Une Parole … Une Prière
11ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

« …ALORS JÉSUS APPELA… »

« En ce temps-là, voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, nommé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas l’Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. »
Évangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu 9, 36 – 10, 8
Illustration : Cathédrale de Chartres, Les 12 apôtres, Portail royal
Méditation du Pape Léon XIV
PAPE LÉON XIV 
Audience générale - Catéchèse
Place St-Pierre , Rome – 03 juin 2026

LE CONCILE VATICAN II À TRAVERS SES DOCUMENTS (XVIII)
II. LA CONSTITUTION DOGMATIQUE « SACROSANCTUM CONCILIUM »
(
:Le Saint-Siège)
3. LE RITE, LE SIGNE, LE SYMBOLE
Chers frères et sœurs, bonjour et bienvenue !
en
poursuivant notre catéchèse sur la constitution
conciliaire Sacrosanctum
Concilium (SC), nous souhaitons nous
arrêter un instant pour réfléchir sur certains éléments constitutifs de la
liturgie sacrée, tels que le rite, le signe et le symbole.
Le Concile Vatican II, s’inspirant du
précieux travail du Mouvement liturgique, nous a aidés à redécouvrir une vérité
très vive dans la conscience de l’Église primitive et dans l’enseignement des
Pères. Les rites de la liturgie chrétienne ne sont pas un revêtement extérieur
du mystère sacramentel, un ensemble de cérémonies arbitraires, mais ils sont la
médiation ecclésiale par laquelle nous parvient le don divin.
C’est précisément pour cette raison que
le Concile invite à comprendre le Mysterium fidei qui se réalise dans la
liturgie à travers les rites et les prières (cf. SC, 48).
Le rite donne forme à l’action
liturgique et, à travers elle, à notre vie, suscitant en nous une sensibilité
spirituelle qui nous rend capables de goûter la présence de Dieu par
Jésus-Christ. Naturellement, cela se produit si nous ne restons pas des spectateurs
étrangers ou muets (cf. ibid.) face à la liturgie, mais
si nous y participons de tout notre être – corps, esprit et cœur –, en
obéissance au commandement du Seigneur. À travers le rite sacré, nous sommes
ainsi formés à l’écoute de la Parole de Dieu, à l’action de grâce et à
l’adoration, au partage fraternel et à la communion ecclésiale. Nous découvrons
que nous sommes une assemblée aux multiples visages, réunie par la même foi. Le
rite nous plonge dans une séquence bien définie de gestes et de prières, qui
peut parfois contrarier notre tendance individuelle à la spontanéité. Sa
logique, cependant, n’est pas d’enfermer la liberté dans des schémas. Au
contraire, par la sobriété solennelle de ses rythmes, le rite interrompt les
activités frénétiques nous ramenant à l’essentiel. Nous découvrons ainsi une
autre dimension de l’agir, qui n’est pas guidée par des calculs de rendement,
et une autre expérience du temps et de l’espace. Dans le rite, nous faisons
l’expérience d’une logique de gratuité, nous trouvons une pause qui régénère le
cœur, nous reconnaissons que nous sommes précédés de la grâce divine, nous
apprenons à vivre dans un rythme habité par l’Esprit Saint.
La grammaire du rite est tissée des
signes et des symboles propres à la liturgie. En elle, comme l’affirme le
Concile, « la sanctification de l’homme est signifiée par des signes sensibles
et réalisée d’une manière propre à chacun d’eux » (SC, 7). Le Catéchisme de
l’Église Catholique approfondit la valeur de ces signes, en rappelant que «
leur signification s’enracine dans l’œuvre de la création et dans la culture
humaine, se précise dans les événements de l’Ancienne Alliance et se révèle pleinement
dans la personne et l’œuvre du Christ » (n° 1145). Emblématique est le signe de
l’eau : depuis les origines de la création jusqu’au déluge, depuis la traversée
de la mer Rouge jusqu’au Jourdain, jusqu’à l’eau qui jaillit du côté du Christ
et devient signe sacramentel de l’immersion dans sa mort et résurrection.
“Signe” et “symbole” sont des termes
souvent utilisés comme synonymes. En réalité, un signe est symbolique lorsqu’il
est capable de renvoyer non seulement à une idée, mais à tout un système de
significations et de valeurs. Ainsi, par exemple, lorsque nous sommes aspergés
avec l’eau bénite, cela ravive en nous la conscience du don reçu lors du
baptême et notre adhésion à la vie nouvelle en Christ. Deuxièmement, les
symboles ont essentiellement un caractère pratique, étant avant tout des
actions : les plus simples et courantes, comme s’agenouiller et se donner la
paix, ou les plus exigeantes, comme les actes constitutifs de chaque sacrement.
Surtout, les symboles ont une dimension singulière, performative et
transformatrice, tant envers les éléments matériels qui les composent qu’envers
ceux qui entrent en contact avec eux, générant un sentiment d’appartenance,
touchant le cœur et l’esprit, suscitant d’authentiques relations ecclésiales.
Dans la Lettre apostolique Desiderio
desideravi, le pape François, faisant
sienne une affirmation de Romano Guardini, identifiait « la première tâche du
travail de formation liturgique : l’homme doit retrouver sa capacité symbolique
» (n° 44). Nous avons besoin de nous laisser éduquer par les rites de la
liturgie, en soignant avec délicatesse et sans arbitraire la beauté de nos
célébrations et en nous engageant dans une authentique mystagogie. L’expérience
d’une liturgie vivante et pieuse, accompagnée d’une catéchèse mystagogique
appropriée, est la meilleure ressource pour réveiller en chacun cette ouverture
à la rencontre avec Dieu qui, dans la logique de l’Incarnation, ne peut avoir
lieu qu’en impliquant tout l’homme : esprit, âme et corps (cf. 1Th 5, 23).
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Prier avec le Pape
PRIER AVEC LE PAPE
INTENTION DE PRIÈRE DU PAPE - JUIN 2026
« Pour les valeurs du sport »
Cliquez sur l'illustration pour avoir accès à la vidéo.
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.
Seigneur de la vie,
nous te rendons grâce pour le don du sport,
pour ceux qui glorifient Dieu par l’exercice de leur corps,
pour les amitiés qui naissent sur le terrain
et la joie de jouer en équipe.
Tu nous enseignes que dans la vie, comme dans le jeu,
personne ne se sauve tout seul.
Nous avons besoin des autres pour grandir,
apprendre le respect, dépasser nos limites
et célébrer ensemble les victoires obtenues.
Nous te prions pour que le sport soit toujours
une école de fraternité et non de rivalité vide,
un espace de rencontre et non d’exclusion,
un chemin de paix et non de violence.
Que ceux qui pratiquent, entraînent ou encouragent
découvrent dans le sport un langage universel
qui rapproche les cultures,
unit les peuples
et sème le respect, la solidarité et le dépassement de soi.
Seigneur Jésus,
que chaque sport devienne une parabole
d’une vie vécue avec toi, dans l’effort joyeux,
avec humilité dans la défaite et gratitude dans la victoire
que tu nous offres dans ta résurrection.
Que ton Esprit ne nous manque jamais,
pour que nous soyons une seule équipe,
unie à toi,
au service de la communion et de la fraternité
dans l’histoire.
Amen.

Beaucoup, dans l’Eglise mais pas uniquement, encouragent à lire la première Encyclique du Pape Léon XIV (voir aussi notre rubrique « Lecture du soir… Lecture du matin… »). C’est pourquoi nous allons la publier petit à petit dans notre Chronique. Bonne lecture !

