillent à la paix et à la réconciliation, nous te prions, Seigneur…
+ Pour les écoliers, les étudiants, les enseignants, les éducateurs… Qu’en ce début d’année, ils soient confiants dans l’avenir et délivrés du découragement, nous te prions, Seigneur…
+ Pour nos communautés… Qu’elles soient signe d’accueil et d’ouverture et nous engagent à nous réconcilier entre nous, nous te prions, Seigneur…
CONTACTS
M. le Chanoine Patrick Willocq, curéResponsable de l’Unité pastoraleCuré de tous les clochers de l’entité de LeuzeTour Saint-Pierre 157900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.030479/62.66.20M. le Diacre Jean-Marie BourgeoisPastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaireGrand-Rue 567900 Leuze-en-Hainaut0470/100 340M. le Diacre Michel HubletMise à jour du site internetAvenue de la Croix-Rouge 447900 Leuze-en-HainautRèglement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,Curé - Adresse : voir plus hautDélégué à la protection des données :Secrétaire général de la Conférence épiscopale belge -Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1, 1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -Mail : ce.belgica@interdio.beAutorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -Secrétariat décanalTour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.03Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen
Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes
- Le samedi 12 septembre, à 14h30, en l’église de Pipaix : Lucas Vandensteen, enfant d’Angélique Van Caneghem et Andy Vandensteen
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.
Mariages
- Le vendredi 25 septembre, à 15h00, en l’église de Thieulain : Kaori Eto et Joceran Moreau
- Le samedi 17 octobre, à 14h00, en l’église de Pipaix : Stéphanie Materne et Hugues Dubuisson
Que tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !
Funérailles
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…




Pour les familles… les jeunes… les enfants …
Dans notre Diocèse de Tournai…





Comme son prédécesseur, Mgr Frédéric Rossignol, notre nouvel évêque, insiste sur la formation des chrétiens. Il incite notamment les prêtres à susciter des groupes bibliques et à enseigner la foi à leurs paroissiens. L’Institut Supérieur de Théologie du Diocèse de Tournai peut les aider dans cette tâche, en proposant des cours sur les matières concernant Dieu et l’Église. Tous ces cours peuvent être suivis en élève libre. Ils se donnent à Tournai, à Mons et à Charleroi.L’ISTDT contribue aussi à la formation des animatrices pastorales et animateurs pastoraux. Et bien sûr, il forme les enseignants du cours de religion de l’Enseignement Secondaire et ceux du Fondamental. Ces derniers découvriront un nouveau séminaire qui leur est spécialement dédié : une initiation à la théologie mettant l’accent sur les applications pédagogiques.
Après plusieurs décennies où elle a assuré le secrétariat académique de l’Institut avec zèle et compétence, Mme Thérèse Lucktens a pris une retraite bien méritée en janvier 2026. Je la remercie très sincèrement pour son dévouement. Mme Chloé Lamarque lui succède. Je lui souhaite de s’épanouir dans sa nouvelle fonction, et je sais qu’elle sera aussi efficace que sa prédécesseuse, dans un style différent. Je veux aussi saluer le travail du Directeur de l’ISTDT, le chanoine Patrick Willocq, pour son engagement sans faille auprès des étudiantes et étudiants.
D’autres instances proposent des formations dans le diocèse, qu’elles soient spécialisées comme celles destinées aux fabriciens, aux catéchistes ou aux visiteurs, ou adressées au grand public, telles celles du CEFOC, de MESS’AJE ou d’Alpha. Sans oublier l’académie de musique Saint-Grégoire, créée en 1878 et installée au Séminaire de Tournai il y a quarante ans. Les enfants et les adultes peuvent y apprendre le clavecin, le chant, l’histoire de la musique et l’orgue, entre autres. Pourquoi pas vous ?
Stanislas Deprez
Service diocésain de la formation







Dans l’Église de Belgique…

La formation des nouveaux évêques se
poursuit à Rome jusqu'à jeudi. Mgr Fabien Lejeusne et Mgr Frédéric Rossignol,
ordonnés en décembre dernier pour Namur et Tournai, comptent parmi les 147
participants. Au programme: liturgie, abus, gestion de crise. Et, pour finir,
une audience avec Léon XIV.