L’évolution du Magistère social de Léon XIII à nos jours
28. Après avoir rappelé la manière dont l’Église s’inscrit dans l’histoire et dialogue avec le monde, je voudrais maintenant me pencher sur le développement de la Doctrine sociale dans le Magistère qui a accompagné les grandes transformations sociales du XIXe siècle à nos jours. Je ne pourrai évidemment pas rendre compte de toute la richesse de cet enseignement dont les principes fondamentaux sont présentés dans le Compendium de la Doctrine sociale de l’Église et par la suite approfondis dans le Magistère récent. Je ne pourrai pas non plus reprendre de manière systématique ce qui a été élaboré dans les Encycliques de mes vénérés Prédécesseurs, en particulier dans Laudato si’ et dans Fratelli tutti. J’entends toutefois rappeler quelques lignes essentielles, afin de montrer que ce que j’écris s’inscrit dans la continuité de cette tradition. Je veux en même temps souligner comment, au sein de celle-ci, le noyau stable des vérités révélées sur la personne et la vie en communauté s’entremêle avec une capacité sans cesse renouvelée à écouter les situations historiques et à se laisser interpeller par les questions qui émergent du présent. Je retracerai donc quelques étapes décisives de cette évolution, en commençant par la période ouverte par l’Encyclique Rerum novarum.
Les premiers pas de la Doctrine sociale de l’Église
29. Ce que nous appelons aujourd’hui la “Doctrine sociale de l’Église” n’est pas apparue soudainement à l’époque contemporaine, mais rassemble et organise une longue tradition de réflexion ecclésiale sur la vie sociale puisant ses sources dans l’Écriture Sainte, les Pères de l’Église, les élaborations théologiques et juridiques du Moyen Âge comme de l’époque moderne. L’expression “Doctrine sociale de l’Église” a été employée pour la première fois par Pie XII en 1950, [23] mais le contenu qu’elle recouvre, compris comme un corpus organique d’enseignements sociaux, a commencé à se dessiner avec l’Encyclique Rerum novarum de Léon XIII. Face aux « questions nouvelles » de son époque – le conflit entre le capital et le travail, la question ouvrière, les transformations économiques et sociales – Léon XIII ne s’est pas contenté de constater le malaise, mais a considéré ces situations comme lieu de la mission pastorale de l’Église, les a soumises à un discernement rigoureux et a mis en évidence les causes et les issues possibles à la lumière de l’Évangile et d’une vision intégrale de la personne créée à l’image de Dieu. Saint Jean-Paul II a vu dans cette manière de procéder un « paradigme permanent » [24] de la Doctrine sociale : une pratique exemplaire par laquelle l’Église, face aux transformations historiques, exerce son droit et devoir d’examiner les réalités sociales, de se prononcer à leur sujet et d’indiquer des voies de solution juste. Ainsi, les contenus pérennes de la foi et de la sagesse ecclésiale ancestrale s’articulent en une doctrine vivante qui, tout en restant fidèle à l’Évangile, s’enrichit au contact des « questions nouvelles » de chaque époque.
30. L’Encyclique Rerum novarum de Léon XIII constitue un jalon dans l’évolution du Magistère social. Le document place au centre de sa réflexion la dignité du travail et de l’ouvrier, affirme le droit à un salaire juste pour soi-même et pour sa famille, reconnaît dans les personnes une valeur essentielle prioritaire par rapport au capital et au profit, défend la propriété privée ainsi que sa fonction sociale indispensable, apprécie les associations de travailleurs et propose des formes de collaboration entre les différentes composantes de la société comme alternative à la logique de la lutte des classes. Il n’est donc pas étonnant que Pie XI ait pu la qualifier de « Grande Charte » [25] de l’action sociale des chrétiens. Dans Rerum novarum, la sagesse séculaire de l’Église sur la personne et la vie en société prend une forme nouvelle, capable de s’adapter à l’ère industrielle et d’offrir le premier grand cadre systématique de cette Doctrine sociale que les décennies suivantes allaient davantage développer. Bien que bon nombre des conditions historiques décrites par Léon XIII aient changé, deux principes au moins restent d’une grande actualité : la primauté du travail humain sur toute logique purement productive ou financière, avec l’attention qui en découle pour les personnes et les familles les plus exposées à l’exploitation, et le lien indissociable entre l’annonce évangélique et la recherche d’un ordre social plus juste. Ainsi, Rerum novarum continue à nous rappeler qu’il n’y a pas d’évangélisation authentique qui ne touche pas également les structures de la vie en société.
31. L’Encyclique Quadragesimo anno de Pie XI, publiée en 1931 à l’occasion du 40e anniversaire de Rerum novarum et en pleine crise économique mondiale, franchit une nouvelle étape dans le développement du Magistère social. Elle ne se contente pas de reprendre la question ouvrière, mais élargit son regard à la configuration générale de l’ordre économique et politique. Elle dénonce la concentration du pouvoir économique entre les mains d’une minorité ; elle critique tant la concurrence sans limites que les projets collectivistes annulant la liberté et la responsabilité des personnes ; elle rappelle avec force le droit d’association des ouvriers et réaffirme l’exigence que le salaire soit proportionné non seulement à la prestation, mais aussi aux besoins de l’ouvrier et de sa famille. Dans ce contexte, elle formule de manière systématique le principe de subsidiarité, destiné à devenir l’un des repères constants de la Doctrine sociale, selon lequel ce qui peut être accompli par les personnes, les familles, les organismes intermédiaires et ou les communautés locales ne doit pas être absorbé par des instances supérieures. Parallèlement à ces contributions, Pie XI rappelle clairement la fonction sociale de la propriété et, à travers diverses interventions de son Magistère – depuis les Encycliques Non abbiamo bisogno et Mit brennender Sorge jusqu’à Divini Redemptoris – dénonce les totalitarismes qui bafouent la dignité de la personne, étouffent la vie sociale, exaltent l’État au-delà de sa juste valeur et recourent à la catégorie discriminatoire de race. Au moins trois idées de son enseignement social restent particulièrement d’actualité aujourd’hui : la prise de conscience que les injustices ne concernent pas seulement les comportements individuels mais aussi les structures économiques et institutionnelles ; la valeur du principe de subsidiarité qui invite à renforcer le tissu associatif et communautaire, en évitant de nouvelles concentrations de pouvoir ; et le lien entre la dignité du travail, une rémunération juste et la possibilité réelle pour les familles de mener une vie décente.
32. Dans le contexte dramatique de la Seconde Guerre mondiale et des années de reconstruction, le Magistère de Pie XII apporte une contribution significative au développement de la Doctrine sociale, notamment à travers ses Messages radiophoniques de Noël dans lesquels il esquisse les contours d’un ordre international fondé sur la reconnaissance de la dignité humaine, la justice et la paix. À ces occasions, le Pape propose un dialogue avec la société en partant d’un rappel exigeant du droit naturel, compris comme un ensemble de principes objectifs qui précèdent les intérêts des individus et des États et doivent régir la vie interne des nations ainsi que leurs relations mutuelles. Pie XII attribue en outre un rôle décisif aux associations professionnelles, aux syndicats de travailleurs et aux divers corps intermédiaires de la vie économique et sociale, reconnaissant dans ces formes organisées de la société un rempart essentiel pour l’équilibre civil et la sauvegarde du bien commun. Il défend la nécessité d’un État de droit solide pour prévenir les abus de pouvoir et considère la démocratie un instrument susceptible de favoriser un exercice correct de l’autorité. En même temps, il met en garde contre toute prétention de fonder le droit sur l’utilité ou la force, rappelant qu’un ordre international fondé sur l’avantage des plus forts expose les peuples les plus faibles à l’oppression et mine la confiance entre les nations. Il identifie enfin, dans les profonds déséquilibres économiques entre pays, l’un des facteurs alimentant les conflits. [26] À notre époque, marquée par de nouvelles formes de pouvoir mondial et par des inégalités croissantes, trois orientations restent particulièrement importantes : la nécessité de faire passer le droit avant l’intérêt, la prise de conscience que les disparités économiques constituent un terrain fertile pour les tensions et les violences, et la valeur d’un maillage associatif capable de jouer un rôle de médiateur entre l’individu et l’État. Elles continuent d’offrir à la Doctrine sociale des critères importants pour interpréter les dynamiques de la mondialisation et pour promouvoir un ordre international plus juste et pacifique.
Les années du Concile Vatican II
33. Avec saint Jean XXIII s’ouvre une nouvelle étape du Magistère social marquée par une attention plus explicite à la dimension mondiale des questions sociales et au langage des droits. Dans Mater et magistra, il présente la foi chrétienne comme une lumière capable de relier le ciel et la terre, rappelant que l’Église, bien qu’ayant pour mission première la sanctification et l’annonce des biens éternels, ne néglige pas pour autant les exigences concrètes de la vie quotidienne des personnes, mais s’intéresse à tout bien humain authentique. [27] Partant de cette vision unitaire de l’humain, il souligne que la vie sociale exige un équilibre entre l’initiative des citoyens et des groupes, appelés à s’auto-organiser et à collaborer, et l’action de l’État qui doit coordonner et soutenir sans étouffer la liberté et la responsabilité des individus ; d’où l’attention à la juste rémunération du travail, à la participation des ouvriers et aux disparités croissantes entre les pays. Quelques années plus tard, dans Pacem in terris, s’adressant pour la première fois non seulement aux fidèles mais à tous les hommes de bonne volonté, Jean XXIII relie de manière organique la dignité de la personne à la reconnaissance des droits et devoirs fondamentaux et propose un ordre de vie en société – y compris au niveau international – fondé sur la vérité, la justice, l’amour et la liberté. [28] La portée universelle de son appel, la référence aux droits de l’homme comme grammaire commune et la conviction que la paix durable passe par des institutions et des relations entre les peuples inspirées par la dignité de chaque personne restent particulièrement significatives pour notre époque marquée par des conflits et de nouvelles formes d’interdépendance généralisés.
34. Le Concile Vatican II a marqué un tournant dans l’autocompréhension de l’Église dans le monde contemporain. Dans la
Constitution pastorale Gaudium et spes, il nous a donné l’image d’une Église qui se fait proche de l’humanité, engagée dans le monde, et déterminée à réfléchir non à partir de schémas abstraits, mais à partir de la réalité concrète des situations historiques. Le texte aborde les grandes questions du mariage et de la famille, de la vie économique et sociale, de la communauté politique, de la guerre et de la paix, en insistant sur le fait que les structures économiques et institutionnelles sont justes uniquement dans la mesure où elles servent le développement intégral de la personne et favorisent la participation responsable de tous. [29] L’importance de ce document conciliaire pour la Doctrine sociale de l’Église réside non seulement dans le fait qu’il a ouvert des perspectives de réflexions thématiques, mais aussi dans le fait qu’il a fourni une méthode de discernement invitant à lire les transformations historiques avec un regard évangélique et une compétence humaine. Ce style montre que le dialogue avec le monde n’est pas pour l’Église une option tactique, mais une forme concrète de sa mission, car l’Évangile tel un levain peut transformer de l’intérieur les structures de la cohabitation et ouvrir des voies vers une plus grande humanité. C’est dans cette perspective que s’inscrit également la Déclaration Dignitatis humanae dans laquelle le Concile reconnaît que la liberté religieuse est un droit fondamental enraciné dans la dignité de la personne qui doit être garanti par l’ordre juridique afin que nul ne soit contraint d’agir contre sa conscience ou empêché de rechercher ou de professer la vérité en privé et en public. [30] Ce principe, d’une grande importance pour notre époque, continue d’offrir à la Doctrine sociale des critères décisifs pour la protection de la personne et pour la construction de sociétés pluralistes et pacifiques.
35. Sous le Pontificat de saint Paul VI émerge une conception de la paix qui ne se réduit pas à l’absence de guerre, mais qui prend forme dans le cheminement vers un développement humain intégral. Dans Populorum progressio, il décrit le développement comme un passage de conditions de vie moins humaines à des conditions plus humaines et le conçoit comme un processus qui concerne tout homme et tout l’homme, [31] c’est-à-dire toutes les dimensions de la personne et tous les peuples, sans exception. Sur cette base, Paul VI peut affirmer qu’un développement ainsi conçu est en réalité « le nouveau nom de la paix », [32] car il vise à éliminer les racines de l’injustice et du conflit et à ouvrir des espaces de vie plus dignes pour tous. La création de la Commission pontificale Iustitia et Pax doit également être lue dans cette optique comme une tentative de donner à cette intuition une forme stable, au niveau ecclésial et international, en maintenant vivante la conscience du fossé croissant entre pays riches et pays pauvres et de la nécessité de politiques favorisant des conditions de vie réellement plus humaines pour tous.
36. Dans l’ Octogesima adveniens écrite à l’occasion du 80 e anniversaire de Rerum novarum, Paul VI transpose cette perspective dans la société post-industrielle, marquée par des transformations urbaines, de nouvelles formes de pauvreté, des changements dans le travail et des mutations culturelles rapides remettant en question l’avenir des personnes et des communautés. Pour Paul VI, l’Évangile, bien qu’il ait été « annoncé, écrit, vécu » [33] dans un contexte historico-culturel très différent du nôtre, n’est pas un message dépassé, mais une vision de la personne humaine, des relations, de l’autorité et du bien commun capable d’orienter encore aujourd’hui les choix économiques, politiques et culturels. En d’autres termes, l’Évangile reste d’actualité car il fournit les critères permettant de reconnaître ce qui humanise ou déshumanise, ce qui libère ou opprime au sein de situations sans cesse renouvelées. Pour la Doctrine sociale de l’Église, l’héritage le plus exigeant de Paul VI est précisément celui-ci : tant qu’il y aura dans le monde des peuples exclus d’un développement digne de l’être humain, la communauté chrétienne ne pourra se contenter de proclamer la paix de manière abstraite, mais devra laisser l’Évangile juger ces structures économiques et politiques à partir de ceux qui en sont écartés. Cellesci, comme devait le rappeler Jean-Paul II, peuvent devenir de véritables « structures de péché », [34] afin qu’aucune personne ni aucun peuple ne soit traité comme sacrifiable dans les processus de développement. (A suivre)
LEON XIV
[23] Cf. Pie XII, Exhort. ap. Menti Nostrae (23 septembre 1950) : AAS 42 (1950), pp. 657-702.
[24] Saint Jean-Paul II, Lett. enc. Centesimus annus (1 er mai 1991), n. 5 : AAS 83 (1991), p. 799.
[25] Pie XI, Lett. enc. Quadragesimo anno (15 mai 1931), n. 39 : AAS 23 (1931), p. 189 ; cf. Pie XII, Message radiophonique à l’occasion du 50e anniversaire de « Rerum novarum » : AAS 33 (1941), p. 198.
[26] Cf. Id, Discours au Sacré Collège des Cardinaux et à la Prélature Romaine (24 décembre 1940) : AAS 33 (1941), p. 13.
[27] Cf. Saint Jean XXIII, Lett. enc. Mater et magistra (15 mai 1961), nn. 2-3 : AAS 53 (1961), p. 402.
[28] Cf. Id, Lett. enc. Pacem in terris (11 avril 1963), n. 87 : AAS 55 (1963), p. 301.
[29] Cf. Conc. Œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes , n. 26 : AAS 58 (1966), pp.
1046-1047.
[30] Cf. Id, Décl. Dignitatis humanae , n. 2 : AAS 58 (1966), pp. 930-931.
[31] Cf. Saint Paul VI, Lett. enc. Populorum progressio (26 mars 1967), n. 14 : AAS 59 (1967), p. 264.
[32] Ibid., n. 87 : AAS 59 (1967), p. 299.
[33]Id, Lett. ap. Octogesima adveniens (14 mai 1971), nn. 4-7 : AAS 63 (1971), pp. 404-406.
[34] Saint Jean-Paul II, Lett. enc. Sollicitudo rei socialis (30 décembre 1987), p. 36 :
AAS 80 (1988), p. 561.