Ils sont 147, venus des cinq continents. Deux d'entre eux
sont belges. Depuis le 2 septembre, Mgr Fabien Lejeusne, évêque de Namur, et
Mgr Frédéric Rossignol, évêque de Tournai, suivent à Rome la formation des
nouveaux évêques que le Saint-Siège organise chaque année. Selon nos
informations, ils sont les seuls Belges de cette promotion.
Ce mardi matin, pour la fête de la Nativité de la Vierge
Marie, les participants se sont retrouvés à la basilique Sainte-Marie-Majeure.
Le cardinal Baldassare Reina, vicaire général du pape pour le diocèse de Rome,
y a présidé la messe. L'après-midi les ramenait à l'Université pontificale
urbanienne, sur le Janicule, pour une session consacrée à la formation des
prêtres.
Un rendez-vous annuel des nouveaux évêques à
Rome
Le rendez-vous existe depuis 2000, à l'initiative de
Jean-Paul II, et revient chaque septembre. Il s'adresse aux évêques ordonnés
dans l'année écoulée. Les médias du Vatican le décrivent comme une sorte de
mini-master: neuf jours de cours donnés par les chefs de dicastères de la curie
romaine, entrecoupés de messes, de repas communs et de temps d'échange entre
pasteurs venus de contextes qui n'ont souvent rien à voir entre eux.
La session se dédouble. Quarante-neuf évêques issus des
territoires de mission suivent le parcours du Dicastère pour l’Évangélisation,
intitulé cette année "Serviteurs de la communion dans l’Église". Les
autres relèvent du Dicastère pour les Évêques, sur le thème "En Christ,
gardiens de la Magnifica humanitas en
période de transformation", une référence à l'encyclique de Léon XIV.
C'est donc ce second parcours que Mgr Lejeusne et Mgr Rossignol suivent. Depuis
2024, les deux groupes se retrouvent malgré tout pour deux journées communes.
Une semaine de formation intense
Le programme tient de l'inventaire des chantiers ouverts.
Le cardinal Arthur Roche, préfet du Dicastère pour le culte divin, a ouvert le
parcours; Mgr Vittorio Viola a enchaîné sur la liturgie. Le 4 septembre,
l'après-midi entier est allé à la protection des mineurs et à la gestion des
cas d'abus, avec Mgr Thibault Verny, président de la Commission pontificale
pour la protection des mineurs.
Le cardinal Pietro Parolin est intervenu sur la paix et
l'action diplomatique du Saint-Siège. Le cardinal José Tolentino de Mendonça a
traité des mutations culturelles, et le pénitencier majeur, le cardinal Angelo
De Donatis, du for interne, le domaine de la conscience, dont relève notamment
le secret de la confession.
Lundi, en session commune, le cardinal Michael Czerny a
présenté
Magnifica humanitas aux 147 évêques réunis. L'après-midi,
le cardinal Mario Grech, secrétaire général du synode des évêques, et le
cardinal Roberto Repole, archevêque de Turin, ont abordé l'ecclésiologie
synodale. Restent, mercredi, deux séances sur la gestion des crises dans le
clergé et sur la responsabilité des Églises particulières en matière de
protection des mineurs et des adultes vulnérables, avec le père jésuite Hans
Zollner et Mgr Peter Beer, de l'Institut d'anthropologie de la Grégorienne.
Deux évêques belges qui connaissent déjà la
ville sainte
Ni l'un ni l'autre ne débarque à Rome en terrain inconnu.
Frédéric Rossignol y vivait encore l'an dernier: depuis juillet 2024, le
spiritain était directeur spirituel de la communauté Poullart des Places, au
Collège pontifical Saint-Paul. Il a quitté la ville pour son ordination, le 14
décembre, à la cathédrale Notre-Dame de Tournai. Fabien Lejeusne, lui, se
trouvait à la maison générale des assomptionnistes quand la nonciature l'a
convoqué. "Cela a été un petit
choc", racontait-il alors. L'évêque de Namur avait d'ailleurs annoncé
lui-même ce déplacement en juin, au moment de faire le bilan de ses six
premiers mois. Depuis janvier, il est aussi l'évêque référent pour les jeunes
en Belgique francophone, ainsi que pour les vocations et les paroisses universitaires:
la séance de mardi après-midi sur la formation sacerdotale, confiée aux
cardinaux Luis Antonio Tagle et Lazarus You Heung-sik, le concerne directement.