À l’occasion de la Journée pour la
sanctification sacerdotale, célébrée le 12 juin 2026 en la solennité du
Sacré-Cœur de Jésus, le pape Léon XIV adresse aux prêtres du monde entier un
appel à la sainteté, à l’union au Christ et à la fraternité sacerdotale.
Très
chers frères prêtres, en ce jour où
l’Église contemple le Cœur transpercé de son Seigneur, d’où jaillit une source
inépuisable de paix et d’unité pour tout le genre humain, j’adresse d’abord à
moi-même et à vous tous les paroles que Dieu a dites au peuple d’Israël : «
Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint » (Lv 19, 2 ; cf.
1 P 1, 16). Cet appel divin traverse les siècles, résonnant encore aujourd’hui
avec force pour chaque croyant et, d’une manière particulièrement exigeante, pour
nous, prêtres. La sainteté n’est pas une option parmi d’autres ni un idéal
abstrait : elle met en jeu l’identité même de toute personne qui veut
participer à la vie du Ressuscité.
La sainteté est une participation au mystère du
Christ
Dieu
nous invite à participer à sa propre sainteté. Lorsqu’il nous appelle à être
saints parce que Lui est saint, il nous montre le chemin à suivre : nous
laisser modeler selon son Cœur. Et pour nous, très chers frères, cet appel est
particulièrement radical. Le Seigneur a promis : « Je vous donnerai des
pasteurs selon mon cœur, qui vous guideront avec science et intelligence » (Jr
3, 15). La sainteté qui nous est demandée est un abandon confiant : nous
laisser transformer par son Saint-Esprit. Et pourtant, c’est précisément là
qu’apparaît le grand paradoxe de notre vie sacerdotale : nous sommes appelés à
participer à la sainteté même de Dieu, mais nous portons ce trésor dans des
vases d’argile (cf. 2 Co 4, 7), nous sommes limités et imparfaits, souvent marqués
par des faiblesses et des fatigues, parfois par des blessures. Comment un cœur
humain, si vulnérable, peut-il répondre à un appel si élevé ? Le prêtre vit
cette tension, mais il sait où trouver la paix : dans le côté ouvert du
Seigneur Jésus.
Un chemin d’union
L’union
de notre cœur avec le Cœur du Christ n’est pas une expérience réservée à
quelques élus, mais un chemin sacramentel, eucharistique, qui se réalise au
quotidien. Très chers frères, lors de notre ordination, nous avons été
configurés au Christ, mais il convient de raviver sans cesse en nous le don de
la grâce par la célébration quotidienne de l’Eucharistie, la prière, la
méditation de la Parole de Dieu et le service humble envers nos frères et
sœurs. Restons unis au Christ en tout : dans ce que nous faisons et dans ce qui
nous arrive au quotidien. Alors la sainteté, recherchée en vain par des efforts
isolés, se révélera pour ce qu’elle est : une réponse à la grâce qui nous
précède, nous soutient, nous transfigure. Il n’y a pas, en effet, de
séparations dans notre humanité. La prière, le ministère, les relations, la
fatigue, les joies et les échecs, même le temps apparemment perdu ou l’amour
qui semble gaspillé, tout devient un lieu privilégié où se révèle Dieu et son
amour infini.
Le
prêtre au cœur intègre, simple et pur, est contemplatif au beau milieu de
l’action, miséricordieux, fidèle dans l’épreuve, joyeux dans le don de soi. Le
monde a grand besoin de pasteurs qui n’offrent pas seulement des paroles ou des
programmes, mais le témoignage vivant d’un cœur réconcilié, répandant le bon
parfum de la sainteté du Christ. Une vie sacerdotale solide et configurée au
Cœur de Jésus est un signe crédible d’unité, de paix et de miséricorde. Ainsi,
en une époque marquée par les divisions et les peurs, nous pouvons être des
artisans de paix, des témoins de la tendresse du Bon Pasteur, qui sait
rassembler ceux qui sont dispersés et soigner ceux qui sont blessés, et notre
zèle n’est pas de l’agitation, mais le débordement d’un amour qui « est extase,
sortie, don, rencontre » (François, Lettre encyclique Dilexit nos, n. 28).
Le Cœur du Christ est le cœur des saints
La
réponse à la vocation à la sainteté ne réside pas tant dans l’effort d’ascèse
et de perfection, bien que nécessaire, mais dans l’adhésion confiante à l’amour
révélé dans le Cœur transpercé de Jésus. L’apôtre Jean nous fait contempler le
côté ouvert du Crucifié (cf. Jn 19, 34), dans lequel Dieu nous montre
définitivement comment Il est saint : non pas dans la distance inaccessible
d’une perfection séparée, mais dans un amour qui se donne jusqu’à se laisser
blesser et qui peut ainsi devenir source de miséricorde et de vie. Le
Sacré-Cœur de Jésus est l’icône par excellence de l’amour de Dieu : un amour
tout-puissant précisément parce qu’il est capable de se rendre vulnérable, de
transformer la souffrance en grâce, la douleur en espérance.
Ce
Cœur béni est donc le “lieu” où la sainteté se manifeste comme proximité et
tendresse. La sainteté du prêtre peut alors s’exprimer dans une proximité
humble et courageuse, en étant de tous et pour tous, en gardant ouverte la
porte de l’enclos afin que beaucoup puissent entrer et trouver pâturage et
repos (cf. Jn 10, 9). C’est pourquoi il nous est demandé une relation avec Dieu
qui ne nous éloigne pas des hommes, mais qui nous rende proches de tous, qui
façonne en nous des cœurs patients, tendres, capables de proximité, de
compassion et d’écoute. Ainsi, l’union de notre cœur imparfait avec le Cœur
transpercé de Jésus, réalise notre chemin de sainteté. Ce n’est plus nous qui
vivons, mais le Christ qui vit en nous (cf. Gal 2, 20). Une telle sainteté ne
se vit pas tout seul. Prenez soin de la fraternité sacerdotale :
recherchez-vous, écoutez-vous, soutenez-vous. Le prêtre qui s’isole s’éteint
peu à peu ; le prêtre qui marche avec ses frères grandit. Saint Augustin nous
le rappelle encore : « Comment ne pas nous retrouver dans les ténèbres ? En
aimant nos frères. Quelle est la preuve que nous aimons nos frères ? Celle-ci :
que nous ne rompions pas l’unité et que nous observions la charité » (In Epist.
Io. ad Parthos
II,
3).
Très
chers prêtres, renouvelez chaque jour votre “me voici” devant le Cœur
transpercé du Christ. Abandonnez-vous totalement à Lui, afin de pouvoir aimer
son peuple de l’amour même dont Il l’aime. Et rappelezvous avec joie, comme
aimait à le répéter le Saint Curé d’Ars, que « le sacerdoce, c’est l’amour du
Cœur de Jésus » (cf. Benoît XVI, Lettre pour la proclamation de l’Année
sacerdotale [16 juin 2009], 569). Cet amour est le gage et la garantie que rien
de nous ne sera perdu, si tout de nous est remis et offert. Je vous confie tous
et chacun à la Vierge
Marie,
Mère des prêtres. Elle qui a gardé dans son cœur le mystère de son Fils,
qu’elle nous enseigne à garder et à faire battre en nous le Cœur du Christ,
Sauveur du monde.
12 juin 2026,
solennité du Sacré-Cœur de Jésus.
LÉON PP. XIV
Copyright © Dicastère pour la Communication – Libreria
Editrice Vaticana

Parole de Mgr Frédéric Rossignol


Dans
l’Évangile, nous voyons bien que la tension qui habite le Christ est tout
autre. Il se montre d’une très grande disponibilité pour les autres. Il
s’intéresse à chaque personne dans chaque rencontre, et il cherche aussi
régulièrement à s’isoler pour pouvoir passer du temps avec son Père. S’isoler
comme le Christ, c’est s’ouvrir à un autre regard sur notre vie. Tout d’abord,
il s’agit de poser son regard sur Dieu. En m’ouvrant à la présence de Dieu, je
me décentre naturellement de moi-même. Le Seigneur de l’Histoire, y compris de
la mienne, ce n’est pas moi, c’est Dieu ! Cela relativise mes choix, mes
projets, mes réussites et mes échecs. Pour découvrir la présence de Dieu dans
ma vie, j’entre dans un temps de silence, de recueillement, et je relis mon histoire
en sa présence. Cette relecture me permet de découvrir l’harmonie de ma vie et
le désordre également qui l’habite. Cette harmonie est une donnée de foi. C’est
Dieu qui façonne cette harmonie comme un bon chef d’orchestre, Il crée un
morceau unique qui le réjouit et fait l’admiration de ceux qui suivent son
rythme. Quand un dialogue vrai s’établit avec Dieu, j’entre dans la
reconnaissance pour ce qui m’a été de vivre, pour les relations que j’ai pu
établir avec mes semblables. Je m’aperçois également que ma vie est aussi faite
d’ombres, de moments de repli sur moi, de non-rencontres, de superficialités,
de jugements, de maladresses et de choix qui ne sont pas toujours pertinents.
Je m’aperçois alors que je suis encore en chemin, que la conversion se vit avec
le temps comme un allié, que je peux et que je vais me remettre en chemin avec
plus d’enthousiasme, en comptant sur la grâce de Dieu pour me montrer le chemin
à parcourir à sa rencontre et à la rencontre de mes frères et sœurs. La
contemplation vécue avec gratitude me décentre de moi-même et me rappelle que
Dieu m’a donné des talents pour les partager avec d’autres, que Dieu permet
aussi mes faiblesses pour que j’aille vers eux en leur disant : « Aidez-moi à
grandir ».
Alors,
n’ayons pas peur de rythmer notre vie par des temps d’arrêt, des temps où le
silence, la solitude, l’inaction ont leur place. C’est un exercice difficile
pour nombre d’entre nous. C’est une vraie discipline. C’est un sacrifice aussi.
Nous renonçons à une série d’engagements légitimes ou non, pour donner du sens
à ce qui autrement risque de passer sans être pleinement apprécié. Faisons-le
comme un don que nous voulons faire à Dieu, à nous-mêmes, à nos familles, à
notre Église et notre société. Et que ces temps ne soient pas des moments de
repli sur nous-mêmes mais un tremplin pour continuer à servir Dieu et nos
frères et sœurs de plus belle !
Votre frère et pasteur,
+ Frédéric Rossignol

Un mot du Curé…

PETIT ÉLOGE DE
L’ORDINAIRE DU TEMPS
Récemment,
je me suis pris à relire Eloge du
quotidien. Essai sur la peinture hollandaise du XVIIème siècle (Seuil,
Points Essai, 2010 – d’abord paru en 1963 chez Adam Biro à Paris), de Tzvetan
Todorov.Todorov
(né le 1er mars 1939 à Sofia et mort le 7 février 2017 à Paris) était un
historien de la littérature, un critique littéraire, un sémiologue et un
philosophe ; il fut directeur de recherche au CNRS et l’auteur de nombreux
ouvrages ; on peut citer Éloge de
l'individu. Essai sur la peinture flamande de la Renaissance (Seuil, «
Points Essais », 2004) ou encore La Peinture des Lumières. De Watteau à Goya
(Seuil, 2014). 

Dans
Eloge du quotidien, l’Auteur nous
invite à entrer sur un chemin de spiritualité dans la simplicité de
l’existence. Bien sûr, il y a le prétexte artistique et scientifique de
l’ouvrage : aider à comprendre la naissance d’un nouveau mouvement artistique
en Hollande au XVIIème siècle. En effet, jusque-là, la peinture
(mais pas uniquement) empruntait ses sujets la plupart du temps dans les
univers de l’histoire, des mythes, des religions, des littératures… Et voici
qu’une nouvelle génération d’artistes se tourne vers le quotidien, celui de
l’artiste ou de celui qui va lui passer commande, mais ce pourrait être votre
quotidien ou le mien.
Qui
étaient-ils, ces « peintres du quotidien » ? On peut citer Rembrandt, Vermeer,
Judith Leyster, Jan Steen, mais surtout Pieter de Hooch et Gérard ter Borch.
Derrière ce mouvement artistique, se cachent des causes multiples : une société
de plus en plus individualiste certes, mais aussi un certain esprit de
tolérance, l’intérêt pour les activités domestiques…
Todorov,
en maître à penser, nous invite à chercher et découvrir ce qui fascinait ces
artistes : le monde réel, le monde du quotidien, et ainsi nous invite à entrer
dans son Eloge du quotidien : « La beauté gît dans le geste le plus
humble. Quand Steen et Ter Borch, de Hooch et Vermeer, Rembrandt et Hals nous
font découvrir la beauté des choses, ils ne se comportent pas en alchimistes
capables de transformer en or n’importe quelle boue. Ils ont compris que cette
femme qui traverse une cour, cette mère qui pèle une pomme, pouvaient être
aussi belles que les déesses de l’Olympe, et ils nous incitent à partager cette
conviction. Ils nous apprennent à mieux voir le monde, non à nous bercer de
douces illusions ; ils n’inventent pas la beauté, ils la découvrent – et nous
permettent de la découvrir à notre tour. Menacés aujourd’hui par de nouvelles
formes de dégradation de la vie quotidienne, nous sommes, en regardant ces
tableaux, tentés d’y retrouver le sens et la beauté de nos gestes les plus
élémentaires. » (4ème de couverture).
+
Au moment où, suite aux solennités
d’après Pentecôte, nous entrons « vraiment » dans les dimanches du Temps
ordinaire, relire cet Eloge du quotidien
peut nous aider à retrouver la beauté de l’ordinaire du temps, puisqu’il est
celui de la vie, de notre vie, de nos vies bien concrètes en alliance avec la
vie de Celui dont nous faisons mémorial : le Christ Jésus, lui aussi en le
suivant dans son quotidien, page après page de l’Evangile.
Suivre
Jésus dans le Temps ordinaire, c’est donc le suivre au gré de ses rencontres,
de ses visites, de ses repas,… hier mais toujours aujourd’hui, notre
aujourd’hui. C’est, à l’image de Todorov devant les scènes peintes par ces
artistes hollandais du XVIIème siècle, nous émerveiller de ce
quotidien du Fils de Dieu qui prend la peine de rejoindre nos quotidiens car,
avec Jésus, le divin vient visiter notre temps, comme le peint si souvent Macha
Chmakoff.

On peut penser ici à ce qu’écrivait le
théologien belge Adolphe Gesché
dans « La destinée » :
«
Dans le langage chrétien, le kaïros est
ce temps ‘vertical’ par lequel l’éternité vient s’insérer dans notre temps, lui
rendre visite, frapper à sa porte (…) Le kaïros, c’est le temps de visitation du temps par l’éternité (…) Le
temps de notre temporalité est ainsi transi de flèches d’éternité, des temps
forts de Dieu et des moments de destinée de l’homme. (Le kaïros), c’est le
temps heureux, gracieux, bienvenu, instant impromptu de grâce et de faveur d’en
haut, temps de jonction avec l’éternité, où le temps de Dieu vient à nous…
» (Adolphe Gesché, La destinée, Coll.
Dieu pour penser V, Editions du Cerf,
Paris, 1995, p.109-111).
+
Alors
n’ayons pas peur et entrons, nous aussi, dans l’éloge de l’ordinaire… pas si ordinaire puisque notre Dieu vient le
visiter.
Bon
dimanche et peut-être… bonne lecture !
Intentions de prière pour la semaine