Mgr Rossignol, de son côté, est référent pour les relations avec l'islam au
sein de la conférence épiscopale.
Les deux hommes ont cinquante-deux ans, à trois mois près.
Tous deux religieux, tous deux passés par la mission à l'étranger avant d'être
rappelés au pays par Léon XIV en octobre dernier.
Une audience avec Léon XIV
Le parcours s'achève le 10 septembre. Les 147 évêques se
retrouveront dans la basilique Saint-Pierre pour une messe présidée par le
cardinal Mauro Gambetti, archiprêtre de la basilique, suivie de la vénération
des reliques de l'apôtre. Léon XIV les recevra ensuite en audience. C'est le
point d'orgue annoncé de ces neuf jours.
L'an dernier, devant la promotion précédente, le pape avait
insisté sur un point: "L'évêque est
un serviteur, l'évêque est appelé à servir la foi du peuple." Il avait
aussi énuméré ce qui attend les Églises locales, de la crise de la transmission
de la foi aux guerres en cours.
Jean Lannoy

Ces 12 et 13 septembre,
les Journées du Patrimoine vous invitent à franchir le seuil de plus de cent
édifices religieux emblématiques de Wallonie. Visites guidées, concerts, jeux
de piste... et même dégustations gastronomiques : il y en aura pour tous les
goûts !
Et si, ce weekend, la découverte du patrimoine passait par la
petite chapelle de votre village, une abbaye méconnue ou une cathédrale
majestueuse ?
Les Journées du
patrimoine, organisées les 12 et 13 septembre en Wallonie, font cette année
la part belle aux édifices religieux : sur les 354 lieux ouverts au public,
nous en avons recensé 112 ! Soit
près d’un tiers des sites à visiter.
Durant tout le weekend, ces lieux seront animés de visites
guidées, d’expositions, de balades contées, de chasses aux trésors et autres
jeux de piste. Autant d’occasions pour petits et grands de découvrir leur
histoire, leur architecture et les trésors qu’ils abritent.
Des portes exceptionnellement ouvertes
Certains lieux, habituellement inaccessibles au public,
pourront être visités à cette occasion. C’est notamment le cas de la chapelle épiscopale Saint-Vincent,
chapelle privée de l’évêque de Tournai. D’autres sites proposent des activités qui sortent de
l’ordinaire. À
Mons, la collégiale
Sainte-Waudru invite à partir "Sur les traces des Gargouilles". À
Morlanwelz, l’insoupçonnée abbaye de
l’Olive se raconte lors d’une visite guidée qui remonte à ses origines,
jusqu’à sa destruction à la Révolution française.
À Chaumont-Gistoux, le cercle d’histoire local profite de
l’occasion pour organiser la Fête
médiévale de la Butte de Chaumont, autour de son église, édifice très
singulier qui mêle architectures romane, gothique et néogothique. Vous pourrez
y découvrir des spectacles, contes, démonstrations, ateliers manuels, échoppes
ainsi qu'un marché de producteurs locaux.
À Namur, l’Évêché
ouvrira exceptionnellement ses portes à une trentaine de vêtements liturgiques
contemporains, dans le cadre de l’exposition "Habiller le culte au XXIe siècle" (toutes les infos sur l'expo ici).
Les amateurs d’énigmes pourront, eux, tenter l’Escape game
du patrimoine à l’abbaye de Stavelot
ou participer à une murder party sur le site de l’ancienne abbaye cistercienne de la Paix-Dieu.
À Liège, la basilique
Saint-Martin proposera une occasion unique de prendre de la hauteur :
depuis le sommet de sa tour, s'offrira aux visiteurs une des plus belles vues
sur la Cité ardente.
Non loin de là, le palais
des princes-évêques de Liège se dévoilera exceptionnellement au public,
permettant aux Liégeois comme aux visiteurs de redécouvrir ce haut lieu
d'histoire. Au programme tout le week-end : visites libres et guidées,
animations musicales, culturelles, artistiques et même… gastronomiques !
Enfin, tout le weekend, les cathédrales, collégiales et
basiliques du Royaume dévoileront leurs plus beaux trésors, parmi lesquels
reliquaires et châsses.
📍 Pour découvrir toutes les activités
près de chez vous, consultez la carte interactive sur le site des Journées du Patrimoine.
Et à
Bruxelles ?