+ Nous te prions, Seigneur, pour l’Eglise, ton peuple en ce
temps : qu’elle proclame par ses paroles d’espérance et par ses gestes d’amour
que tu désires le bonheur de chacun…
+
Nous te prions pour qu’un souci de justice hâte l’avènement de ton Royaume,
pour que les responsables politiques soient davantage préoccupés de ceux qui ne
sont plus capables de faire entendre leurs voix…
+
Nous te prions encore pour tous ceux qui souffrent, pour ceux que la vie
désespère : mets sur leur route des hommes de paix et d’espérance…
+
Nous te confions, Seigneur, la garde de ton peuple : envoie des prêtres pour
être les pasteurs de ton Eglise et prendre soin des communautés qui portent le
nom de ton Fils…
+
Nous te prions pour nous qui formons ton peuple saint : libère-nous de nos
lassitudes et de nos peurs ; appelle-nous à être les messagers de ton Règne à
travers les gestes quotidiens de nos vies marquées du sceau de ton amour…
CONTACTS
M. le Chanoine Patrick Willocq, curéResponsable de l’Unité pastoraleCuré de tous les clochers de l’entité de LeuzeTour Saint-Pierre 157900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.030479/62.66.20M. le Diacre Jean-Marie BourgeoisPastorale du Baptême des petits enfants – Pastorale scolaireGrand-Rue 567900 Leuze-en-Hainaut0470/100 340M. le Diacre Michel HubletMise à jour du site internetAvenue de la Croix-Rouge 447900 Leuze-en-HainautRèglement Général sur la Protection des Données – RGPD – 25 05 2018Responsable du traitement des données personnelles : Abbé Patrick Willocq,Curé - Adresse : voir plus hautDélégué à la protection des données :Secrétaire général de la Conférence épiscopale belge -Adresse : asbl Centre interdiocésain, rue Guimard 1, 1040 Bruxelles - Tél. : 02/507 05 93 -Mail : ce.belgica@interdio.beAutorité de contrôle : Rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles - Tél. : 02/274 48 00 -Secrétariat décanalTour Saint-Pierre 15 – 7900 Leuze-en-Hainaut069/77.79.03Permanences : mardi et vendredi de 9h30 à 12h00En cas d’absence, s’adresser à M. le Doyen
Nous porterons dans notre prière ...
Baptêmes
- Le dimanche 07 juin, à 10h00, en l’église de Leuze, Oscar Senelle, enfant de Laura Nys et Scotty Senelle.
- Le samedi 13 juin, à 14h30, en l’église de Willaupuis, Léo Titelion, enfant de Sophie Denève et Paul-Henry Titelion
- Le samedi 20 juin, à 14h30, en l’église de Blicquy, Victoire Villette, enfant de Sarah Bette et Andy Villette ; Mattia Falbo, enfant de Laura Rosier et Pietro Falbo.
- Le dimanche 28 juin, à 10h00, en l’église de Leuze, Alizée Delavallée, enfant de Elodie Lecocq et Bryan Delavallée.
Que ces enfants découvrent combien notre Dieu les aime comme ses propres enfants.
Mariages
- Le samedi 27 juin, à 15h00, en l’église de Leuze : Vinciane Fontaine et Thierry Devigne
Que tous nos vœux de bonheur et notre prière accompagnent les nouveaux époux !
Funérailles
Madame Jeannette Wangermée demeurait à Leuze. La célébration des Funérailles a eu lieu en l’église de Leuze le 08 juin 2026 à 11h00.
Aux proches, nous redisons toute notre sympathie dans la foi et l’espérance de l’Evangile.
Dans notre Unité pastorale…





Pour les familles… les jeunes… les enfants …
Dans notre Diocèse de Tournai…

Jour de fête pour tous les prêtres de
notre diocèse ! En ce jour où l’Église fête le Sacré-Cœur de Jésus, tous
étaient invités à Tournai pour un temps de célébration et de partage.
Si
vous ouvrez votre calendrier liturgique ou votre missel au 3e
vendredi après la solennité de la Pentecôte, vous y lirez qu’il s’agit non
seulement de la fête du Sacré-Cœur de Jésus mais également de la journée de
prière pour la sanctification des prêtres. Voilà pourquoi cette journée est le
moment parfait pour rassembler les prêtres de notre diocèse autour de notre
évêque et les remercier pour leur vocation et leur sacerdoce.
C’était
à nouveau le cas ce vendredi 12 juin 2026 à Tournai, où près d’une centaine
d’entre eux s’étaient réunis. De Comines à Chimay, certains n’ont pas hésité à
parcourir des kilomètres pour être présents. L’occasion était également
parfaite pour féliciter de vive voix prêtres nouvellement nommés dans de
nouvelles fonctions… ou jeunes retraités ! Mgr Harpigny avait également fait le
déplacement et retrouvé, pour une matinée, l’Évêché et la Cathédrale.
Après
avoir vécu un temps d’adoration suivi d’un moment de réflexion en petits
groupes sur la formation continue comme lieu de ressource dans leur vie de
pasteur, ils ont rejoint l’église-mère de notre diocèse pour célébrer ensemble.
De bons pasteurs
Dans
son homélie, Mgr Rossignol s’est adressé aux prêtres, posant la question « Comment vivre selon le cœur de Dieu, dans
la justice et dans l’humilité ? » et posant des bases de réflexion sur ce
qui nourrit la vie et la spiritualité d’un bon pasteur. Il a ainsi souligné que
la première de ces nourritures est la vie des gens qui les entourent. Qu’il
s’agisse de paroissiens qui rayonnent de bonheur ou de gens qui se sentent
perdus dans la vie, chacun est source de réflexion. À l’inverse, a-t-il
expliqué, « Si les gens nous guident vers
Dieu, ils peuvent aussi parfois nous en détourner. »
Notre
évêque est également revenu sur les moments de partage vécus un peu plus tôt : « Ce matin, nous avons réfléchi à la
formation continue comme lieu de ressource pour notre vie de pasteur. C’est une
discipline qui nous est demandée : prendre du temps pour la prière, certes, mais aussi pour un
temps de retraite annuelle, pour un
temps de lecture régulière, un temps
de rencontre aussi et d’échange dans des groupes ecclésiaux où
nous ne sommes pas toujours en responsabilité mais aussi comme des pairs, des frères
en quête de réponse, au même niveau que nos frères et sœurs. »
En
concluant son homélie, Mgr Rossignol a lancé un appel : « Puissions nous faire de notre sacerdoce un chemin d’humanité pour que
d’autres voient Dieu en nous. »



Des
remerciements
Comme
le veut la tradition lors de ce rassemblement annuel, les prêtres jubilaires
présents dans l’assemblée ont été invités à rejoindre l’autel au moment de la
liturgie eucharistique. En fin de célébration, notre évêque a remercié les
prêtres pour leur sacerdoce mais aussi pour leur soutien durant les sept
premiers mois de son épiscopat. Il a également remercié les religieuses et
religieux pour leur engagement. Au cours de la prochaine année pastorale, Mgr
Rossignol débutera une série de visites pastorales dans les UP. Il se réjouit
d’avance de rencontrer les pasteurs et leurs paroissiens, tout en leur donnant
rendez-vous le dimanche 21 juin à la collégiale de Mons, pour l’ordination
d’Antoine Poivre.
Celui-ci
(photo ci-dessus quelques instants avant le début de la célébration, Antoine
entre Mgr Harpigny et Mgr Rossignol), présent lors de la célébration, fêtait
d’ailleurs, tout comme le chanoine Philippe Vermeersch, son anniversaire.
Pour garder un
souvenir de cette belle rencontre, les prêtres ont pris la pose avec bonne
humeur sur le parvis de la Cathédrale pour une photo de groupe, avant de
rejoindre le Séminaire pour un repas convivial.
Marie Lebailly

Comme son prédécesseur, Mgr
Frédéric Rossignol, notre nouvel évêque, insiste sur la formation des
chrétiens. Il incite notamment les prêtres à susciter des groupes bibliques et
à enseigner la foi à leurs paroissiens. L’Institut Supérieur de Théologie du
Diocèse de Tournai peut les aider dans cette tâche, en proposant des cours sur
les matières concernant Dieu et l’Église. Tous ces cours peuvent être suivis en
élève libre. Ils se donnent à Tournai, à Mons et à Charleroi.L’ISTDT contribue aussi à la formation
des animatrices pastorales et animateurs pastoraux. Et bien sûr, il forme les
enseignants du cours de religion de l’Enseignement Secondaire et ceux du
Fondamental. Ces derniers découvriront un nouveau séminaire qui leur est
spécialement dédié : une initiation à la théologie mettant l’accent sur les
applications pédagogiques.
Après
plusieurs décennies où elle a assuré le secrétariat académique de l’Institut
avec zèle et compétence, Mme Thérèse Lucktens a pris une retraite bien méritée
en janvier 2026. Je la remercie très sincèrement pour son dévouement. Mme Chloé
Lamarque lui succède. Je lui souhaite de s’épanouir dans sa nouvelle fonction,
et je sais qu’elle sera aussi efficace que sa prédécesseuse, dans un style
différent. Je veux aussi saluer le travail du Directeur de l’ISTDT, le chanoine
Patrick Willocq, pour son engagement sans faille auprès des étudiantes et
étudiants.
D’autres
instances proposent des formations dans le diocèse, qu’elles soient
spécialisées comme celles destinées aux fabriciens, aux catéchistes ou aux
visiteurs, ou adressées au grand public, telles celles du CEFOC, de MESS’AJE ou
d’Alpha. Sans oublier l’académie de musique Saint-Grégoire, créée en 1878 et
installée au Séminaire de Tournai il y a quarante ans. Les enfants et les
adultes peuvent y apprendre le clavecin, le chant, l’histoire de la musique et
l’orgue, entre autres. Pourquoi pas vous ?
Stanislas Deprez
Service diocésain de la
formation

Le 7 juin 2026, l’abbatiale de
Bonne-Espérance a célébré ses 250 ans dans le cadre d’une messe jubilaire, en
lien avec la fête du Saint Sacrement et la fête de saint Norbert.
Cette
célébration a marqué un temps fort du calendrier liturgique et patrimonial, en
rappelant qu’un édifice religieux n’est pas seulement un monument : il demeure
un lieu vivant de culte, de transmission et d’identité communautaire. Dans la
continuité de cet anniversaire, le CHASHa et la Maison de la Mémoire de
Bonne-Espérance ont ouvert une exposition consacrée à l’histoire de l’abbatiale
et à son rayonnement jusqu’à nos jours.
Entre Leffe et
Bonne-Espérance
La
messe jubilaire du 7 juin a donné à l’anniversaire une dimension spirituelle
autant que mémorielle. Présidée par le Père abbé de Leffe Christophe Monsieur,
abbaye prémontrée, elle s’est inscrite dans la tradition liturgique du lieu,
avec un chant grégorien qui a souligné la continuité entre le passé monastique
de Bonne-Espérance et sa vocation actuelle. Le choix de cette date, associée à
la fête du Saint Sacrement et à saint Norbert, fondateur de l’ordre des
Prémontrés, a conféré à la célébration une forte cohérence symbolique.

Elle
a mis en lumière le lien profond qui unit saint Norbert à la fête du
Saint-Sacrement, au cœur de la spiritualité prémontrée. Chez les Prémontrés,
l’Eucharistie constitue en effet la source de la vie communautaire, de la
prière commune et du service pastoral : c’est autour du Christ réellement
présent que s’ordonne toute la vie de l’Église. Cette centralité est aussi
exprimée par l’iconographie de l’ostensoir, qui rappelle saint Norbert comme
ardent défenseur de la foi dans l’Église, ainsi que par le décor du chœur, où
les scènes de l’Ancien Testament, notamment celles liées à Moïse, préfigurent
le mystère eucharistique. Dans cette continuité, l’abbatiale prémontrée a
ensuite été transmise au grand séminaire afin de demeurer un lieu de formation
et de vie de la foi chrétienne dans le diocèse, avant de devenir basilique en
1957, à l’occasion du pèlerinage de la Vierge.
Pour
le public, cette messe a permis de percevoir l’abbatiale non comme un objet
patrimonial figé, mais comme un espace où architecture, musique et liturgie
continuent de dialoguer.
Une exposition à
découvrir
Le
vernissage de l’exposition a inauguré cette célébration en ouvrant au public un
parcours scientifique et sensible dans l’histoire du chantier de la fin du
XVIIIe siècle. Francis Tourneur, docteur en sciences géologique et spécialiste
des pierres et marbres en Wallonie, a inauguré l’exposition avec une conférence
sur les marbres de BonneEspérance. L’exposition, déployée entre la nef de
l’église abbatiale et l’ancienne sacristie devenue espace muséal du CHASHa,
rassemble plans originaux, études, œuvres d’art et objets liturgiques afin
d’éclairer la genèse, l’usage et les transformations de l’édifice. Elle
rappelle aussi que l’actuelle basilique est l’œuvre de Laurent-Benoît
Dewez,
architecte majeur des Pays-Bas autrichiens, dont le langage néoclassique a
marqué plusieurs grands chantiers religieux et civils de la région. Le
vernissage a ainsi mis en valeur la complémentarité entre la lecture
architecturale du monument et l’approche muséale proposée par le CHASHa,
opérateur d’appui de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour le patrimoine
religieux des fabriques d’église du Hainaut.
Un patrimoine à
lire
L’exposition
ne se limite pas à célébrer une date anniversaire ; elle propose une véritable
lecture du patrimoine religieux hennuyer. Les objets exposés, qu’ils relèvent
de la liturgie, de la création artistique ou de la mémoire documentaire dans
les archives, permettent de comprendre comment une basilique se construit dans
le temps, par ses matériaux, ses usages, ses décors et les gestes qui
l’animent. Cette approche répond pleinement à la mission du CHASHa, créé pour
conserver, étudier et valoriser le patrimoine religieux en lien avec le diocèse
de Tournai et le territoire hennuyer, en articulant conservation, médiation et
expertise de terrain. Dans ce cadre, l’exposition montre aussi les enjeux
actuels de sauvegarde, de conservation préventive et de transmission aux
générations futures.
Jouez avec le
patrimoine
Pour
renforcer l’accessibilité du discours patrimonial, le CHASHa propose également
un jeu d’enquête patrimonial conçu comme une immersion dans l’histoire vivante
de Bonne-Espérance, de manière ludique. Inspiré d’archives authentiques, ce
parcours invite les visiteurs à résoudre le mystère de la crosse du dernier
père abbé, disparue depuis la période révolutionnaire, en rencontrant des
personnages réellement attestés par les documents conservés — abbé, architecte,
sacristain, chasublier, novice ou fille du meunier. En rendant le visiteur
actif, ce jeu transforme la visite en expérience d’apprentissage, tout en
valorisant la rigueur historique et l’attention aux sources matérielles, ce qui
correspond à la vocation pédagogique du CHASHa. Il s’agit aussi d’un moyen
concret de montrer que le patrimoine religieux ne se comprend pleinement que
lorsqu’on apprend à lire ses objets.
Des
inédits !
Parmi
les éléments à découvrir, l’exposition met en lumière des plans, des études
préparatoires, des pièces d’orfèvrerie, des textiles, des tableaux et des
documents qui racontent à la fois le chantier du XVIIIe siècle et la vie
liturgique de l’édifice au fil du temps. Les visiteurs peuvent ainsi admirer
les plans originaux dessinés par Laurent-Benoit Dewez prêtés par les archives
générales du Royaume, tout comme sa quittance de paiement pour les plans,
retrouvées dans le fonds de Bonne-Espérance aux archives de l’état à Mons.
L’intérêt
de l’exposition tient précisément à cette articulation entre un grand récit
historique et des objets concrets, parfois modestes en apparence, mais
essentiels pour comprendre les usages du lieu. À travers eux, c’est toute
l’histoire d’une communauté, de ses rites et de ses transformations que l’on
peut reconstituer.
Déborah Lo Mauro
Exposition : infos pratiques
Abbaye
de Bonne-Espérance,
Rue Grégoire Jurion 22, 7120 Estinnes
Ouverture tous les
dimanches de 14h30 à 18h00 du 7 juin 2026 au 4 octobre 2026. Accès gratuit.
Visite
guidée tous les dimanches à 15h00 sans réservation (10€).
Visite
guidée pour les groupes sur réservation (10€ par personne, min. 10 personnes)
Jeu
d’enquête sur la disparition de la crosse du dernier père abbé. A partir de 5
ans avec un adulte, à partir de 10 ans en autonomie.
Gratuit.
Audioguide
gratuit sur Izitravel (exposition et site de l’abbaye).
Contact : info@chasha.be +32 64 33 03 46 www.chasha.be