Les Journées du Patrimoine auront lieu la semaine suivante dans
la capitale, les 19 et 20 septembre.
Renommées Heritage Days, elles auront
pour thème « Notre paysage, notre héritage » et proposeront d’explorer
Bruxelles à travers ses paysages bâtis, naturels, sociaux et du quotidien, mais
aussi ses icônes et ses vues panoramiques. Là encore, le patrimoine religieux
sera mis à l'honneur avec une promenade entre pierres et
spiritualité, qui révèle comment Bruxelles s’est construite à travers
ses lieux de culte.
Clément
Laloyaux







Dans le cadre de Gudula
26 et à l’occasion du week-end de la SaintMichel, la cathédrale des
Saints-Michel-et-Gudule a programmé un festival de musique, avec quatre
concerts inédits.
En cette année 2026, cela fait 800 ans que la première pierre de
ce qui deviendra la cathédrale de Bruxelles a été posée. Pour commémorer cet
événement, de nombreuses festivités dans le cadre du programme Gudula26 ont
déjà eu lieu. Mais la fête n’est pas finie!
C’est ainsi qu’un festival de musique a été programmé du 2
au 4 octobre.
Voyage à travers
huit siècles de musique sacrée
Et pour ouvrir ce festival, c’est un voyage à travers huit
siècles de musique sacrée, du Moyen Age à nos jours, qui est proposé. Il sera
donné par l’ensemble Currende, sous la direction d’Erik Van Nevel, accompagné à
l’orgue par Bart Jacobs.
Vendredi 2 octobre à 20
heures
Le lendemain, ce seront deux concerts qui seront programmés!
Avec pour commencer: "Gregorian Echoes", à savoir des œuvres de John
Bull, Nicolas de Grigny et Sigfrid Karg-Elert. Elles seront interprétées par
l’ensemble Voces Desuper, sous la direction de Gunther Vandeven. Avec Bart
Jacobs à l’orgue et Bart Van Troyen à la cornemuse.
Samedi 3 octobre à 20
heures
Cette soirée se poursuivra avec "Le combat de la mort et de
la vie, le combat de saint Michel archange". Avec Elise Gäbele, soprano,
et Xavier Deprez à l’orgue, qui joueront des compositions de Jehan Alain,
Maurice Duruflé, Olivier Messiaen, Louis Vierne et Xavier Deprez.
Samedi 3 octobre à
21h45
Le Messie de Haendel
Pour clôturer ce festival, un chef-d’œuvre, avec l’oratorio le
plus célèbre de Haendel, à savoir Le Messie. Avec Griet De Geyter, soprano,
Bart Uvyn, contre-ténor, Adriaan De Koster, ténor, Sven Weyens, basse, le chœur
Vivente Voce et Euterpe Baroque Consort, sous la direction d’Emilie De Voght.
Dimanche 4 octobre à 16 heures
Billet
cat 1: 40 € - cat 2: 25 € - Etudiants/Moins de 18 ans/ PMR: 10€.
Pour les concerts du
samedi 3 octobre: 50% de réduction sur le 2e concert si vous
assistez aux deux. Billets disponibles en ligne sur le site
cathedralisbruxellensis.be et à la boutique de la cathédrale.
Concours
CathoBel offre 5 x 2 places au choix parmi les 4 concerts (2-3-4
octobre). Tentez votre chance! Envoyez un e-mail avec vos coordonnées complètes
(adresse postale, adresse e-mail et n° de téléphone) et en indiquant le concert
qui a votre préférence, à: concours@cathobel.be. Un tirage au sort déterminera
les gagnants. Clôture du concours: 25 septembre.
Gudula26, ce sont
aussi des expos, des conférences et des concerts de carillons
Le programme prévu dans le cadre de Gudula26 se poursuit
jusqu’à la fin de l’année. Du côté des expositions, celle intitulée "La cathédrale à travers les
collections de la Bibliothèque royale de Belgique" présentera une
série de reproductions d’œuvres et de documents rares, issus de sa collection
de manuscrits et d’imprimés anciens, en lien direct avec l’histoire de la
cathédrale (du 24 septembre au 4 novembre).
L’expo "En creux; et
si les vides racontaient une autre histoire?" est en cours. Artistes,
étudiants, restaurateurs du patrimoine et scientifiques croisent leurs regards
pour réinventer la mémoire des formes disparues de la Chaire de Vérité.
Côté conférences, épinglons celle de Benoît Lobet (doyen de la
cathédrale des Saints Michel et Gudule et théologien) qui évoquera la vie, la
personnalité et l’actualité de l’œuvre spirituelle de Jan van Ruysbroeck, doyen
de Sainte-Gudule et auteur mystique du XIVe siècle (12 septembre à
15h)
Avec Thomas Coomans de Brachène, nous en saurons plus sur
le chœur gothique de Sainte-Gudule au XIIIe siècle, au moment où est
née l’idée d’une cathédrale à Bruxelles (10 octobre à 15h).
Diane de Crombrugghe mettra quant à elle en lumière la
place particulière qu’occupe le XIXe siècle dans l’histoire du
vitrail à travers son exposé sur J.-B. Capronnier, un maître verrier
d’exception qui fut à l’œuvre à la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule (21
novembre à 15h).
Enfin, Hugo Claes (architecte, ancien directeur du service
Restauration de la Régie des Bâtiments) proposera un retour sur les derniers
grands travaux de restauration de la cathédrale de Bruxelles, commencés en 1983
et achevés en 2000 (12 décembre à 15h – Conférence en NL). Et pour les amateurs
de carillon, ne loupez pas ces 3 concerts! Le 20 septembre à 12h30, à
l’occasion de la journée du patrimoine, le 4 octobre à 12h30, à l’occasion de
la Saint-Michel, et le 15 novembre à 11h à l’occasion de la Fête du Roi.
Pierre Granier


Le 23 septembre, le Théâtre royal de
Namur accueillera un concert exceptionnel réunissant la jeune pianiste belge
Mahault Ska et les Young Belgian Strings. Une grande soirée musicale dont les
bénéfices permettront de soutenir un projet destiné aux personnes en soins
palliatifs.
La Fondation Ginette Louviaux, active dans le domaine des
soins palliatifs, donne rendez-vous aux amoureux de musique pour "Les
Vibrations du Cœur", un concert qui entend conjuguer exigence artistique
et solidarité.
Mahaut Ska au piano, Schuman au programme
Au centre de cette soirée: Mahault Ska, jeune pianiste
belge dont le talent et la maturité musicale impressionnent déjà. Elle
interprétera l’une des œuvres les plus célèbres du répertoire romantique, le Concerto pour piano en la mineur, op. 54
de Robert Schumann. Pour l’accompagner, la Fondation a fait appel aux Young
Belgian Strings, ensemble réunissant de jeunes musiciens professionnels parmi
les plus talentueux de Belgique, placés sous la direction de Dirk Van de
Moortel. Après Schumann, les cordes seront à l’honneur avec le bouleversant Souvenir de Florence de Piotr Ilitch
Tchaïkovski.
Melodia Therapy
Si la qualité artistique est au cœur de cette soirée, le
concert poursuit également un objectif essentiel. Les bénéfices permettront à
la Fondation Ginette Louviaux de développer son partenariat avec Melodia
Therapy. Cette application belge utilise la musique, les sons de la nature et
différents environnements sonores pour favoriser la détente, l’apaisement et le
bien-être. Elle est déjà utilisée dans plusieurs unités de soins palliatifs. La
Fondation souhaite aujourd’hui aller plus loin en permettant notamment à des
personnes en fin de vie accompagnées à domicile d’y accéder gratuitement, ainsi
qu’aux professionnels et volontaires qui les entourent. A travers ce projet, la
Fondation poursuit l’une de ses priorités: promouvoir, aux côtés des
traitements médicaux, des approches non médicamenteuses susceptibles
d’améliorer la qualité de vie des personnes gravement malades.
Assister aux Vibrations du Cœur, c’est donc faire le choix
d’une grande soirée de musique, mais aussi contribuer très concrètement à
offrir des moments de calme, de douceur et de réconfort à ceux qui en ont
particulièrement besoin.
Mercredi
23 septembre à 20h
au
Théâtre royal de Namur Informations et
réservations:
www.fondationginettelouviaux.be/concert
CathoBel offre 3 x 2 places pour ce
concert. Tentez votre
chance! Envoyez un e-mail avec vos coordonnées complètes (adresse postale,
adresse e-mail et n° de téléphone) à: concours@cathobel.be. Un tirage au sort
déterminera les gagnants. Clôture du concours: 16 septembre.