Le site des Pèlerinages diocésains de Tournai fait peau neuve. Plus clair et plus agréable à parcourir, il a été repensé pour vous permettre de trouver facilement toutes les informations utiles et de découvrir nos différentes propositions de pèlerinages. Vous pouvez également vous inscrire directement en ligne !
N’hésitez pas à aller le consulter et à nous partager vos impressions : www.pelerinages-tournai.be





Dans l’Église de Belgique…


C'est le moment de préparer votre été ! © Adobe Stock
Tour d’horizon des camps, retraites et sessions en Belgique cet été
A l’approche de l’été, nous vous présentons un large éventail de retraites, sessions, weekends et camps organisés aux quatre coins de la Belgique. Cette année, offrez-vous de belles vacances spirituelles !
Quartier Gallet
Laudato Si Summer Camp "Joie
d'aimer!", du
mardi 14 (17h) au samedi 18 juillet (17h): Le thème de cette année est une
invitation à vivre la communion, la gratitude, l'amour fraternel et
l'engagement avec d'autres, dans un environnement propice au ralentissement, à
la contemplation et à la reconnexion à Dieu, aux autres et à toute la création.
Camp ouvert à tous, pour avancer dans la conversion écologique en s'appuyant
sur les ressources de la foi chrétienne. Infos et inscriptions sur https://www.laudatosisummercamp.be/
📍Quartier
Gallet 1, 5570 Beauraing 082 71 42 33,
quartiergalletlv@gmail.com
Sanctuaire de
Beauraing
Retraite "Vivre
en Marie", du dimanche 16 (soir) au samedi 22 août (matin): retraite
pour tous, en silence, prêchée par le père Joël Guibert. Inscriptions
obligatoires.
📍Rue
de l'Aubépine
12, 5570 Beauraing. Tél: 081/71.11.71,
contact@sanctuairedebeauraing.be
/ www.sanctuairede beauraing.be
Maison
diocésaine des Tourelles - France
Session "Marcher-Prier-Respirer
à la Côte d'Opale", du mardi 18 (18h) au dimanche 23 août (10h): 4
jours de randonnée à raison d’environ 15 km/jour - Matinée en silence avec
texte proposé à la méditation; l’après-midi, place aux échanges - Un resto et
autres découvertes ou surprises aux détours des chemins agrémenteront le
séjour... avec Béatrice Petit et Paule Berghmans scm. Tous les renseignements
pratiques sur
https://marcher-prier.be/?event=session-dete-marcherprier-respirer
- https://www.les-tourelles-de-condette.fr/
- Infos et inscriptions: 0486/496.192, petit.beatrice@yahoo.fr.
Inscriptions urgentes, nombre de
places limité!
📍Avenue
de l'Yser 12, 62360 Condette (France)
Pèlerinages
d'été
Communauté des Béatitudes Thy-le-Château
•
Pèlerinage à Lourdes "Sois
comblé de grâces avec Marie", du samedi 11 au mercredi 15 juillet: "Lourdes est la source où la conscience
devient ou redevient limpide." Message du Pape Jean-Paul II aux
autorités françaises à l’aéroport de TarbesLourdes dimanche 14 août 1983. Saint
Jean-Paul II disait qu’à Lourdes, là où
Marie a donné son Nom, "Immaculée
Conception",
elle ne cesse de nous enfanter à la vie divine. Il nous donne une clé pour
comprendre la façon de faire de la Vierge Marie. Elle agit, non pas
extérieurement, mais directement à l’intérieur de notre être par une
régénération de notre conscience et de notre cœur pour que nous aussi, soyons
saints et immaculés…
•
Pèlerinage en Terre sainte, du samedi 15 au mardi 25 août: 10
jours en Israël guidés par la Communauté. Au programme: la traversée des lieux
saints (Jérusalem, Galilée, Emmaüs…). Au départ de l’aéroport de Bruxelles
Zaventem. Inscriptions obligatoires auprès de la communauté.
📍Rue
du Fourneau, 10, à
5651 Thy-le-Château.
Tél.: 071/66.03.00, thy.beatitudes@gmail.com /
www.beatitudes.org.
Sanctuaire
Notre-Dame de Banneux - Hospitalité
● Pèlerinage
à pied de Banneux à Beauraing, du dimanche 16 au vendredi 21 août: 6 étapes
d’environ 20 km par jour qui relient les deux sites où est apparue la Vierge
Marie. Infos et inscriptions: Communauté catholique Maranatha, p.reding@skynet.be, 0497/168.987, www.maranatha.be
Rue de
l’Esplanade 8, 4141 Banneux Notre-Dame.Tél.: 04/360.02.22,
sanctuaire@banneux-nd.be, www.banneux-nd.be
Pèlerinages
Diocésains de Liège
Du
lundi 17 au dimanche 23 août: Lourdes par TGV (avec malades et jeunes)
📍Rue
de Sélys 24b, 4000 Liège. Tél. 04 252 96 40, info@peleliege.be /
www.liegealourdes.org
Pèlerinages
Diocésains de Malines-Bruxelles
Du
jeudi 13 au mercredi 19 août: Lourdes par TGV (avec malades et jeunes)
📍 Wollemarkt 15, 2800 Mechelen.
GSM:0476/851.997, lourdesmb@diomb.be /
www.lourdesmb.be
Centre Marial
Montfort
Du
dimanche 12 au samedi 18 juillet: Lourdes par TGV
📍Diestsevest 55, 3000 Leuven. Tél.: 016/308.210, pelerinages@centremarial.be
/ www.centremarial.be/les -montfortains
Terre de sens /
Pèlerinages Namurois
•
Du
lundi 6 au samedi 11 juillet: Lourdes en car en passant par Nevers et retour
direct
•
Du
dimanche 12 au samedi 18 juillet: Lourdes par TGV (avec jeunes)
•
Du
dimanche 12 au samedi 18 juillet: Lourdes pour marcheurs
Terre de sens -
Voyages culturels à dimension spirituelle
•
Mercredi
8 juillet: Hindouisme à Durbuy
•
Du
lundi 27 au vendredi 31 juillet: Orgues dans le nord de la France
📍Rue
du Séminaire 6, 5000 Namur.
Tél.: 081/221.968,
contact@pelerinages-namurois.be /
www.pelerinagesnamurois.be
Pèlerinages
Diocésains de Tournai
• Du
lundi 12 au samedi 18 juillet: Lourdes en TGV (avec malades, moins-valides et
jeunes)
• Du
lundi 12 au samedi 18 juillet: Lourdes découvertes : grands sites pyrénéens
• Du
lundi 12 au samedi 18 juillet: Lourdes : sur les pas de saint Jacques
• Du
jeudi 13 au mercredi 19 août: Lourdes par TGV (avec moinsvalides)
• Du
jeudi 13 au mercredi 19 août: Lourdes découvertes: grands sites pyrénéens
📍Place
de l'Evêché 1, 7500 Tournai. Tél.: 069/225.404,
pelerinages@evechetournai.be /
www.pelerinagestournai.be
(à suivre)
(Source : https://www.cathobel.be/2026/04/retraites-pelerinagescamps-decouvrez-les-incontournables-de-lete-2026/)








